Santé/ Femme et fertilité : L’hystérosalpingographie
15 mars 2018  >  By:   >  A LA UNE, SANTE PUBLIQUE/ TECHNOLOGIES MEDICALES  >  No Comment   //   942 Views

 

« L’hystérosalpingographie : L’hystérosalpingographie est une radiographie des cavités de l’utérus et des trompes utérines. Elle a pour objectif de détecter des malformations de l’appareil reproducteur ou des tumeurs. » 

 

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1 – Hystérosalpingographie

 

Définition

Il s’agit d’un examen radiographique de l’utérus et des trompes utérines. Son but est d’explorer la cavité et les trompes utérines pour rechercher une anomalie. Grâce à l’injection d’un produit de contraste dans la cavité utérine, l’hystérosalpingographie (HSG) permet d’affirmer ou d’infirmer la perméabilité des trompes, la normalité de la cavité utérine et la dispersion du produit dans la cavité péritonéale. L’hystérosalpingographie permet d’opacifier et d’explorer le canal endocervical et son trajet, la cavité utérine, les orifices internes des trompes (ostiums tubaires), les trompes utérins, les orifices externes des trompes et la cavité péritonéale. L’hystérosalpingographie ne permet pas l’exploration des ovaires.

 

Indications

L’hystérosalpingographie est indiquée dans les cas suivants :

Bilan de stérilité (indication de loin majoritaire) ;

Bilan de fausses couches à répétition ;

Bilan de fausse couche tardive ou d’un accouchement prématuré ;

Bilan de méno-métrorragies (saignement d’origine utérine) ;

Exploration complémentaire lors de la découverte d’une image échographique intra-utérine anormale.

L’HSG reste l’examen de base de l’exploration de la stérilité d’origine tubaire.

Dans le contexte de l’exploration de méno-métrorragies ou d’une image échographique intra-utérine anormale l’hystérosalpingographie a été supplantée par l’hystéroscopie diagnostique qui permet d’obtenir un diagnostic plus précis ainsi qu’une biopsie d’endomètre dirigée.

 

Contre indications

L’hystérosalpingographie est contre indiquée en cas de :

Grossesse ;

Infection génitale évolutive.

 

A quel moment se fait une hystérosalpingographie ?

L’examen est pratiqué en dehors de la période des règles, en première partie du cycle. Chez une femme non ménopausée, le moment idéal se situe entre J-8 et J-13 du cycle (J-1 étant le premier jour des règles). On est alors sûr de l’absence d’une grossesse débutante. Dans cette phase du cycle l’endomètre est fin et est plus facilement analysable. Chez la femme ménopausée l’examen peut être pratiqué à tout moment, de préférence en dehors de la période de saignement.

 

Ca dure longtemps ?

La consultation dure environ 30 minutes mais l’examen proprement dit ne dure qu’environ cinq minutes.

 

Ca fait mal ?

L’hystérosalpingographie est le plus souvent indolore. Parfois, l’examen est légèrement désagréable (comme des règles douloureuses). Dans moins de 5 % des cas, il peut être douloureux (obstruction du col nécessitant une dilatation ; patiente très stressée).

 

Existe-il une préparation ?

Il n’existe généralement aucune préparation ou prémédication particulières avant l’hystérosalpingographie.

En cas d’allergie à l’iode ou d’un terrain allergique, une prémédication à base d’anti-histaminiques ou de corticoïdes est prescrite par le radiologue, à prendre la veille et le jour de l’examen.

Le jour de l’examen, il est important de ramener l’ordonnance et éventuellement les autres examens qui s’y rattachent : échographie pelvienne, hystéroscopie ou anciens clichés d’hystérosalpingographie.

 

Comment se déroule une hystérosalpingographie ?

L’hystérosalpingographie est pratiquée par un radiologue. L’examen se fait sans anesthésie. La patiente s’installe en position « gynécologique ». Le médecin place le spéculum, désinfecte le col utérin puis introduit une sonde dans l’utérus, par les voies naturelles. Il injecte progressivement le produit de contraste. Normalement, le produit de contraste opacifie progressivement l’utérus et des trompes jusqu’à son passage dans la cavité péritonéale.

Plusieurs clichés sont pris avant, pendant et après l’injection du produit et cela en différentes positions :

Cliché sans préparation (recherche de calcifications pelviennes) ;

Cliché de faible remplissage (met en évidence des polypes ou des fibromes sous muqueux) ;

Cliché de remplissage tubaire (appréciation de l’état de la muqueuse tubaire) ;

Cliché de profil (apprécie la position utérine et le trajet des trompes) ;

Cliché tardif (évalue le brassage péritonéal, recherche d’adhérences pelviennes).

Dans certains cas, l’hystérosalpingographie est associée à un cathétérisme tubaire. Il s’agit d’une hystérosalpingographie sélective, dont le but est d’essayer de désobstruer les trompes à l’aide d’un petit cathéter introduit lors de l’examen.

 

Les risques

Comme chaque examen, l’hystérosalpingographie comporte certains risques, rares :

Infection de l’utérus ou des trompes utérines (endométrite, salpingite, pyosalpinx) pouvant nécessiter parfois une hospitalisation ou une intervention chirurgicale ;

Réaction allergique au produit de contraste ;

Malaise vagal consécutif à la douleur.

 

Que peut-on retrouver ?

L’hystérosalpingographie peut s’avérer normale. En fonction de l’indication initiale de l’examen, on peut retrouver avec une fréquence variable, certaines anomalies :

Obstruction tubaire : une ou les deux trompes sont « bouchées ». L’obstruction peut être proximale (orifice tubaire interne) ou distale (orifice tubaire externe). L’obstruction distale peut être modérée, permettant un faible passage (appelée phimosis) ou être complète, ne permettant aucun passage (appelée hydrosalpinx) ;

Polype intra-utérin ;

Fibrome sous-muqueux (tumeur bénigne de l’utérus) ;

Synéchie (adhérences et accolements dans la cavité utérine ou dans le col) ;

Malformation congénitale de l’utérus (cloison utérine, utérus bicorne) ;

Utérus cloisonné

Hypertrophie de l’endomètre (épaississement de la muqueuse utérine) ;

Adénomyose ;

Cancer de l’endomètre ;

Cancer de la trompe utérine.

L’hystérosalpingographie n’est pas un examen fiable à cent pour cent. Il peut être faussement positif ou faussement négatif (spasme tubaire lors de l’examen, bulles d’air dans la cavité utérine).

 

 
Hydrosalpinx bilatéral Utérus à fond arqué

 

Hydrosalpinx bilatéral

Obstruction tubaire proximale droite et phymosis tubaire gauche

Hystérosalpingographie sélective avec cathétérisme tubaire droit permettant la désobstruction tubaire

Hystérosalpingographie sélective avec cathétérisme tubaire droit permettant la désobstruction tubaire

 

Et après ?

Après l’examen un petit saignement peut apparaître ainsi qu’un léger écoulement du produit utilisé pendant l’examen. La patiente reprend une activité normale. Parfois, des antibiotiques sont prescrits par le radiologue pour quelques jours, afin de réduire le risque infectieux lié à l’examen.

Des douleurs comparables à celles des règles peuvent persister pendant quelques minutes à quelques heures après la fin de l’examen.

L’examen se termine par la réalisation d’un compte rendu, remis à la patiente et à son médecin traitant ou à son gynécologue. Ce dernier explique les résultats et propose la conduite à tenir.

Si des douleurs anormales ou de la fièvre apparaissent dans les jours suivants l’examen, il faut en avertir le médecin ayant pratiqué l’hystérosalpingographie, le médecin traitant ou le gynécologue.

Où faire une hystérosalpingographie ?

L’hystérosalpingographie se fait par un radiologue, à l’hôpital, en clinique ou en cabinet de radiologie.

Forum hystérosalpingographie

A lire aussi

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Salpingite

Synéchie utérine

Catégorie : Stérilité Fertilité/  Mis à jour : 27 décembre 2017/

 

https://docteur-benchimol.com/hysterosalpingographie.html

 

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2 – Hystérographie – Définition

 

Définition

Déroulement

Indications

A lire aussi: Les indication de hysterosalpingographie

 

Définition

L’hystérographie ou hystérosalpingographie est un examen d’imagerie médicale qui permet de visualiser l’utérus, le col de l’utérus et les trompes de Fallope.

 

Déroulement

Une substance opaque aux rayons X est injectée dans la paroi utérine puis des radiographies sont effectuées. L’hystérographie est de moins en moins utilisée depuis l’avènement de l’hystéroscopie, bien moins contraignante et permettant de ne pas exposer les organes génitaux aux rayons X. 

Indications

L’hystérographie est néanmoins toujours pratiquée notamment dans le bilan d’infertilité chez la femme, pour la recherche de malformations ou d’une tumeur, et doit être réalisée dans la première partie du cycle menstruel avant l’ovulation.

FRESBR/ Février 2018

http://sante-medecine.journaldesfemmes.com/faq/13505-hysterographie-definition

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3 – L’hystérosalpingographie

 

L’hystérosalpingographie est une radiographie des cavités de l’utérus et des trompes utérines. Elle a pour objectif de détecter des malformations de l’appareil reproducteur ou des tumeurs. 

  

Sommaire

A quoi sert l’hystérosalpingographie ?

Qu’est-ce qu’une hystérosalpingographie ?

Comment se déroule l’hystérosalpingographie ?

L’hystérosalpingographie est-elle douloureuse ?

Comment se préparer à une hystérosalpingographie ?

Quels sont les risques d’une hystérosalpingographie ?

 

. A quoi sert l’hystérosalpingographie ?

L’hystérosalpingographie étudie la cavité utérine et les trompes qui ne sont pas visibles sur des radiographies standards.

Cet examen est très utile dans les bilans de stérilité, d’infections répétitives, de saignements génitaux, de douleurs…

Elle recherche des anomalies telles qu’une tumeur, un fibrome ou un rétrécissement des voies génitales.

 

. Qu’est-ce qu’une hystérosalpingographie ?

Cet examen utilise les rayons x et un produit de contraste à base d’iode.

Son principe consiste à opacifier et visualiser la cavité de l’utérus et des trompes. Le produit de contraste est injecté dans l’utérus grâce à une sonde. Il diffuse et tapisse les parois de l’utérus puis des trompes qui seront visibles sur les clichés grâce aux propriétés radio opaque de l’iode.

La salle d’hystérosalpingographie est constituée de : 

L’appareil qui se compose d’une table basculante au-dessus de laquelle un bras articulé muni d’un tube à rayons x se déplace.

Le pupitre de commande derrière lequel se trouve le personnel médical est séparé du reste de la pièce par une vitre plombée protectrice.

 

. Comment se déroule l’hystérosalpingographie ?

C’est un médecin spécialiste en radiologie qui pratique cet examen.

Après avoir signalé votre arrivée à l’accueil, on vous fera patienter quelques minutes en salle d’attente.

Avant l’examen, vous passerez au vestiaire pour vous dévêtir (on vous indiquera les vêtements qu’il faut ôter).

N’oubliez pas d’aller au toilettes pour plus de confort.

Pendant l’examen, vous êtes allongé sur le dos ou en position gynécologique.

L’examen se déroule dans des conditions stériles. Le radiologue commence par mettre le spéculum puis introduit la sonde dans la cavité utérine. Le produit de contraste est injecté lentement. Plusieurs clichés sont alors réalisés dans différentes positions afin de suivre sa progression dans l’utérus puis dans les trompes. A ce moment là, ne bougez pas et bloquez votre respiration. La sonde est enlevée après l’examen.

 

L’examen dure environ 30 minutes.

En cas de problème lors de l’examen, n’hésitez pas à le signaler au personnel médical.

Après l’examen, utilisez une protection féminine, un écoulement du produit pouvant se produire durant un ou deux jours.

 

Les résultats : le radiologue vous donnera un premier commentaire. Il enverra son compte rendu définitif à votre médecin traitant ou gynécologue dans les plus brefs délais. Ce dernier vous expliquera les résultats et vous donnera la conduite à tenir.

 

. L’hystérosalpingographie est-elle douloureuse ?

L’introduction de la sonde est le moment le plus douloureux mais il ne dure que quelques instants. L’injection du produit de contraste peut être responsable de douleurs identiques à celles des règles. Elles sont passagères et des antalgiques contre la douleur seront prescrits si besoin.

Comment se préparer à une hystérosalpingographie ?

Cet examen se réalise dans la première partie du cycle menstruel (dans les 10 jours après le début des règles)

Il ne devra pas être réalisé en cas de grossesse.

Aucune préparation n’est nécessaire.

Pas besoin d’être à jeun : vous pouvez manger, boire et prendre votre traitement habituel.

Si vous êtes allergique, des comprimés à prendre la veille et le jour de l’examen pourront vous être prescrits.

 

Pensez à apporter :

La lettre de votre médecin et vos ordonnances.

Votre carte d’assuré social.

Vos anciennes radiographies qui permettront une comparaison.

Le produit de contraste s’il vous a été prescrit.

  

Signalez :

Si vous êtes enceinte ou pensez l’être pour que des précautions soient prises.

Si vous êtes allergiques.

Quels sont les risques d’une hystérosalpingographie ?

L’introduction de la sonde peut irriter la muqueuse utérine ce qui est sans gravité. Une infection est possible mais elle reste exceptionnelle et sera prévenue par une désinfection soigneuse du col.

Le produit de contraste peut être responsable d’une réaction allergique dans de rares cas. Si vous présentez un terrain propice, des comprimés donnés la veille et le jour même la limiteront.

Les rayons x sont sans danger du fait des très faibles doses utilisées.

 

Ecrit par : Dr Sébastien Ronze/ Mis à jour le 09 juillet 2016

 

http://www.doctissimo.fr/html/sante/imagerie/hysterosalpingographie.htm

 

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