SANTE/ TECHNOLOGIES MEDICALES : avenir en e-santé, robots chirurgiens au bloc opératoire…
3 juin 2019  >  By:   >  A LA UNE, SANTE PUBLIQUE/ TECHNOLOGIES MEDICALES, SCIENCE/ TECHNOLOGIES D’AVENIR  >  No Comment   //   355 Views

 

« La médecine face aux nouvelles technologies : L’émergence de l’intelligence artificielle, de la robotique et des technologies apparentées dans le champ de la santé annonce un bouleversement radical. La médecine d’aujourd’hui, hyper-spécialisée, est-elle capable de s’adapter ? L’avancée spectaculaire de l’intelligence artificielle, de la robotique et des technologies de la communication est déconcertante pour la médecine. Discipline ancrée dans la biologie, elle n’est pas préparée à donner aux sciences issues des mathématiques appliquées un rôle prépondérant… »

 

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1 – SANTE/ TECHNOLOGIES NUMARIQUES : QU’EST CE QUE L’E-SANTÉ ?

 

Le numérique influence fortement le domaine de la santé, bouleversant dès à présent la recherche médicale tout autant que l’organisation des soins. Le numérique influence fortement le domaine de la santé, bouleversant dès à présent la recherche médicale tout autant que l’organisation des soins.

 

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_ Définition de l’e-santé :

L’e-santé (ou santé numérique) fait référence à « l’application des technologies de l’information et de la communication (TIC) à l’ensemble des activités en rapport avec la santé ». (extrait du « Petit guide d’exploration de la santé numérique » publié en 2015 par la Fondation de l’Avenir).

 

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_ Historique de la santé numérique :

L’e-santé se développe de manière exponentielle et peut recouvrir des formes diverses et variées, concernant l’intégralité des domaines d’activité et des acteurs. Le numérique est au cœur de l’innovation tant de la recherche clinique que dans la prise en charge et l’accompagnement des patients. Amorcé dès les années 70 par l’informatisation des fonctions de gestion et par les premiers projets de dossier patient numérisé, le recours aux « nouvelles technologies de l’information et de la communication » dans le champ de la santé a connu depuis quarante ans à la fois, un intérêt soutenu – les investissements en la matière ont été considérables – et des échecs retentissants, nombreux et répétés.

 

C’est que la mise à disposition d’une technologie ne signifie pas son utilisation par des professionnels possédant de lourdes contraintes, une assez large autonomie, des pratiques tacites et une tradition respectable. La situation, cependant, en ce milieu des années 2010 pourrait avoir brusquement et positivement changé. La mutation des générations pourrait s’être effectuée laissant la place à des praticiens tout autant attachés au métier que leurs prédécesseurs, mais plus sensibles aux contraintes économiques et aux ouvertures technologiques ; les patients, eux-mêmes, deviennent moins passifs, plus éduqués, toujours connectés et si, vieillissants, ils ne le sont pas, leurs enfants le sont pour eux ; en dépit d’utilisations encore souvent éphémères et d’une maturité technologique parfois incertaine, les objets connectés se diffusent.

 

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Trois logiques bien connues animeraient ainsi le développement de l’e-santé :

  • Une logique de contrôle et de normalisation des comportements ouvrant sur des prescriptions et des injonctions plus serrées ; déjà à l’œuvre à l’égard de nombreux professionnels, cette logique pourrait s’étendre aux patients et, partant, à l’ensemble de la population
  • Une logique d’expression et d’affirmation des intérêts individuels régulés par des transactions explicites ou implicites ; cette logique pourrait se traduire, notamment, par une individualisation croissante de la couverture contre le risque maladie, par la marchandisation accrue des données de santé et par l’apparition de nouveaux acteurs sur différents segments d’activité ;
  • Une logique de mise en commun et de partage sous la forme de dons entre des individus se rattachant à des communautés physiques ou virtuelles; la mise en commun peut concerner des données échangées entre patients et associations et le partage porter sur les savoir-faire, les expertises et les expériences entre professionnels au sein de communautés épistémiques et de pratique ; la médecine participative en est une illustration.

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Ces logiques permettraient également de caractériser les possibilités d’intervention de la puissance publique selon trois modalités différenciées pouvant évidemment se conjuguer :

  • La loi, c’est-à-dire la prescription par la législation des comportements des acteurs de la santé numérique, y compris ceux des usagers ;
  • Le contrat, c’est-à-dire la contractualisation avec d’autres acteurs, publics et privés, en jouant notamment sur des mécanismes d’ »incitations » (la théorie économique de l’agence traite en partie de ces mécanismes) ;
  • La convention, c’est-à-dire l’établissement de norme ou, du moins, la participation à la co-construction de normes de conduites partagées au sein de communautés d’acteurs pouvant se développer de l’échelle la plus locale à la plus globale (l’économie des conventions aborde ces questions de façon générale).

Au regard de ces logiques qui, toutes, seront présentes dans le développement de la santé numérique et qui se concrétiseront avec plus ou moins de vigueur, le mouvement mutualiste a sans nul doute sa voix à faire entendre.

 

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_ L’e-santé pour aider les patients à se prendre en main :

L’irruption du numérique dans notre vie quotidienne change aussi l’exercice de la médecine. La Fondation de l’Avenir s’engage activement dans ce domaine. Loin de remplacer la médecine, l’automatisation resserre les liens entre les patients et les soignants car le patient connecté se prend plus en main en intensifiant les échanges avec les soignants entre les consultations traditionnelles. Cette médecine « en continu » rassure et implique les patients qui deviennent acteurs de leur santé. En comprenant mieux leur maladie et les raisons d’un traitement, ils peuvent mieux suivre les conseils de leur médecin et les consulter à bon escient.

 

Dans cet objectif, la Fondation de l’Avenir soutient notamment le projet Hy-Result dirigé par les docteurs Guillaume Bobrie et Nicolas Postel-Vinay (hôpital Georges Pompidou, Paris). La mesure fréquente de la pression artérielle facilitée par l’auto-mesure fait ses preuves. L’interprétation des résultats par le patient est plus complexe. Hy-Result propose de fournir aux patients un applicatif d’interprétation automatique via un site internet.

 

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_ Vocabulaire de la santé numérique :

La santé numérique intègre plusieurs grands sous domaines :

  • Les systèmes d’information en santé permettant une meilleure coordination des soins au sein d’un établissement de santé (Systèmes d’information Hospitalier ou SIH, Dossier Patient Informatisé ou DPI, etc.) ou d’un territoire de soins (Systèmes d’Information partagé de santé)
  • La télémédecine offrant des possibilités de soins à distance et regroupant 5 catégories d’actes médicaux : la téléconsultation, la téléexpertise, la télésurveillance, la téléassistance, et la régulation médicale (centre 15)
  • La télésantéintégrant des services de suivi et de prévention des individus dans un objectif principal de bien être (objets connectés, applications mobiles d’auto-mesure, plateforme web, …) En fonction des utilisateurs, il est possible de distinguer au sein de ces champs d’application trois types de dispositifs technologiques génériques
  • Les dispositifs technologiques centrés patient ou grand public: m-health ou m-santé (M pour Mobile) applications de santé mobiles, applications de santé web, objets connectés, réseaux sociaux (communautés de patients), portail d’information de santé, etc
  • Les dispositifs technologiques centrés offreurs de soins tels les établissements de santé et les professionnels de santé: les SIH internes, systèmes d’information partagés, systèmes d’information embarqué (ex : SMUR), dispositifs de télémédecine, etc.
  • Les dispositifs technologiques centrés acteurs assurantiels, régulateurs publics et industriels: outils génériques de la gestion de la relation client (CRM) ainsi que ceux du datamining (données internes) ou du big data (données externes) permettant la collecte, le stockage et le traitement algorithmique de données massives de santé.

 

Source : www.fondationdelavenir.org/ Juin 2019/ www.fondationdelavenir.org

 

https://www.fondationdelavenir.org/e-sante-definition/

 

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2 – La médecine face aux nouvelles technologies

 

L’émergence de l’intelligence artificielle, de la robotique et des technologies apparentées dans le champ de la santé annonce un bouleversement radical. La médecine d’aujourd’hui, hyper-spécialisée, est-elle capable de s’adapter ? L’avancée spectaculaire de l’intelligence artificielle, de la robotique et des technologies de la communication est déconcertante pour la médecine. Discipline ancrée dans la biologie, elle n’est pas préparée à donner aux sciences issues des mathématiques appliquées un rôle prépondérant. Le doit-elle ? Rien n’est moins sûr. La maladie reste un désordre de la physiologie humaine et son traitement une interaction avec des processus biologiques.

 

Les « nouvelles technologies » interviennent dans l’aide au diagnostic (intelligence artificielle), aux actes techniques (robotique chirurgicale), à la consultation (télémédecine), en attendant les micro-robots circulants injectés dans le sang et capables d’atteindre les endroits les plus reculés du corps humain pour, enfin, réaliser un authentique traitement ciblé. Plus que le disque dur biologique, c’est donc avant tout l’organisation et les principes de travail que la médecine voit changer.

 

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_ À quoi comparer le défi actuel ?

L’histoire de la médecine est jalonnée de ruptures qu’il n’est pas inintéressant de se remémorer. Ainsi va de la tuberculose. Jusqu’au milieu du XXe siècle, elle fut un problème majeur de santé publique. Elle justifiait à elle seule une organisation sanitaire particulière fondée sur les sanatoriums. Plusieurs générations de médecins furent formées à sa prise en charge exclusive et y consacrèrent leur carrière.

 

L’arrivée d’antibiotiques efficaces à partir des années 1950 la fit reculer au point de rendre obsolète la politique publique qui lui était dédiée, entraînant la fermeture des sanatoriums et la quasi-suppression de l’activité médicale destinée à la combattre. La médecine se réorienta vers d’autres priorités. Le changement des nouvelles technologies promet d’être plus radical. Disparitions et ré-orientations devraient concerner des secteurs professionnels plus larges. Mais, dans le fond, il sera comparable.

 

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_ Une révolution en marche depuis 25 ans

Le bouleversement de la médecine a en réalité démarré il y a une vingtaine d’années avec les progrès saisissant des thérapeutiques médicamenteuses. Que l’on songe à l’insuffisance cardiaque, à la trithérapie anti-VIH, aux traitements ciblés des cancers, le pronostic jadis désastreux de certaines maladies a été transformé. Bien plus que la robotique et l’intelligence artificielle, c’est l’amélioration générale de l’état de santé qui métamorphose la médecine. 

L’action du médecin, jusqu’à présent presque exclusivement tournée vers le diagnostic et le traitement de maladies, élargit progressivement ses objectifs vers le maintien de la santé. En ouvrant la possibilité d’automatiser les tâches fastidieuses et délicates, la robotique, l’intelligence artificielle et les technologies apparentées viennent poursuivre et amplifier des tendances à l’œuvre depuis environ 25 ans.

 

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_ Comment s’adapter ? Quel est l’avenir du métier de médecin ?

Notre médecine hyper-spécialisée centrée sur le geste technique est un handicap. Elle n’est plus adaptée au monde d’aujourd’hui. Le praticien qui concentre sa carrière sur une pathologie ou un acte unique est à risque de disparition pure et simple lorsque survient une innovation qui rend son action caduque. Pour affronter les changements à venir, il est essentiel de rester universel et de conserver une vision globale pour ne jamais rompre avec les différents champs de la médecine. C’est toute la définition de la médecine générale, qui, plus que jamais, doit revenir au cœur de notre système de soins.

 

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Le périmètre des spécialités doit également être redéfini pour aboutir à des praticiens plus polyvalents et, par la même, mieux armés pour s’adapter aux défis posés par les technologies émergentes. La séparation traditionnelle entre médecine et chirurgie elle-même doit être interrogée. Une évolution souhaitable serait le remplacement des techniciens purs d’aujourd’hui par des médecins polyvalents complétant leur exercice par une compétence technique. Celle-ci ne représenterait plus le cœur de métier, mais une simple spécificité professionnelle.

 

Ceci est affaire de formation universitaire bien entendu, mais pas uniquement. Le système de financement des soins basé sur la tarification de l’acte n’encourage pas la polyvalence. Il lui est même antinomique. À terme, il ne peut que générer repli sur soi, conservatisme et résistance à la technologie. Si la culture technologique est fondamentale pour construire le médecin du futur, elle ne représente qu’un aspect et sera insuffisante. Plus que des docteurs « geek », l’avenir fait d’intelligence artificielle, d’objets connectés et de robots, se préparera avec des praticiens polyvalents, dotés d’une solide formation clinique.

 

Par Pascal Meyer-Bonnetaud/ Publié le 12/02/2018

 

https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/la-medecine-face-aux-nouvelles-technologies-130590/

 

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3 – Voici les 5 grandes tendances de l’e-santé pour 2019

 

La santé figure parmi les domaines qui attirent le plus d’innovations. Objets connectés, intelligence artificielle, réalité virtuelle… Les nouvelles technologies peuvent certainement aider à mieux soigner. Quelles sont les évolutions à prévoir sur 2019 ? Focus sur 5 tendances à suivre. Jérôme Leleu est cofondateur et président d’Interaction Healthcare, entreprise spécialisée dans les applications numériques à destination des patients et des professionnels de santé. Il a livré son sentiment sur les tendances du secteur de l’e-santé pour 2019, auprès de nos confrères de FrenchWeb.

 

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_ La médecine à l’heure du numérique et de l’IA

Tout d’abord, l’année qui vient devrait modifier le rapport classique qui s’opère entre le médecin et son patient. En effet, depuis septembre dernier, l’Assurance Maladie prévoit le remboursement des téléconsultations médicales. En conséquence, de nombreux acteurs se sont lancés pour saisir cette opportunité. 2019 verra donc certainement les premiers pas réels de la télémédecine, mais aussi un tri parmi toutes les entreprises. Et les enjeux en France sont colossaux, avec notamment la lutte contre les déserts médicaux et l’engorgement des urgences.

 

De son côté, l’intelligence artificielle va indubitablement continuer de jouer un rôle dans l’évolution de l’e-santé. Et elle devrait franchir un nouveau cap. Après avoir démontré son efficacité, via des proofs of concept, son usage pourrait se répandre plus largement dans un futur proche. Ainsi, la technologie pourrait faciliter le recours à un « clone numérique » du patient, permettant aux chirurgiens de s’entraîner avant une intervention. De la même façon, les médecins pourraient se former ou répéter leurs gestes, à l’aide de nouvelles techniques de visualisation, telles que la réalité virtuelle ou la réalité augmentée.

 

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_ La technologie pour soigner les maladies et les troubles du quotidien

Mais les technologies numériques peuvent également être employées directement au bénéfice des particuliers. C’est en particulier l’objectif de la thérapie numérique, ou digital therapeutics. Cette branche vise à traiter des problèmes médicaux grâce à des solutions en ligne ou connectées. Cela peut prendre la forme d’un suivi du patient, avec un rappel quant aux médicaments à prendre. Mais cela peut aussi faire office de traitement direct, comme par exemple avec l’objet connecté DBLG1, permettant d’automatiser le traitement du diabète de type 1, grâce notamment à l’IA.

 

Enfin, 2019 pourrait voir le développement de la SleepTech, branche de l’e-santé qui lutte contre les troubles du sommeil. Plusieurs entreprises proposent ainsi des dispositifs à porter la nuit ou le jour, visant à faciliter l’endormissement et à améliorer la qualité du repos. Charge désormais à ces acteurs, comme à ceux de la thérapie numérique, de convaincre à la fois le grand public et les professionnels de santé.

 

Par Bastien Contreras/ 29 janvier 2019/ Source : www.clubic.com/

 

https://www.clubic.com/technologies-d-avenir/intelligence-artificielle/actualite-850165-5-grandes-tendances-sante-2019.html/

 

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4 – CES 21 INNOVATIONS QUI VONT BOUSCULER LA MÉDECINE DU FUTUR

 

Révolution de la chirurgie, essor de la nanorobotique, nouvelles biothérapies… Jamais les promesses d’être mieux soigné n’ont été si nombreuses. Dans quelques années, on saura réparer ou remplacer presque tous les organes : des marchés estimés à plusieurs dizaines de milliards d’euros.

 

– Venir à bout de l’insuffisance cardiaque, l’une des premières causes de mortalité dans le monde : c’est l’ambition de la start-up tricolore CorWave avec ses micropompes composées d’une membrane ondulante reproduisant les pulsations du cœur pour y faire circuler le sang. Les premiers essais sur l’homme sont attendus en 2018.

– Avec leurs futurs implants en biomatériaux installés par une chirurgie mini-invasive (2 incisions de 5 mm au lieu d’une ouverture de 20 cm à ciel ouvert sur l’os aujourd’hui), les chercheurs de la société Vexim vont permettre aux chirurgiens de réparer les fractures du dos les plus graves avec un minimum d’impact, donc une durée d’hospitalisation et de rééducation réduite. Cet équipement sera disponible d’ici deux ans.

– Fini les plâtres lourds, hermétiques, qui grattent et sentent mauvais pendant des semaines ! Grâce à l’impression 3D, plusieurs sociétés australienne, israélienne et américaine travaillent à des prototypes en Nylon, élaborés sur mesure à partir d’un scanner du patient, beaucoup plus légers et hygiéniques mais tout aussi efficaces que les attelles actuelles.

– Grâce à la bio-impression qui permet d’assembler couche par couche des cellules humaines vivantes, on sait déjà fabriquer de la peau. Et le leader planétaire de cette technologie est… français : Poietis, à Bordeaux. « Nous serons bientôt capables de remplacer un morceau d’organe lésé par un patch de tissus vivants, sur un rein par exemple », assure son P-DG Bruno Brisson. Jusqu’à remplacer des organes entiers comme un cœur, alors que la pénurie de greffes provoque douze décès par jour en Europe.

 

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– Fini la galère des poches dans les cancers du côlon : 10.000 euros économisés par patient.

Chaque année, 40.000 opérés d’une tumeur au colon se voient poser, le temps de la cicatrisation, une poche extérieure de dérivation du transit. Pour éviter cette épreuve, la start-up Safeheal a mis au point un tube de protection de la suture posée par le chirurgien le jour de l’opération. Les premiers essais cliniques vont démarrer à l’hôpital Saint-Antoine à Paris et au CHU de Strasbourg début 2017.

 

– Des cellules “gourmandes” pourront réduire l’obésité : 641 millions d’obèses dans le monde.

Présentes en faibles quantités dans notre organisme, des cellules dites « adipocytes bruns » brûlent de l’énergie pour produire de la chaleur. L’ambition des chercheurs de l’Institut de biologie Valrose (Nice) est d’en produire in vitro et de les transplanter chez les personnes obèses pour accroître leurs dépenses caloriques. Les essais sur les rongeurs sont déjà probants.

 

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– Avec des lunettes 3D, on pourra opérer les cancers du cerveau en chirurgie éveillée : encore trois ans, minimum, de recherche et d’essais.

Première mondiale au CHU d’Angers en février dernier, un patient a été opéré d’une tumeur au cerveau sous anesthésie locale et plongé dans une réalité virtuelle grâce à des lunettes 3D. Interagissant avec lui, le neurochirurgien a pu localiser, donc épargner, les connexions cérébrales des nerfs optiques et du langage. Un progrès considérable qui, pour l’équipe de recherche de ce projet dit Cervo, permettra des opérations jusque-là irréalisables sur des tumeurs délicates d’accès.

 

– Enfin une trithérapie efficace contre Alzheimer : 10 ans de travaux de recherche.

On ne sait toujours pas soigner les 40 millions de personnes dans le monde atteintes d’Alzheimer. La medtech tricolore Pharnext touche au but. L’équipe de recherche du généticien Daniel Cohen a opté pour une trithérapie alliant un traitement existant (mais peu efficace) avec un médicament contre la sclérose en plaques et un autre contre l’addiction à l’alcool. Sortie prévue début 2019.

 

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– Posés par des chirurgiens en cas d’infections chroniques, des implants diffuseront des antibiotiques directement sur leur cible : 25.000 euros l’implant au lieu de 150.000 euros d’hospitalisation.

Voilà une innovation qui pourrait bien révolutionner la chirurgie osseuse en cas d’infections ou de métastases. C’est d’ailleurs une première mondiale que l’équipe du docteur François Bertin a réalisée au CHU de Limoges en juin dernier : l’implantation d’une pièce de céramique chargée en antibiotique, développée par la société iCeram. Agé de 68 ans, le patient à qui on avait sectionné le sternum pour un quadruple pontage coronarien onze mois auparavant n’était jamais sorti de l’hôpital après avoir développé une infection grave l’empêchant de cicatriser. Grâce à la structure poreuse de l’implant, il a bénéficié d’une diffusion concentrée et locale de l’antibiotique jusqu’à quatre jours après l’opération qui a permis d’éliminer toutes les bactéries. Le résultat de dix ans de R&D pour iCeram.

Avec des débouchés considérables. « Chaque année, en France, entre 9.000 et 10.000 patients développent une infection suite à une pose de prothèse articulaire (hanche, genou, épaule), précise son P-DG, André Keresit. Notre technologie va permettre de les éradiquer en quelques jours ». Avec une sérieuse économie pour la Sécu. Si l’implant du patient cardiaque a coûté 25.000 euros au CHU de Limoges, la facture de ses onze mois d’hospitalisation avant sa pose s’est élevée à 150.000 euros ! Après deux interventions sur le sternum, des essais cliniques sont en cours sur d’autres parties du corps. Surtout, les implants iCeram devraient permettre de diffuser d’autres traitements que les antibiotiques. Notamment contre le cancer en cas de métastases osseuses. Leur commercialisation en Europe et aux États-Unis est attendue pour 2020.

 

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– Des nanoparticules pour mieux cibler les radiothérapies : 200 brevets dans le monde.

Environ 60% des patients atteints d’un cancer sont traités par radiothérapie. Avec deux problèmes: les rayons traversent des tissus sains qu’ils peuvent endommager, et on n’est jamais sûr que le malade a reçu la bonne dose au bon endroit. Après dix ans de recherche, Nanobiotix, un des pionniers mondiaux de la nanophysique appliquée à la médecine, a trouvé la parade : injectées dans la tumeur, des nanoparticules programmées en laboratoire vont décupler la force des rayons X au cœur même des cellules malades sans dommage collatéral. Après des essais cliniques très concluants en Europe et aux États-Unis, une mise sur le marché est attendue d’ici un an.

 

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– Des logiciels vont permettre aux patients d’être plus autonomes dans la gestion de leur maladie : plus de 10 ans de recherche et 30 millions d’euros déjà investis.

Aujourd’hui, les personnes atteintes de maladies chroniques (diabète, hémophilie) ou de cancers doivent multiplier les consultations à l’hôpital pour le suivi de leur traitement et l’actualisation de leurs ordonnances. Une contrainte pour le patient et un coût pour le système de santé. Demain, des solutions comme celles développées par le français Voluntis alliant le meilleur de la technologie Web et mobile et une expertise médicale de pointe vont accompagner le malade tout au long de son traitement : surveillance des effets secondaires, gestion des symptômes, recommandation de doses, etc. Avec un contrôle à distance de l’équipe soignante. Remboursés par la Sécurité sociale, les premiers logiciels compagnons – adaptés au diabète – seront commercialisés en 2017.

 

– Un pancréas artificiel pilotera le traitement des diabétiques : 5,1 millions de malades en France en 2016.

Le diabète empêche les cellules du pancréas de sécréter de l’insuline, l’hormone qui régule le métabolisme du glucose. Les patients doivent donc s’en injecter plusieurs fois par jour à des doses qui sont à chaque fois ajustées en fonction de la glycémie mesurée au bout du doigt. Pour leur faciliter la vie et sécuriser leur traitement, plusieurs labos (Cellnovo et Diabeloop en France) planchent sur un pancréas artificiel. Il sera composé d’un capteur mesurant la glycémie, d’une pompe perfusant l’insuline et d’un algorithme capable d’interpréter les données du capteur pour calculer la quantité d’insuline à injecter, le tout embarqué dans un petit boîtier. Les premiers pourraient être commercialisés fin 2017.

 

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– Des nanorobots capables de nager dans le sang pourront diffuser des traitements de façon très ciblée ou attaquer des cellules cancéreuses : encore 10 ans de recherche avant une mise sur le marché.

La fin de la chirurgie invasive, des radiothérapies aveugles et des cures de médicaments à vie ? Grâce à des robots microscopiques qu’on enverra dans le corps, la réponse est oui, assurent les quatre équipes de chercheurs les plus en pointe sur le sujet dans le monde : celle de l’école polytechnique de Zurich (Suisse), des universités Drexel à Philadelphie et UC San Diego (États-Unis), ainsi que celles, en Israël, de l’institut Technion à Haïfa et de l’université Bar-Ilan à Tel-Aviv.

 

Pas plus grands qu’une particule de fil de soie, les prototypes de ces nano-engins mesurent autour de 0,02 millimètre de long et 0,005 de large. Comment se déplacent-ils ? A travers les vaisseaux où ils sont injectés, en nageant dans le sang. Pour les faire avancer, les scientifiques utilisent un champ magnétique oscillant externe qui les propulse à travers le corps en une seconde. C’est la modulation de ce champ qui les guide vers leur destination finale : l’organe malade.

 

A quoi servent-ils ? Ils peuvent être « chargés » en médicaments qui vont se libérer selon les signes biologiques émis par le corps. Ainsi, chez un diabétique, le nanorobot sera programmé pour libérer de l’insuline lors d’une hausse du niveau de sucre dans le sang. Mais ils sauront aussi détecter les chairs infectées par des tumeurs et tuer les cellules malades en quelques secondes. Ils pourront transporter de l’oxygène à la place de globules rouges défaillants, « manger » le cholestérol présent dans les artères, ou surveiller l’organisme (pression artérielle, température, flux sanguin) après une transplantation d’organe, par exemple. Après des essais prometteurs sur les rongeurs, reste à tester ces nanorobots sur l’homme.

 

– La surdité pourra se soigner avec des médicaments : 40 millions d’euros de recherche.

Il n’existe aujourd’hui aucun traitement contre les dérèglements de l’oreille interne, qui touchent pourtant 140 millions de personnes dans le monde. Une brèche dans laquelle s’est engouffrée une équipe de biologistes de l’Inserm de Montpellier, dont la start-up de biotech Sensorion est en train de tester aux États-Unis un médicament capable de traiter la perte auditive aiguë.

 

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– Des antibiotiques tueront les germes hospitaliers : un marché de 50 milliards de dollars.

Aucune nouvelle classe d’antibiotiques n’est apparue sur le marché depuis vingt ans alors que la résistance aux traitements anti-infectieux existants pourrait être à l’origine de 10 millions de décès par an d’ici 2050. Soit plus que ceux dus aux cancers aujourd’hui (8 millions par an). Bonne nouvelle, l’entreprise montpelliéraine de biotech Deinove, spécialiste de la lutte contre les résistances aux antibiotiques, et cotée en Bourse depuis 2010, a mis au point le premier traitement capable de s’attaquer aux bactéries les plus graves. Plusieurs grands labos européens et américains sont sur les rangs pour le commercialiser d’ici 2018.

 

– Un implant viendra soulager la douleur des lombalgies les plus tenaces : le mal de dos coûte 1 milliard d’euros à la Sécu par an.

Les douleurs dorsales sont un des principaux motifs de consultation et représentent un arrêt de travail sur cinq. Hormis des séances de kiné ou la prise d’antalgiques, les solutions aux lombalgies chroniques (qui durent plus de trois mois) sont rares. La prochaine viendra sans doute d’Irlande, où la société Mainstay a mis au point un dispositif s’attaquant aux causes mêmes de la lombalgie.

Implanté par chirurgie, un « pacemaker du dos » stimule électriquement les nerfs responsables de la contraction des muscles, qui, du coup, stabilisent mieux la colonne vertébrale. Actionnées par une télécommande, deux séances quotidiennes de vingt minutes suffisent. Testé en Grande-Bretagne sur 46 patients pendant 90 jours, 63% d’entre eux ont rapporté un soulagement important de leurs douleurs. A condition d’y mettre le prix. En attendant une éventuelle prise en charge par la Sécu, l’appareil devrait être commercialisé en France dès 2017 autour de 15.000 euros.

 

Ce télescope miniature a été mis au point par le labo VisionCare. © DR

– Un microtélescope pour corriger la malvoyance : 400.000 seniors perdent la vue chaque année en Europe et aux États-Unis.

Incurable, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), qui touche 25% des plus de 75 ans, occupe de nombreux scientifiques dans le monde. En France, si plusieurs équipes de l’Inserm explorent les thérapies génique et cellulaire, les chercheurs de Pixium Vision développent un implant à poser sous la rétine. Aux États-Unis, c’est un télescope miniature qui a été mis au point par le labo VisionCare. Remplaçant le cristallin, il agrandit jusqu’à deux fois l’image. Déjà testé sur 260 patients, ses performances seraient très prometteuses.

 

– Des tests pour prescrire les bons antibiotiques : 17 milliards de dollars de ventes potentielles.

Chaque année en France, 12.500 personnes décèdent d’une infection après une prise d’antibiotiques inefficaces ou mal ciblés alors même qu’on en consomme 30% de plus qu’ailleurs en Europe. Pour arrêter ce gâchis, des biologistes de l’Institut Pasteur, fondateurs de la start-up PathoQuest, ont mis au point – et c’est une première mondiale – un test sanguin capable de détecter l’origine de l’infection du malade et s’il possède des gènes de résistance aux antibiotiques. Derrière cette performance, une large base de données d’agents infectieux et des algorithmes d’analyse. Connus en deux jours, les résultats permettront aux médecins de prescrire un traitement ciblé. Plusieurs hôpitaux européens vont pouvoir le tester dès 2017.

 

– Un patch pour traiter les allergies alimentaires : un marché estimé à 1 milliard de dollars.

Il n’existe aucun traitement contre les allergies alimentaires alors que des traces d’aliments allergènes se retrouvent dans de nombreux produits. Dès 2019 aux États-Unis et en Europe, le patch Viaskin du labo tricolore DBV permettra de désensibiliser les enfants allergiques à l’arachide, au lait et aux œufs.

 

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– L’ingénierie des génomes, nouvelle arme contre les cancers : 10.000 leucémies mortelles par an en France.

A l’exception de rares cancers pouvant être soignés par immunothérapie (mais à des coûts prohibitifs), les traitements classiques – chirurgie, chimiothérapie, rayons – ciblent la tumeur. Par contre, en cas de métastases disséminées dans l’organisme, les médecins sont souvent démunis. Plus pour longtemps : la technologie du français Cellectis, en cours de test, affiche des taux de rémission autour de 90%, notamment pour les leucémies aiguës. « Nous armons des globules blancs achetés auprès d’organismes de dons du sang de têtes chercheuses dressées pour tuer les cellules cancéreuses, puis nous les injectons au patient », détaille André Choulika, fondateur de Cellectis, coté au Nasdaq et dont le labo américain Pfizer détient 8% du capital.

 

– On pourra anticiper l’efficacité d’un traitement : une équipe de 75 chercheurs.

Première mondiale, les tests de diagnostic in vitro du labo francilien Theradiag permettront d’ici 2018, pour chaque malade, de mesurer l’efficacité et d’ajuster les dosages des biothérapies reçues dans le cas de maladies inflammatoires auto-immunes, des cancers et du sida. Une individualisation des traitements qui les rendra plus efficaces tout en réduisant leur coût. Des études menées dans plusieurs CHU ont déjà montré que ce monitoring des dosages permettra jusqu’à 25% d’économies. Soit, dans le cas de la maladie de l’intestin dite de Crohn par exemple, un allègement de la facture de soins de 130 millions d’euros sur cinq ans pour 10.000 patients.

 

Source : www.capital.fr/ Par Nathalie Villard/ PUBLIÉ LE 03/02/2017 / MIS À JOUR LE 03/02/2017

 

https://www.capital.fr/economie-politique/ces-21-innovations-qui-vont-bousculer-la-medecine-du-futur-1204769/

 

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5 – Pourquoi les robots chirurgicaux peinent à conquérir les salles d’opération

 

Mais si les robots sont de plus en plus appréciés des chirurgiens, les gains d’efficacité qu’ils sont censés générer ne font pas l’unanimité. De plus, l’achat des équipements, leur entretien, les produits consommables et la formation des équipes représentent un coût important. La situation pourrait prochainement changer si la concurrence permet de diminuer les prix.

 

L’excitation est palpable ce jour-là dans un bloc opératoire de l’hôpital pédiatrique parisien Robert-Debré, de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP): c’est le baptême du feu pour sa nouvelle plateforme robotisée da Vinci Xi, aux faux airs de pieuvre à quatre tentacules. Au bout de ces bras articulés, pinces, ciseaux et mini-caméra évoluent à l’intérieur du bas-ventre du patient, un adolescent de 14 ans opéré d’un rein défaillant à cause d’une malformation rare de ses voies urinaires.

 

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Deux chirurgiens assis au fond de la salle semblent jouer à un jeu vidéo en réalité virtuelle. Immergés dans des écrans 3D, ils suivent l’action des instruments qu’ils commandent avec une sorte de joystick et des pédales. « On fait de la chirurgie mini-invasive depuis 20 ans, mais il nous manquait cette technologie (…) qui va nous aider à avoir accès à un organe situé en profondeur, loin de nos yeux », explique le professeur Alaa El Ghoneimi, chef du service de chirurgie viscérale et urologie pédiatriques de l’hôpital Robert-Debré.

Finie la pénibilité physique qu’une opération longue implique pour un chirurgien. Et le geste chirurgical est facilité grâce aux mouvements « beaucoup plus amples » que permet le robot, avec ses bras amovibles à 360 degrés, complète le docteur Annabel Paye-Jaouen, chirurgienne de l’équipe du professeur El Ghoneimi.

 

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_ Des doutes sur leur efficacité

Ce mode de chirurgie « robot-assistée » ne relève plus de la science-fiction depuis longtemps. En 20 ans, le groupe américain Intuitive Surgical, pionnier et leader mondial du secteur, a déjà installé plus de 4.800 robots de sa gamme da Vinci dans le monde, dont 144 en France. Ses robots ont déjà été impliqués dans plus de 6 millions d’actes chirurgicaux dans le monde, dont un million rien que l’an dernier, un signe de la forte accélération de la demande.

 

Le marché mondial des robots chirurgicaux devrait passer de 3,9 milliards de dollars en 2018 à 6,5 milliards en 2023, selon une récente étude du cabinet MarketsandMarkets. Mais si les robots sont de plus en plus appréciés des chirurgiens, les gains d’efficacité qu’ils sont censés générer ne font pas l’unanimité. « La chirurgie assistée par robot ne montre pas une efficacité marquée par rapport à la chirurgie traditionnelle », déclare Dominique Letourneau, président de la Fondation de l’Avenir pour la recherche médicale appliquée. « On n’a pas d’études cliniques qui montrent une vraie valeur ajoutée », ajoute-t-il.

 

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_ Fiabilisation de l’acte

Avec ou sans robot, « il n’y a pas de risque zéro en chirurgie », mais « on a clairement une fiabilisation de l’acte chirurgical avec cette assistance », juge au contraire Bertin Nahum, fondateur et patron de Quantum Surgical, jeune société de robotique chirurgicale de Montpellier. Le coût de ces technologies demeure le principal frein à leur plus large diffusion. D’autant qu’aujourd’hui un acte robot-assisté est remboursé au même titre qu’un acte chirurgical conventionnel, relève Bertin Nahum.

L’AP-HP va ainsi débourser 52 millions d’euros pour les neuf robots da Vinci acquis en fin d’année dernière, en incluant l’achat des équipements, leur entretien, les produits consommables et la formation des équipes. Bien qu’étalée sur 7 ans, une telle dépense est un défi pour l’AP-HP, qui réduit drastiquement ses effectifs non médicaux en raison de comptes dans le rouge.

 

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_ La concurrence s’organise

Dans la chirurgie robotisée des tissus mous, le monopole écrasant d’Intuitive Surgical a retardé la baisse des prix du marché. Le groupe « avait beaucoup d’avance, une armée de brevets qui protégeait sa technologie », selon Bertin Nahum. « La concurrence s’organise » assure-t-il, évoquant l’acquisition annoncée en février de la société de robotique chirurgicale Auris Health par le mastodonte américain de la santé Johnson and Johnson pour au moins 3,4 milliards de dollars.

Dans la chirurgie osseuse également, les géants mondiaux des dispositifs médicaux « ont tous acheté des sociétés de robotique chirurgicale. Donc immanquablement il y aura une accélération très forte de ces spécialités dans la robotique », prédit encore Bertin Nahum. Lequel parle en connaissance de cause: Medtech, sa précédente société, a été rachetée en 2016 par l’un de ces grands acteurs, l’américain Zimmer Biomet.

 

13/04/2019/

 

https://www.bfmtv.com/economie/pourquoi-les-robots-chirurgicaux-peinent-a-conquerir-les-salles-d-operation-1671512.html/

 

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6 – Da Vinci, le robot chirurgical qui vaut 65 milliards de dollars (Intuitive Surgical a une capitalisation boursière de 65 milliards de dollars)

 

Son déploiement se poursuit en France, même si son financement reste complexe faute de remboursement. C’est un robot aux airs de pieuvre géante qui sévit désormais dans les blocs opératoires. Baptisé Da Vinci, en hommage au célèbre inventeur, il est doté de trois ou quatre bras, l’un muni d’un endoscope (caméra) et les autres de scalpels et de bistouris. Le médecin les pilote à partir d’une console sur laquelle il voit des images 3D de la zone à opérer. Il s’agit d’une chirurgie mini-invasive, réalisée par de petites incisions. Da Vinci promet aux médecins «une meilleure visualisation, une plus grande dextérité, une précision accrue et un excellent confort ergonomique» adaptés à des opérations complexes.

 

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Ce qui semblait relever d’un scénario de science-fiction il y a encore vingt ans est aujourd’hui une réalité au sein de nombreux cabinets et hôpitaux. Aux États-Unis, plus d’un quart d’entre eux sont équipés en Da Vinci. Développée à la fin des années 1980 dans l’ancien institut de recherche de Stanford, cette technologie est financée par les Instituts nationaux de santé et par l’agence de R&D de l’armée américaine. À l’origine, elle devait permettre à des médecins d’opérer à distance sur le champ de bataille. Faute de moyens financiers suffisants, le projet n’a pu aboutir.

Mais des ingénieurs du MIT ont racheté les brevets. L’entreprise Intuitive Surgical a vu le jour en 1995 à Sunnyvale (Californie), au cœur de la Silicon Valley, avec un objectif clair: permettre aux patients de se remettre plus facilement d’une intervention chirurgicale grâce à une technologie moins invasive.

 

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_ Cinquième génération de robots

Intuitive Surgical a ainsi développé le premier robot de chirurgie assistée. La première opération, une ablation de la prostate, a été réalisée en Allemagne en 1999. Près de vingt ans plus tard, Da Vinci en est à 5 millions… La cinquième génération de robots a été mise sur le marché aux États-Unis. Aux opérations initiales de la prostate et du rein se sont ajoutées l’urologie, la gynécologie ou encore la chirurgie cardiothoracique. Près de 4500 robots sont aujourd’hui déployés dans le monde, dont 125 en France (répartis à 50-50 entre établissements publics et privés), ce qui fait de l’Hexagone le troisième marché de Da Vinci derrière les États-Unis et le Japon. 44.000 médecins ont été formés à son utilisation dans le monde.

 

La start-up californienne est devenue une vraie pépite de la medtech. Cotée depuis 2000, Intuitive Surgical a une capitalisation boursière de 65 milliards de dollars. Le prix de Da Vinci – avec la plateforme et les logiciels associés – s’échelonne de 750.000 euros à 1,85 million d’euros selon les modèles, d’après nos informations. Compte tenu du coût, un modèle plus accessible (Da Vinci X, autour de 1 million d’euros) a été lancé l’an passé pour séduire le marché européen, où de nombreux systèmes de soin ne remboursent pas le robot. C’est le cas notamment en France, où Da Vinci est entièrement à la charge des établissements qui l’achètent. Un frein à son développement.

 

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_ Une économie de coûts

«Si nous avions la possibilité de suivre les patients opérés avec le Da Vinci, nous pourrions en mesurer les bénéfices et prétendre à un remboursement en fonction des résultats d’études cliniques et médico-économiques», explique Damien Desmedt, directeur général France. Intuitive Surgical met en avant les économies à la clef pour les systèmes de santé grâce à un temps d’hospitalisation plus court (au moins divisé par deux) et une récupération plus rapide des patients. La chirurgie mini-invasive réduit, en effet, les cicatrices et le taux de complications. En outre, Da Vinci est de plus en plus utilisé par les hôpitaux en ambulatoire, un mode opératoire que souhaite promouvoir le gouvernement pour réduire les dépenses: il vise 70 % d’opérations réalisées en ambulatoire d’ici à 2022. «Avec notre technologie, nous participons à cet effort», ajoute Damien Desmedt.

 

Si Intuitive Surgical – qui détient plus de 2750 brevets – conserve une longueur d’avance, des concurrents pointent leur nez. Parmi eux, des poids lourds des medtechs comme l’américain Johnson & Johnson ou le français Medtech, qui planchent sur des robots du même style. Par ailleurs, l’entreprise a été confrontée à plusieurs milliers de plaintes déposées aux États-Unis à la suite d’incidents. Ce qui l’a notamment conduite à proposer, pour l’un de ses modèles, une deuxième console facilitant la transmission du savoir-faire entre chirurgiens. Le potentiel du marché est énorme. D’ici à 2021, on estime qu’une intervention chirurgicale sur trois aux États-Unis devrait être réalisée par des systèmes robot-assistés.

 

Par  Keren Lentschner/ Mis à jour le 29/11/2018/ Publié le 11/10/2018/

 

http://www.lefigaro.fr/societes/2018/10/11/20005-20181011ARTFIG00080-da-vinci-le-robot-chirurgical-qui-vaut-65milliards-de-dollars.php/

 

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