SANTE/ HYPERTENSION ET MALADIES CARDIOVASCULAIRES : notre santé et notre avenir…
2 juin 2019  >  By:   >  A LA UNE, SANTE PUBLIQUE/ TECHNOLOGIES MEDICALES  >  No Comment   //   202 Views

 

« Maladies cardiovasculaires : Les maladies cardiovasculaires (MCV) regroupent un certain nombre de troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins comme :

  • l’hypertension artérielle (élévation de la tension);
  • les cardiopathies coronariennes (crise cardiaque ou infarctus);
  • les maladies cérébrovasculaires (accident vasculaire cérébral);
  • les artériopathies périphériques;
  • l’insuffisance cardiaque;
  • les cardiopathies rhumatismales;
  • les cardiopathies congénitales;
  • les cardiomyopathies. 

 

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1 – Définition et principaux troubles/ Prévalence : Les troubles cardiovasculaires, qu’est-ce que c’est ?

 

Cette terminologie médicale regroupe l’ensemble des pathologies et des troubles qui affectent le cœur, les artères et les veines. Dans la majorité des cas, les troubles cardiovasculaires (TCV) résultent d’un dysfonctionnement de la circulation sanguine au sein des artères coronaires qui irriguent le cœur. Si elles concernent l’ensemble de la population française, les maladies cardiovasculaires constituent la première cause de décès chez les femmes de plus de 65 ans. Il s’agit donc d’une priorité sanitaire.

 

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_ Quels sont les principaux TCV ?

Les troubles cardiovasculaires sont susceptibles de revêtir des formes diverses :

  • les troubles coronariens affectent les vaisseaux qui alimentent le muscle cardiaque ;
  • les artériopathies périphériques concernent les vaisseaux qui irriguent les membres inférieurs et supérieurs ;
  • les maladies cérébro-vasculaires touchent les vaisseaux qui irriguent le cerveau ;
  • les infarctus du myocarde correspondent à une destruction plus ou moins massive du muscle cardiaque ;
  • les accidents vasculaires cérébraux résultent d’une défaillance de la circulation du sang qui impacte une zone plus ou moins importante du cerveau ;
  • les thromboses veineuses profondes correspondent à une obstruction des veines des jambes par un caillot sanguin ;
  • les embolies pulmonaires correspondent à une obstruction des artères qui alimentent le poumon.

 

Source : www.topsante.com/ Juin 2019

 

https://www.topsante.com/medecine/troubles-cardiovasculaires/

 

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2 – Hypertension artérielle (HTA)/ Diagnostic et personnes à risque : Prévention et traitement

 

_ Qu’est-ce-que l’hypertension artérielle ?

L’hypertension artérielle est un trouble cardiovasculaire fréquent. Elle concerne plus de 10 millions de personnes en France. Habituellement, la tension – la pression du sang dans les artères – se situe à environ 12/8 cmHg (centimètres de mercure). Le premier chiffre, correspond à la tension artérielle mesurée pendant la phase de relâchement du cœur (pression diastolique). Le deuxième chiffre, à la mesure prise lors de la phase de contraction du cœur (pression systolique).

 

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La tension artérielle varie au cours de la journée (découvrez ici comment la prendre à la maison). En situation de stress ou d’émotion intense, elle s’élève naturellement. Quand la tension reste élevée en permanence, au-delà de 14/9 cmHg, on parle d’hypertension artérielle. Non traitée, l’hypertension peut provoquer de nombreuses complications : AVC, infarctus, insuffisance cardiaque ou rénale, rétinopathie, artériosclérose, troubles érectiles…

 

Dans 90 % des cas, on ne connait pas la cause de l’hypertension. Mais on sait qu’interviennent l’âge, l’hérédité, le manque d’exercice ou encore le surpoids… Plus rarement, l’hypertension est secondaire à une maladie ou à la prise de médicaments (anti-inflammatoires, bronchodilatateurs…). Pendant une grossesse, de l’hypertension peut aussi apparaître. On parle alors d’hypertension « gravidique ». Cette hypertension doit être surveillée car elle peut provoquer des problèmes à l’accouchement.

 

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_ Quels sont les symptômes de l’hypertension ? 

L’hypertension artérielle ne s’accompagne, en général, d’aucun symptôme c’est pourquoi on parle d’elle comme d’un « tueur silencieux ». Un tiers des personnes hypertendues ignore leur état. Chez les personnes présentant une hypertension, on peut toutefois remarquer certains signes :

  • Palpitations
  • Fatigue, somnolence
  • Vertiges
  • Troubles de la vue (mouches devant les yeux)
  • Nervosité
  • Maux de tête
  • Bourdonnements d’oreille
  • Saignements de nez
  • Nausées voire vomissements
  • Engourdissements ou fourmillements dans les mains et les pieds

 

Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur l’hypertension en infographie

 

Source : www.topsante.com/ Juin 2019

 

https://www.topsante.com/medecine/troubles-cardiovasculaires/hypertension/

 

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3 – Maladies cardiovasculaires : À propos des maladies cardiovasculaires

Définition

Les maladies cardiovasculaires (MCV) regroupent un certain nombre de troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins comme :

  • l’hypertension artérielle (élévation de la tension);
  • les cardiopathies coronariennes (crise cardiaque ou infarctus);
  • les maladies cérébrovasculaires (accident vasculaire cérébral);
  • les artériopathies périphériques;
  • l’insuffisance cardiaque;
  • les cardiopathies rhumatismales;
  • les cardiopathies congénitales;
  • les cardiomyopathies.

  

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_ Principaux faits

  • Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde : elles provoquent plus de décès que toute autre cause de mortalité.
  • On estime qu’en 2012, 17,5 millions de personnes en sont mortes, soit 30% de l’ensemble des décès dans le monde. Selon les estimations, 7,5 millions de ces décès sont dus aux cardiopathies coronariennes et 6,7 millions à l’accident vasculaire cérébral.
  • Les pays à revenu faible ou intermédiaire sont touchés de manière disproportionnée : on y recense plus de 80% des décès dus aux MCV, concernant presque à égalité les hommes et les femmes.
  • D’ici 2030, près de 23,6 millions de personnes mourront de maladies cardiovasculaires, principalement de cardiopathies et d’accidents vasculaires cérébraux. Selon les projections, ces affections resteront la première des causes de mortalité.

 

Source : www.who.int/ Juin 2019

 

https://www.who.int/cardiovascular_diseases/about_cvd/fr/

 

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Maladies cardiovasculaires

 

_ Prévention et lutte contre les maladies cardiovasculaires

Les maladies cardiovasculaires (MCV) constituent un ensemble de troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins qui comprend les cardiopathies coronariennes, cerébro-vasculaires, rhumatismales et d’autres affections.

 

Elles sont la première cause de mortalité dans le monde. Quatre décès sur cinq par maladie cardiovasculaire dans le monde surviennent par crise cardiaque ou AVC. Les personnes exposées à un risque élevé de maladies cardiovasculaires (du fait de la présence d’un ou plusieurs facteurs de risque comme l’hypertension, le diabète, l’hyperlipidémie ou une maladie déjà installée) nécessitent une détection précoce et une prise en charge comprenant soutien psychologique et médicaments, selon les besoins.

 

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Maladies cardiovasculaires

 

_ Prévention et lutte contre les maladies cardiovasculaires

Les maladies cardiovasculaires (MCV) constituent un ensemble de troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins qui comprend les cardiopathies coronariennes, cerébro-vasculaires, rhumatismales et d’autres affections.


Elles sont la première cause de mortalité dans le monde. Quatre décès sur cinq par maladie cardiovasculaire dans le monde surviennent par crise cardiaque ou AVC. Les personnes exposées à un risque élevé de maladies cardiovasculaires (du fait de la présence d’un ou plusieurs facteurs de risque comme l’hypertension, le diabète, l’hyperlipidémie ou une maladie déjà installée) nécessitent une détection précoce et une prise en charge comprenant soutien psychologique et médicaments, selon les besoins.

  

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_ Focus

Prévention et lutte contre les maladies cardiovasculaires

Journée mondiale de la Santé 2013 – surveillez votre tension artérielle

17,5 millions de décès dus aux maladies cardiovasculaires ont été enregistrés en 2012.

À propos des maladies cardiovasculaires

80%des crises cardiaques ou des AVC prématurés sont évitables.

Éviter une crise cardiaque ou un AVC

75%Plus des 3/4 des décès liés aux maladies cardiovasculaires interviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.

Principaux repères sur les maladies cardiovasculaires

  

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_ Principaux messages pour protéger la santé cardiaque

  • Le tabagisme, la mauvaise alimentation et le manque d’exercice physique augmentent le risque d’accident cardiaque ou vasculaire cérébral.
  • La pratique d’une activité physique pendant au moins 30 minutes chaque jour de la semaine contribue à la prévention de l’accident cardiaque ou vasculaire cérébral.
  • La consommation de cinq fruits et légumes par jour et la limitation de l’ingestion de sel à moins d’une cuillère à café par jour aident également à prévenir l’accident cardiaque ou vasculaire cérébral.

  

_ Facteurs de risque

 

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_ Questions-réponses

Prévention

 

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_ Thèmes associés

 

Source : https://www.who.int/ Juin 2019

 

https://www.who.int/cardiovascular_diseases/fr/

 

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4 – Hypertension artérielle (HTA) en Afrique subsaharienne

 

Objectifs : L’hypertension artérielle (HTA) est la principale cause évitable de maladies cardiovasculaires et d’insuffisance rénale chronique. L’Afrique subsaharienne (ASS) n’est pas épargnée par ce problème mondial de santé. Le présent travail décrit l’épidémiologie de l’HTA en ASS.

 

Matériel et méthode

Une revue de la littérature sur l’épidémiologie de l’HTA en ASS a été effectuée dans la base de données PubMed, sur une période de 10 ans. Nous avons également exploité les résultats des études STEPS de l’OMS conduites en ASS ainsi que des données de la cohorte TAHES mise en place au Bénin.

 

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Résultats

L’ASS présente des prévalences élevées d’HTA parmi les adultes âgés de 18 ans et plus, variant entre 16 % et 40 %. Cette prévalence dépasse 60 % chez les personnes âgées de 65 ans et plus dans certaines études. On note des proportions élevées de personnes avec des pressions artérielles élevées ignorant leur statut (> 70 %), ne prenant pas de traitement (> 80 %), ou d’hypertendus non contrôlés sous traitement (30 %–80 %).

 

Les taux de mortalité (standardisés sur l’âge) liés à la pression artérielle systolique ≥ 140 mmHg ont été estimés à environ 150 pour 100 000 personnes en 2015 en ASS pour une moyenne mondiale de 125 pour 100 000 personnes. En effet, l’HTA est associée à des complications précoces et à une mortalité élevée en ASS du fait de sa détection tardive et des difficultés relatives à sa prise en charge dans un contexte de ressources limitées.

 

La mortalité attribuable à l’HTA en ASS est en grande partie due aux accidents cérébrovasculaires. En dehors des facteurs classiques tels que l’âge et l’hérédité, l’apparition de l’HTA est souvent liée chez l’adulte en ASS à des facteurs modifiables nutritionnels et environnementaux.

 

Conclusion

L’HTA représente un problème de santé important en ASS. Il convient de renforcer les actions locales pour sa prévention et sa prise en charge correcte à large échelle.

 

JMV-Journal de Médecine Vasculaire/ March 2018

 

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2542451317303620/

 

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5 – SANTE EN AFRIQUE : Les maladies cardiovasculaires deviendront bientôt la première cause de mortalité

 

Le paludisme, le sida et la tuberculose étaient les trois maladies les plus dévastatrices sur le continent africain. Toutefois, ces dernières années, les maladies cardiovasculaires. Ce qui est considéré comme une transition épidémiologique par les spécialistes. Le continent africain était plus touché par les maladies transmissibles, les infections et les maladies comme le paludisme, la tuberculose et le sida (les trois maladies les plus dévastatrices).

 

Mais avec le changement dans le mode de vie et de consommation, les maladies cardiovasculaires risquent de devenir dans un futur proche la première cause de mortalité. «C’est une période de transition épidémiologique ; à part les maladies cardiovasculaires qui sont en train d’augmenter avec un taux de mortalité en hausse, on a encore des maladies transmissibles comme les infections», analyse le spécialiste en cardiologie Mahdaoui. 

 

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Pour anticiper sur ces maladies très coûteuses et souvent mortelles, Abdalah Mahdaoui, qui est un des membres du club cardiologie du sport en Afrique et qui participe à Dakar au 7èmecongrès panafricain et Méditerranéen de la cardiologie du sport,  dit : «Il faut surtout la prévention qui est primordiale, notamment le dépistage à l’âge du préscolaire de facteurs de risque avant que la maladie ne se développe ; il lutter contre l’obésité, le tabagisme, la sédentarité. En deuxième phase, il y a la prévention primaire après l’apparition de facteurs de risque cardiovasculaires pour les patients atteints d’hypertension, de diabète».

 

Les autres intervenants ont tous étaient d’accord qu’avant ce sont les maladies comme le paludisme, la tuberculose et le sida qui étaient les premières causes de mortalité, mais la courbe s’est inversée.  «Les maladies cardiovasculaires qui sont la première cause de mortalité dans le monde n’épargnent plus  le continent africain», explique Abdoul Kane qui continue que dans quelques années les maladies cardiovasculaires seront la première cause de décès en Afrique. Le Sénégal n’est pas aussi en reste car les maladies cardiovasculaires y font des ravages et risquent d’être la première cause de mortalité.

 

Tidiane Diouf / La rédaction/ Source : www.lejecos.com/ Vendredi 22 Décembre 2017

 

https://www.lejecos.com/SANTE-EN-AFRIQUE-Les-maladies-cardiovasculaires-deviendront-bientot-la-premiere-cause-de-mortalite_a12255.html/

 

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6 – Les maladies du Nord migrent en Afrique

 

Signe des profondes transformations à l’œuvre en Afrique, les maladies dites « de pays développés », comme le diabète ou les défaillances cardio-vasculaires, se répandent dans la plupart des États du continent. Si les nouvelles habitudes alimentaires sont aussi en cause, cette dégradation de la santé des populations trouve sa source dans l’urbanisation accélérée et les pratiques de l’agro-industrie.

 

On les surnomme « maladies des pays industrialisés » ou « maladies de civilisation » ; mais en Afrique, dès 2030, les maladies non transmissibles (MNT) — diabète et maladies cardio-vasculaires notamment — devraient provoquer davantage de décès que les maladies transmissibles, dont le sida (1).

 

Si, dans l’imaginaire occidental, le continent noir a toujours été perçu comme une terre de risque sanitaire en raison du paludisme, de la fièvre jaune, puis du sida et d’Ebola, il subit aujourd’hui une sorte de « double peine » : un lourd tribut payé aux maladies infectieuses et une hausse des MNT qui pèse sur les systèmes de santé comme sur les familles, premières pourvoyeuses de soins (2). Le cas du diabète est exemplaire des enjeux que pose l’expansion de ces pathologies en Afrique. Encore trop souvent ignorées, elles se développent à un rythme rapide. Leur prise en charge implique une éducation sanitaire des individus et l’engagement politique des États.

 

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« Le diabète a toujours existé dans nos pays, souligne le diabétologue sénégalais Saïd Norou Diop. Mais il connaît au Sénégal une véritable explosion depuis une dizaine d’années (3).  » Les MNT ont tué en 2012 plus de 38 millions de personnes dans le monde. Les quatre cinquièmes de ces décès — soit 29 millions — se produisent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire (4) : Sénégal, Cameroun, Congo-Brazzaville, Gabon…

 

Leur émergence est liée à la transformation des modes de vie, dont l’urbanisation rapide est un accélérateur. À l’orée des indépendances, 15 % de la population seulement du continent vivait en ville ; aujourd’hui, le chiffre avoisine 38 %. Cette dynamique provoque un changement des habitudes alimentaires (la consommation de viande devient plus régulière, et celle d’huile, de sel, de boissons sucrées de type soda augmente) alors que les individus deviennent plus sédentaires (5).

 

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À cela s’ajoutent l’ingestion accrue d’alcool, le tabagisme et l’exposition aux produits chimiques. Le manque, voire l’absence, de programmes de prévention est souvent mis en cause, ainsi que les prédispositions génétiques de certaines populations. Cependant, ces arguments, qui renvoient les individus à leur responsabilité (innée ou acquise), ne doivent pas faire oublier le rôle décisif de l’agro-industrie, qui inonde les marchés africains de produits peu onéreux mais de mauvaise qualité.

 

Le remplacement du soumbala (une épice produite à partir de la graine de néré) par le cube Maggi, vendu à grand renfort de publicité, symbolise ces dérives. Les gouvernements sont les seuls en mesure d’encadrer la distribution des produits et de diffuser les informations nécessaires aux populations pour veiller à leur bien-être.

 

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_ Malnutrition et obésité coexistent

En 2014, les frais de santé qu’engendre le diabète étaient évalués à 612 milliards de dollars (6). Plus généralement, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’inquiète de l’augmentation des « pertes économiques cumulées » dues aux MNT : poids de la pathologie sur le système de santé, dégradation du marché du travail en raison de l’affaiblissement de la main-d’œuvre malade ou absente, fragilisation du tissu social, etc. Selon elle, ces pertes s’élèveront à 7 000 milliards de dollars pour la période 2011-2025, alors même que le coût de la réduction de la charge mondiale des MNT n’est estimé qu’à 11,2 milliards de dollars par an.

 

Parmi elles, ce sont les maladies cardio-vasculaires qui provoquent le plus grand nombre de décès (17,3 millions par an), suivies des cancers (7,6 millions), des maladies respiratoires (4,2 millions) et du diabète (1,3 million), selon l’OMS. Dans les pays africains les plus pauvres, on estime que 75,1 % des individus vivant avec un diabète sucré ne sont pas diagnostiqués (7). Dans ceux à revenu faible ou intermédiaire (Gabon, Afrique du Sud, Kenya par exemple), l’attention — justifiée — portée aux maladies transmissibles (comme le VIH/sida, la tuberculose, le paludisme) a freiné la reconnaissance des MNT (8).

 

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On impute à ces quatre groupes d’affections environ 80 % de l’ensemble des morts dues aux MNT. Parmi les facteurs de risque, la mauvaise alimentation inquiète particulièrement en raison de ses conséquences sur le développement des enfants (9). Le surpoids prédispose aux maladies cardio-vasculaires et au diabète. Or les enfants des pays à revenu faible ou intermédiaire sont particulièrement vulnérables aux problèmes de poids. Ils souffrent d’une alimentation insuffisante dans la période prénatale, infantile et juvénile, et par la suite d’une nourriture médiocre, souvent trop riche en graisses, en sucre, en sel et présentant de faibles qualités nutritives. En conséquence, malnutrition et obésité coexistent (10).

 

Ces transformations ont été soulignées par l’OMS dès 1991, sans réaction adaptée des pouvoirs publics (11). En 2002, l’organisation réitère son appel à redoubler d’efforts et souligne encore les conséquences sanitaires de la transition nutritionnelle. À l’époque, les inégalités profondes entre le Nord et le Sud, mais aussi entre les élites prises en charge dans les cliniques marocaines et européennes et la population sans accès aux soins, étaient déjà connues.

 

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Cependant, l’irruption de l’épidémie de sida à la fin des années 1980 et la mise en place de programmes massifs de lutte contre la maladie (création de l’Onusida en 1996) ont sonné le glas pour vingt-cinq ans d’un investissement dans la prise en charge du diabète et des autres pathologies non transmissibles.

 

Si les programmes verticaux — qui concentrent financement et agents de santé sur le traitement d’une seule pathologie — consacrés au VIH ont suscité l’espoir d’une éradication de la maladie, cela s’est fait en partie au détriment du financement de la lutte contre d’autres pathologies. Justifiée par le risque que représentait le sida à l’échelle planétaire, l’identification des maladies à traiter en priorité est aussi un héritage des services coloniaux, qui se consacraient à une seule affection (comme la maladie du sommeil).

 

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Alors que la lutte contre les MNT revient à l’ordre du jour, portée notamment par l’OMS, le développement simultané des épidémies Ebola et Zika fait à nouveau planer la menace de son occultation. L’engagement des pays les plus riches dans le financement de la santé globale obéit en effet plus à la perception d’un éventuel risque pour les pays du Nord qu’à un élan humanitaire fondé sur l’analyse de données épidémiologiques (12). Si le paludisme, le diabète ou la mortalité maternelle étaient contagieux, la face de la santé globale serait sans doute différente.

 

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Le diabète de type 2, le plus fréquent en Afrique, est une maladie évolutive qui peut nécessiter l’usage de l’insuline. Les systèmes de santé des pays les moins développés manquent des outils de diagnostic, de surveillance (comme les moyens d’établir le taux d’hémoglobine glyquée afin de prévenir une complication) et de prise en charge du diabète autres que l’amputation pour les cas sévères. Les programmes de prévention et d’éducation du patient sont insuffisants, et les moyens financiers des plus pauvres ne leur permettent pas de suivre un régime alimentaire adéquat (lire « Le diabète en pleine expansion »).

 

Le gouvernement sénégalais soutient l’initiative « m-diabète » mise en place par l’OMS et l’Union internationale des télécommunications : elle utilise la téléphonie mobile (au Sénégal, 83 % de la population possède un portable) pour diffuser des messages de prévention du diabète et des conseils portant sur l’alimentation, le soin des pieds ou la façon de gérer la maladie lors de la période du ramadan, par exemple.

 

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Étant donné le manque de moyens des systèmes de santé du Sud, la reconnaissance des MNT repose en partie sur la bonne volonté des acteurs internationaux. Cette situation appelle un choix politique : faut-il admettre que les pathologies se distribuent dans la société en fonction de la capacité des individus à garantir la qualité de leur environnement, de leur alimentation comme des soins qu’ils reçoivent (parfois dans des capitales occidentales) ?

 

Ou devons-nous collectivement et avec les États concernés prendre la mesure des enjeux de cette transition épidémiologique qui expose les plus pauvres à des pathologies nécessitant des soins de longue haleine, trop coûteux pour être pris en charge par le système public et dispensés à tous dans des conditions optimales ?

 

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Depuis la fin des années 1980, la production d’outils de mesure et de qualification du diabète a permis de reconnaître sa dimension épidémique. Pourtant, force est de constater que cela n’a pas provoqué les mêmes effets politiques que pour la pandémie de sida. Aujourd’hui, lutter contre le diabète et plus largement les MNT suppose de rendre disponibles des outils de diagnostic et de traitement, ainsi que des compétences spécifiques, mais également de lutter contre les inégalités, de construire un système de santé juste et efficace et de s’opposer aux lobbys de l’agro-industrie qui inondent le continent de sodas et d’aliments favorisant l’apparition de la maladie.

 

« Contrairement aux croyances établies, souligne un rapport de l’OMS, le diabète de l’adulte devrait désormais être considéré comme une menace particulière pour la santé publique des communautés du tiers-monde vivant dans des pays en développement ainsi que pour les minorités défavorisées des pays industrialisés (13). » Souhaitons que les nouvelles urgences Ebola et Zika ne viennent pas freiner la fragile reconnaissance des maladies non transmissibles et l’appel à proposer une réponse politique globale.

 

Par Frédéric Le Marcis / Mars 2017/ Source : https://www.monde-diplomatique.fr/2017/03/LE_MARCIS/57228/

 

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