SANTE/ CORONAVIRUS (COVID-19) : diagnostic, vaccin, traitement (solutions et expertises médicales à l’œuvre)
5 mai 2020  >  By:   >  A LA UNE, INFORMATIONS GENERALES, SANTE PUBLIQUE/ TECHNOLOGIES MEDICALES  >  No Comment   //   313 Views

 

« COVID-19/ Quels sont les travaux en cours pour trouver des traitements ?

Plus de 150 médicaments différents font l’objet de recherches dans le monde entier. La plupart sont des médicaments existants qui sont testés contre le virus.

. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé l’essai Solidarité, qui vise à évaluer les traitements les plus prometteurs

. Le Royaume-Uni affirme que son essai Recovery est le plus important au monde, avec plus de 5 000 patients qui y participent déjà

. Et de nombreux centres de recherche dans le monde tentent d’utiliser le sang des survivants comme traitement. »

 

What the U.S. Needs to do to Follow South Korean Model | Time

 

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Emmanuel Macron sur le déconfinement: « Nous avons la capacité à ...

 

1 – Tests du coronavirus : qui sera dépisté au déconfinement ?

 

Emmanuel Macron a réaffirmé la capacité de France à pratiquer « 700 000 tests par semaine ». Qui réalisera ces dépistages du Covid-19 ? Les asymptomatiques seront-ils testés ?

Emmanuel Macron a certifié, lundi 4 mai 2020, que la France avait « la capacité de faire ces 700 000 tests par semaine ». Pour renforcer les capacités de dépistage, le Docteur Bertrand Legrand, médecin généraliste à Tourcoing (59), a décidé de pratiquer des tests diagnostics du Covid-19 dans son cabinet.

 

Déconfinement : 700 000 tests virologiques par semaine à partir du ...

 

 « Si on veut tester massivement, je ne vois pas d’autre solution que de demander aux généralistes de faire ces tests », a-t-il assuré à France3. Depuis quelques jours, le praticien propose « systématiquement » des dépistages à ses patients. Sur les 17 tests pratiqués, un est revenu positif. Selon ce médecin, « si on ne teste que les symptomatiques, on va passer à côté de beaucoup de cas. » Bertrand Legrand a assuré : « Il faut se poser la question de ce qui est réellement applicable. Pour moi, ce sont les tests en cabinet. Nous avons déjà des écouvillons pour tester les angines, on peut facilement les reconvertir en tests PCR. »

 

BioMedomics Launches COVID-19 IgM-IgG Rapid Test for Novel ...

 

_ Y a-t-il des tests en libre service ?

Non, pas pour l’instant. En raison des problèmes logistiques, notamment le manque de matériel et l’engorgement des laboratoires, les tests ne sont pas systématiques. Le Conseil scientifique a récemment rappelé que le confinement était actuellement « la seule stratégie réellement opérationnelle, l’alternative d’une politique de dépistage à grande échelle et d’isolement des personnes détectées n’étant pas pour l’instant réalisable à l’échelle nationale ».

 

Ainsi, pour l’heure seules les personnes « à risque » sont dépistées (les professionnels de santé symptomatiques, les personnes âgées symptomatiques, les personnes présentant des difficultés respiratoires sévères ou des comorbidités, les personnes hospitalisés et les nouveaux foyers de l’épidémie).  Mais la situation va changer. Emmanuel Macron, dans son allocution du 13 avril 2020, a certifié que « le 11 mai [NDLR : amorce du déconfinement], la France pourra tester toute personne présentant des symptômes. »

 

Les « cas contacts » seront également soumis à des tests diagnostics. Olivier Véran, sur FranceInfo, a expliqué qu’un test positif induit une logique « d’isolement, de protection, de soins » et de  » traçage ». Le ministre a assuré que « les tests [seront] pris en charge par l’Assurance maladie et en totalité. » 

 

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_ Les tests PCR 

Edouard Philippe a annoncé, lundi 28 avril 2020, qu’à « la sortie du confinement, nous serons en capacité de massifier nos tests.  Nous nous sommes fixés l’objectif de réaliser au moins 700 000 tests virologiques [PCR] par semaine. » Pourquoi ce nombre ? Parce que le Conseil scientifique prévoit, à l’heure du déconfinement, entre 1 000 à 3 000 cas par jour.

 

De plus, à chaque nouveau cas « il faudra tester entre 20 à 25 personnes ayant croisé le malade dans les jours précédents ». Ce chiffre de 525 000 tests permet une marge pour « mener des campagnes de dépistage comme celles réalisées dans les EHPAD notamment. » Pour atteindre ces cibles, le Ier ministre a détaillé : « Nous avons fait sauter les verrous qui empêchaient la participation des laboratoires de recherche et des laboratoires vétérinaires à cet effort collectif. »

 

Il a également rappelé la mobilisation des « laboratoires publics et privés qui peuvent, aujourd’hui, monter en charge très rapidement, en terme de capacité. » L’arrêté du 7 mars 2020 stipule : « le prélèvement à privilégier est un prélèvement nasopharyngé des voies respiratoires hautes par écouvillonnage ou des voies respiratoires basses (crachats ou liquide bronchoalvéolaire ). » Une vidéo publiée par le NEJM illustre cette procédure.

 

Covid-19 : cinq questions sur les tests sérologiques et virologiques

 

Toutefois, dans les faits, les tests biologiques sont parfois faillibles. François Blanchecotte, le président national du syndicat des biologistes, a expliqué sur FranceInfo que la sensibilité du test est de « 98% quand on prélève correctement ». Cependant, il s’agit d’un  » geste technique, s’il est mal réalisé, il peut expliquer en bonne partie ce qu’on attribue par erreur à des ‘faux négatifs' », a précisé Nicolas Lévêque chef du service de virologie du CHU de Poitiers.

 

De plus, au bout de quelques jours (7-8 jours) le virus mute dans les poumons. Il faudrait, alors, préféré un prélèvement profond, dans la trachée ou dans les bronches. En définitive, « sur 100 patients que vous testez, il y en a 30 à côté desquels vous passez », a indiqué François Blanchelotte.

 

Covid-19 : les tests sérologiques, enjeu majeur de la sortie du ...

 

_ Les tests sérologiques et rapides 

Il y a quelques semaines, le Gouvernement avait évoqué la possibilité d’une campagne sérologique à l’issue du confinement. Cependant, Edouard Philippe s’est montré méfiant devant l’Assemblée nationale le 21 avril 2020. Il a estimé que ces tests  « ont montré parfois des limites voire des limites préoccupantes. » Le faible taux de fiabilité — de l’ordre de 60% — ne permet pas « de concevoir une politique de santé publique ». Le chef du Gouvernement a assuré qu’une « doctrine d’utilisation de tests sérologiques avec ce niveau d’incertitudes est probablement une très mauvaise idée. » De plus, Edouard Philippe a interrogé sur l’intérêt de dépister sérologiquement alors que l’immunité au coronavirus n’a pas été établie.

 

En pratique ces tests sont de deux types : rapide ou ELISA. Le premier est d’une grande simplicité : une seule goute de sang suffit et le résultat apparaît en une poignée de minutes. Le second nécessite une prise de sang. Le sérum sanguin est ensuite analysé, les conclusions sont disponibles en quelques jours. L’un comme l’autre reposent sur la détection a posteriori d’anticorps contre le nouveau coronavirus. Ces tests sont efficients seulement plusieurs jours après l’infection (entre 10 et 14 jours).

 

Bouches-du-Rhône : les tests de dépistage du Covid-19 se ...

 

La Haute Autorité de Santé (HAS) a précisé dans un communiqué « les critères de qualité et d’exigence » auxquels devront répondre les tests sérologiques du Covid-19. Ces dépistages seront soit de type ELISA (réalisables uniquement en laboratoire) ou de type unitaire (rapide). Sur saisine du ministre de la Santé la HAS a élaboré et validé un cahier des charges à partir des « toutes dernières données scientifiques et médicales disponibles. »

 

Parmi ces critères d’évaluation, l’autorité indépendante a retenu : « la présence d’un marquage CE, la valeur seuil minimale de la sensibilité clinique (probabilité d’avoir un test positif si le sujet est malade) estimée à 90% ou 95%, ou encore la valeur seuil minimale de spécificité clinique (probabilité d’avoir un test négatif chez les non-malades) estimée à 98 %. » Ces critères doivent permettre aux industriels de « disposer des exigences françaises en matière de fiabilité des tests sérologiques. » Pour l’heure, le Conseil national de Référence apprécie l’efficacité d’une centaine tests. 

 

VIDEO Déconfinement : ce qu'a prévu Edouard Philippe pour les ...

 

La Haute Autorité de Santé a rendu, samedi 2 mai 2020, un avis sur le recours aux tests ELISA (réalisés en laboratoire de biologie médicale). L’autorité publique indépendante a appelé à la prudence « quant à l’utilisation des tests sérologiques, qui ne peuvent aujourd’hui pas permettre d’établir un passeport d’immunité à des fins de déconfinement. » La HAS a recommandé l’utilisation de ces tests : pour les enquêtes épidémiologiques, les diagnostics de rattrapage et la prévention de la circulation du virus dans les structures d’hébergement collectif.

 

Le CNRS a développé un test salivaire. Il suffit de « placer la salive — l’un des principaux vecteurs du virus — avec les réactifs à 65°C pendant 30 minutes. Le personnel soignant peut alors lire le résultat à l’œil nu », a indiqué dans un communiqué l’organisme de recherche. Des essais cliniques, réalisés au CHU de Montpellier, ont débuté samedi 11 avril 2020.

 

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180 sujets « des patients testés positifs au Covid-19 ainsi que du personnel soignant hospitalier supposé négatif » seront testés avec ce nouveau dispositif (EasyCov) et avec un dispositif conventionnel. Le CNRS a signifié : « Si les résultats s’avèrent concluants, la mise en place rapide d’une chaîne de production efficace et fiable sera indispensable à la mise à disposition massive du test EasyCov en France. Tout ceci sera facilité par les besoins très faibles en réactifs d’EasyCov. Cette chaîne pourrait être prête pour un déploiement auprès des personnels soignants dès le mois de mai ». 

 

Source : www.linternaute.com/ La Rédaction, Mis à jour le 05/05/2020/

 

https://www.linternaute.com/actualite/guide-vie-quotidienne/2489431-tests-du-coronavirus-qui-sera-depiste-au-deconfinement/

 

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Coronavirus : l'université d'Oxford croit pouvoir rendre un vaccin ...

 

2 – Covid-19 : pourquoi un vaccin développé à Oxford suscite autant d’espoir

 

Il s’appelle ChAdOx1 nCoV-19 et ce vaccin contre le Covid-19 développé au Royaume-Uni vient d’obtenir des résultats encourageants sur des macaques. Les chercheurs qui travaillent dessus estiment que s’ils arrivent à démontrer son efficacité, il pourrait être prêt pour septembre. Explications.

 

C’est le vaccin dont tout le monde parle… Même si son nom est difficile à prononcer. Le ChAdOx1 nCoV-19, actuellement développé par les équipes de l’université d’Oxford, s’est hissé, ces derniers jours, aux premières loges des vaccins actuellement en développement les plus prometteurs. Plusieurs signes encourageants semblent indiquer que les chercheurs britanniques « ont une longueur d’avance sur la plupart des autres laboratoires », assure ainsi le New York Times, dans un article paru mardi 28 avril.

 

Oxford Varsity To Begin Human Trials Of COVID-19 Vaccine From ...

 

La meilleure nouvelle est venue du Montana, aux États-Unis. Six macaques rhésus, ayant reçu une dose du vaccin britannique il y a un mois, n’ont pas contracté le Covid-19 après y avoir été exposés, a rapporté le New York Times. D’autres spécimens, non vaccinés, étaient, quant à eux, tombés malades. « Les macaques rhésus sont ce qui se rapproche le plus de l’homme pour ce genre de tests », a affirmé au New York Times Vincent Munster, le scientifique qui a mené cette expérience.

 

 Oxford University scientists starting human trials for virus ...

 

_ Premiers tests en Europe sur des humains

« C’est vrai que c’est mieux que si cela avait été fait sur une souris », confirme Morgane Bomsel, biologiste moléculaire qui travaille sur le Covid-19 à l’Institut Cochin, contactée par France 24. Elle estime le résultat encourageant, mais elle met aussi en garde contre tout triomphalisme, ne serait-ce que parce que les détails de l’expérience menée dans le Montana n’ont pas encore été publiés. « On ne sait pas, par exemple, à quelle dose du virus les macaques ont été exposés, ni comment ils ont été contaminés », précise-t-elle.

 

Au Royaume-Uni aussi les travaux sur le ChAdOx1 nCov-19 avancent à grande vitesse. Le vaccin d’Oxford est devenu le premier en Europe à passer en phase de test sur des humains, le 24 avril. Les chercheurs britanniques ont commencé à recruter 1 110 volontaires sains, afin de mieux comprendre les effets du produit sur le corps humain. « Le but est de s’assurer que le vaccin n’est pas toxique pour l’organisme », précise Morgane Bomsel. En d’autres termes : avant de vérifier si le ChAdOx1 nCov-19 protège du Covid-19, encore faut-il garantir que le traitement n’est pas dangereux pour l’homme.

 

Ensuite, la procédure habituelle prévoit de « faire des prélèvements sanguins sur les sujets testés afin de vérifier en laboratoire la présence des anticorps et l’efficacité du vaccin contre le coronavirus », explique la biologiste de l’institut Cochin. Si leur plan se déroule sans accroc, des millions de doses de ChAdOx1 nCov-19 pourraient être disponibles dès septembre 2020, ont affirmé les chercheurs d’Oxford au New York Times. Ils auraient alors des mois d’avance sur le calendrier traditionnel de développement d’un vaccin. « On parle, en effet, généralement plutôt d’un délai de 18 mois », rappelle une virologue de la cellule de crise de la Société Française de Virologie (SFV), contactée par France 24.

 

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_ Vaccin modulable

Si les équipes de l’université britannique promettent ainsi de battre des records de vitesse, c’est « parce que ce vaccin, en un sens, n’est pas nouveau », souligne la virologue française. En réalité, ces chercheurs ont utilisé une « plateforme technologique avec laquelle ils ont déjà pas mal d’expérience », précise-t-elle.  Le cœur du vaccin – le ChAdOx1 – est un adénovirus, c’est-à-dire appartenant à une famille de virus ayant des effets bénins sur l’homme, et présent chez les chimpanzés. « Il en existe aussi chez l’homme, mais les chercheurs ont préféré en prendre un chez le singe afin d’être sûr que le corps humain n’ait pas déjà développé des anticorps pour s’en prémunir », explique le membre de la SFV.

 

On peut ensuite y ajouter des bouts d’un autre virus pour fabriquer un vaccin. Par le passé, les chercheurs d’Oxford ont déjà utilisé le ChAdOx1 pour tester des vaccins contre Ebola, le Chikungunya, la fièvre de la Vallée du Rift et, surtout, le Mers, cet autre coronavirus cousin du Covid-19 qui a sévi au Moyen-Orient au début des années 2010. Dans ce dernier cas, les scientifiques britanniques ont eu des résultats très encourageants, notamment lors de tests sur les fameux macaques rhésus.

 

Pour le coronavirus actuel, ils ont simplement « ajouté la protéine de surface du Covid-19 au ChAdOx1 », note Morgane Bomsel. C’est cette partie du virus qui lui permet de s’accrocher aux cellules de l’hôte et de l’infecter. Le but de ce vaccin serait donc de permettre au corps humain de développer des défenses contre ce mécanisme d’abordage de la cellule humaine. Comme la technologie est en place et qu’ils ont déjà procédé à des tests sur des humains pour d’autres vaccins utilisant le ChAdOx1, ils ont pu aller beaucoup plus vite pour l’adapter à la pandémie en cours et élaborer les protocoles des essais cliniques.

 

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_ Vaccination en anneaux

Mais même si les résultats de l’essai clinique actuellement en cours se révélaient prometteurs, il serait encore trop tôt pour crier victoire. Encore faudrait-il effectuer des tests sur des personnes à risques dans les conditions réelles. C’est ce que l’on appelle la phase III du développement d’un vaccin, qui consiste à l’administrer à des volontaires qui sont ensuite relâchés dans la nature où ils seront exposés naturellement au virus. S’assurer qu’ils sont effectivement immunisés contre la maladie peut alors prendre très longtemps, parfois jusqu’à trois ans…

 

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Comment concilier cette étape avec l’engagement de fournir des doses du ChAdOx1 d’ici à septembre pris par les scientifiques britanniques si leur vaccin fonctionne ? Il existe une procédure spécifique prévue pour les cas où on n’a pas le temps de faire ces tests : le protocole de vaccination en anneaux. « L’idée est d’administrer le vaccin aux membres du premier cercle de contacts des personnes malades et d’observer si le virus contamine le deuxième cercle. Ainsi il est possible à la fois de vacciner et d’évaluer », raconte la virologue française.

C’est ce qui avait été fait lors de l’épidémie d’Ebola de 2018 en République démocratique du Congo et qui pourrait être répliqué pour lutter contre le Covid-19.

 

Si les experts interrogés reconnaissent que les travaux de l’équipe d’Oxford sont très prometteurs, ils soulignent également qu’ils ne sont pas les seuls. D’autres vaccins en cours d’élaboration pourraient aussi être en phase avancée de développement dès cette automne, comme ceux des sociétés américaines Inovio ou Moderna. Mais malgré les signes encourageants et les promesses, rien ne garantit l’efficacité de tous ces vaccins.

Malgré tout, même si les efforts de l’université d’Oxford ne sont pas couronnés de succès « nous aurons au moins appris beaucoup sur le fonctionnement du système immunitaire du corps face à ce virus », estime Morgane Bomsel.

 

Les vaccins sauvent des vies | ShareAmerica

 

Encore plus optimiste, la virologue de la Société Française de Virologie considère que « même si le vaccin ne permettait pas d’immuniser contre le Covid-19, on p[ourrai]t tout de même espérer qu’il en réduise sa sévérité ». Ce serait déjà mieux que de contempler jour après jour, plus ou moins impuissants, le nombre toujours croissant des victimes du coronavirus.

 

Source : www.france24.com/ Publié le 29/04/2020/ Modifié le 29/04/2020/

 

https://www.france24.com/fr/20200429-covid-19-pourquoi-un-vaccin-d%C3%A9velopp%C3%A9-%C3%A0-oxford-suscite-autant-d-espoir/

 

Coronavirus : où en sont les recherches sur les traitements et les ...

 

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China's Doctors, Fighting the Coronavirus, Beg for Masks - The New ...

 

3 – Traitement contre le coronavirus: quel est le médicament le plus prometteur?

 

Plus de 187 000 personnes sont mortes avec le Covid-19, mais il n’existe toujours pas de médicaments prouvés pour aider les médecins à traiter la maladie. Alors, à combien en sommes-nous de ces médicaments qui pourraient sauver des vies ?

 

Latest treatments and drugs for Coronavieus (COVID-19)

 

_ Quels sont les travaux en cours pour trouver des traitements ?

Plus de 150 médicaments différents font l’objet de recherches dans le monde entier. La plupart sont des médicaments existants qui sont testés contre le virus.

  • L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé l’essai Solidarité, qui vise à évaluer les traitements les plus prometteurs
  • Le Royaume-Uni affirme que son essai Recovery est le plus important au monde, avec plus de 5 000 patients qui y participent déjà
  • Et de nombreux centres de recherche dans le monde tentent d’utiliser le sang des survivants comme traitement

 

France : face au Covid-19, médecins et soignants étrangers ...

 

_ Quels types de médicaments peuvent être efficaces ?

Trois grandes approches sont à l’étude :

  • Les médicaments antiviraux qui affectent directement la capacité du coronavirus à se développer dans l’organisme
  • Les médicaments qui peuvent calmer le système immunitaire – les patients tombent gravement malades lorsque leur système immunitaire réagit de façon excessive et commence à causer des dommages collatéraux à l’organisme
  • Les anticorps, provenant du sang des survivants ou fabriqués en laboratoire, qui peuvent attaquer le virus

 

Protect 'healthcare heroes' from COVID-19, urges UN rights expert ...

 

_ Quel est le médicament le plus prometteur contre les coronavirus ?

Le Dr Bruce Aylward, de l’Organisation mondiale de la santé, a déclaré que le remdesivir était le seul médicament qui montrait des signes d’efficacité, après sa visite en Chine.

Ce médicament antiviral a été conçu à l’origine pour traiter le virus Ebola, mais d’autres options se sont révélées plus efficaces. Il s’est depuis avéré efficace pour traiter d’autres coronavirus mortels (syndrome respiratoire du Moyen-Orient et syndrome respiratoire aigu sévère) dans des études sur les animaux, ce qui laisse espérer qu’il sera également efficace contre le coronavirus Covid-19.

Des résultats d’essais menés par l’Université de Chicago qui ont fait l’objet d’une fuite ont également suggéré que le médicament était efficace. Il s’agit de l’un des quatre médicaments de l’essai Solidarité de l’OMS et son fabricant, Gilead, organise également des essais.

 

Traitement contre le coronavirus: quel est le médicament le plus ...

 

_ Les médicaments contre le VIH peuvent-ils traiter le coronavirus ?

On a beaucoup parlé, mais peu de preuves, qu’une paire de médicaments contre le VIH – lopinavir et ritonavir – serait efficace pour traiter le coronavirus.

Il y a eu quelques preuves qu’ils peuvent fonctionner en laboratoire, mais les études sur les personnes ont été décevantes.

La combinaison n’a pas amélioré la guérison, réduit les décès ou abaissé les niveaux du virus chez les patients atteints de Covid-19 grave.

Cependant, comme l’essai a été mené sur des patients extrêmement malades (près d’un quart sont morts), il se peut que l’infection soit survenue trop tard pour que les médicaments soient efficaces.

 

Chloroquine, hydroxychloroquine et Covid-19: où en est-on ?

 

_ Les médicaments contre le paludisme peuvent-ils traiter le coronavirus ?

Les médicaments contre le paludisme font partie des essais de Solidarité et de Rétablissement. La chloroquine, et un dérivé apparenté, l’hydroxychloroquine, peuvent avoir des propriétés antivirales et immuno-calmantes.

Ces médicaments ont été mis en avant comme des thérapies potentielles contre les coronavirus, en grande partie grâce aux déclarations du président Trump, mais il existe encore peu de preuves de leur efficacité.

L’hydroxychloroquine est également utilisée comme traitement de la polyarthrite rhumatoïde, car elle peut aider à réguler le système immunitaire.

Des tests en laboratoire ont montré qu’elle peut inhiber le coronavirus, et des médecins ont rapporté des preuves anecdotiques selon lesquelles elle semble aider les patients.

Toutefois, l’OMS affirme qu’il n’existe pas de preuve définitive de son efficacité.

 

Traitement contre le coronavirus: quel est le médicament le plus ...

 

_ Qu’en est-il des médicaments immunitaires ?

Si le système immunitaire réagit de manière excessive au virus, il peut provoquer une inflammation dans tout l’organisme. Cela permet de rallier le système immunitaire pour combattre l’infection, mais une surdose peut causer des dommages collatéraux dans tout l’organisme et peut être fatale.

L’essai de Solidarité porte sur l’interféron bêta, qui est utilisé pour traiter la sclérose en plaques et qui réduit l’inflammation. Les interférons sont un groupe de substances chimiques libérées par l’organisme lorsqu’il est attaqué par un virus. L’essai britannique Recovery Trial étudie la dexaméthasone, un type de stéroïde utilisé pour réduire l’inflammation.

 

virologie – Réalités Biomédicales

 

_ Le sang des survivants peut-il traiter le coronavirus ?

Les personnes qui survivent à une infection devraient avoir des anticorps dans leur sang qui peuvent attaquer le virus. L’idée est de prendre le plasma sanguin (la partie qui contient les anticorps) et de le donner à un patient malade en guise de thérapie. Les États-Unis ont déjà traité plus de 500 patients avec ce que l’on appelle du « plasma de convalescence », et d’autres pays s’impliquent également.

 

Racing for a cure: where are we with COVID-19 vaccines and ...

 

_ Combien de temps faudra-t-il attendre avant d’avoir un remède ?

Il est trop tôt pour savoir quand nous pourrons disposer d’un médicament capable de traiter le coronavirus. Cependant, nous devrions commencer à obtenir les résultats des essais dans les prochains mois. C’est beaucoup plus tôt que nous ne saurons si un vaccin (qui protège contre l’infection plutôt que de la traiter) est efficace.

En effet, les médecins testent des médicaments qui ont déjà été mis au point et dont on sait qu’ils sont suffisamment sûrs pour être utilisés, alors que les chercheurs en vaccins partent de zéro. Des médicaments expérimentaux totalement nouveaux contre les coronavirus sont également testés en laboratoire, mais ne sont pas encore prêts pour des tests sur l’homme.

 

Coronavirus : pourquoi placer les patients atteints de Covid-19 ...

 

_ Pourquoi avons-nous besoin d’un traitement ?

La raison la plus évidente de vouloir un traitement est qu’il sauvera des vies, mais il pourrait aussi permettre de lever certaines mesures de verrouillage. Un traitement efficace permettrait, en substance, de faire du coronavirus une maladie moins grave.

Si cela empêchait les personnes admises à l’hôpital d’avoir besoin d’une ventilation, il y aurait moins de risques que les unités de soins intensifs soient débordées, de sorte que les contrôles sur la vie des personnes n’auraient pas besoin d’être aussi stricts.

 

Coronavirus latest: World Health Organisation officially names ...

 

_ Comment les médecins traitent-ils les patients aujourd’hui ?

Si vous êtes infecté par un coronavirus, alors pour la plupart des gens, l’infection sera légère et pourra être traitée à domicile avec du repos au lit, du paracétamol et beaucoup de liquides. Mais certaines personnes ont besoin d’un traitement hospitalier plus intensif, qui implique un apport d’oxygène comme la ventilation.

 

Source : www.bbc.com/ Par James Gallagher/ Spécialiste de la science et de la santé/ 03 mai 2020

 

https://www.bbc.com/afrique/monde-52398066/

 

Chloroquine, Zinc Tested to Block COVID Infection

 

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Why is the coronavirus so much more deadly for men than for women ...

 

4 – Coronavirus Covid-19 : symptômes, diagnostic, traitement… Tout ce qu’il faut savoir

 

Pandémie présente dans une cinquantaine de pays et sur les 5 continents aujourd’hui, le nouveau coronavirus (SARS-CoV-2) entraîne une forme de pneumopathie, plus ou moins sévère selon les cas. Mode de transmission, prévention, symptômes, test diagnostique et traitement : voici toutes les réponses à vos questions sur le virus et la maladie qu’il provoque, le CoVid-19, dans ses trois formes asymptomatiques, bénignes et sévères. 

 

Coronavirus latest: World Health Organisation officially names ...

 

Sommaire

  1. Qu’est-ce que le nouveau coronavirus ?
  2. D’où vient-il ?
  3. Quel est le mode de transmission ?
  4. Quels sont les symptômes du coronavirus COVID-19 ?
  5. Qui sont les personnes à risque ?
  6. Comment diagnostique-t-on la maladie ?
  7. Quel est le traitement ?
  8. Quelles sont les recommandations pour prévenir l’infection ?
  9. Immunité collective : qu’est-ce que c’est ?

 

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_ Qu’est-ce que le nouveau coronavirus ?

Les coronavirus (surnommés CoV) sont une famille de virus plus ou moins sévères : selon le site du gouvernement, ils peuvent provoquer de simples rhumes ou des pathologies plus lourdes telles que le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Aujourd’hui, on en connaît six espèces. Le nouveau coronavirus découvert en 2019 a été baptisé SARS-CoV-2 et la maladie qu’il entraîne, CoVid-19.

 

Coronavirus: China outbreak city Wuhan raises death toll by 50 ...

 

_ D’où vient-il ?

Le SARS-CoV-2 a été découvert pour la première fois au mois de décembre 2019 dans la ville chinoise de Wuhan, dans la province de Hubei. Les experts s’accordent à dire que la source de ce virus est animale : les premiers cas identifiés s’étaient en effet tous rendus au Huanan Seafood Market, un marché de poissons et de fruits de mer où étaient également vendus des animaux vivants.

Une thèse d’autant plus probable que l’épidémie de SRAS en 2002-2003 et celle de MERS en 2012 étaient respectivement associées aux civettes et aux dromadaires. Si l’animal responsable de la transmission du nouveau coronavirus à l’homme n’a à ce jour pas encore été identifié, plusieurs pistes ont été soulevées, notamment celles de la chauve-souris, du serpent et du pangolin.

 

2019-nCoV, coronavirus, épidémie… Le lexique pour tout comprendre ...

 

_ Quel est le mode de transmission ?

La transmission interhumaine, c’est-à-dire de personne à personne, a rapidement été confirmée. La maladie se transmet par les voies respiratoires, par les postillons (éternuements, toux). Le gouvernement explique que l’“on considère qu’un contact étroit avec une personne malade est nécessaire pour transmettre la maladie : même lieu de vie, contact direct à moins d’un mètre lors d’une toux, d’un éternuement ou une discussion en l’absence de mesures de protection« .

Une  récente étude chinoise publiée dans The Lancet a par ailleurs montré que la durée moyenne de l’excrétion virale, définie comme l’expulsion des particules virales du corps, était de 20 jours chez des personnes considérées comme guéries de l’infection à CoVid-19, c’est-à-dire ne présentant plus de symptômes. Chez les 54 personnes décédées étudiées, le virus était détectable du début de la maladie jusqu’à leur mort.

Néanmoins, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus a déclaré le 3 mars 2020 qu’il est peu probable que les porteurs du virus asymptomatiques soient très contagieux : « Avec la grippe, les personnes infectées mais asymptomatiques sont des moteurs de transmission importants, ce qui ne semble pas être le cas avec le CoVid-19. Des données chinoises montrent que seulement 1 % des cas rapportés sont asymptomatiques, et la plupart des cas développent des symptômes dans les deux jours suivant l’infection« .

Aucun autre mode de transmission n’a à ce jour été identifié. Il est donc peu probable que la maladie se transmette par l’eau, ou encore par les colis en provenance de Chine, comme le craignaient certaines personnes.

 

Chien, chat... Les animaux domestiques peuvent-ils propager le ...

 

LES ANIMAUX DE COMPAGNIE PEUVENT-ILS ATTRAPER OU TRANSMETTRE LE CORONAVIRUS ?

A Hong Kong, les autorités ont annoncé le 28 février le premier cas de chien testé positif au coronavirus. C’est sa maîtresse qui l’aurait contaminé. Toutefois, il ne présente aucun symptôme (cas asymptomatique). A l’inverse, il n’existe actuellement aucune preuve de contamination de l’homme par des animaux domestiques.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié un rapport le 11 mars dans lequel elle confirme qu’ « il n’existe aucune preuve que les animaux de compagnie jouent un rôle dans la propagation du virus SARS-CoV-2 à l’origine de cette maladie« . Elle précise que « si le génome du virus a été détecté dans les cavités nasales et orales d’un chien au contact d’un patient infecté à Hong Kong, la détection du génome n’est pas une preuve suffisante pour conclure à une infection de l’animal.  Une contamination passive n’est pas à exclure, notamment du fait de la survie possible du virus sur une muqueuse humide sans nécessairement s’y répliquer« . 

 

Le coronavirus ne se transmet pas par les aliments

 

PEUT-IL ÊTRE TRANSMIS VIA LES ALIMENTS ?

L’Anses explique également dans son rapport qu’une « éventuelle transmission par un aliment implique nécessairement la contamination de cet aliment par un malade ou une personne infectée par le virus, lors de sa manipulation ou de la préparation du repas« . D’où l’importance de suivre les bonnes pratiques d’hygiène et de cuisson : ce virus étant « sensible aux températures de cuisson« , « un traitement thermique à 63°C pendant 4 min permet de diviser par 10 000 la contamination d’un produit alimentaire« .

 

Quels sont les premiers symptômes du coronavirus et que faire? On ...

 

_ Quels sont les symptômes du coronavirus COVID-19 ?

La société américaine Web MD, qui fournit des informations de santé, a repris une analyse de l’Organisation Mondiale de la Santé. Celle-ci a été menée auprès de 55 924 cas confirmés en Chine, pour en savoir plus sur le virus et ses symptômes. Voici les signes les plus fréquents et le pourcentage de personnes qui en ont souffert, d’après l’étude : 

  • Fièvre : 88% ; 
  • Toux sèche : 68% ; 
  • Fatigue: 38% ;
  • Expectorations ou flegme épais des poumons: 33% ;
  • Essoufflement: 19% ; 
  • Douleurs osseuses ou articulaires: 15% ;
  • Maux de gorge: 14% ;
  • Maux de tête: 14% ;
  • Frissons: 11% ;
  • Nausées ou vomissements: 5% ;
  • Nez bouché: 5% ;
  • Diarrhée: 4% ;
  • Toux de sang: 1% ;
  • Yeux gonflés: 1%.

 

Coronavirus : la perte de l'odorat et du goût, symptômes méconnus ...

 

UNE PERTE DE GOÛT ET DE L’ODORAT POSSIBLE

Par ailleurs, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon a expliqué dans un point presse donné le 20 mars que le conseil professionnel des spécialistes d’oto-rhino-laryngologie (ORL) observait chez les personnes atteintes de CoVid-19 une « recrudescence des cas d’anosmie brutale, qui correspond à la disparition brutale de l’odorat, sans obstruction du nez, sans écoulement et qui peut donc survenir de façon isolée« .

Cette perte d’odorat peut en revanche s’accompagner d’une perte de goût (agueusie), « surtout chez les sujets les plus jeunes« , souligne un tweet du ministère de la Santé. Bien qu’il s’agisse de symptômes rares, ce dernier invite les personnes en souffrant à demander un avis médical par téléphone « pour savoir si oui ou non un traitement spécifique est nécessaire« .

 

L'urticaire

 

L’URTICAIRE, UN SIGNE PEU CONNU

Dans un communiqué paru le 6 avril, le Syndicat National des Dermatologues-Vénéréologues (SNDV) alerte sur les  manifestations cutanées du CoVid-19 : « Un groupe WhatsApp de plus de 400 dermatologues (libéraux et hospitalo-universitaires), organisé par le SNDV, a mis en évidence des lésions cutanées, associées ou non à des signes de Covid. Il s’agit d’acrosyndromes (aspect de pseudo-engelures des extrémités), apparition subite de rougeurs persistantes parfois douloureuses, et des lésions d’urticaire passagères. « 

Interrogé sur la question par Doctissimo, le docteur Gérald Kierzek, médecin urgentiste et auteur du livre  « Coronavirus : comment se protéger ? », précise que cette urticaire, qui peut être localisée notamment sur le visage ou généralisée, n’est pas forcément un signe de gravité.

En revanche, les acrosyndromes doivent être plus alarmants. Ils seraient associés à des inflammations des parois des vaisseaux sanguins ( vascularites), elles-mêmes liées à “la charge inflammatoire du virus”, se manifestant par “des petites lésions rouges parfois douloureuses, comme des engelures, sur les doigts ou même par des dyshidroses, une forme d’eczéma, sur les extrémités, précise le Dr  Kierzek. Les scientifiques se posent la question de savoir si ces manifestations sont liées à la gravité de la maladie ou non, certains considérant qu’il s’agit d’un premier symptôme de choc infectieux. 

Dans tous les cas, “il est important pour les patients qui ont des problèmes cutanés de ce type, de consulter un dermatologue (téléconsultation ou autre), afin de s’assurer que celles-ci sont associées à un syndrome Covid+, explique le SNDV. Nous alertons la population et le corps médical afin de dépister le plus vite possible ces patients potentiellement contagieux (sans forcément de signes de difficultés respiratoires). « 

 

INFOGRAPHIE. Coronavirus : quels sont les symptômes du Covid-19 ...

 

CORONAVIRUS OU GRIPPE : LA DIFFÉRENCE

Les symptômes du CoVid-19 sont d’autant plus difficiles à repérer qu’ils ressemblent à  ceux de la grippe mais sont moins spécifiques. Si la fièvre, les maux de tête, les douleurs musculaires, la fatigue et les éternuements sont communs pour la grippe, pour le coronavirus, la fièvre est souvent présente mais les autres signes peuvent varier d’un patient à l’autre. Pour le COVID-19, des difficultés respiratoires peuvent survenir en cas d’infections graves, alors que ces complications sont rares pour la grippe. 

 

Coronavirus: Why do more men die of Covid-19 than women?

 

UNE FORME LÉGÈRE DANS 80% DES CAS

Les formes les plus sévères d’infection au nouveau coronavirus peuvent se traduire par une  détresse respiratoire aiguë, une  insuffisance rénale aiguë ou encore une défaillance multi-viscérale potentiellement fatale. Dans le document de l’OMS, on apprend qu’environ 80% des patients confirmés on eu une maladie légère à modérée, 13,8% des complications et 6,1% étaient dans un état critique. 

« Les personnes atteintes de COVID-19 développent généralement des symptômes comme des troubles respiratoires légers et de la fièvre en moyenne 5 à 6 jours après avoir été exposé au virus », indique l’OMS dans son document. Certains tombent malades un jour après l’exposition, quand d’autres développent les premiers signes deux semaines après. Les autorités chinoises ont néanmoins rapporté le cas d’un septuagénaire ayant développé les symptômes 27 jours après la contamination.

Par ailleurs, une récente étude chinoise affirme que les mutations subies par le virus ont entraîné le développement de deux souches distinctes : la souche S (celle d’origine et qui représente 30% des cas) et la souche L, plus agressive et représentant 70% des cas. Celle-ci pourrait être à l’origine des myocardites observées par les médecins chez les personnes infectées en Iran, troisième foyer de l’épidémie après la Chine et la Corée du Sud.

 

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_ Qui sont les personnes à risque ?

Le Haut Comité de Santé Publique a identifié les personnes à risque de développer une forme grave d’infection à SARS-CoV-2 :

  • Les personnes âgées de 70 ans et plus (même si les patients entre 50 ans et 70 ans doivent être surveillés de façon plus rapprochée) ;
  • Les patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  • Les malades atteints de cirrhose au stade B au moins ;
  • Les patients aux antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée, ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  • Les diabétiques insulinodépendants non équilibrés ou présentant des complications secondaires à leur pathologie  (Voir diabète et coronavirus)  ;
  • Les personnes présentant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale ;
  • Les patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée 
  • Les personnes avec une immunodépression congénitale ou acquise :
    • médicamenteuses : chimiothérapie anti cancéreuse, immunosuppresseur, biothérapie et/ou une corticothérapie à dose immunosuppressive,
    • infection à VIH non contrôlé avec des CD4 <200/mn³,
    • consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souche hématopoïétiques,
    • atteint d’hémopathie maligne en cours de traitement,
    • présentant un cancer métastasé,
  • Les malades de cirrhose au stade B au moins ;
  • Les femmes enceintespar analogie avec les séries publiées sur le MERS-CoV et le SRAS en dépit d’une petite série de 18 cas d’infections à SARS-CoV-2 ne montrant pas de sur-risque ni pour la mère ni pour l’enfant ;
  • Les personnes présentant une obésité morbide (indice de masse corporelle > 40kg/m² : par analogie avec la grippe A(H1N1).

Par ailleurs, les fumeurs infectés auraient un risque de décès accru de 133% par rapport à un non-fumeur, selon  l’Alliance contre le tabac.

 

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_ Comment diagnostique-t-on la maladie ?

En cas de suspicion d’infection au coronavirus, les personnes sont invitées à appeler leur médecin traitant, un médecin par téléconsultation ou à appeler le 15 seulement en cas de difficultés respiratoires ou de malaise, mais de ne surtout pas se déplacer.

Les tests diagnostiques ne sont plus systématiques. Les patients considérées comme « à risque » feront un test dans un hôpital ou dans un laboratoire de ville après avoir contacté un médecin et sur prescription médicale. Les patients qui ne sont pas considérés comme des cas potentiels d’infections graves ne sont pas concernés par le test de dépistage. Ils seront diagnostiqués COVID-19 sur les signes cliniques par un médecin. 

« Tester tous les patients présentant des symptômes conduirait à saturer la filière de dépistage alors que pour les cas graves et les structures collectives de personnes fragiles, le dépistage permet toujours de prendre des mesures immédiates », indique le  ministère de la Santé.

Le test est un prélèvement nasopharyngé dans la partie haute du nez à l’aide d’un long coton-tige. La mise en place du test permet de savoir si la substance prélevée est chargée en virus ou non. Le résultat est obtenu au bout de 3 à 5 heures.  En cas de test positif, le patient reste à son domicile et appelle le 15 s’il éprouve des difficultés respiratoires. 

« Si le patient montre un signe de gravité, il sera toujours pris en charge au service des maladies infectieuses ou en réanimation si le pronostic vital est engagé. Si les symptômes sont sans gravité, on renvoie à domicile les patients », confirme le Dr Agnès Ricard-Hibon, présidente de la Société française de Médecine d’Urgence (SFMU).

Le site  maladiecoronavirus.fr peut également être utile pour identifier les symptômes et connaître la marche à suivre. Cet algorithme, co-développé par l’Institut Pasteur et l’AP-HP et validé par le ministère de la Santé, permet d’orienter les personnes pensant avoir été exposées au CoVid-19. Un test gratuit reposant sur 23 questions passe en revue les différents symptômes de l’infection. En fonction de ses réponses, l’internaute sera conseillé sur la conduite à adopter : appeler le 15, programmer une téléconsultation ou simplement rester vigilant. 

Le gouvernement vient par ailleurs de mettre en place un  questionnaire d’orientation médicale similaire. « Ce questionnaire a uniquement pour objectif de vous orienter en fonction de votre état de santé et des symptômes que vous déclarez. L’avis qu’il fournit n’a pas de valeur médicale« , est-il précisé.

 

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_ Quel est le traitement ?

A ce jour, il n’existe aucun  traitement spécifique contre le CoVid-19. Le traitement des cas n’est que symptomatique (traitement de la fièvre, des congestions ou des douleurs éventuelles). Le gouvernement explique que “plusieurs traitements sont en cours d’évaluation en France, en lien avec l’OMS [Organisation mondiale de la santé, NDLR] pour être utilisés contre le Coronavirus CoVid-19”. Des dizaines de molécules antivirales déjà existantes, telles que la chloroquine contre le paludisme, le lopinavir et le ritonavir contre le VIH et la ribavirine contre l’hépatite C, sont à l’essai. Selon une étude, le lopinavir et l’arbidol, utilisé en Russie et en Chine contre la grippe, semblent montrer des résultats particulièrement satisfaisants.

Plusieurs équipes de chercheurs à travers le monde se penchent actuellement sur l’élaboration d’un vaccin. En France, c’est l’Institut Pasteur qui travaille dessus. Mais “tous ces essais cliniques prennent beaucoup de temps, a expliqué Christophe d’Enfert, directeur scientifique de l’institut lors d’une conférence de presse donnée le vendredi 31 janvierNous espérons le mettre à disposition d’ici 20 mois« .

Il convient toutefois de préciser que le taux de mortalité de l’infection au nouveau coronavirus reste faible (entre 2 et 3 %) et que parmi les plus de 83 000 cas confirmés, près de 37 000 sont considérés comme guéris.

 

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_ Quelles sont les recommandations pour prévenir l’infection ?

Le gouvernement a émis des consignes sanitaires afin de prévenir l’infection à CoVid-19. Celles-ci sont valables pour tous les autres types d’infection respiratoire :

  • Se laver les mains régulièrement ;
  • Tousser ou éternuer dans son coude ;
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique ;
  • Porter un masque quand on est malade ou quand on s’occupe d’une personne présumée infectée, le masque n’étant « pas la bonne réponse pour le grand public car il ne peut être porté en permanence et surtout n’a pas d’indication sans contact rapproché et prolongé avec un malade« .

Les personnes revenant d’une zone à risque (Chine, Hong Kong, Macao, Singapour, Corée du Sud, Iran, régions de Lombardie et de Vénétie en Italie), elles, doivent pendant les 14 jours suivant leur retour :

  • Surveiller leur température 2 fois par jour ;
  • Surveiller l’apparition de symptômes d’infection respiratoire (toux, difficultés à respirer…) ;
  • Porter un masque chirurgical lorsqu’elles sont en face d’une autre personne et lorsqu’elles doivent sortir ;
  • Se laver les mains régulièrement ou utiliser une solution hydroalcoolique ;
  • Eviter tout contact avec les personnes fragiles (femmes enceintes, malades chroniques, personnes âgées…) ;
  • Eviter de fréquenter des lieux où se trouvent des personnes fragiles (hôpitaux, maternités, structures d’hébergement pour personnes âgées…) ;
  • Éviter toute sortie non indispensable (grands rassemblements, restaurants, cinéma…) ;
  • Travailleurs/étudiants : dans la mesure du possible, privilégier le télétravail et éviter les contacts proches (réunions, ascenseurs, cantine…) ;
  • Les enfants, collégiens, lycéens ne doivent pas être envoyés à la crèche, à l’école, au collège ou au lycée, compte tenu de la difficulté à porter un masque toute la journée.

 

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_ DOIS-JE PORTER UN MASQUE MÊME SI JE NE SUIS PAS MALADE ?

Le gouvernement affirmait jusque-là que le port du masque était inutile pour le grand public et n’était donc recommandé que pour les personnes malades ou en contact avec une personne infectée. Mais il semblerait que le problème ne soit pas tant son inefficacité sur cette population, mais plutôt son manque de disponibilité : « Si vous portez un masque alors que vous n’êtes pas malade ou que vous ne vous occupez pas de quelqu’un qui est malade, c’est du gaspillage, affirme en effet l’OMS. Comme il y a une pénurie mondiale de masques, l’OMS conseille de les utiliser avec parcimonie. « 

Mais le discours officiel semble changer. Interviewé par le média Brut samedi 4 avril, le ministre de la Santé Olivier Véran a expliqué : « On doit être capable de produire des masques pour des personnes qui ne sont pas des soignants, qui sont des personnes en deuxième ligne, qui vont être contact avec le public, voire demain de proposer à tout le monde de porter une protection« .

Dans un communiqué du 5 avril, l’Académie nationale de médecine recommande elle de son côté que « la sortie de confinement soit accompagnée du maintien des mesures barrières sanitaires (lavage des mains, gel hydro-alcoolique…), mais aussi de leur renforcement par le port obligatoire d’un masque grand public anti-projection, fût-il de fabrication artisanale, dans l’espace public. Cette dernière obligation serait la marque que la sortie du confinement n’est pas encore un retour à la vie normale et elle devrait être maintenue jusqu’à l’arrêt de la transmission du virus (absence de nouveaux cas dans les 14 derniers jours). « 

Pour l’heure, aucune décision officielle n’a été prise. Le port du masque reste donc recommandé uniquement aux personnes malades ou étant en contact avec un proche infecté, bien que cette recommandation soit vraisemblablement amenée à évoluer.

 

China confirms spread of coronavirus as new cases surge – EURACTIV.com

 

_ Immunité collective : qu’est-ce que c’est ?

Alors que plusieurs pays comme la France, la Chine ou encore l’Italie ont adopté des mesures de confinement strictes pour enrayer l’épidémie de CoVid-19, le Royaume-Uni et les Pays-Bas eux comptent sur le principe d’immunité collective. Aussi appelée immunité de troupeau ou immunité de groupe, elle correspond à l’enrayement de la propagation d’une maladie contagieuse par le simple fait qu’une certaine partie de la population y soit immunisée, par exemple grâce à la vaccination ou le développement d’anticorps après une première contamination.

Le vaccin contre le coronavirus n’étant pas prévu pour tout de suite, le Premier ministre Boris Johnson, qui a estimé impossible le fait « d’éviter que tout le monde attrape le virus« , mise alors sur la deuxième option qui est de laisser le virus se propager. Interviewé par Franceinfo, Alexandre Bleibtreu, médecin infectiologue au service de maladies infectieuses de la Pitié Salpêtrière, explique que « la stratégie adoptée par le Royaume-Uni n’est pas du tout aberrante. Mais elle ne sera efficace que lorsqu’au moins plus de 85% de la population sera immunisée. En dessous de ce seuil, on observera la résurgence de foyers infectieux. « 

Mais certains médecins et scientifiques sont perplexes quant à l’efficacité de cette stratégie. D’abord, parce qu’en attendant d’atteindre le seuil d’immunité collective, le nombre de décès risque d’être très élevé, ce dont Boris Johnson a expliqué avoir conscience. Ensuite, parce que l’immunité au CoVid-19 serait limitée à quelques semaines ou mois, ce qui signifie qu’une personne pourrait facilement recontracter la maladie les années suivantes, comme c’est le cas pour la grippe.

 

Source : www.doctissimo.fr/ Ecrit par : Morgane Garnier/Journaliste/ Mis à jour le 10 avril 2020/ Sources détaillées

 

https://www.doctissimo.fr/sante/epidemie/coronavirus-chinois/coronavirus-ce-qu-il-faut-savoir/

 

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