SANTE PUBLIQUE/ INNOVATIONS/ INSUFFISANCES : entre espoir de soins de qualité et déceptions (tarifs et actes)
18 avril 2018  >  By:   >  A LA UNE, DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL, SANTE PUBLIQUE/ TECHNOLOGIES MEDICALES  >  No Comment   //   958 Views

 

« La santé en Afrique a été plombée par des années de sous-investissement et de croissance démographique accélérée. Les indicateurs reflètent ce drame : des dépenses de santé 10 fois inférieures à la moyenne mondiale, une espérance de vie inférieure de 14 ans à la moyenne mondiale pour un subsaharien et deux fois plus de risques de mourir à la naissance. Faute de choix, des milliers de patients se font soigner à l’étranger, occasionnant des sorties de devises massives. Face à cette situation dramatique, que faire ?

Quelques pistes de réflexion peuvent être esquissées. Premièrement, il faut de l’argent et de la méthode. Les dépenses publiques par habitant sont passées de 70 à 160 dollars en quinze ans, et des systèmes de couverture santé ont été déployés avec succès, comme au Rwanda. »

 

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1 – Le secteur de la santé en Afrique… un patient à soigner d’urgence

 

« J’ai décidé d’être heureux car c’est bon pour la santé » disait Voltaire. Un nombre croissant d’africains ont fait leur cette maxime. Mais ils ont également décidé… qu’il fallait être en bonne santé pour être heureux. La santé en Afrique a été plombée par des années de sous-investissement et de croissance démographique accélérée : l’Afrique sub-saharienne compte 1 médecin et 10 lits d’hôpital pour 10.000 habitants (l’OMS préconisant un ratio de 7 médecins et 30 lits d’hôpital). La visite d’un hôpital en Afrique révèle souvent des réalités tragiques : patients non soignés faute de médicaments, soignants peu rémunérés et démotivés, état alarmant des infrastructures.

 

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_ Indicateurs inquiétants

Les indicateurs reflètent ce drame : des dépenses de santé 10 fois inférieures à la moyenne mondiale, une espérance de vie inférieure de 14 ans à la moyenne mondiale pour un subsaharien et deux fois plus de risques de mourir à la naissance. Faute de choix, des milliers de patients se font soigner à l’étranger, occasionnant des sorties de devises massives. Face à cette situation dramatique, que faire ? Quelques pistes de réflexion peuvent être esquissées.

 

Premièrement, il faut de l’argent et de la méthode. Un nombre -encore restreint- d’États africains a fait des efforts conséquents pour atteindre l’objectif fixé à Abuja en 2001 (15% des dépenses publiques alloués à la santé). Les dépenses publiques par habitant sont passées de 70 à 160 dollars en quinze ans, et des systèmes de couverture santé ont été déployés avec succès, comme au Rwanda.

 

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_ Dépenses à la charge des familles

Ces montants demeurent néanmoins dérisoires, vu le renchérissement des soins de santé -soigner un cancer coûte plusieurs milliers de dollars-. La majorité des dépenses demeure encore à la charge des familles, impliquant une grande inégalité dans l’accès aux soins. Au Niger et au Tchad, comme au Maroc, 63% des dépenses de santé sont privées (une proportion inverse à celle de la Suisse), et la majorité des patients atteints de maladies graves ne peuvent se soigner, faute de moyens.

 

Par ailleurs, les ressources ne sont pas nécessairement allouées de façon optimale : la récente visite d’un pôle hospitalier financé par la Chine au Sahel et construit en dépit du bon sens (inadaptation au climat, matériel inadéquat) montre les limites de certains grands projets de santé publique. A contrario, l’Ethiopie montre qu’il est possible de mettre en place des politiques de santé publique efficaces, grâce à des plans quinquennaux précis, malgré le contexte budgétaire très contraint. La mortalité des enfants de moins de cinq ans y a été divisée par cinq en 6 ans (à un niveau qui reste élevé).

 

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_ Manque de personnels soignants

Deuxièmement, il faut des hommes et des femmes pour soigner. Certains hôpitaux neufs des Etats pétroliers d’Afrique Centrale en portent témoignage… ils demeurent partiellement vides, faute de soignants. Les autorités devraient réfléchir aux moyens de faire revenir les « médecins africains du monde ». Il est paradoxal de constater que l’Afrique est devenue un centre de formation de personnel médical pour les pays du Nord. L’Europe, les Etats-Unis et le Canada ont négligé la formation d’un nombre suffisant de professionnels et ont attiré des milliers de soignants africains.

 

« L’Île-de-France compte aujourd’hui plus de médecins béninois que le Bénin ! »

 

Des études estiment qu’au début des années 2000, 20.000 personnels soignants quittaient l’Afrique annuellement. 75 % des médecins formés au Mozambique exercent à l’étranger, tout comme 34 % des infirmières originaires du Zimbabwe. L’Île-de-France compte aujourd’hui plus de médecins béninois que le Bénin ! Certains pays ont réussi à endiguer, au moins partiellement, cette fuite des cerveaux (comme le Maroc ou l’Afrique du Sud) en proposant des outils de travail de qualité et des perspectives de carrière claires.

 

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_ Vers de nouveaux modèles de santé

Troisièmement, il faut réinventer l’offre de soin, en l’adaptant aux besoins de l’Afrique et à ses ressources (qui demeureront limitées). Il s’agit de ne pas négliger les exigences de qualité des pays développés, tout en s’inspirant des nouveaux modèles de santé frugaux et innovants développés dans des pays pionniers comme l’Inde.

 

Ces nouveaux modèles se déploient déjà en Afrique. Les start-ups Vula Mobile (Afrique du Sud) ou Gifted Mom (Cameroun) permettent de mettre en contact des patients ruraux avec des spécialistes, via leur smartphone. La société Clinifit déploie en Afrique des cliniques « low-cost », alliant des techniques de construction en préfabriqué et des techniques médicales ambulatoires modernes. Le groupe Elsan souhaite également se développer en Afrique, en s’appuyant sur les médecins locaux pour monter des cliniques de qualité organisées en réseau, un concept encore largement inexistant en Afrique. Un modèle prisé par les fonds qui cherchent à s’impliquer dans la santé, à large échelle, à l’image de Abraaj, Satya Capital ou de la SFI.

 

La refondation du secteur africain de la santé est un défi monumental. Il appartient aux Etats d’investir massivement, avec discernement et méthode. Au secteur privé d’appuyer leur action, en inventant des solutions innovantes et adaptées au continent pour offrir aux citoyens (y compris les plus modestes) des soins de qualité à des prix acceptables. Tout cela dans un contexte de croissance démographique accélérée, d’explosion des maladies chroniques et de fortes contraintes budgétaires. Une opération complexe et de longue haleine, qui seule pourra sauver le secteur de la santé, un patient à traiter d’urgence…

 

Par Amaury De Féligonde/ 15 mai 2017/ Mis à jour le 16 mai 2017 / Tribune rédigée avec Benjamin Romain, co-fondateur d’Okan

 

À LIRE AUSSI : Santé : le groupe Novartis face à de nouveaux défis en Afrique

 

http://www.jeuneafrique.com/438829/societe/secteur-de-sante-afrique-patient-a-soigner-durgence/

 

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2 – La santé coûte de plus en plus chère : pourquoi ?

 

Depuis quinze jours, les critiques sur les coûts de la santé se sont focalisées sur les quelques 140 médecins millionnaires en salaire ! Mauro Poggia en tête suivi d’Alain Berset et de tous les autres, se sont mis à stigmatiser un petit nombre de praticiens. Ils sont plus de 36.000 en Suisse a exercé le métier de médecin. Comment d’ailleurs peut-on croire que face à un problème de 80 milliards (les coûts de la Santé en Suisse) un excès salarial de quelques-uns pourrait résoudre le problème ? Donc, la question est plus générale: «pourquoi cela coûte si cher et pourquoi cela ne cesse-t-il d’augmenter ? »

 

Pour ce faire, il faudrait éviter de se demander si l’un des acteurs du système (hôpitaux, médecins, pharma, assurances, etc.) abuse du système mais plutôt regarder globalement les dysfonctionnements sans chercher à accuser les uns ou les autres: chercher les failles systémiques du système défaillant.

 

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_ L’abus c’est l’emploi

En fait à ce stade, on pourrait émettre une hypothèse que tous ont tendance à résoudre leur problème par l’emploi sans chercher des gains en productivité. Aucune incitation n’existe dans le système de financement pour augmenter la productivité.  Et comme toujours alors: l’abus c’est l’emploi. En effet, selon une étude publiée l’année dernière dans le journal suisse «la Vie Économique» en février 2017, la hausse des coûts proviendrait avant tout d’une embauche exagérée (**)! Et tous y ont contribué.

 

_ Pas d’accroissement de la productivité

A en croire cette étude, ce serait la hausse du nombre de postes de travail dans le secteur de la santé qui aurait provoqué depuis deux décennies au moins, la hausse générale des coûts. Les changements de la démographie ou de la technologie souvent évoqués, ont donc créé dans le secteur de la santé une réponse accompagnée par l’engagement de personnel et non pas par un accroissement de la productivité. C’est là tout le problème !

 

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_ Corrélation avec les créations d’emplois

Avec plus de 500.000 jobs santé en Suisse, on dépasse les 10% des emplois totaux! Une personne sur dix travaille dans la santé… c’est énorme surtout que le nombre de postes de travail dans la santé n’a cessé de croître depuis vingt ans et ceci même, pendant la crise de 2009. C’est clair: il y a une corrélation parfaite entre création d’emplois et coûts de la santé !

Bref, on peut donc beaucoup expliquer de chose avec ce simple postulat: «la santé coûte de plus en plus cher car l’augmentation des effectifs en est la première cause». Messieurs et Mesdames, chefs de départements cantonaux de la santé, Messieurs et Mesdames, régulateurs bernois, Monsieur Alain Berset, prenez donc l’initiative d’un gel généralisé de l’emploi dans la santé, vous verrez que tout ira mieux !

 

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*Auteur du livre: santé 4.0, paru aux éditions Georg, sept. 2017

** Katharina Degen et Dominil Hauri, Faut-il se réjouir du «boom» de l’emploi dans le secteur de la santé?, publié dans La Vie économique le 23 février 2017, montre bien cette envolée de l’emploi: plus de 500.000 postes en Suisse dont la moitié créé depuis l’an 2000.

 

MERCREDI, 14.02.2018/ Xavier Comtesse*/ *Mathématicien, digital shapers

 

http://www.agefi.com/quotidien-agefi/forum/detail/edition/2018-02-14/article/la-sante-coute-de-plus-en-plus-chere-pourquoi-470145.html

 

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3 – Congo/ Brazzaville : Plus de 167 milliards F CFA pour la construction d’un hôpital d’instruction des armées

 

Le président congolais, Denis Sassou N’Guesso, a posé lundi à Brazzaville, la première pierre de construction de l’hôpital d’instruction des armées, pour un coût de plus de 167 milliards de F CFA, financé par l’Etat congolais. Situé en plein centre-ville, le nouvel hôpital d’instruction des armées va supplanter l’hôpital central des armées de Brazzaville vieux de 74 ans. Selon le ministre de l’Aménagement du territoire, Jean Jacques Bouya, « l’ambition du nouvel hôpital est de doubler sa capacité à 443 lits dont 334 lits d’hébergement, contre 229 lits dans l’ancien hôpital ». Il recevra aussi bien les militaires que les civils.

 

Ses missions principales seront organisées autour de quatre pôles d’activités, à savoir un pôle multidisciplinaire où sont programmées de nouvelles activités de chirurgie thoracique et cardiovasculaire, l’imagerie interventionnelle, le renforcement du pôle médecine avec l’endocrinologie, la pneumologie, la neurologie, la rhumatologie, la néphrologie et la dialyse. Le deuxième pôle est celui de références en cardiologie et mère enfant qui bénéficiera de plateaux techniques adaptés et des services associés : imagerie interventionnelle, coronarographie, bloc opératoire, réanimation polyvalente adultes, réanimation néonatale, services des urgences associés.

 

Le troisième pôle d’instruction intègre quatre centres de référence en transfusion sanguine, en expertise médicale des personnels plongeants et navigants, en instruction du service de santé et en instruction de réanimation avant. Et le quatrième pôle de gestion des catastrophes qui représente une zone logistique permettant l’implantation du centre de ravitaillement sanitaire, et un plan blanc pour l’accueil de 200 à 400 personnes, avec une zone d’isolement en cas de catastrophe, sans préjudice sur le fonctionnement normal de l’hôpital.

 

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Cet hôpital, projeté sur un terrain de 12 hectares, sera un établissement multidisciplinaire étalé sur cinq bâtiments avec une surface bâtie de 35.000 m2. Il sera « le plus moderne de la sous-région d’Afrique centrale », a souligné le ministre Bouya, précisant que le bâtiment C comprendra 20 salles d’accouchement et 164 lits d’hébergement pour un ratio de 7000 accouchements par année. Les travaux qui vont durer 48 mois seront exécutés par la société israélienne AMS et contrôlés par Ingénieur Conseil, Egis Bâtiment International.

 

Fi/ 17 févr. 2016/ French.China.Org.Cn

 

https://www.portail242.info/Congo-Plus-de-167-milliards-F-CFA-pour-la-construction-d-un-hopital-d-instruction-des-armees_a1367.html

 

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(Sassou Nguesso sur le chantier de l’hôpital général de Kinkala)

 

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4 – L’Assurance-maladie annonce 1,9 milliard d’euros d’économies pour 2018

 

La Caisse nationale d’Assurance-maladie présente sa feuille de route pour améliorer « l’efficience du système de santé ». Réduction des durées d’hospitalisation, promotion des génériques, maîtrise des coûts de transport… La Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) a dévoilé, jeudi 29 juin, les mesures qu’elle entend mettre en œuvre en 2018, afin d’améliorer « l’efficience du système de santé ». Objectif : 1,94 milliard d’euros d’économies pour faire face à la hausse annuelle prévisible des dépenses de santé.

 

Le montant des économies est légèrement supérieur à celui de 2017 (1,4 milliard d’euros), mais il englobe cette année la lutte contre « la fraude et les abus en ville et à l’hôpital » pour un montant de 210 millions d’euros. Cette annonce intervient alors que le plafonnement de la hausse des dépenses de l’Assurance-maladie pour 2018 à 2,3 % n’a pas encore été officiellement confirmé, comme Emmanuel Macron s’y était engagé pendant la campagne présidentielle. Cet objectif national avait été fixé à 1,75 % en 2016, puis relevé à 2,1 % en 2017.

 

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_ Chirurgie au forfait

Pour la première fois, l’Assurance-maladie propose d’expérimenter le paiement au forfait d’un « épisode de soins » lié à un acte chirurgical. En clair, au lieu de payer au coup par coup la pose d’une prothèse de hanche, puis les interventions suivantes dues à des complications et à des reprises, elle se dit prête à payer d’emblée un peu plus cher les soins en ville et à l’hôpital liés à l’intervention, à condition de ne plus financer ensuite les éventuelles opérations de reprise.

 

Ce mode de financement inédit pourrait être testé dès 2018 pour une durée de trois ans dans trois ou quatre régions – soit 30 000 à 40 000 patients par an – et aurait ensuite vocation à être étendu à d’autres pathologies, notamment les maladies du cœur. A la suite de la mise en place de ce forfait en Suède, le taux de reprises pour prothèse de hanche a diminué de 26 % en quelques années, fait valoir la CNAM. Transposée en France, une telle baisse se traduirait par une économie de 9 millions d’euros.

 

_ Expérimentation

L’Assurance-maladie souhaite l’instauration d’un « cadre juridique générique » pour faciliter la mise en place d’expérimentations en matière d’organisation des soins et ainsi plus facilement faire évoluer le système de soins. Ce cadre« permettrait de déroger au droit commun, en ce qui concerne les modalités de financement et d’organisation ou le partage de compétences entre acteurs ». La CNAM plaide également pour l’établissement d’un fonds national qui permettrait de financer des expérimentations à grande échelle.

 

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_ Télémédecine

« Le déploiement de la télémédecine, notamment en ville, se heurte à l’absence d’un cadre stable et pérenne », déplore la CNAM. Pour accélérer son développement, comme l’a annoncé Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle, l’Assurance-maladie propose donc que « le financement des actes s’inscrive dans le cadre tarifaire de droit commun, selon des modalités à définir avec les acteurs concernés, dès 2018 ».

 

_ Médicaments

Les plus fortes économies (750 millions d’euros) sont attendues sur le poste des médicaments grâce à de meilleures prescriptions ou grâce à la promotion des génériques et des biosimilaires.

 

_ Recours aux urgences

Pour alléger le recours aux urgences, dont la fréquentation croît, chaque année, en moyenne de 2,5 %, la CNAM propose le développement « d’alternatives de ville » « disposant d’un plateau technique et capables de mobiliser rapidement des avis spécialisés avec des amplitudes d’horaires larges ». Elle souhaite aussi mieux identifier les motifs de consultation aux urgences.

 

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_ Hospitalisation

La CNAM espère doubler – de 15 000 à 35 000 – le nombre de femmes rentrant à leur domicile avant les 72 heures du nouveau-né tout en bénéficiant du « suivi attentionné » d’une sage-femme dans les quarante-huit heures après la sortie de la maternité, ce qui représenterait 47 600 journées d’hospitalisation évitées, et une économie de 23,5 millions d’euros. L’Assurance-maladie mise aussi sur une réduction de 1,5 jour de la durée moyenne de séjour pour les prothèses de genou et de hanche, soit 45 millions d’euros d’économie.

 

LE MONDE/ 29.06.2017/ Mis à jour le 30.06.2017/ Par François Béguin/

 

http://www.lemonde.fr/financement-de-la-sante/article/2017/06/29/l-assurance-maladie-annonce-1-9-milliard-d-euros-d-economie-pour-2018_5153218_1655421.html

 

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(Avec 205 000 m2, 1 304 lits, 22 blocs opératoires, le Nouvel Hôpital d’Orléans (NHO) est le plus grand investissement hospitalier en France.)

 

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5 – Médicaments : réduire les prix (L’ONU en appelle à de nouveaux accords mondiaux)

 

Principale cause de mortalité infantile dans le monde, la pneumonie peut néanmoins être facilement soignée et prévenue par la vaccination. Cette infection des poumons persiste dans certaines régions les plus pauvres d’Asie du Sud et d’Afrique sub-saharienne, en raison notamment du coût élevé d’une dose de vaccins qui s’élève environ à 68$, soit 204$ pour les trois doses nécessaires à la vaccination d’un enfant; même si les organisations humanitaires peuvent se les procurer à un prix moins élevé. 

 

En 2015, la pneumonie a tué près d’un million d’enfants de moins de 5 ans, soit 15% des décès de ce groupe d’âge, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les professionnels de santé et d’autres organisations comme l’association internationale Médecins sans frontières (MSF) qui aident les populations en situation d’urgence, protestent depuis longtemps contre “les prix injustement élevés”. Ils craignent de ne pouvoir acheter les médicaments indispensables pour lutter contre les maladies dans les pays pauvres.

 

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En octobre dernier, MSF a pourtant refusé un don d’un million de vaccins contre la pneumonie de la part d’une entreprise pharmaceutique à New-York. L’ONG estimait que de tels dons ne peuvent résoudre le problème et exhorta les fabricants à proposer des traitements moins onéreux. Selon Jason Cone, directeur de MSF aux Etats-Unis, “la gratuité n’est pas toujours un cadeau”. De tels dons peuvent être accompagnés d’exigences susceptibles de retarder les campagnes de vaccination et de “saper les efforts de long terme concernant l’accès aux traitements.”

 

En novembre, quand l’entreprise pharmaceutique a finalement accepté de baisser ses prix, mais uniquement pour les enfants en situation d’urgence humanitaire, les organisations de la société civile ont estimé que cette baisse devrait s’appliquer à tous les pays en développement. Si la position de MSF n’a vraiment pas été rapportée dans les médias, elle est survenue dans la foulée des recommandations d’un groupe d’experts mandaté par le Secrétaire général des Nations Unies afin d’étudier les moyens d’augmenter l’accessibilité aux médicaments. Ainsi, elle a eu le mérite de remettre en lumière la quête effrénée de profits des entreprises qui entravent la popularisation des progrès technologiques en matière de santé.

 

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_ L’accès

Publié en septembre 2016, le Rapport du Groupe de haut-niveau du Secrétaire général des Nations Unies sur l’accès aux médicaments : promouvoir l’innovation et l’accès aux technologies de la santé appelle les gouvernements à négocier des accords mondiaux afin de réduire le coût des technologies de la santé. Le rapport souligne que le marché dicte sa loi dans le domaine de la recherche et développement (R&D). Sans perspective d’un fort retour sur investissement, les maladies rares, qui affectent un nombre relativement restreint de personnes, n’ont aucune chance d’intéresser la R&D. 

 

“Sans incitations économiques, on assiste à un déficit d’innovation pour les maladies qui touchent les populations défavorisées”, a déclaré Malebona Precious Matsoso, Directeur général du Département de la santé nationale sud-africain, qui compte parmi les 15 membres du groupe d’experts, codirigé par Ruth Dreifuss, ancien président de la Suisse, et Festus Mogae, ancien président du Botswana. Le rapport appelle la R&D à adopter une nouvelle approche afin de garantir la diffusion des bénéfices des technologies de la santé. “Notre rapport demande aux gouvernements de négocier des accords mondiaux sur la coordination, le financement et le développement des technologies de la santé afin de compléter les innovations existantes, notamment une convention spécifique contraignante qui dissocie les coûts de R&D des prix de vente”, ajoute Mme Matsoso.   

 

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Comme l’a illustré l’épidémie de VIH/Sida à son apogée, les prix exorbitants des médicaments et des traitements constituent une préoccupation majeure pour les pays en développement. Selon l’ONUSIDA, le coût d’une année de traitement de base du VIH est aujourd’hui de moins de 100$ par personne en Afrique alors qu’il était de 10 000$ en 2000. A cette époque, seules les entreprises détentrices de brevets pouvaient fabriquer les antirétroviraux (ARV). Grâce à l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC), négocié dans le cadre de l’OMC, les pays en développement ont pu produire puis exporter vers d’autres pays en développement des versions génériques exemptes de brevets entraînant la chute des prix. 

 

Toutefois, le rapport indique que la marge de manœuvre autorisée par les ADPIC est de plus en plus mise en mal, y compris dans le cadre d’accords commerciaux bilatéraux, en violation de l’intégrité et de la légitimation de la déclaration de Doha sur les droits de la propriété intellectuelle et de la santé publique. Le rapport enjoint les pays à appliquer pleinement les ADPIC et à signaler toute pression économique ou politique.

 

Par : Franck Kuwonu/ Afrique Renouveau : Décembre 2016 – Mars 2017

 

https://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/d%C3%A9cembre-2016-mars-2017/m%C3%A9dicaments-r%C3%A9duire-les-prix

 

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6 – Sida : le générique du médicament le plus avancé introduit en Afrique

 

La version générique, et donc peu onéreuse, du médicament le plus avancé contre le virus du VIH a été introduite au Kenya, une première en Afrique où plus de 25 millions de personnes souffrent du sida, a annoncé mercredi l’organisation Unitaid. Le dolutegravir (DTG) est disponible sur le marché depuis quelques années et est déjà largement utilisé dans les pays développés. Il a été développé et est commercialisé par la société ViiV Healthcare, spécialisée dans les traitements contre le sida et détenue en majorité par le groupe britannique GSK. Mais son prix restait souvent trop élevé pour être acheté dans le cadre de programmes à grande échelle de lutte contre le sida menés dans des pays africains.

 

« La version générique du DTG a deux avantages: d’un côté, il est très bon d’un point de vue purement pharmaceutique et, de l’autre, son prix est beaucoup plus avantageux », a assuré à l’AFP Robert Matiru, de l’organisation Unitaid, qui a pour but de réduire les coûts des médicaments traitant des maladies telles que le sida ou la tuberculose. Une boîte de 30 pilules de DTG, assez pour un mois de traitement, coûtait jusqu’à présent entre 25 et 50 dollars (environ 22 à 44 euros). La version générique coûte 4 dollars (3,5 euros), assure M. Matiru. « Avant, peu de gens pouvaient se permettre d’acheter du DTG car 25 à 50 dollars par mois, c’est énorme en Afrique », dit-il.

 

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Le Kenya a débuté depuis quelques jours le déploiement à travers le pays du DTG, qui sera dans un premier temps administré à 27.000 patients ne supportant pas les effets secondaires de l’efavirenz, le traitement contre le sida actuellement le plus utilisé dans le pays. Le programme, gratuit pour les patients, devrait ensuite prendre plus d’ampleur. Des programmes similaires seront lancés d’ici à la fin de l’année au Nigeria et en Ouganda. Selon Unitaid, qui a financé l’achat des premiers lots de DTG pour le Kenya, ce médicament est « le meilleur traitement contre le VIH actuellement sur le marché ». Il s’agit d’un traitement dit « antirétroviral » qui permet de diminuer la charge virale présente dans l’organisme.

 

Il est par ailleurs plus simple à utiliser que d’autres traitements (une pilule par jour) et provoque moins d’effets secondaires. Le virus est en outre moins susceptible de lui développer une résistance, souligne M. Matiru. Environ 37 millions de personnes vivent avec le sida dans le monde, dont 70% vivent en Afrique, selon des chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) publiés en 2015.

 

Dans Société/ 28 juin 2017/ AFP

 

https://afrique.lalibre.be/5517/sida-le-generique-du-medicament-le-plus-avance-introduit-en-afrique/

 

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7 – EN AFRIQUE, LES FAUX MÉDICAMENTS, UN TRAFIC RENTABLE ET MEURTRIER

 

Vaccins, antirétroviraux, antipaludéens contrefaits : l’Afrique est devenue le terrain de jeu préféré des trafiquants de faux médicaments, un business lucratif qui fait des centaines de milliers de victimes. Le chiffre d’affaires généré par la contrefaçon est estimé au minimum à 10 ou 15% du marché pharmaceutique mondial, soit 100 à 150 milliards de dollars, voire 200 milliards, selon une étude du World Economic Forum. Un chiffre qui a quasiment triplé en cinq ans. « Pour vendre des faux médicaments, il faut avoir une clientèle, or les malades pauvres sont plus nombreux sur le continent africain que partout ailleurs dans le monde », explique à l’AFP le professeur français Marc Gentilini, spécialiste des maladies infectieuses et tropicales et ancien président de la Croix-Rouge française.

 

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Selon lui, des vaccins délivrés il y a quelques années contre une épidémie de méningite au Niger étaient des faux, alors que cette maladie tue plusieurs milliers de personnes chaque année dans ce pays pauvre du Sahel. Un médicament sur 10 dans le monde est une contrefaçon, selon l’OMS. Mais ce chiffre peut atteindre 7 sur 10 dans certains pays, notamment en Afrique. Cette foire aux faux médicaments est parfois le fait de responsables de santé publique corrompus, qui font leur marché au rabais en Chine et en Inde, où sont fabriqués l’essentiel de ces produits.

 

Au moins 100.000 personnes meurent chaque année en Afrique à cause de faux médicaments, selon l’OMS. D’après l’American Journal of Tropical Medecine and Hygiene, 122.000 enfants de moins de cinq ans sont décédés en 2013 en Afrique subsaharienne après avoir pris des antipaludéens contrefaits. « C’est un double crime sanitaire et social: le fait de tuer des malades et des malades pauvres », déplore M. Gentilini.

 

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_ Plus rentable que la drogue

Interpol a annoncé en août 2017 la saisie de 420 tonnes de produits médicaux de contrebande en Afrique de l’Ouest, dans le cadre d’une vaste opération qui a mobilisé un millier d’agents de police, des douanes et d’agences de réglementation des produits de santé de sept pays: Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Nigeria et Togo. « Le business de la contrefaçon des médicaments arrive en tête des trafics illicites », affirme Geoffroy Bessaud, directeur de la coordination anticontrefaçon du groupe pharmaceutique français Sanofi. Il rapporte même plus que le trafic de cannabis, selon le World Economic Forum.

 

« Ce phénomène prend de l’ampleur: l’attractivité financière est en effet très forte et des organisations criminelles de toutes tailles sont impliquées dans ce trafic », souligne-t-il. « Un investissement de 1.000 dollars peut rapporter jusqu’à 500.000 dollars alors que pour le même investissement, le trafic d’héroïne ou de fausse monnaie rapporte 20.000 dollars ». « Le trafic de faux médicaments est un des principaux fléaux du 21e siècle », accuse-t-il.

 

Les autorités ivoiriennes avaient incinéré en mai 2017 40 tonnes de faux médicaments saisis à Adjamé, un quartier populaire d’Abidjan, abritant le plus grand marché de médicaments de rue d’Afrique de l’Ouest et représentant 30% des ventes de médicaments en Côte d’Ivoire. Mais l’opération semble n’être un coup d’épée dans l’eau. Les affaires continuent.

 

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_ Particuliers et cliniques privée

Dès son entrée à « Roxy », le surnom de ce marché, le visiteur est happé par les vendeuses de faux médicaments : « Vous voulez quel médicament? Il y a de tout ici ! » Fatim, une vendeuse assise devant une large cuvette remplie de produits pharmaceutiques, raconte : « Beaucoup de personnes viennent avec leur ordonnance médicale pour s’approvisionner ici, tout comme les propriétaires de cliniques privées ». Elle refuse de dévoiler sa source d’approvisionnement, mais souligne que les vendeuses de faux médicaments sont organisées « en syndicat », c’est-à-dire qu’il y a des réunions pour « réguler » le marché – prix, approvisionnement.

 

« Les policiers nous +emmerdent+ alors qu’eux-mêmes viennent nous acheter des médocs. Quand nous sommes traquées, on s’arrange toujours avec les policiers pour reprendre nos activités », confie Mariam, une autre vendeuse. En Côte d’Ivoire, première économie d’Afrique francophone, le secteur pharmaceutique légal enregistre chaque année « une perte de 40 à 50 milliards de francs CFA (60 à 76 millions d’euros) dont plus de 5 milliards destinés à l’Etat », selon les chiffres de l’ordre des pharmaciens de Côte d’Ivoire.

 

Les criminels profitent du fait qu’à l’inverse du trafic de stupéfiants, le commerce de faux médicaments demeure largement impuni dans le monde, étant considéré comme un simple délit de violation de la propriété intellectuelle, alors qu’il est pourtant responsable de centaines de milliers de morts par an, déplore l’Institut international de recherche anti-contrefaçon de médicaments (Iracm), basé à Paris, dans un rapport. Face à un « drame universel », les spécialistes appellent à une mobilisation internationale.

 

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Le groupe Sanofi, en pointe dans la lutte, affirme avoir démantelé en 2016, 27 laboratoires clandestins, dont 22 en Chine, en Indonésie, en Ukraine, en Pologne. Le groupe dispose d’un système de gouvernance qui détecte les produits contrefaits et les achemine à son laboratoire central d’analyse de contrefaçon à Tours. Mais les Etats pauvres n’ont eux pas les moyens suffisants pour s’attaquer réellement aux trafiquants de médicaments, qui innovent en permanence pour échapper aux contrôles.

 

Les gouvernements africains, qui ont beaucoup d’autres préoccupations, n’ont pas la possibilité de mettre à la disposition des douaniers et des policiers les moyens nécessaires pour une contre-attaque efficace », souligne quelque peu résigné le professeur Gentilini, également chef de service à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris.

 

Source : http://www.francesoir.fr/actualites-societe-lifestyle/en-afrique-les-faux-medicaments-un-trafic-rentable-et-meurtrier 

Paul YOBOUA/ Mardi 16 Janvier 2018/ 26 janvier 2018

http://www.npsp.ci/Espace_client/veille.com/?p=286

 

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