SOCIETE/ MŒURS/ CULTURE/ RELIGION : ces sociétés fragilisées par des forces du mal…
22 novembre 2019  >  By:   >  A LA UNE, INFORMATIONS GENERALES, STRATEGIES  >  No Comment   //   36 Views

 

« LA PROSTITUTION EN LIGNE EXPLOSE : La prostitution en ligne est « une industrie en plein essor », d’après un rapport. La prostitution en ligne est une industrie en plein boom et elle semble encore avoir de beaux jours devant elle. La prostitution en ligne a supplanté la rue, selon un rapport portant sur 35 pays dévoilé mardi par une organisation française de lutte contre le commerce de la chair. Internet a « mangé la prostitution de rue » qui ne concerne plus qu’une frange marginale, explique à l’AFP Yves Charpenel, magistrat et président de la Fondation Scelles. « 

« Le numérique facilite la dissimulation, l’anonymat et la discrétion qui permettent de développer des activités illicites », souligne l’organisation. « Depuis un même ordinateur, un réseau criminel peut repérer ses futurs +produits+ (prostituées, ndlr), faire venir les clients, puis blanchir l’argent du trafic », synthétise M. Charpenel. Le magistrat dénonce le niveau « industriel et sans risque » de l’exploitation sexuelle en ligne, qui permet aux proxénètes d’éviter les risques personnels » en se tenant « à distance du trafic ». »

 

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1 – Kenya : l’Église catholique refuse l’argent des politiciens

 

Certains individus canalisent de plus en plus leurs richesses mal acquises vers les organisations religieuses, selon la commission nationale anticorruption du Kenya. Les responsables du clergé catholique déclarent qu’ils ne recevront que les dons sans numéraire. Et tous les dons de plus de cinq cents dollars doivent être accompagnés d’une lettre du donateur. Les évêques kényans ont lancé l’opération « Briser les chaînes de la corruption ». ls annoncent que des bureaux anticorruption seront mis en place dans les églises pour permettre aux fidèles de dénoncer des cas de corruption.

 

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Certains individus canalisent de plus en plus leurs richesses mal acquises vers les organisations religieuses, les églises notamment, selon le journal kényan « The Standard », qui cite la commission nationale anticorruption du pays. Cette commission s’est réjouie des mesures prises par les évêques catholiques contre la corruption. La décision de l’Église catholique d’inciter ses fidèles à soutenir fermement la lutte contre la corruption en interdisant tous les dons sans traçabilité est bienvenue », a déclaré Twalib Mbarak, le chef de la commission nationale anticorruption.

 

« Nos églises ne seront pas utilisées comme des plateformes politiques ou pour d’autres motifs que le culte de Dieu », a déclaré l’évêque Philip Anyolo, cité par le site d’information « Sunday Nation ». Selon un autre journal en ligne, « Nairobi News », l’Église anglicane du Kenya, par l’intermédiaire de son archevêque Jackson Ole Sapit, a interdit en juin les dons venant des politiciens.

 

6 octobre 2019

 

https://www.bbc.com/afrique/sports-49955178/

 

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2 – L’église catholique africaine est-elle menacée par l’expansion des évangéliques ?

 

L’église catholique reste un acteur central du paysage religieux africain. Bien que ses estimations doivent être prises avec une grande prudence, le Pew Forum estimait en 2010 la proportion de catholiques sur l’ensemble du continent à 21 % (soit 16 % de la population catholique mondiale), contre 36 % de protestants. Cette dernière catégorie regroupe un ensemble très disparate : églises protestantes historiques, églises évangéliques et pentecôtistes, églises prophétiques locales… 

 

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Localement, l’église catholique peut avoir un poids démographique encore plus important, notamment dans certains pays francophones d’Afrique de l’Ouest ou d’Afrique centrale où elle est historiquement plus implantée. La République démocratique du Congo (RDC) est le pays africain qui compte le plus de catholiques, une communauté estimée à 32 millions de personnes.

 

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L’évangélisme met l’accent sur la conversion individuelle, la relation normative à la Bible et le prosélytisme. C’est le cas, notamment, de la mouvance pentecôtiste, centrée sur les manifestations du Saint-Esprit et l’attente de « miracles ». Il faut toutefois relativiser l’expansion de ces églises. D’une part, leur montée en puissance n’est pas un phénomène nouveau, symptôme d’une rupture qui se serait opérée ces dernières années.

 

Leur implantation sur le continent africain remonte à plusieurs décennies. Des missionnaires pentecôtistes y sont arrivés dès la fin des années 1910, soit peu de temps après l’émergence de ces églises aux Etats-Unis. Quant aux mouvements évangéliques d’aujourd’hui, essentiellement endogènes, ils prennent souvent racine dans des dynamiques qui remontent aux années 1960-1970.

 

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D’autre part, on observe une grande diversité de situations à l’échelle du continent. La bande sahélo-saharienne, fortement islamisée, est peu touchée, de même que le Maghreb. Il faut ensuite distinguer l’Est et l’Ouest. La situation de concurrence apparaît sans doute aujourd’hui plus forte dans les pays francophones du fait du poids historique important de l’église catholique et de l’expansion plus tardive de l’évangélisme.

 

On observe alors une certaine déperdition et des passages de l’église catholique aux mouvements pentecôtistes et évangéliques, ainsi que des conversions de personnes socialisées partiellement dans un milieu catholique. (…)

 

Propos recueillis par Elise Barthet/ Publié le 29 novembre 2015/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/11/30/l-eglise-catholique-africaine-est-elle-menacee-par-l-expansion-des-evangeliques_4820839_3212.html/

 

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3 – L’homosexualité : un crime dans plusieurs pays africains

 

En Afrique sub-saharienne, l’homosexualité est largement criminalisée de façon officielle mais aussi officieuse dans plusieurs pays. Les lois répriment cette orientation sexuelle, exposant la communauté LGBTQI+ à la stigmatisation et aux violences de tout genre. Sur 45 pays en Afrique sub-saharienne, 28 disposent encore de législations interdisant ou réprimant l’homosexualité.

 

Dans ces textes de loi et surtout le code pénal, cette orientation sexuelle est clairement définie comme une pratique ‘contre-nature’. Les officiers de police et les tribunaux ont donc de facto une prise de position ‘naturelle’ qui criminalisent les faits et gestes de toutes personnes identifiées comme étant gay, lesbienne, transgenre ou queer. A ce contexte de loi défavorable s’ajoute le poids de la culture et souvent de la religion. 

Dans les pays majoritairement musulmans, la question de l’homosexualité s’aborde sous-cap et la raison est bien simple. « L’islam prévoie la sanction suprême – la lapidation à mort – pour toute personne pratiquant l’homosexualité » indique l’imam ivoirien Sékou Sylla.

 

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_ Législation criminalisant l’homosexualité

Un tour d’Afrique (non exhaustif) nous permet de voir quelques législations qui criminalisent l’homosexualité.

. En Mauritanie, la peine de mort est prévue, conformément à la charia, pour les homosexuels.

. L’Angola décriminalise l’homosexualité

. Est-il possible de « soigner » l’homophobie : 20 personnes arrêtées en Tanzanie

. Tunisie : vers la fin du test anal

. Dans certains pays des viols « correctifs » sont pratiqués sur lesbiennes

. Dans ce pays, les femmes peuvent être punies de trois mois à deux ans d’emprisonnement.

. Ce principe de peine capitale s’applique au Soudan, et dans le nord du Nigeria, même si « aucune exécution pour ce motif n’a récemment été signalée » confirme un acteur des droits de l’homme. Dans le reste du Nigeria, une loi adoptée en 2014 prévoit des peines allant jusqu’à 14 ans de prison.

. Dans le sud de la Somalie, les homosexuels sont mis à mort dans les territoires contrôlés par les islamistes radicaux shebab, affiliés à Al-Qaïda.

. La Tanzanie punit aussi l’homosexualité d’une peine minimale de 30 ans et pouvant aller jusqu’à la prison à perpétuité. Depuis l’élection du président John Magufuli en octobre 2015, une véritable rhétorique officielle dénonçant l’homosexualité, aussi bien masculine que féminine, s’est développée.

 

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La preuve, en octobre 2018, le gouverneur de la province de Dar-Es-Salam Paul Makonda, a exhorté ses concitoyens à soutenir sa campagne contre l’homosexualité qui, selon lui, « foule au pied les valeurs morales des Tanzaniens et de nos deux religions chrétienne et musulmane ».

. Nigeria : des personnes poursuivies pour homosexualité

. Maroc : deux adolescentes jugées pour homosexualité

. Polémique au Ghana après des tests d’homosexualité

. En Ouganda, l’homosexualité est punie d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à sept ans quand bien même la législation adoptée en décembre 2013, réprimant notamment « la promotion de l’homosexualité » et rendant obligatoire la dénonciation des homosexuels – qui avait déclenché un tollé international – a été annulée pour vice de forme par la Cour constitutionnelle en août 2014.

. En Zambie, les relations homosexuelles sont punies d’un à 14 ans de prison.

. Le Tchad a voté en mai 2017 une loi punissant les rapports sexuels entre personne de même sexe, avec une peine allant de 3 mois à deux ans de prison et une amende de 50.000 à 500.000 francs CFA (76 à 760 euros).

. Au Malawi, la loi réprimant les relations entre personnes de même sexe et la sodomie a été suspendue en 2012, pour une réévaluation.

. La Cour constitutionnelle ne s’est toujours pas prononcée sur le sujet.

 

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_ Les dernières avancées pour les LGBTQI

En Afrique, quelques pays ont décidé de ne pas réprimer l’homosexualité.

Nous pourrons citer entre autres le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Mali, la République démocratique du Congo (RDC) et le Lesotho.

Depuis la fin de l’apartheid, l’Afrique du Sud dispose d’un des cadres juridiques les plus libéraux du monde.

La Constitution interdit toute discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et le mariage homosexuel a été légalisé en 2006, une première encore inégalée en Afrique.

 

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_ Certains pays ont adopté des lois protégeant les LGBT

Les actes de violence homophobe sont pourtant fréquents dans ce pays où l’on rapporte des cas de « viol délibérés sur des lesbiennes et des gaies pour les guérir de leur orientation sexuelle inappropriée » c’était indiqué Bheki Cele, le ministre de la Police sud-africaine lors d’un rapport sur la criminalité dans le pays en septembre 2018.

Plusieurs pays africains ont décidé récemment de faire évoluer leur législation sur l’homosexualité.

Le Mozambique, l’Angola, le Botswana et les Seychelles figure sur cette liste.

En janvier 2019, le Parlement angolais a retiré de son code pénal une disposition interprétée comme « une interdiction de tout comportement homosexuel ».

« Le gouvernement angolais interdit également toute discrimination basée sur l’orientation sexuelle. Et toute personne qui refuse d’employer une personne ou de lui fournir des services en raison de son orientation sexuelle encourra une peine de prison de deux ans maximum », a fait remarquer Human Rights Watch (HRW), citant le nouveau code pénal angolais.

Début juin, le Botswana a décidé de dépénaliser à son tour l’homosexualité à travers une démarche supprimant l’existence d’une loi de 1965.

Un exemple qui n’a pas encore inspiré le Kenya où la Haute Cour à Nairobi a voté le maintien de textes de loi pénalisant l’homosexualité datant de la colonisation britannique.

Dans ce pays d’Afrique de l’est l’homosexualité est passible de 5 à 14 ans de prison.

 

Kahofi Jischvi SUY/ Journaliste/ 12 novembre 2019

 

https://www.bbc.com/afrique/region-48618256/

 

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4 – En Afrique, la corruption sape les bases de la démocratie

 

Selon le rapport 2018 de Transparency International, le continent est la région du monde où la corruption est la plus forte, notamment dans les régimes autoritaires. Rouge, désespérément rouge. Année après année, lorsqu’on regarde la carte établie par Transparency International selon l’indice de perception de la corruption, l’Afrique s’affiche en écarlate, signe que la situation y demeure très critique.

 

Le rapport 2018, publié mardi 29 janvier, confirme ce constat, puisque le continent est la région du monde enregistrant les plus mauvais scores. L’ONG classe chaque pays selon une note allant de 0 (fortement corrompu) à 100 (très peu corrompu) et la moyenne africaine se situe à 32, contre 43 au niveau mondial. L’Union africaine avait désigné 2018 comme l’année pour « gagner la lutte contre la corruption » : visiblement, c’est raté.

 

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Et c’est d’autant plus inquiétant que, comme le souligne Transparency International, « la corruption est un facteur qui contribue à la crise de la démocratie », produisant « un cercle vicieux en sapant les institutions démocratiques » ; lesquelles, à leur tour, ne sont plus « en mesure de contrôler la corruption ».

 

Ainsi, on ne s’étonnera pas de trouver, dans les profondeurs du classement, la Somalie (180e sur 180 pays, avec un score de 10 sur 100), où plusieurs régions ont cessé de coopérer avec le pouvoir central de Mogadiscio, le Soudan du Sud (178e), ravagé par cinq ans de guerre civile, et le Soudan (172e), où le régime autoritaire d’Omar Al-Bachir est de plus en plus contesté, avec des manifestations récurrentes depuis décembre.

 

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. L’exception rwandaise

En Afrique, « les régimes autocratiques, les troubles civils, des institutions faibles et des systèmes politiques insensibles continuent de miner les efforts de lutte contre la corruption », pointe Transparency, citant les points communs aux pays les moins bien notés : « un exercice limité des droits politiques », « une liberté de la presse peu garantie » et « un Etat de droit faiblement développé ». « Dans ces pays, les lois sont souvent inappliquées et les institutions ne disposent que de peu de ressources, n’étant pas préparées pour traiter les plaintes pour corruption, poursuit le rapport. Les conflits internes et l’instabilité des structures de gouvernance contribuent en outre à des taux élevés de corruption. »

 

A l’inverse, les pays africains les moins corrompus sont, sans surprise, les Seychelles (28e, avec un score de 66 sur 100), qui ont connu une transition démocratique exemplaire en 2016, le Botswana (34e), souvent cité comme un modèle de bonne gouvernance, et le Cap-Vert (45e), où l’Etat de droit est également bien ancré. Le Rwanda, où le président Paul Kagame a été réélu avec 98,7 % des voix en 2017 et où des ONG tirent régulièrement la sonnette d’alarme sur la question des droits humains, est lui aussi bien placé (48e) et fait donc figure d’exception à la règle liant transparence et vitalité démocratique.

 

Transparency salue également les efforts fournis par le Sénégal (67e) et la Côte d’Ivoire (105e), où « des réformes institutionnelles, politiques et juridiques » ont été engagées et où les dirigeants ont fait preuve de « volonté politique » dans la lutte contre la corruption. L’ONG fondée en 1993 par l’Allemand Peter Eigen, un ancien cadre de la Banque mondiale, souligne enfin les progrès enregistrés par la Gambie (93e) et l’Erythrée (157e), où « l’engagement politique, appuyé par des lois, des institutions et la mise en œuvre de mesures, contribue à un meilleur contrôle de la corruption ».

 

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. Scandales en Afrique australe

En revanche, la situation s’est particulièrement dégradée au Mozambique (158e), où le scandale dit des « dettes cachées » implique plusieurs anciens responsables gouvernementaux accusés d’avoir dissimulé plus de 2 milliards de dollars (plus de 1,75 milliard d’euros) d’endettement. Le 29 décembre, l’ancien ministre des finances Manuel Chang, visé par un mandat d’arrêt américain pour fraude et blanchiment d’argent, a été arrêté en Afrique du Sud. Au Mozambique, relève Transparency, « la multiplication des enlèvements et des agressions contre les analystes politiques et les journalistes d’investigation crée une culture de la peur qui nuit à la lutte contre la corruption ».

 

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Autre pays touché par un vaste scandale de corruption : l’Afrique du Sud (73e), où la « captation de l’Etat » par les frères Gupta, des hommes d’affaires proches de l’ancien président Jacob Zuma, a défrayé la chronique ces dernières années. Depuis l’élection de Cyril Ramaphosa à la tête du pays il y a un an, « l’administration a pris des mesures supplémentaires pour enrayer la corruption au niveau national », indique Transparency, qui se félicite de « la mise en place de plusieurs commissions d’enquête », notamment sur « l’administration fiscale et la gouvernance du service sud-africain des impôts ».

 

De même, le nouveau président angolais, Joao Lourenço, arrivé au pouvoir en septembre 2017, affiche sa volonté de rompre avec les pratiques népotiques de son prédécesseur, José Eduardo dos Santos. Il a notamment écarté sa fille, Isabel dos Santos, de la présidence de la compagnie pétrolière nationale, la Sonangol, tandis que le fils de l’ancien chef de l’Etat, José Filomeno dos Santos, a été accusé d’avoir conclu une opération frauduleuse d’un montant de 500 millions de dollars provenant du fonds souverain angolais. Le pays pointe à la 165e place du classement de Transparency, preuve que le problème de la corruption ne s’y limite pas à la famille dos Santos.

 

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. Déclarations de bonnes intentions

Enfin, l’ONG basée à Berlin se penche sur le cas du Nigeria (144e), où « le gouvernement du président Buhari a pris un certain nombre de mesures positives, parmi lesquelles la création d’un comité consultatif contre la corruption placé auprès du président, l’élaboration d’une stratégie nationale anticorruption et l’amélioration du cadre juridique et politique de lutte contre la corruption dans des domaines comme les marchés publics et la déclaration patrimoniale »… sans que ces efforts n’aient pour l’instant produit « les résultats escomptés ».

 

Même volonté affichée au Maroc (73e), où l’adoption d’une loi sur l’accès à l’information a permis au pays de rejoindre, en avril 2018, le Partenariat pour un gouvernement ouvert, un réseau multilatéral de gouvernements et d’organisations de la société civile engagés dans la lutte contre la corruption. Néanmoins, cette loi est « vivement critiquée », affirme Transparency, car elle contient « une série d’exemptions relatives à la défense nationale, à la sécurité intérieure et extérieure et aux informations privées qui affaiblissent son pouvoir général », si bien que la hausse du score du Maroc offrira « peu de réconfort à ses citoyens ». 

 

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Des déclarations de bonnes intentions aux mesures ayant un réel impact sur les populations, lassées des bakchichs quotidiens comme des pots-de-vin et détournements de fonds au plus haut niveau, il y a un fossé dont l’UA et ses pays membres doivent prendre toute la mesure pour que le continent ne demeure pas, indéfiniment, dans la zone rouge.

 

Fabien Mollon/ Par Fabien Mollon/ Publié le 06 février 2019/ Mis à jour le 06 février 2019/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/02/06/en-afrique-la-corruption-sape-les-bases-de-la-democratie_5419921_3212.html/

 

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5 – Le pape dénonce les ravages de la prostitution

 

Le pape François a déploré jeudi les ravages de la prostitution des femmes et des enfants. Il s’est exprimé lors d’une messe en Thaïlande devant 60’000 fidèles, dans la foulée de rencontres avec le roi et le patriarche des bouddhistes. Le souverain pontife, souriant mais visiblement fatigué, a offert aux catholiques répartis dans deux stades adjacents un traditionnel tour de salutations à bord de sa «papamobile». Il a été acclamé par une foule parfois très émue, scandant en cadence «Viva il papa».

 

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. Une communauté confidentielle

La communauté catholique de Thaïlande, très confidentielle (0,6% de la population, moins de 400’000 personnes), est née au XVIe siècle avec l’arrivée de missionnaires jésuites. Elle n’avait pas vu de pape sur ses terres depuis Jean-Paul II en 1984. «Je pense spécialement à ces enfants et à ces femmes exposés à la prostitution et à la traite, défigurés dans leur dignité la plus authentique; à ces jeunes esclaves de la drogue», a déclaré le pape dans son homélie.

 

Le souverain pontife, qui avait endossé une chasuble dorée fabriquée dans un couvent de Bangkok, a eu aussi une pensée pour «les migrants éloignés de leur foyer», appelant à les traiter avec miséricorde, car «ils font partie de notre famille». «Ne nous privons pas de leurs visages, de leurs blessures».

 

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. Protéger «la dignité» des enfants

En début de journée, devant les autorités politiques et civiles du pays, Jorge Bergoglio avait déjà appelé à protéger «la dignité» des enfants. L’Asie du Sud-Est compte encore de nombreux cas d’exploitation sexuelle des plus jeunes. Dans la région, «près de 70% des victimes de trafic à des fins d’exploitation sexuelle ont en dessous de l’âge légal», relève l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime dans son dernier rapport 2019. 

 

Des dizaines de milliers d’enfants sont notamment exploités via webcam, tout particulièrement aux Philippines, mais aussi en Indonésie, au Cambodge et en Thaïlande. Le pays compterait plusieurs centaines de milliers de prostitués hommes et femmes, une pratique extrêmement répandue mais officiellement illégale.

 

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Cambodge, Birmanie, Philippines, Indonésie, Chine et surtout Vietnam : les catholiques ont afflué de nombreux pays voisins pour assister à la messe. Lors d’une journée marathon, le pape argentin de 82 ans, fervent adepte du dialogue interreligieux, a rencontré le 20e patriarche suprême, Somdej Phra Maha Muneewong, dans un haut lieu du bouddhisme, religion pratiquée à plus de 95% dans le royaume. 

 

Avant d’entrer dans son temple historique, François a pris soin d’enlever ses souliers, foulant les tapis du temple en chaussettes noires, certains cardinaux l’accompagnant dévoilant leurs chaussettes rouges. Puis il a écouté attentivement les paroles de son hôte bouddhiste, pieds nus et drapé du traditionnel «jee worn», habit ocre dévoilant une épaule.

 

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. Bouddha géant doré

Les catholiques ont toujours «joui de la liberté dans leur pratique religieuse et ont vécu de nombreuses années en harmonie avec leurs frères et soeurs bouddhistes», a loué le pape, dans une salle dominée par un bouddha géant doré. Il a exprimé son engagement personnel pour «le renforcement d’un dialogue ouvert et respectueux au service de la paix», appelant à des initiatives communes de charité envers les pauvres. La Thaïlande compte environ 300’000 moines bouddhistes, répartis dans 40’000 temples.

 

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Le pape s’est aussi entretenu avec le général Prayut Chan-O-Cha, chef du gouvernement depuis des élections controversées en mars, et le roi de Thaïlande, Maha Vajiralongkorn, couronné en mai dernier. Le monarque, l’un des plus riches du monde, protégé par une draconienne loi de lèse-majesté qui punit très sévèrement toute critique à son encontre, est le garant de l’unité du royaume, qui a connu 12 coups d’Etat depuis 1932.

 

François s’est également rendu dans un hôpital de la ville, où il a notamment rencontré cinq enfants de Khlong Toei, le plus grand bidonville de Bangkok où s’entassent 100’000 habitants. Il reste jusqu’à samedi en Thaïlande, puis s’envolera vers le Japon, une deuxième étape beaucoup plus politique puisqu’il se rendra à Nagasaki et Hiroshima, où il y a 74 ans deux bombes atomiques américaines firent respectivement 74’000 et 140’000 morts.

 

(ats/nxp)/ Créé: 21.11.2019/

 

https://www.tdg.ch/monde/milliers-venus-voir-roi-chretiens/story/16815194/

 

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6 – LA PROSTITUTION EN LIGNE EXPLOSE

 

La prostitution en ligne est »une industrie en plein essor », d’après un rapport. La prostitution en ligne est une industrie en plein boom et elle semble encore avoir de beaux jours devant elle. Services de messagerie instantanée, réseaux sociaux, applications de rencontres… La prostitution en ligne a supplanté la rue, selon un rapport portant sur 35 pays dévoilé mardi par une organisation française de lutte contre le commerce de la chair.

 

Selon cette étude de la Fondation Scelles, intitulée « Système prostitutionnel : nouveaux défis, nouvelles réponses », « la prostitution et l’exploitation sexuelle sur Internet apparaissent comme un fléau en pleine expansion ». En France, elle représenterait jusqu’à « deux tiers de la prostitution », selon le rapport de plus de 500 pages.

 

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Internet a « mangé la prostitution de rue » qui ne concerne plus qu’une frange marginale, explique à l’AFP Yves Charpenel, magistrat et président de la Fondation Scelles. « Le numérique facilite la dissimulation, l’anonymat et la discrétion qui permettent de développer des activités illicites », souligne l’organisation. « Depuis un même ordinateur, un réseau criminel peut repérer ses futurs +produits+ (prostituées, ndlr), faire venir les clients, puis blanchir l’argent du trafic », synthétise M. Charpenel.

 

Le magistrat dénonce le niveau « industriel et sans risque » de l’exploitation sexuelle en ligne, qui permet aux proxénètes d’éviter les risques personnels » en se tenant « à distance du trafic ». Le rapport, qui mentionne une note du ministère français de l’Intérieur datée de mai 2018, souligne que « pour la première fois en 2017, le pourcentage de victimes identifiées exerçant sur la voie publique était inférieur à celui des victimes exerçant ‘en prostitution logée' ».

 

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Les réseaux criminels s’appuient désormais de plus en plus sur les services de messagerie instantanée, tel que Whatsapp, pour « gérer leur activités », explique l’étude. La Fondation rappelle notamment le démantèlement en Espagne en 2017 d’un réseau international de pédopornographie sur WhatsApp ou encore l’arrestation d’une femme russe pour avoir dirigé un réseau de prostitution au Liban et dans tout le Moyen-Orient via cette même application.

 

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Facebook et Tinder, célèbre application de rencontres, sont également détournés pour recruter de futures prostituées. « Tinder est aujourd’hui l’outil le plus utilisé pour la recherche de personnes prostituées en Israël », illustre ainsi l’étude, tandis qu’en Thaïlande un réseau utilisant Facebook a été démantelé en septembre 2017 avec l’arrestation de neuf trafiquants, dont huit mineurs.

 

En France, le « proxénétisme des cités », qui touche en majorité des jeunes filles mineures, en rupture familiale et parfois rendues dépendantes à la drogue, s’est aussi développé grâce aux nouvelles applications. En juillet 2018, douze hommes ont ainsi été condamnés pour avoir prostitué une vingtaine de jeunes filles, repérées le plus souvent sur Instagram ou Snapchat, dans des appartements loués sur la plateforme Airbnb et transformés en « bordels éphémères ».

 

Source : www.capital.fr/ Novembre 2019/ Droits réservés

 

https://www.capital.fr/entreprises-marches/la-prostitution-en-ligne-explose-1340650/

 

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7 – Trahies, battues, violées : l’enfer des prostituées nigérianes en France

 

Dans les rues des grandes villes de France, elles sont aujourd’hui les plus nombreuses, devant les filles de l’Est ou les Chinoises, selon les autorités, et pratiquent les tarifs les plus bas, à partir de 10 euros la passe. « Je croyais qu’une fois en France, j’allais étudier, que l’enfer allait s’arrêter », raconte Joy, forcée à se prostituer pour payer son exil. Comme elle, des centaines de jeunes Nigérianes en quête d’une vie meilleure finissent, après un voyage traumatisant, sous la coupe d’un réseau de prostitution.

 

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La plupart arrivent d’Italie, où elles ont passé jusqu’à plusieurs années. « Les réseaux nigérians se déplacent vers la France en provenance d’Italie », confirme Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii). La lutte contre les mafias nigérianes engagée par le gouvernement italien a forcé ces réseaux à se déplacer vers le Sud-Est de l’Hexagone.

 

A Marseille (sud-est), où la part des prostituées nigérianes a nettement augmenté ces dernières années, Michel Martinez, chef de la brigade de répression du proxénétisme (BRP), a appris à connaître ces réseaux « très organisés »: « Au pays, les filles sont recrutées par une ‘madame’, souvent une ancienne prostituée, qui les surveille et les met au travail, tandis que les hommes s’occupent du passage, de la logistique, de récupérer l’argent ».

 

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. La France démantèle un vaste réseau de prostitution nigériane/ « Des invisibles »

Leur parcours -Niger, Libye puis Italie en général- dure 2-3 mois « pendant lesquels elles sont privées de nourriture, violées, et elles commencent à travailler car elles n’ont pas d’argent pour payer le voyage ». Le prix de l’exode: 50.000 euros en moyenne, qu’elles doivent rembourser en se prostituant. Happy, qui a aujourd’hui refait sa vie à Marseille, a par exemple laissé derrière elle deux enfants au Nigeria pour fuir un mari violent. Forcée à se prostituer par ses passeurs pour payer son voyage vers l’Europe, elle finit par fuir l’Italie, où elle était « persécutée par la police, les hommes », et traverse les Alpes, enceinte de 8 mois. « C’était terrible », raconte-t-elle en anglais, « j’ai dû grimper, sauter, courir avec mon gros ventre, mais j’y suis arrivée et j’ai sauvé mon bébé ».

 

Les proxénètes sont très difficiles à « coincer », souligne Michel Martinez: « Ce sont des personnes très peu visibles: elles n’utilisent pas le téléphone, sont très mobiles, changent de perruque, d’adresse, de numéro… Parfois les +madames+ s’échangent même les filles pour brouiller les pistes ». Pour faire tomber les réseaux, la police s’appuie sur les associations, qui peuvent convaincre les filles de porter plainte. Une démarche « extrêmement délicate » selon Lionel Arsiquaud, éducateur spécialisé de l’association l’Amicale du Nid à Marseille, qui a vu « exploser » les arrivées de Nigérianes, qui représentent maintenant 80% de son public. « C’est d’autant plus difficile qu’elles ne se sentent pas victimes de traite humaine », développe ce travailleur social.

 

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« Elles ont peur de tout, ce sont des invisibles », renchérit Elisabeth Moiron-Braud, secrétaire générale de la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof). « Quand elles arrivent en France, elles ont un lourd passif, elles ont été traitées comme du bétail en Libye ». Joy, à qui on avait fait miroiter des études en France, a été recrutée à Benin City, plaque tournante de trafics en tous genres. « Dans mon pays, on ne parle pas de prostitution, on dit qu’on va ‘se faire sponsoriser le voyage' », souligne-t-elle. Il y a 10 ans, cette coiffeuse « très pauvre », qui peine à manger chaque jour, a fait confiance à un homme qui disait vouloir l’aider.

 

Dans ses bagages, elle emmène tous les livres qu’elle possède pour ses futures études. Le voyage dure un an, durant lequel son « sponsor », qui l’avait recrutée, la force à se prostituer. « Je couchais avec des hommes arabes, souvent armés, j’étais tellement battue et violée que je ne pouvais plus marcher ni m’asseoir, mais j’étais sûre qu’en France tout s’arrangerait », affirme la jeune femme aux longs cheveux bouclés. Quand elle raconte à ses compagnes d’infortune qu’elle va étudier, « elles se moquent » d’elle. Arrivée en France, elle comprend que son calvaire ne fait que commencer: « La ‘madame’ du réseau m’a dit que je lui devais 40.000 euros et que pour ça je devais aller sur le trottoir ».

 

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Pour Lionel Arsiquaud, les réseaux ont d’autant moins de mal à tenir les filles sous leur coupe qu’il s’agit de personnes « conditionnées, dans leur pays, à être esclaves de maison ou dans les champs, à ne pas toujours être payées pour leur travail ». Les victimes peuvent être des jeunes filles, parfois mineures, issues de familles « malveillantes et maltraitantes, qui parfois les vendent aux passeurs et à la ‘madame' ». En général, explique Célia Mistre, directrice départementale de l’Amicale du Nid, « elles souhaitent arrêter parce qu’elles sont enceintes ou à cause des violences, pas tant à cause de la prostitution qu’elles ont intégré psychologiquement comme un poids à porter ».

 

Un fardeau sanctuarisé par le rituel du « juju », un rituel vaudou qui lie les filles jusqu’à la mort à leur « madame ». Joy se souvient d’une cérémonie « effrayante, où (elle) devai(t) donner du sang, des cheveux, une dent même ». Quand elle a trouvé la force de quitter le réseau en 2015, sa « madame » a appellé ses parents au Nigeria pour les menacer d’activer le « juju » contre eux. Aujourd’hui mère de deux petites filles nées à Marseille, Joy tente d’obtenir des papiers pour travailler légalement en France. Depuis qu’elle a porté plainte contre ses proxénètes, la trentenaire se sent « comme entre parenthèses », dans l’attente d’une nouvelle vie.

 

Mai 03, 2019/ AFP/

 

https://www.voaafrique.com/a/trahies-battues-viol%C3%A9es-l-enfer-des-prostitu%C3%A9es-nig%C3%A9rianes-en-france-/4902519.html/

 

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8 – Au Ghana, le fléau de la prostitution infantile : « La plus jeune que j’ai vue avait 9 ans »

 

Selon les associations, la prostitution des enfants connaît un boom depuis plusieurs années au Ghana, aussi bien dans la capitale, Accra, que dans les autres grandes villes du pays. La loi prohibe cette pratique, mais, dans plusieurs quartiers déshérités de la capitale comme à Jamestown ou à Railway, se trouvent de nombreux bordels avec de très jeunes enfants.

 

Les jeunes filles ont entre 14 et 17 ans, le corps frêle et les cheveux courts. Stella, 17 ans, Patient, 14 ans, Porsha, 15 ans et Angela, 17 ans, sont toutes les quatre prostituées à Railway, l’un des quartiers les plus pauvres d’Accra. Le long des anciens rails s’entassent les abris de fortune et les bordels. Les conditions d’hygiène sont déplorables ; des tas de préservatifs usagés jonchent le sol.

 

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. « Je suis une enfant, je ne peux pas tomber enceinte »

C’est ici que les quatre jeunes filles, pour la plupart originaires de la région de la Volta, dans l’est du pays, vivent et « travaillent ». La loi ghanéenne prohibe la prostitution, et en particulier quand elle touche les mineurs de moins de 16 ans. Mais à Railway, cette prostitution a pignon sur rue, en connaissance des autorités. « Je suis une enfant, je ne peux pas tomber enceinte. » Patient soutient cela avec aplomb.

 

« Je connais une fille de 13 ans qui a eu un gamin », la coupe Stella, assise à ses côtes. A ces mots, Patient baisse les yeux. Cette dernière, qui a eu sa première passe à l’âge de 13 ans, n’utilise jamais de préservatifs. « J’ai peur qu’ils restent coincés », témoigne-t-elle en souriant. Aucune n’a fait le test de dépistage du sida, qui nécessite la présence d’un adulte. Les jeunes filles, en rupture avec leurs familles, ont la plupart du temps été abusées par des proches dans leur jeunesse. « J’ai été violée par mon oncle quand j’avais 8 ans », témoigne Porsha.

 

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. « Ils savent parfaitement que nous sommes des mineurs »

Quand on les interroge pour savoir si elles ont déjà subi des violences, elles souhaitent ne pas répondre. Quand on les interroge pour savoir si elles ont déjà subi des violences, elles souhaitent ne pas répondre. Selon l’ONG Free the Slaves, la plupart des jeunes filles prostituées au Ghana sont âgées entre 12 et 20 ans. « Elles se trouvent dans la rue, dans les bordels, près des sites miniers, certaines sont envoyées dans les pays voisins », note ainsi le rapport.

 

Les quatre jeunes filles, qui travaillent environ 6 jours par semaine, la plupart du temps le soir, gagnent entre 20 et 30 cedis par jour (entre 4 et 6 euros). Les clients sont généralement des hommes âgés entre 40 et 50 ans. « Ils savent parfaitement que nous sommes des mineurs », avance Stella. Quand on les interroge pour savoir si elles ont déjà subi des violences, elles souhaitent ne pas répondre. « La plus jeune prostituée que j’ai vue avait 9 ans », souligne effarée Susana Dartey, présidente l’association Women of dignity alliance.

 

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. Une loi très rarement appliquée

« La loi ghanéenne punit d’une peine de prison d’environ 15 ans le fait d’avoir une relation tarifée avec une mineure, explique encore Susana Dartey. Mais cette loi est finalement très peu appliquée, car il faut que la police soit témoin de l’échange d’argent. » Malgré la difficulté de leur quotidien, les trois jeunes filles sont optimistes pour l’avenir. Certaines mettent de l’argent de côté pour pouvoir arrêter au plus vite. Patient suit des cours pour devenir danseuse. « Je veux devenir journaliste plus tard », témoigne en rigolant Stella. L’espoir pour sortir un jour de l’enfer.

 

Dylan Gamba/  Publié le mardi 19 février 2019/

 

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_au-ghana-le-fleau-de-la-prostitution-infantile-la-plus-jeune-que-j-ai-vue-avait-9-ans?id=10148840/

 

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