SYRIE/ GUERRE ET PAIX : défaite militaire des forces rebelles sur le terrain
14 avril 2018  >  By:   >  A LA UNE, INFORMATIONS GENERALES, STRATEGIES  >  No Comment   //   492 Views

 

« Syrie/ la Ghouta orientale entièrement reprise par le régime de Bachar al-Assad : C’est grâce principalement à l’aide militaire de la Russie, son allié indéfectible, que Bachar al-Assad a multiplié les victoires face aux rebelles et djihadistes depuis 2015. Cette importante victoire du régime syrien marque la fin de l’une de ses plus sanglantes offensives, en sept ans de conflit.

 

Les insurgés de l’ultime ville rebelle de la Ghouta orientale, en Syrie, ont remis leurs armes lourdes, mercredi, tandis que leur chef a quitté le secteur la veille. Soumis pendant des semaines à un déluge de feu du régime, le groupe Jaich al-Islam a accepté un accord d’évacuation parrainé par Moscou, semblable aux initiatives qui ont déjà obligé d’autres factions à quitter la Ghouta. « La plupart des haut gradés de Jaich al-Islam, y compris leur chef Issam Bouwaydani, ont quitté Douma », précise l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). »

 

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1 – Syrie : les derniers rebelles de la Ghouta remettent leurs armes lourdes, leur chef évacué

 

Les derniers rebelles dans la ville de Douma, ultime poche insurgée dans la Ghouta orientale près de Damas, ont remis leurs armes lourdes tandis que leur chef a quitté la zone en direction du nord du pays, a indiqué jeudi une ONG. «Les combattants du groupe Jaich al-Islam ont remis leurs armes lourdes à la police militaire russe à Douma mercredi», selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Leur chef, Issam Bouwaydani, est sorti le même jour et est arrivé dans une zone rebelle dans le nord du pays. «La plupart des hauts gradés de Jaich al-Islam, y compris leur chef Issam Bouwaydani, ont quitté Douma et sont arrivés mercredi soir dans le nord de la Syrie», a déclaré l’OSDH.

 

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Ce départ intervient après un accord le weekend dernier avec le régime pour l’évacuation des derniers rebelles de Douma, quelques heures après une attaque chimique présumée qui aurait fait des dizaines de morts dans la ville. En vertu de cet accord, des milliers de combattants de Jaich al-Islam et de civils ont été évacués et transportés vers des régions de la province d’Alep contrôlées par l’opposition. Il n’était pas clair si d’autres évacuations auraient lieu jeudi. La police militaire russe a commencé à patrouiller Douma jeudi dans le cadre de l’accord, selon le ministère russe de la Défense.

 

A Moscou, l’armée russe a indiqué que le drapeau du gouvernement syrien flottait jeudi sur Douma, marquant la reprise par le régime de Bachar al-Assad du contrôle de «la totalité de la Ghouta orientale». Le gouvernement syrien n’a pas annoncé officiellement pour l’instant la reprise de Douma, dernière partie de l’enclave de la Ghouta orientale échappant à son contrôle.

 

Par AFP/ 12 avril 2018/ Mis à jour à 10:26)

 

http://www.liberation.fr/planete/2018/04/12/syrie-les-derniers-rebelles-de-la-ghouta-remettent-leurs-armes-lourdes-leur-chef-evacue_1642839

 

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2 – En proclamant la reddition de la Ghouta orientale, l’armée russe s’est substituée à Damas

 

En dépit des menaces de frappes « imminentes » de Donald Trump et de ses alliés occidentaux contre la Syrie, Moscou continue de vouloir consolider au plus vite le régime Assad. La Russie n’a pas laissé à son protégé Bachar Al-Assad le soin d’annoncer la reprise de la Ghouta orientale, dernier bastion de la rébellion syrienne dans la banlieue de Damas. C’est un général russe qui l’a proclamée, jeudi 12 avril au matin. « Un drapeau syrien a été hissé sur un bâtiment de la ville de Douma », a déclaré Youri Evtouchenko depuis le « centre russe pour la réconciliation en Syrie » qu’il dirige.

 

La veille, déjà, l’armée russe avait annoncé le déploiement de sa police militaire dans cet ultime réduit de résistance de la Ghouta orientale « pour assurer la sécurité et le maintien de l’ordre ». Et c’est à cette même armée que les derniers combattants du groupe Jaïch Al-Islam ont remis leurs armes. La reddition de Douma, au cœur de graves tensions internationales depuis qu’une attaque chimique imputée au régime syrien y aurait causé la mort, le 7 avril, de dizaines de personnes, prend aujourd’hui valeur de démonstration.

 

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_ « Aucune trace » de neurotoxique

En dépit des menaces de frappes « imminentes » du président américain Donald Trump et de ses alliés britanniques et français, contre des lieux stratégiques syriens, Moscou ne dévie pas de sa route : consolider au plus vite, et coûte que coûte, le régime Assad que le président Vladimir Poutine considère, depuis les révolutions arabes, comme un rempart pour la préservation de son propre pouvoir.

 

Sans l’appui de ses forces aériennes et de ses conseillers militaires sur le terrain, aucune reconquête du territoire syrien par le seul dirigeant « légitime » aux yeux de Moscou n’aurait été possible. « La situation en général dans la Ghouta-Est est complètement stabilisée, assurait, mercredi, le général Viktor Poznikhir, chef adjoint du département des opérations russes. Les forces armées de la fédération de Russie, en liaison avec les autorités syriennes, terminent l’opération humanitaire de grande envergure dans la banlieue…

 

LE MONDE/ 12.04.2018 / Mis à jour le 14.04.2018/ Par Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)

 

http://www.lemonde.fr/syrie/article/2018/04/12/en-proclamant-la-reddition-de-la-ghouta-orientale-l-armee-russe-s-est-substituee-a-damas_5284649_1618247.html

 

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3 – Syrie : la Ghouta orientale entièrement reprise par le régime de Bachar al-Assad

 

C’est grâce principalement à l’aide militaire de la Russie, son allié indéfectible, que Bachar al-Assad a multiplié les victoires face aux rebelles et djihadistes depuis 2015. Cette importante victoire du régime syrien marque la fin de l’une de ses plus sanglantes offensives, en sept ans de conflit. Les insurgés de l’ultime ville rebelle de la Ghouta orientale, en Syrie, ont remis leurs armes lourdes, mercredi, tandis que leur chef a quitté le secteur la veille.

Soumis pendant des semaines à un déluge de feu du régime, le groupe Jaich al-Islam a accepté un accord d’évacuation parrainé par Moscou, semblable aux initiatives qui ont déjà obligé d’autres factions à quitter la Ghouta. « La plupart des haut gradés de Jaich al-Islam, y compris leur chef Issam Bouwaydani, ont quitté Douma », précise l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

 

Selon Yasser Delwane, un de ces responsables, « c’est l’attaque chimique qui (les) a poussés à accepter » une évacuation. Le 7 avril, une attaque chimique présumée a fait selon des secouristes des dizaines de morts et provoqué un tollé international ainsi que des menaces de frappes occidentales. Emmanuel Macron a affirmé jeudi détenir des « preuves » qu’elle avait été perpétrée par le régime syrien.

 

Le président syrien Bachar al-Assad a de son côté mis en garde contre toute action occidentale en Syrie qui « déstabiliserait davantage la région ». C’est grâce principalement à l’aide militaire de la Russie, son allié indéfectible, que Bachar al-Assad a multiplié les victoires face aux rebelles et djihadistes depuis 2015. Jeudi, combattants et civils se préparaient à quitter Douma pour rejoindre le nord syrien et 80 bus devaient à terme quitter la périphérie de Damas, selon une source militaire au passage Al-Wafidine, où se déroulent les préparatifs. Une trentaine de bus ont déjà été affrétés, selon la même source.

 

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_ Une offensive d’une rare violence

Le régime a fait en début d’année une priorité de la reconquête des territoires rebelles dans la Ghouta orientale, d’où les insurgés tiraient des obus sur Damas. Le 18 février, il a lancé une offensive aérienne, puis terrestre, d’une rare violence contre l’enclave rebelle, provoquant la mort de plus de 1 700 personnes, selon l’OSDH, et des destructions colossales. Selon les militaires russes, plus de 160 000 personnes ont quitté la Ghouta.

 

International/ Le Parisien avec l’AFP/ 12 avril 2018/ MAJ : 12 avril 2018/

 

http://www.leparisien.fr/international/syrie-la-ghouta-orientale-entierement-reprise-par-le-regime-de-bachar-al-assad-12-04-2018-7660908.php

 

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4 – Syrie : grand revirement diplomatique en faveur de Bachar al-Assad

 

Consolidé militairement par ses alliés russe et iranien, le maître de Damas a du même coup rompu son isolement diplomatique. Du pire des possibles, il est devenu le moindre mal. Du départ impératif de Bachar al-Assad, il n’a plus été question lors des pourparlers qui ont mis pour la première fois face à face, le 23 janvier, dans la capitale kazakhe d’Astana, des représentants du régime de Damas et des groupes insurgés syriens. Victorieux à Alep, enjeu majeur de la guerre, reconquise fin décembre 2016, le camp gouvernemental y est arrivé en position de force, face à une rébellion exsangue et déchirée.

 

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_ La main de fer de Poutine

Loin de Genève, où se sont déjà tenus trois cycles de négociations, et en l’absence de dirigeants occidentaux, cette réunion a été voulue par les trois puissances les plus engagées dans le conflit : Turquie côté rebelles, et Iran et Russie côté gouvernemental. Le 9 août 2016, trois semaines après une tentative de putsch qui faillit le renverser, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, s’était rendu à Moscou et avait rétabli les liens avec son homologue russe, Vladimir Poutine, dont l’intervention militaire, l’année précédente, avait sauvé le régime de Damas de l’agonie. Le « coup de poignard dans le dos » qu’avait été, selon les termes du Russe, la destruction par l’armée turque, en novembre 2015, d’un de ses Sukhoi appuyant à la frontière les forces syriennes était absous.

 

Quelques mois plus tard, la ligne directe établie entre Poutine et Erdogan pour contenir les différends sur le dossier syrien fonctionnait si bien que les deux dirigeants s’accordaient sur le parrainage d’un cessez-le-feu, appliqué en Syrie le 30 décembre 2016, à l’exclusion des zones tenues par les groupes jihadistes État islamique et Fatah al-Cham (l’ex-Jabhat al-Nosra liée à Al-Qaïda).

 

 

Dialogue de sourds dès les premiers engagements, la réunion du 23 janvier s’est conclue le lendemain par une déclaration endossée par ses seuls parrains russe, iranien et turc. Aucun parti syrien n’y a apposé sa signature. « Les Russes voulaient faire passer un message aux représentants de la rébellion, et il a été reçu : soit celle-ci se soumet, soit elle est éliminée, commente Fabrice Balanche, géographe spécialiste de la Syrie.

 

Les observateurs russes ne sont pas ceux de l’ONU, et les rebelles ont bien compris qu’ils se feraient bombarder dès qu’ils violeraient ce cessez-le-feu garanti par la Turquie, l’Iran et la Russie. On leur demandait aussi de se dissocier de Fatah al-Cham, ce qu’ils ne pouvaient accepter, d’une part parce qu’ils travaillent ensemble, d’autre part parce que les rebelles signataires auraient couru le risque de se faire éliminer par Fatah al-Cham à leur retour. »

 

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_ La menace terroriste, l’argument phare du régime

Endurant dans la guerre, constant dans la répression, chef d’un camp uni et « autonettoyé », selon ses termes, par six années de désertions et de purges, Assad règne toujours à Damas. S’il ne contrôle, grâce à l’aide de l’aviation russe et des milices mobilisées par Téhéran, que le tiers de la Syrie, il tient les villes principales et les deux tiers de la population, rappelle le géographe. Incapable de se défaire de ses composantes jihadistes dominantes, la rébellion confirme le discours de ses adversaires, qui nient l’existence de composantes modérées sur lesquelles l’Occident voulait compter.

 

Comment la seule opposition affirmée sur le terrain pourrait-elle constituer une alternative positive au régime d’Assad quand elle s’avoue incapable de renier la bannière noire du jihad ? « Nous armons les rebelles, mais nous ne savons pas qui ils sont », affirmait le candidat à la Maison-Blanche Donald Trump, lors de son dernier débat en octobre 2016 contre Hillary Clinton, qui, secrétaire d’État sous Obama, avait été partisane de la ligne la plus belliqueuse contre Assad.

 

Une position du businessman devenu président que ne désapprouve pas François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle française de 2017, qui appelait, dès septembre 2015, à « aider le régime de Bachar al-Assad, qui, avec tous les défauts qui sont les siens, est sur le point tomber ». « Faire de la destitution d’Assad un préalable à tout a été une erreur », déclarait à gauche Emmanuel Macron, autre candidat à la présidence française, à Beyrouth, le 23 janvier, alors qu’il démarrait une tournée proche-orientale.

 

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_ Le monopole de Bachar

Les tempêtes post-révolutionnaires du monde arabe ont fait tourner le vent des opinions internationales, frappées de terreur par les assassins de Daesh. La montre jouée par Bachar a trotté pour lui. Du pire des possibles, il est devenu le moindre mal. Échaudés par « l’automne calamiteux », conséquence du Printemps arabe, que dénonçait le souverain marocain en avril 2016 à Riyad, les pouvoirs régionaux font leur coming out. Fin novembre, le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, déclarait son soutien aux armées nationales arabes, dont celle de Syrie. Le 18 décembre, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, qualifiait la reprise d’Alep par le régime de « défaite du terrorisme », en harmonie avec le discours damascène.

 

Dans un grand revirement, Tunis a décidé, en avril 2015, de la réouverture d’un consulat à Damas, avec qui il avait rompu en 2012. Mais la cour faite au Qatar, et surtout à l’Arabie saoudite, autres grands soutiens du camp anti-Assad, retient encore les dirigeants du pays d’officialiser une préférence notoire. À Beyrouth, l’ex-général Michel Aoun, allié du Hezbollah, le meilleur défenseur du régime syrien, a conquis, en octobre 2016, la présidence du pays, vacante pendant plus de deux ans. Suivant Paris et Washington, Ankara n’exige plus le départ du dictateur. « La situation sur le terrain a changé de façon spectaculaire, et la Turquie ne peut plus insister sur un règlement sans Assad. Ce n’est pas réaliste », déclarait le vice-Premier ministre turc le 20 janvier.

 

Comme il a réussi à briser son encerclement par l’insurrection, Assad est parvenu à rompre son isolement diplomatique. Mais il est loin d’avoir gagné la bataille des esprits et des cœurs. Présenté comme favorable à sa cause, l’imprévisible Donald Trump concède qu’il reste un « bad guy », un méchant. Il est un « dirigeant failli » avec lequel on ne saurait pactiser, insiste, à Beyrouth, Emmanuel Macron, et, quand la position de son rival de droite François Fillon est qualifiée de « très bonne chose » par Assad au début de janvier, le porte-parole du candidat des Républicains réplique immédiatement que celui-ci n’a « rien à voir avec Bachar al-Assad, qui est un dictateur qui a du sang sur les mains ».

 

« Il est méprisé par Moscou et par Téhéran, comme il est conspué dans les capitales occidentales, assure un observateur du conflit, mais, s’il était le genre de type que l’on peut dégager, on n’en serait pas là. Son régime failli est devenu l’impotent dont on ne peut se passer, et ses fragilités sont devenues sa seule force. Lui se sait indispensable et, comme son père – avec lequel il a horreur d’être comparé –, il joue le temps long. »

 

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_ « Zones de sécurité »

« Résistance », le maître mot de Hafez al-Assad pour justifier son pouvoir totalitaire face aux menaces sioniste et impérialiste, a été pleinement mis en pratique par son fils, qui continue de régner après six ans de guerre et de pressions internationales intenses. Mais il règne sur un domaine dévasté, un peuple mutilé et un État failli, dont les deux tiers du territoire lui échappent toujours et dont la souveraineté est piétinée. Les forces qui soutiennent Assad sont aujourd’hui pour moitié constituées de milices locales, mais aussi libanaises, irakiennes, afghanes et pakistanaises, au pouvoir autonome sur le terrain.

 

Des troupes russes, turques et iraniennes y sont stationnées, des forces spéciales occidentales y opèrent. Le 25 janvier, sans donner plus de détails, le nouveau président américain annonçait sa ferme intention de « créer des zones de sécurité » en Syrie. L’allié iranien, pour payer son effort de guerre, a, lui, mis la main sur des pans entiers de l’économie. Sous protectorat militaire russo-iranien, quel contrôle Assad conserve-t-il de la décision ? « Difficile à mesurer, répond Fabrice Balanche, mais il est clair que Poutine est maintenant le maître du jeu politique et diplomatique, ce qui doit faire horreur à Assad. Mais, si le Russe a attendu que le régime soit sérieusement menacé pour intervenir, c’est bien pour qu’Assad et ses alliés iraniens n’aient d’autre choix que d’accepter ses conditions. »

 

S’il veut mener à bien la reprise totale de son État, Bachar devra se maintenir des décennies au pouvoir. Au début d’une crise qui a fait plus de 300 000 morts, sa mère, qui lui recommandait la manière forte, lui aurait rappelé en ces termes la répression menée par son père, Hafez, en 1982 contre une insurrection des Frères musulmans : « Il a fait 30 000 morts à Hama, nous avons eu trente ans de paix. »

 

Publié le 09 février 2017/ Mis à jour le 09 février 2017/ Par Laurent De Saint Perier

 

http://www.jeuneafrique.com/mag/398095/politique/syrie-grand-revirement-faveur-de-bachar-al-assad/

 

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5 – Syrie : La victoire de Bachar al-Assad est proche

 

Ce sont tous des fidèles et ils ont participé, directement ou indirectement, à la libération et la reconquête de la Syrie par le président Bachar al-Assad. A bout de sept ans de guerre, le gouvernement de Bachar al-Assad vient d’enregistrer une nouvelle et symbolique victoire. Un accord a été trouvé pour évacuer les terroristes islamistes de Douma, la dernière poche de résistance de la Ghouta orientale. Cette région aux portes de Damas tenait tête au gouvernement syrien depuis 2012.

 

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Soutenu activement par la Russie, l’Iran et le Hezbollah chiite libanais, le président syrien triomphe. Il a quasiment réussi à anéantir Daech – qui contrôlait plus du tiers du territoire et qui n’est plus présent aujourd’hui que dans de petites poches près de Hama et de Homs. Mais surtout, il a pu réduire très significativement la menace des terroristes islamistes, Daesh et autres. Pour arriver à ce résultat, Assad n’a reculé devant rien.

 

Pour arriver à ses fins, Bachar al-Assad n’était pas seul. Responsables militaires et sécuritaires, chefs de milice, diplomates, financiers et même son épouse Asma ont rendu possible la victoire de Damas. Maher al-Assad, 48 ans, frère de Bachar al-Assad : il est son bras armé, commandant militaire et chef de la 4e Division, une unité d’élite au coeur du système sécuritaire du gouvernement. Et Rami Makhlouf, 48 ans : il est le cousin de Bachar al-Assad et il est l’homme le plus riche de Syrie, dont il contrôle 60% de l’économie. C’est le financier et l’inspirateur d’Assad.

 

Michel Garroté pour LesObservateurs.ch, 2.4.2018/

 

https://lesobservateurs.ch/2018/04/02/syrie-victoire-de-bachar-al-assad-proche/

 

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6 – Afrin et la Ghouta : la victoire de la stratégie de division

 

C’est en s’unissant que les forces kurdes et la rébellion syrienne, malgré leurs divergences, imposeront un rapport de force avec Bachar al-Assad afin de mettre en échec la stratégie d’expansion du régime.

 

Depuis le début des offensives simultanées, d’un côté sur la Ghouta par le régime syrien, et de l’autre sur Afrin par la Turquie, une analyse répandue tend à opposer ces deux situations. L’exemple le plus caricatural est certainement celui de Jean-Luc Mélenchon qui dénonçait le «parti médiatique» et son soutien pour «les Daech de la Ghouta» alors qu’il serait resté silencieux sur Afrin. Les partisans de l’opposition syrienne dénonçant l’offensive sur la Ghouta, sont également souvent restés muets quant au sort réservé à Afrin et parfois même ont soutenu l’intervention turque. Pourtant, une autre lecture des événements existe, à la fois au sein de la rébellion mais aussi du camp kurde, selon laquelle il faut rapprocher les deux situations au lieu de les opposer.

 

Ne faut-il pas rappeler que le régime de Damas ne contrôle que la moitié du pays et que l’essentiel des ressources naturelles lui échappe ? En l’état actuel des choses, la victoire est loin de lui être acquise. Trois scénarios sont alors possibles. Le premier est celui d’une réunification de la Syrie à l’issue de négociations entre le régime et les acteurs présents dans les zones hors de son contrôle, conduisant à une forme de transition politique. Le deuxième est celui d’une partition de la Syrie entre d’un côté le régime et de l’autre les Arabes et les Kurdes révolutionnaires. Pour ces deux scénarios, il est nécessaire de défendre toutes les zones qui échappent à Bachar al-Assad, qu’elles soient rebelles ou kurdes. La dernière option est celle d’une réunification de la Syrie par la force. Pour parvenir à cette situation, le régime devrait nécessairement diviser ses adversaires ou les neutraliser au travers de négociations locales, puis de s’attaquer, enclave par enclave à tout territoire hors de son contrôle.

 

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Pour éviter ce dernier scénario qui conduirait à une victoire totale du régime dans le sang et à la fin de toute perspective de transition politique en Syrie, les forces kurdes et la rébellion doivent s’unir malgré leurs divergences pour imposer un rapport de force avec Bachar al-Assad.

 

La Turquie, par ses opérations dites «Bouclier de l’Euphrate» à Jarablous puis «Rameau d’olivier» à Afrin, a détourné du front contre Al-Assad des dizaines de milliers de combattants, permettant ainsi au régime de reprendre Alep en 2016 et aujourd’hui une partie de la Ghouta. Rappelons donc à ceux au sein de l’opposition qui soutiennent l’opération à Afrin, que c’est l’arrêt des combats à Idlib et Hama, imposé par l’opération turque et le détournement de milliers de combattants, qui permet au régime de déployer toutes ses forces contre la Ghouta.

 

Rappelons également à ceux qui soutiennent uniquement les Kurdes, au mépris des revendications de l’opposition, qu’une fois que le régime aura anéanti une par une les enclaves rebelles, il s’attaquera également aux zones tenues par les Forces démocratiques syriennes (FDS). En effet, qui peut croire que Bachar al-Assad concéderait un seul hectare à une population que son régime n’a eu de cesse de marginaliser pendant quarante ans ? C’est uniquement en s’alliant avec le reste de l’opposition, malgré les divergences idéologiques, que les Kurdes peuvent espérer un régime affaibli à négocier un système fédéral.

 

Les intérêts des FDS et des rebelles syriens sont de plus en plus convergents, mais la perspective d’une alliance réelle reste bloquée par les intérêts divergents de leurs soutiens extérieurs ainsi que par des blocages idéologiques. Quand la Turquie, sur la base de promesses de zones protégées des bombardements, détourne des rebelles d’Idlib et d’Alep du front contre Bachar al-Assad pour les tourner vers le Rojava, il n’y a qu’un seul gagnant. Ce faisant, la Turquie fait d’une pierre deux coups. Elle libère des forces gouvernementales qui peuvent se concentrer sur la Ghouta puis Deraa, et en même temps elle met en échec des dynamiques de rapprochement entre Kurdes et Arabes.

 

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Pourtant, localement des alliances existent. A l’est du pays, des forces rebelles et kurdes affrontent côte à côte les milices pro-régime qui tentent quotidiennement de s’attaquer aux zones sous contrôle des FDS. Les anciens rebelles de Deir ez-Zor rejoignent les FDS espérant rendre impossible tout retour du régime dans cette région. À Idlib, de nombreux activistes se sont opposés à l’intervention à Afrin. Des combattants rebelles alliés aux Kurdes ont même participé à la défense d’Afrin contre d’autres rebelles alliés aux Turcs. Omar Allouch, principal artisan de l’alliance entre Kurdes et Arabes, s’est d’ailleurs fait assassiner le 15 mars chez lui à Raqqa. Il constituait de toute évidence une menace réelle pour les forces contre-révolutionnaires de la Turquie et du régime.

 

S’opposer en même temps à l’intervention à Afrin par la Turquie et à la reprise de la Ghouta par le régime n’est en aucun cas contradictoire. Il ne s’agit pas ici de défendre un groupe rebelle tel que Jaych al-Islam et d’oublier ses arrestations arbitraires d’activistes, ni de soutenir aveuglément le PYD-PKK, qui n’a eu de cesse de collaborer avec le régime. Il s’agit simplement de souhaiter la défense de zones hors du contrôle gouvernemental, quelles qu’elles soient. Mettre en échec la stratégie d’expansion du régime permet à court terme l’existence de libertés, préservées de la répression sanguinaire des services de sécurité d’Al-Assad. A moyen terme, l’incapacité d’Al-Assad à reprendre le contrôle de son territoire, obligera le régime et les Etats qui le soutiennent à négocier une décentralisation, voire une forme de transition politique.

 

Sarah Kilani Membre du comité Syrie-Europe «Après Alep»/ Par Sarah Kilani, Membre du comité Syrie-Europe «Après Alep»/ 10 avril 2018/

 

http://www.liberation.fr/debats/2018/04/10/afrin-et-la-ghouta-la-victoire-de-la-strategie-de-division_1642334

 

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7 – Le régime syrien dénonce les frappes occidentales, plusieurs bases visées

 

Le régime syrien a dénoncé samedi comme une «violation flagrante» du droit international l’opération militaire menée par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne contre plusieurs cibles en Syrie, après une attaque chimique présumée imputée aux forces du président Bachar al-Assad. De fortes explosions ont été entendues avant l’aube à Damas, centre du pouvoir de M. Assad, survolée par des avions, a constaté une correspondante de l’AFP. Une ONG a fait état de frappes occidentales contre des bases et des centres de recherche scientifique près de la capitale syrienne, ainsi que contre un centre de recherches militaires près de la ville de Homs (centre).

 

Des témoins ont rapporté à l’AFP que des colonnes de fumée s’étaient élevées du nord-est de Damas. «La défense anti-aérienne syrienne» est entrée en action contre «l’agression américaine, britannique et française», a rapporté la télévision d’Etat. Cette «agression tripartite contre la Syrie est une violation flagrante du droit international (…) et elle sera vouée à l’échec», a rapporté l’agence officielle Sana.

 

Washington, Paris et Londres ont affirmé avoir visé des cibles liées au programme d’armement chimique syrien, une semaine après une attaque chimique présumée qui a fait selon des secouristes des dizaines de morts le 7 avril dans la ville rebelle de Douma, dans la Ghouta orientale. Un «centre de recherches» dans le quartier de Barzé à la limite nord-est de Damas, a ainsi été visé par des missiles, «entraînant la destruction d’un centre de formation et de laboratoires scientifiques», selon Sana. «Les missiles qui ont visé une position militaire à Homs ont été interceptés et leur trajectoire a été déviée, blessant trois civils», a assuré par ailleurs l’agence.

 

Cette base à Homs abriterait un centre de recherches militaires et des entrepôts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui rapporte également «des frappes occidentales» contre des centres similaires et plusieurs bases militaires dans la région de Damas. Les raids occidentaux interviennent alors qu’une équipe de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) devait entamer samedi son enquête à Douma sur l’attaque chimique présumée.

 

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Le régime et son allié russe avait nié toute responsabilité, dénonçant des «fabrications» des rebelles. «Les pays de l’agression tripartite ont devancé le travail de l’équipe d’investigation spéciale sur la Ghouta, dans l’objectif de dissimuler leurs mensonges», selon Sana. Le drame de Douma, dernier bastion rebelle aux portes de la capitale, a fait plus de 40 morts, selon des secouristes.

 

En avril 2017, les Etats-Unis avaient tiré 59 missiles de croisière sur une base du régime syrien, en représailles à une attaque au gaz sarin imputée au régime qui avait tué quelques jours plus tôt plus de 80 civils à Khan Cheikhoun (nord-ouest). Après les frappes de samedi, le chef d’état-major américain, le général Joe Dunford, a indiqué que les forces occidentales avaient frappé à 01H00 GMT (04H00 locales en Syrie) trois cibles liées au programme d’armement chimique syrien, l’une près de Damas et les deux autres dans la région de Homs. Une heure plus tard, ces frappes étaient «terminées», a-t-il dit, précisant qu’aucune autre opération n’est prévue pour l’instant.

 

Par AFP/ 14 avril 2018 / Mis à jour 14/04/2018

 

http://www.liberation.fr/planete/2018/04/14/le-regime-syrien-denonce-les-frappes-occidentales-plusieurs-bases-visees_1643374

 

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