MATIERES PREMIERES/ COURS/ CONJONCTURE : ces fragilités du commerce des matières premières
19 septembre 2019  >  By:   >  A LA UNE, ECONOMIE AFRIQUE, ECONOMIE MONDE, STRATEGIES  >  No Comment   //   113 Views

 

« ECONOMIE / Matières premières/ l’Afrique affectée par le conflit commercial sino-américain : Dans leur rapport annuel, les spécialistes réunis au sein du groupe Cyclope font part de leurs inquiétudes concernant les perspectives à court terme pour les marchés des ressources naturelles, dont une part importante provient du continent africain. L’impact du conflit sino-américain : L’année 2018 a, certes, été plutôt positive en matière d’évolution des prix de nombreuses matières premières, particulièrement pour les minerais de cuivre et de fer, de l’aluminium, du gaz, du cacao ou encore du maïs.

Mais depuis septembre dernier, les nuages n’ont cessé de s’amonceler sur le plan géopolitique, particulièrement du fait des fortes tensions commerciales entres les États-Unis et la Chine – qui n’ont toujours pas réussi à finaliser un accord commercial début mai – qui font peser des incertitudes sur presque tous les marchés, compte tenu du poids prépondérant de l’empire du Milieu sur le devenir des cours et des quantités échangées de matières premières. »

 

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1 – Les attaques en Arabie saoudite font s’envoler les cours du pétrole

 

Les prix de l’or noir ont augmenté de plus de 10 %, lundi matin, illustrant la crainte d’un conflit plus important au Proche-Orient. Les cours du pétrole se sont envolés, lundi 16 septembre, à la suite des attaques de drones contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, samedi, qui ont réduit de moitié la production de pétrole du royaume. Le cours du brent est monté de 10 % à 66 dollars le baril après avoir gagné jusqu’à 19,5 %. Cette hausse spectaculaire des prix était attendue, et toute la question est aujourd’hui de savoir à quel point elle sera durable.

 

Dès samedi, tradeurs et acteurs du marché pétrolier ont identifié les risques. « Cette attaque est le “Big One” [séisme] »lançait ainsi le Wall Street Journal, en référence au surnom donné à un tremblement de terre dévastateur. Plusieurs observateurs partagent l’idée que ces attaques contre les installations du géant public Aramco sont celles de trop dans le conflit larvé entre l’Arabie saoudite et l’Iran, et leurs alliés respectifs. Dimanche, les Etats-Unis se sont déclarés « prêts à riposter »Ces attaques ont réduit de plus de moitié la production saoudienne, qui perd ainsi 5,7 millions de barils par jour – ce qui correspond à environ 5 % de l’offre mondiale. C’est la plus soudaine baisse de production de l’histoire du pétrole, plus encore que lors de la première guerre du Golfe.

 

La flambée des cours du pétrole pourrait se traduire rapidement par une hausse des prix à la pompe, selon des professionnels du secteur. « On peut s’attendre assez rapidement à une augmentation de l’ordre de 4 ou 5 centimes », parce que « les grandes sociétés répercutent au jour le jour l’évolution des prix sur le marché de Rotterdam sur l’essence et le gazole », a déclaré Francis Duseux, président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), à l’Agence France-Presse.

 

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_ Stocks inutilisés

Reste à savoir combien de temps prendra le retour à la normale. Selon plusieurs experts, l’Arabie saoudite pourrait être en mesure de rétablir, dès lundi, au moins un tiers de la production perdue. Le bulletin spécialisé Energy Intelligence a expliqué qu’Aramco était « sur le point de rétablir jusqu’à 40 % » de la production perdue, soit environ 2,3 millions de barils par jour. La firme de consultants Energy Aspects a également estimé que le pays serait en mesure de restaurer près de la moitié de la production perdue dès lundi. La télévision saoudienne Al-Arabiya a, elle, déclaré qu’Aramco, qui traite 1,5 million de barils par jour, était prêt à redémarrer les opérations à Khuraïs.

 

Citant des sources proches du dossier, le Wall Street Journal écrit qu’il faudra des semaines pour rétablir la pleine capacité de production. Toutefois, l’une de ses sources a déclaré : « Nous devrions pouvoir remettre [sur le marché] deux millions de barils par jour […] d’ici à [lundi] »Le ministre de l’énergie saoudien, le prince Abdel Aziz Ben Salman, avait déclaré dimanche que le royaume utiliserait ses vastes stocks pour compenser en partie la perte de production, et les Etats-Unis ont également autorisé le recours à leurs réserves. Le royaume dispose d’une capacité inutilisée d’environ deux millions de barils par jour, qu’il peut utiliser en période de crise.

 

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_ Confiance des tradeurs

Paradoxalement, cette hausse – si elle est ponctuelle – ne serait pas forcément une mauvaise nouvelle pour l’Arabie saoudite, qui souhaite voir les prix monter depuis déjà plusieurs mois. De même, à Téhéran, on se félicitera probablement de voir les cours monter. Mais cette situation risque aussi de peser lourdement sur la confiance des tradeurs vis-à-vis de Riyad. « Abqaïq est le centre névralgique du système énergétique saoudien. Même si les exportations devaient reprendre sous vingt-quatre à quarante-huit heures, son image d’invulnérabilité est grandement affectée », a déclaré à Reuters Helima Croft, de RBC Capital Markets.

 

D’autant que Mohammed Ben Salman, le prince héritier du royaume, a particulièrement besoin de stabilité pour assurer une introduction en Bourse d’Aramco, le géant pétrolier national. Une rupture d’approvisionnement trop longue ou une autre attaque dans les jours qui viennent pourrait compromettre ce projet crucial pour les finances du pays.

 

Nabil Wakim/ 17/09/2019

 

https://www.msn.com/fr-ca/actualites/monde/les-attaques-en-arabie-saoudite-font-senvoler-les-cours-du-p%C3%A9trole/ar-AAHns5z/

 

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La production de pétrole de l’Arabie saoudite chute de moitié après une attaque de drones

 

Les deux sites touchés par des attaques de drones représentent environ 50% de la production totale d’Aramco, la compagnie nationale saoudienne d’hydrocarbures. Des rebelles yéménites ont revendiqué ces destructions, mais les Etats-Unis accusent l’Iran. La production de pétrole de l’Arabie saoudite, le plus gros exportateur mondial d’or noir, est temporairement réduite de moitié après une attaque de drones. Ces destructions, revendiquées par les rebelles yéménites, ont provoqué samedi 14 septembre des incendies dans deux sites du géant Aramco, la compagnie nationale d’hydrocarbures saoudienne. L’action a été aussitôt condamnée par les Etats-Unis, qui ont accusé l’Iran d’en être responsable.

 

Il s’agit de la troisième attaque du genre en cinq mois contre des infrastructures du mastodonte pétrolier. Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salmane, a affirmé que son pays avait « la volonté et la capacité de faire face et répondre à cette agression terroriste », au cours d’un entretien téléphonique avec le président américain, Donald Trump.

 

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5% de la production mondiale de brut quotidienne

Mais ces attaques ont conduit à « la suspension provisoire de la production » sur les deux sites touchés, ce qui représente environ 50% de la production totale d’Aramco. Ces installations temporairement mises à l’arrêt produisent en temps normal 5,7 millions de barils par jour. Soit environ 5% de la production mondiale de brut quotidienne.

 

« Les Etats-Unis condamnent fermement l’attaque d’aujourd’hui contre d’importantes infrastructures énergétiques. Des actions violentes contre des zones civiles et des infrastructures vitales pour l’économie mondiale ne font qu’aggraver les conflits et la méfiance », a pointé la Maison Blanche après cet appel téléphonique entre Mohammed Ben Salmane et Donald Trump. Les équipes de sécurité d’Aramco sont intervenues pour éteindre des incendies à Abqaiq et Khurais. « Les deux incendies ont été maîtrisés », selon le ministère de l’Intérieur. Une enquête a été ouverte et les autorités ont renforcé la sécurité autour des deux sites visés.

 

franceinfo avec AFP/ France Télévisions/ Mis à jour le 15/09/2019/ Publié le 15/09/2019/

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/tensions-entre-l-arabie-saoudite-et-l-iran/la-production-de-petrole-de-l-arabie-fortement-reduite-apres-une-attaque-de-drones_3617525.html/

 

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2 – Attaque de drones en Arabie saoudite : cinq questions sur l’approvisionnement mondial en pétrole

 

La production de pétrole saoudienne a été réduite de moitié après des attaques de drones des Houthis yéménites, samedi, contre deux installations stratégiques de la compagnie pétrolière nationale Aramco. Une frappe de drones contre deux importantes installations pétrolières saoudiennes, samedi, a sérieusement perturbé la production du royaume. Elle a également provoqué un regain de tension entre Washington et Téhéran, qu’un responsable américain a accusé d’être derrière cette « attaque sans précédent contre l’approvisionnement énergétique mondial ». Voici ce que l’on sait de ces attaques et les questions qui se posent sur leurs conséquences.

 

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_ Quelle est la gravité de l’attaque ?

L’infrastructure énergétique saoudienne a déjà été touchée à de nombreuses reprises par les rebelles houthis du Yémen, mais cette attaque est d’une autre ampleur : elle a ciblé la plus grande usine de traitement d’Aramco, la compagnie d’hydrocarbures nationale, située à Abqaiq, et l’un des principaux champs pétroliers du pays à Khurais, dans l’Est. Elle a obligé la société Aramco à suspendre temporairement environ la moitié de sa production.

 

Toutefois, l’ampleur des dégâts et les armes utilisées restent incertaines. Les journalistes n’ont pas été autorisés à s’approcher des installations. « Cela va attirer l’attention sur la guerre au Yémen », où l’Arabie saoudite intervient depuis 2015 à la tête d’une coalition armée, estime James Dorsey, expert à la S. Rajaratnam School of International Studies à Singapour. « Ce conflit cesse progressivement d’être une guerre dans un coin perdu du Golfe », ajoute-t-il.

 

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_ Qui est responsable ?

Les rebelles houthis affirment avoir lancé un essaim de drones, dans ce qui serait leur attaque la plus ambitieuse. Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a accusé Téhéran. Mais il n’a pas expliqué comment l’Iran était impliqué, ni d’où provenaient les armes. Dimanche, l’Iran a qualifié ces accusations « d’insensées ». Des responsables américains et saoudiens enquêtent, selon le Wall Street Journal, sur la possibilité que l’attaque ait été menée avec des missiles de croisière lancés depuis l’Irak ou l’Iran. Bagdad a réfuté, dimanche, tout lien avec ces destructions.

 

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_ L’approvisionnement mondial est-il affecté ?

Ces attaques, qui ont dans leur sillage réduit de 6% l’approvisionnement mondial en pétrole, pourraient faire grimper les prix de l’or noir lorsque les marchés rouvriront lundi. Mais leur impact dépendra de la rapidité avec laquelle les Saoudiens reprendront leur production. Le groupe Aramco a déclaré qu’il puiserait dans ses stocks pour compenser partiellement la baisse. L’incident pourrait néanmoins ébranler la confiance des investisseurs envers le géant pétrolier, qui se prépare à une introduction partielle en Bourse. Ryad espère que cette opération colossale va lever jusqu’à 100 milliards de dollars, ce qui en ferait la plus importante opération du genre.

 

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_ Un conflit plus large est-il à craindre ?

Si la responsabilité directe de l’Iran était établie, un nouveau casse-tête de sécurité nationale s’annoncerait pour Donald Trump, et l’inflexion naissante de la position américaine face à Téhéran serait mise à mal. En juin, le président américain avait annulé une frappe contre l’Iran. Donald Trump cherche par ailleurs à organiser un sommet avec son homologue iranien lors de la prochaine assemblée générale de l’ONU, qui s’ouvre la semaine prochaine à New York.

 

Les frappes vont continuer d’exacerber la rivalité entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Le puissant prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane a déclaré que le royaume était « capable » de répondre à cette « agression terroriste ». Sans autres détails. L’expert James Dorsey estime toutefois peu probables des représailles directes, car « les Saoudiens ne veulent pas d’un conflit ouvert avec l’Iran ». Si l’implication des Houthis dans l’attaque était avérée, les pourparlers entre ces rebelles et Washington, qui viennent de démarrer, pourraient en revanche être reportés. 

 

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_ Pourquoi Ryad ne parvient-elle pas à arrêter ces attaques ?

L’Arabie saoudite a investi des milliards de dollars dans du matériel militaire lourd, mais son arsenal s’est révélé inefficace contre les Houthis, une milice yéménite désordonnée mais très motivée et spécialisée dans les tactiques de guérilla. Les développements récents ont aussi mis en lumière la menace forte que représentait l’amélioration continue de l’armement des Houthis, des missiles balistiques aux drones sans pilote.

 

Si les puits de pétrole du royaume, essaimés sur une vaste zone géographique, sont une cible difficile, ses installations de traitement sont beaucoup plus exposées. L’usine d’Abqaiq est la plus « vulnérable », selon le Center for Strategic and International Studies, basé à Washington. Le vaste réseau d’oléoducs, de stations de pompage et de terminaux d’Aramco le long du Golfe et de la mer Rouge est également exposé. En mai, l’attaque de deux stations de pompage par un drone avait provoqué un arrêt des opérations de plusieurs jours.

 

franceinfo avec AFP/ France Télévisions/ Mis à jour le 16/09/2019/ Publié le 15/09/2019/

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/tensions-entre-l-arabie-saoudite-et-l-iran/attaque-de-drones-en-arabie-saoudite-cinq-questions-sur-l-approvisionnement-mondial-en-petrole_3617779.html/

 

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3 – MINES/ RDC : miné par la chute du prix du cobalt, Glencore suspend sa production à Mutanda

 

Affecté par de mauvais résultats et anticipant les taxes imposées par le nouveau code minier, Glencore suspendra d’ici la fin de l’année sa production à Mutanda, l’une des plus grandes mines de cobalt au monde. Le géant suisse de l’extraction et du négoce de minerais et hydrocarbures, Glencore, a essuyé de mauvaises performances pour le premier semestre 2019. Le bénéfice net du groupe a dégringolé de 92 % par rapport au premier semestre 2018, pour atteindre 226 millions de dollars (201 millions d’euros) au premier semestre 2019, tandis que son résultat d’exploitation a fléchi de 32 %, à 5,6 milliards de dollars.

 

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Chute du marché du cobalt

Des chiffres sur lesquels s’appuie notamment le groupe pour expliquer son intention de fermer provisoirement l’exploitation de sa mine de Mutanda, dans le sud-est du pays, l’un des plus grands sites d’exploitation de cobalt et de cuivre au monde. L’une des causes des déboires de Glencore est la chute du prix du cobalt. À partir de 2017, ce minerai prisé pour son utilisation dans les batteries de smartphones et voitures électriques a vu son cours décoller, et les extracteurs – Glencore en tête – ont donc logiquement renforcé leur production.

 

Mais si le prix du cobalt a atteint son pic en mars 2018 (avec 94 500 dollars la tonne), il n’a depuis cessé de chuter, pour atteindre 26 000 dollars la tonne aujourd’hui, en raison d’une demande relativement faible. La firme suisse s’est ainsi retrouvée avec un stock d’environ 10 000 tonnes de cobalt invendues.

 

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Le code minier indexé par Glencore

Parallèlement à la publication de ses résultats financiers, Glencore a envoyé aux employés de la mines de Mutanda un courrier auquel le quotidien Financial Times a eu accès. « En raison de la baisse importante du prix du cobalt, de l’inflation accrue de certains de nos principaux intrants (principalement l’acide sulfurique) et des taxes supplémentaires imposées par le code minier, la mine n’est plus économiquement viable à long terme », affirme la direction du groupe.

 

Le nouveau code miner de la RDC, promulgué en 2018, prévoit en effet de faire passer la redevance sur les minerais « stratégiques » de 2 à 10 %, et oblige les sociétés minières à affecter 0,3  % de leur chiffre d’affaires au développement de projets communautaires. Dans son communiqué, le groupe annonce la suspension de l’activité de la mine de Mutanda d’ici la fin de l’année en arguant notamment du fait que cela permettra d’effectuer « des activités temporaires d’entretien et de maintenance, liées à sa viabilité économique réduite ».

 

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Enquête américaine pour corruption et blanchiment

Les raisons de cette mauvaise passe africaine sont ainsi multiples pour Glencore, d’autant plus que la firme a dû faire face au décès d’une quarantaine de mineurs en juin dernier, dans l’effondrement d’une mine artisanale à Lualaba en RDC, sur un site exploité par sa filiale locale. La société fait aussi l’objet d’une enquête aux États-Unis, pour des soupçons d’infraction à la réglementation sur la corruption et le blanchiment d’argent. Malgré cette accumulation de difficultés, Ivan Glasenberg, directeur général de Glencore reste optimiste : « Nous sommes convaincus que les cours des matières premières évolueront en notre faveur et que notre portefeuille diversifié continuera de jouer un rôle clé dans la croissance mondiale. »

 

Si le sous-sol de la RDC regorge de matières premières (cuivre, cobalt, zinc, or, lithium…), attirant les entreprises extractives étrangères, les 81 millions d’habitants du pays en tirent peu de bénéfices : la croissance économique a ralenti depuis 2014, passant de 9,4 % à 3,9  % en 2018, avec un PIB de 42,6 milliards de dollars (qui classe le pays 92e sur 192 pays selon le FMI), et une inflation grimpant de 29 % la même année.

 

07 août 2019 / Par Théau Monnet/ Mis à jour le 08 août 2019/

 

https://www.jeuneafrique.com/813827/economie/rdc-mine-par-la-chute-du-prix-cobalt-glencore-suspend-sa-production-a-la-mine-de-mutanda/

 

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4 – Economie : Selon la Beac, les cours des matières premières ont baissé au premier trimestre 2019

 

Selon la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), les cours de 28 produits de base exportés par les six États de la Cemac, représentant 90 % des valeurs des exportations, ont connu une baisse de globale de 6,2 % au premier trimestre 2019. Ce panier se compose de produits énergétiques, forestiers, agricoles et de la pêche, de métaux et minéraux. Il a régressé par rapport au quatrième trimestre de l’année 2018, sous l’effet de la chute des cours des produits énergétiques. 

 

« En effet, malgré la légère reprise de la plupart des prix des produits non énergétiques, l’indice global a été largement tiré à la baisse par les prix du gaz naturel et dans une moindre mesure par les cours du pétrole brut », renseigne la note de conjoncture de la banque centrale.

 

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L’évolution globale des cours des matières premières montre qu’au premier trimestre 2019, l’on a assisté à une baisse des prix des produits énergétiques de l’ordre de 8,2 %. Celle-ci a été atténuée par une légère hausse des prix de la plupart des produits non énergétiques, notamment les produits agricoles (+2,7 %), le bois (+1,1 %) et les métaux et minéraux (+0,1 %). Quant à la pêche, elle a reculé légèrement de 0,2 %. Sur le marché des produits de base, les perspectives de la banque mondiale affichent une stabilisation des cours en 2019.

 

PcA/ Date de création: 03 juillet 2019/ (Agence Ecofin) –

 

https://www.agenceecofin.com/economie/0307-67528-selon-la-beac-les-cours-des-matieres-premieres-ont-baisse-au-premier-trimestre-2019/

 

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5 – Matières premières : le ciel s’assombrit

 

2019 sonne définitivement le glas de la « mondialisation heureuse », selon le nouveau rapport CyclOpe, qui passe au crible les tendances des marchés des matières premières dans le monde. Tour d’horizon. CyclOpe 2019*, 33e volume du panorama annuel sur les marchés des matières premières et des commodités dans le monde, est sous-titré « Les illusions perdues ». Une référence au roman de Balzac, qui narre le cheminement d’un poète provincial à travers la haute société parisienne… jusqu’à sa fin tragique.

 

Si Philippe Chalmin, codirecteur de publication de cet ouvrage, se garde de tout catastrophisme, il pointe toutefois « un moment de doute dans la mondialisation ». « Il y a un an, quand sortait le 32e rapport CyclOpe, les États-Unis se retiraient de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, Donald Trump déterrait la hache de guerre sur l’acier et l’aluminium. On se disait que la raison l’emporterait, mais on voit aujourd’hui que les problèmes se sont aggravés », constate-t-il.

 

Guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine (« LE sujet majeur de 2019 »), retour d’une « diplomatie de la canonnière » qui met à mal le multilatéralisme, conflits et tensions à travers le Proche-Orient, ralentissement en Europe, endettement croissant des États… Ce contexte se traduit par une « baisse tendancielle des prix » sur les marchés des matières premières en 2018, résume le professeur à l’université Paris-Dauphine, qui ne s’attend guère à un rebond en 2019.

 

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Les risques pour les pays dépendants des matières premières

Particulièrement « sensibles à l’ambiance géopolitique mondiale », les métaux non ferreux ont affiché « des prix scotchés à la baisse en 2018 », ajoute l’économiste. C’est le cas de l’aluminium, qui « n’a cessé de dériver », selon le rapport CyclOpe. Les sanctions américaines du 6 avril 2018, visant notamment l’oligarque russe et patron de Rusal Oleg Deripaska, n’y sont pas étrangères.

 

Cette mise au ban par l’administration américaine du géant de l’aluminium (7 % de la production mondiale) s’était traduite par un pic du cours de l’aluminium (2 602,5 dollars la tonne le 19 avril) suivi d’une plongée progressive dans les eaux basses, et avait amené certaines places boursières, dont le London Metal Exchange, à ne plus accepter l’échange de l’aluminium vendu par Rusal. La décision de Washington – en représailles à l’annexion de la Crimée en 2014, à l’intervention de la Russie en Syrie et à son ingérence supposée dans l’élection présidentielle américaine de 2016 – avait d’ailleurs eu des impacts directs sur les activités des trois filiales de Rusal en Guinée.

 

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Le démarrage de l’exploitation de bauxite de la Compagnie des bauxites de Dian-Dian (Cobad) et la relance de l’usine d’alumine de Friguia avaient été décalés, tandis que les activités de la Compagnie des bauxites de Kindia (CBK) avaient ralenti, sur fond de tensions sociales. « Rusal a dû changer la monnaie de transaction de ses comptes bancaires et convertir ses avoirs en euros pour pouvoir les utiliser en Guinée, ce qui a retardé le versement de salaires des employés », décryptait alors pour Le Point Afrique le consultant Akoumba Diallo.

 

Autre marché à suivre, également au cœur de tensions géopolitiques : le pétrole. Il reste « marqué par de nombreuses incertitudes » en 2019. Si le prix du baril de Brent a progressé en moyenne annuelle de 31 % en 2018, il s’est replié de 80 dollars début octobre à 50 dollars en fin d’année. La croissance de la demande pétrolière pourrait certes redonner des couleurs aux économies africaines durement frappées par la chute des cours du brut amorcée à l’été 2014 (Algérie, Angola, Nigeria, Tchad notamment), et motiver celles qui entrent ou s’apprêtent à entrer dans le club des producteurs d’hydrocarbures (Sénégal, Kenya, Ouganda).

 

Reste que la hausse de la production de pétrole de schiste aux États-Unis « et les incertitudes sur la croissance économique mondiale du fait des tensions commerciales entre les grandes puissances, du ralentissement économique de la Chine et du Brexit » sont aussi des risques baissiers à prendre en compte selon le rapport CyclOpe.

 

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« Malédiction des matières premières »…

Cette vieille formule n’a rien de désuet aux yeux de Philippe Chalmin. Pour la justifier, le spécialiste d’histoire économique s’appuie sur « l’incapacité à gérer la rente des matières premières » de l’Algérie, de la RD Congo ou du Venezuela, et sur la corruption « qui est même allée plus loin dans les circuits économiques si on prend l’exemple du Soudan avec le pétrole ». La question de la redistribution des richesses minières se pose avec acuité dans le cas de la RD Congo.

 

Assise sur la moitié des réserves mondiales de cobalt, elle est devenue une place stratégique dans le contexte de l’engouement pour la voiture électrique. Ce sous-produit du cuivre et du nickel, dont elle assure les deux tiers de la production mondiale, entre dans la composition des batteries rechargeables llithium-ion – également utilisées dans les smartphones et les téléphones portables.

 

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En 2018, 90 000 tonnes de cobalt sont sorties des mines du Katanga, au sud-est du pays, pour être expédiées et transformées en Chine selon les données de Mineral Commodity Summaries compilées par CyclOpe. La production a ainsi bondi de 23 % par rapport à 2017, et de 66 % par rapport à 2013. Dans le même temps, les prix du cobalt ont été multipliés par 3 entre 2016 et 2018 et ont enregistré un pic historique à 92 250 dollars la tonne en avril 2018 – suivi d’un repli constant le reste de l’année. Pourtant, les répercussions économiques de cette ruée vers l’or bleu sont jusque-là peu visibles chez ce géant d’Afrique centrale.

 

En novembre dernier, le gouvernement congolais a classé le cobalt comme « substance minérale stratégique », aux côtés notamment du coltanet du germanium, augmentant ainsi la redevance sur les minerais de 3,5 % à 10 %. De quoi gonfler les revenus de l’État, et mettre à l’épreuve la gouvernance minière.

 

En attendant, le fait de dominer le marché de l’offre du cobalt n’immunise pas complètement la RD Congo de tous les risques. D’autant que la recherche progresse en matière de batteries rechargeables. « La probabilité qu’une innovation de rupture voie le jour et permette l’utilisation commerciale d’une technologie radicalement différente ne peut naturellement pas être exclue », avançait dans nos colonnes Yves Jégourel, codirecteur de publication du rapport CyclOpe.

 

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… et diversification économique payante

Enfin, le rapport CyclOpe rappelle que « pour la troisième année consécutive, les champions de la croissance se situent en Afrique de l’Ouest et de l’Est, une tendance qui devrait se poursuivre en 2019 ». Il s’agit notamment de l’Éthiopie, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Sénégal, de la Tanzanie ou du Kenya. Des économies, précise le rapport, « souvent plus diversifiées que d’autres, moins dépendantes des matières premières, avec des investissements publics soutenus ». Et de fait, plus à l’abri des convulsions du monde.

 

Par Agnès Faivre/ Publié le 16/05/2019 / Le Point.fr

 

https://www.lepoint.fr/afrique/matieres-premieres-le-ciel-s-assombrit-16-05-2019-2313080_3826.php/

 

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6 – Chute des prix des matières premières : le FMI invite les Africains à adopter des réformes

 

Confrontés à la chute des prix des matières premières, les pays africains doivent travailler davantage pour rééquilibrer les investissements et la dette. Ils devraient également accélérer le recouvrement des impôts selon le Fonds monétaire international. La baisse des prix des matières premières en 2015 a sonné le glas d’une décennie de croissance rapide en Afrique. Cette année, le FMI prévoit une croissance de 3,5 % en Afrique subsaharienne, contre 3,8 % en 2018.

 

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“Nous pensons qu’au cours des deux dernières années, étant donné l’ampleur du choc économique, les gouvernements se sont servis du déficit budgétaire pour soutenir l‘économie. Nous pensons qu’il était plus approprié de se servir du bilan du gouvernement pour tenter d’atténuer le coup dur porté à l’économie par la baisse des prix des matières premières”, indique Abebe Selassie, directeur du département Afrique du FMI. Le Nigeria, l’Angola et l’Afrique du Sud, qui représentent environ 60 % de la production économique annuelle de l’Afrique subsaharienne, ont tous été confrontés à des problèmes de croissance.

 

Abebe a également déclaré que le Nigeria, la plus grande économie d’Afrique, devra augmenter les recettes fiscales, afin de réduire sa dette intérieure et financer le développement des infrastructures. Il a également cité le Tchad et la République du Congo comme des pays confrontés à des problèmes de viabilité de la dette.

 

Narcisse NDOUMBE  02/05/2019/ AFRIQUE

 

https://fr.africanews.com/2019/05/02/chute-des-prix-des-matieres-premieres-le-fmi-invite-les-africains-a-adopter-des//

 

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7 – ÉCONOMIE / Matières premières : l’Afrique affectée par le conflit commercial sino-américain

 

Dans leur rapport annuel, les spécialistes réunis au sein du groupe Cyclope font part de leurs inquiétudes concernant les perspectives à court terme pour les marchés des ressources naturelles, dont une part importante provient du continent africain. L’édition 2019 du rapport Cyclope sur l’évolution des marchés des matières premières n’est guère optimiste.

 

Présentée à Paris le 15 mai et intitulée « Les illusions perdues », cette nouvelle mouture coordonnée par l’économiste Philippe Chalmin, professeur à l’Université Paris-Dauphine, en lien avec une cinquantaine d’économistes et analystes, fait état des anxiétés et des doutes qui persistent sur les perspectives à court terme de la plupart des marchés des minerais, des hydrocarbures ou des denrées alimentaires, même si les situations restent contrastées. Les différents intervenants ont ainsi fait part de leurs « illusions perdues » sur le plan de la lutte contre le changement climatique, de leurs espoirs douchés d’un retour de l’exubérance des années 2012-2014, ou encore d’une pacification de plusieurs conflits bilatéraux commerciaux.

 

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L’impact du conflit sino-américain

L’année 2018 a, certes, été plutôt positive en matière d’évolution des prix de nombreuses matières premières, particulièrement pour les minerais de cuivre et de fer, de l’aluminium, du gaz, du cacao ou encore du maïs. Mais depuis septembre dernier, les nuages n’ont cessé de s’amonceler sur le plan géopolitique, particulièrement du fait des fortes tensions commerciales entres les États-Unis et la Chine – qui n’ont toujours pas réussi à finaliser un accord commercial début mai – qui font peser des incertitudes sur presque tous les marchés, compte tenu du poids prépondérant de l’empire du Milieu sur le devenir des cours et des quantités échangées de matières premières.

 

Dans son intervention à la conférence parisienne, Pascal Lamy, l’ancien patron de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a ainsi regretté qu’une « mondialisation tempérée et raisonnée » puisse naître un jour, à l’heure où les tweets impétueux de Donald Trump, pourfendeur du multilatéralisme, ont parfois plus d’impact sur les marchés que l’écart entre l’offre et la demande.

 

En dehors de la peste porcine sud-africaine – qui sévit depuis plusieurs mois dans la nation arc-en-ciel, poussant à la hausse des prix du porc – et certains marchés fourragers, le continent a peu été évoqué lors de cette présentation du rapport Cyclope 2019. L’Afrique est pourtant concernée au premier chef par les évolutions des matières premières clés tirées de ses terres agricoles et de son sous-sol. L’évolution des marchés du sucre, du gaz et du nickel, dont une bonne partie provient du continent, ont été choisis comme emblématiques de l’année écoulée, et analysés par un panel de spécialistes.

 

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Chute de certains prix

Le sucre pâtit d’un excédent de production qui perdure depuis trois années, et de stocks pléthoriques, notamment en Inde. Résultat : la baisse de 25% sur l’année 2017 s’est poursuivie en 2018 dans les mêmes proportions, bénéficiant aux consommateurs des pays émergents, dont la part progresse à l’échelle mondiale.

 

Les prix du gaz, qui se portaient bien jusqu’au début de l’année 2019, se sont quant à eux effondrés en mars 2019, passant de 8 à 10 dollars par million de btu à environ 4 à 5 dollars, compte tenu du regain de la production de la Chine et à sa politique de stockage et d’achat à terme de gaz naturel liquéfié. Une situation qui ne devrait pas accélérer le développement des méga-gisements du Mozambique, du Sénégal et de la Mauritanie notammentLe nickel, enfin, qui n’est plus utilisé seulement que pour la fabrication d’alliages tels que l’inox, mais aussi des batteries de véhicules électrique, est quant à lui bien orienté, même s’il subsiste des défis techniques et environnementaux pour des producteurs comme Madagascar.

 

16 mai 2019/ Par Christophe Le Bec/ Mis à jour le 16 mai 2019/

 

https://www.jeuneafrique.com/775861/economie/matieres-premieres-les-perspectives-peu-optimistes-du-rapport-cyclope-2019/

 

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8 – CHRONIQUE DES MATIÈRES PREMIÈRES : La Chine est devenue première importatrice de terres rares

 

Renversement total sur le marché mondial des terres rares, cette famille de métaux si utile dans les transports du futur et les énergies vertes : la Chine, premier producteur de terres rares, en importe aujourd’hui presque autant qu’elle n’en exporte. La Chine reste le premier fournisseur mondial de terres rares. Mais elle en importe aussi de plus en plus. L’an dernier ses achats de terres rares à l’étranger ont quasiment triplé pour atteindre 41 000 tonnes, c’est presque autant que les 53000 qu’elle a exportées en 2018.

 

Les importations chinoises dépassent même les exportations pour sept métaux-clés de la famille des terres rares, en particulier le praséodyme, que l’on retrouve dans les aimants permanents des éoliennes ou des véhicules électriques. La Chine devient dépendante en terres rares alors qu’elle était en capacité d’assécher le marché à elle toute seule au début des années 2010.

 

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Fermetures de mines

La raison de cette mutation du commerce chinois ? Pékin a commencé à fermer les mines chinoises de terres rares, explique Gaétan Lefebvre du BRGM, « pour limiter leurs effets sur l’environnement, il y avait beaucoup de mines illégales et très polluantes, et pour limiter l’épuisement de la ressource ». Les quotas de production sont à la baisse depuis le deuxième semestre de l’an dernier.

 

« Il s’agit aussi d’empêcher les autres pays d’avoir accès à la matière première, puisque la Chine a développé sur son sol une industrie puissante de fabrication d’aimants permanents, 80 % de la production mondiale. Il y a donc une très forte demande intérieure chinoise en terres rares que la Chine essaie de satisfaire par les importations ». Même si parfois il s’agit de terres rares chinoises qui reviennent en Chine après être passées par la Birmanie.

 

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Contrôler la ressource

A part la mine australienne de la compagnie Lynas dont les terres rares sont raffinées en Malaisie, toutes les mines existantes hors de Chine fournissent aujourd’hui la Chine. Y compris Mountain Pass, aux Etats-Unis ! Ce gisement qui avait rouvert en 2012 parce que la Chine avait imposé un embargo sur ses terres rares, avait ensuite fait faillite en 2015 après l’éclatement de la bulle. Il a rouvert l’an dernier grâce à des investissements… chinois. C’est aussi un consortium chinois qui contrôle la mine de terres rares de Kvanefjeld au Groënland, le plus gros gisement hors de Chine, en attente de permis d’exploitation.

 

Par Claire FagesDiffusion : vendredi 29 mars 2019

 

http://www.rfi.fr/emission/20190329-chine-est-devenue-premiere-importatrice-terres-rares/

 

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9 – MINES/ AFRIQUE : l’envolée du cours du fer, une bonne nouvelle pour les producteurs africains

 

Alors que l’offre proposée par les premiers producteurs mondiaux de fer est en baisse, le minerai a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans, une situation favorable au continent africain, où les compagnies minières relancent petit à petit des projets. Le minerai de fer a atteint sa plus haute valorisation en cinq ans. L’indice Iodex – une moyenne des prix de vente du minerai d’une teneur de 62%, élaboré par l’agence de notation S&P Global Platts – frôlait les 115 dollars la tonne (environ 101 euros) en cette dernière semaine de juin 2019. Il avait touché le fond à moins de 40 dollars la tonne fin 2015.

 

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Restriction de l’offre

Derrière cette envolée, il y a d’abord les soucis sociaux et environnementaux du géant Vale, premier producteur de fer de la planète, qui a dû fermer plusieurs mines à la suite de la rupture d’un barrage au sud-est du Brésil fin 2018, entraînant une réduction de sa capacité de pas moins de 100 millions de tonnes par an.Dans le même temps, ses sites extractifs de fer situés au nord du pays ont été affectées par des inondations, ce qui a davantage aggravé la baisse de la production du groupe sud-américain. Les deux autres mastodontes du secteur, BHP Billiton et Rio Tinto, qui, avec Vale, forment un véritable cartel du fer qui règne sur les deux tiers des quantités échangées à l’international, ont eux-aussi dû faire face à des aléas climatiques, frappés par un cyclone affectant le nord-ouest de l’Australie.

 

En parallèle à cette restriction de l’offre, la demande chinoise a connu un rebond en avril et mai dernier, dopée par un marché du BTP en bonne santé dans l’empire du Milieu, ce qui a nécessité une hausse de 10% de la production d’acier du pays, et donc une hausse des importations de fer. Par ailleurs, selon les analystes, les stocks chinois seraient au plus bas actuellement.

 

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Guinée, Mauritanie, Afrique du Sud…

Cette situation est favorable au continent africain. Car avec des prix à un tel niveau, les compagnies minières relancent progressivement des projets en dehors du Brésil et de l’Australie, qui concentraient jusque-là l’essentiel des grands projets, pour diversifier les approvisionnements de leurs clients et augmenter leur production.

 

On a ainsi vu le britannique Niron Metals, piloté par Mick Davis, l’ancien patron du suisse Xstrata (autre grand producteur du minerai, repris par Glencore en 2013), annoncer son intention de développer un projet minier de fer de Zogota au sud-est de la Guinée, dont le sous-sol regorge de ce minerai, notamment au mont Simandou, un peu plus au Nord.

 

Le lancement de l’exploitation de ce gisement de fer – le plus important du continent – détenu par Rio Tinto et son partenaire chinois Chinalco, semble toujours bloqué faute d’une entente entre les différentes parties pour un projet pharaonique qui nécessite près de 20 milliards de dollars d’investissement, dont 12 milliards pour les seules infrastructures de transport du minerai. La bonne tenue des prix pourrait aider les autorités à débloquer la situation.

 

Autre pays qui pourrait intéresser à nouveau les investisseurs dans le fer, la Mauritanie, où la Snim, la compagnie nationale, cherche des partenaires pour relancer sa production de fer et ses infrastructures de transport attenantes. Enfin l’Afrique du Sud, dont les volumes déclinent depuis cinq ans (62 258 tonnes extraites en 2017, contre 80 741 en 2014), pourrait également séduire certains miniers, avec les perspectives de pouvoir écouler une partie de la production au niveau local, du fait des besoins industriels locaux.

 

26 juin 2019 / Par Christophe Le Bec/ Mis à jour le 26 juin 2019

 

https://www.jeuneafrique.com/794328/economie/mines-lenvolee-du-cours-du-fer-une-bonne-nouvelle-pour-les-producteurs-africains/

 

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