FRANCE/ POLITIQUE ECONOMIQUE/ GILETS JAUNES : les réponses, face aux revendications, aux contestations et aux violences
3 décembre 2018  >  By:   >  A LA UNE, INFORMATIONS GENERALES  >  No Comment   //   415 Views

_ Gilets Jaunes/ revendications/ réformes/ violences : un référendum pour trancher ?

Face aux périls et aux violences et lorsque les revendications et enchères dépassent le cadre démocratique, le détenteur de la souveraineté, en l’occurrence le peuple français, mérite également d’être directement consulté, en rapport avec la légitimité des attentes intensément exprimées…

 

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0.1 – « France/ Gilets jaunes : comme en Afrique et comme si les instruments de la démocratie ne fonctionnent pas là-bas, la France, pays démocratique, curieusement gagnée par la violence des rues… » : «Gilets jaunes»/ à Paris, les forces de l’ordre débordées par des casseurs : Des voitures brûlées, des vitrines de magasins cassées, l’Arc de Triomphe saccagé… Des heurts, suivis de dégradations, ont émaillé la journée de samedi en marge de la mobilisation des «gilets jaunes» dans la capitale. »

 

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0.2 – « « Gilets jaunes »/ 42 revendications du mouvement décortiqués : Taxes sur les carburants, Smic, SDF… Les revendications des « gilets jaunes » se nourrissent d’idées venant de tous les partis politiques. Zéro SDF, abandon du prélèvement à la source, augmentation du smic… Les revendications des « gilets jaunes » dépassent largement le seul prix du carburant. Dans un (très) long communiqué envoyé à quelques médias et aux députés, les « gilets jaunes » ont couché noir sur blanc leurs « directives du peuple ». Ils demandent aux élus de les « transposer » en lois. Elles sont issues, disent-ils, d’un sondage mené sur plusieurs groupes de soutien au mouvement. 30.000 personnes y auraient pris part. Logement, fiscalité, retraites… « L’Obs » fait le point sur ce que réclament les « gilets jaunes », mais analyse également chaque revendication et ce qu’en pense le gouvernement. »

 

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0.3 – « Les annonces d’Emmanuel Macron pour tenter d’apaiser la colère des Gilets jaunes : Lors d’une prise de parole très attendue en pleine crise de Gilets jaunes, le président français a fait des concessions pour tenter d’apaiser la colère des manifestants :

  • Le smic augmentera de 100 euros dès janvier 2019, « sans qu’il en coûte un euro de plus pour l’employeur ».
  • La hausse de la CSG sera supprimée dès 2019 pour les retraités qui touchent moins de 2 000 euros par mois.
  • Emmanuel Macron a demandé « à tous les employeurs qui le peuvent » de verser « une prime de fin d’année à leurs employés », qui elle aussi sera sans impôt, ni charge.
  • Les heures supplémentaires seront défiscalisées dès 2019. »

 

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1 – GILETS JAUNES : les annonces du Président Macron (Macron répond aux gilets jaunes)

 

GILETS JAUNES – Lors d’un discours télévisé, Emmanuel Macron s’est livré à plusieurs annonces pour tenter de calmer la fronde des gilets jaunes. Mais malgré cela, l’acte V de leur mobilisation semble bien parti pour avoir lieu.

 

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_ MESURES IMMÉDIATES – Emmanuel Macron a pris la parole devant les Français ce lundi soir, lors d’un discours télévisé de 13 minutes diffusé en direct depuis l’Elysée. Le président se savait attendu alors qu’il prenait la parole pour la première fois publiquement et exclusivement pour parler de cette crise. Un « état d’urgence économique et social » a été décrété, menant à une série de mesures. Concernant le monde du travail, les salariés au Smic toucheront 100 euros de plus par mois, les heures supplémentaires vont être défiscalisées et les employeurs « qui le peuvent » ont été appelés à verser une prime de fin d’année. Dans ce discours d’Emmanuel Macron, a également été annoncé, dans le cadre d’une mesure à compté du 1er janvier 2019 : l’annulation de la hausse de la CSG pour les retraités gagnant moins de 2 000 euros par mois.

 

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_ REFORMES A VENIR – Outre ces mesures, Emmanuel Macron a annoncé, lors de son discours, entendre effectuer un tour de France des maires, région par région, afin de bâtir avec les élus « le socle de notre nouveau contrat pour la nation ». Quatre chantiers à long terme ont été évoqué par le président : celui de la représentation, avec « une loi électorale plus juste » et « la prise en compte du vote blanc », celui de la fiscalité, sans doute avec une réforme globale à venir, celui de la décentralisation et des services publics dans les territoires, et enfin celui de la lutte contre le réchauffement climatique au quotidien.

 

_ UN ACTE 5 DES GILETS JAUNES ? Le discours d’Emmanuel Macron n’a, pour l’instant, pas vraiment eu l’effet escompté. Du côté des gilets jaunes, à qui s’adressait cette prise de parole, on pense déjà à l’acte V d’une mobilisation ce samedi. Des manifestations dans la lignée des samedis précédent, même si on entend ça et là, par la voix de Jacline Mouraud notamment, l’une des porte-parole de ce mouvement, l’appel à une trêve. Des blocages de gilets jaunes ont en tout cas repris sur les routes en ce début de semaine.

 

Fabien Dabert, Mis à jour le 11-12-2018/ Linternaute.com

 

https://www.linternaute.com/actualite/politique/1756762-crise-des-gilets-jaunes-le-discours-de-macron-en-direct-les-annonces/

 

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2 – Les annonces d’Emmanuel Macron pour tenter d’apaiser la colère des Gilets jaunes

 

Dans une courte allocution, Emmanuel Macron a fait lundi une série de concessions pour désamorcer la colère qui s’exprime dans la rue depuis trois semaines. Le tout en s’engageant à entreprendre des réformes ambitieuses. Lors d’une prise de parole très attendue en pleine crise de Gilets jaunes, le président français a fait des concessions pour tenter d’apaiser la colère des manifestants :

  • Le smic augmentera de 100 euros dès janvier 2019, « sans qu’il en coûte un euro de plus pour l’employeur ».
  • La hausse de la CSG sera supprimée dès 2019 pour les retraités qui touchent moins de 2 000 euros par mois.
  • Emmanuel Macron a demandé « à tous les employeurs qui le peuvent » de verser « une prime de fin d’année à leurs employés », qui elle aussi sera sans impôt, ni charge.
  • Les heures supplémentaires seront défiscalisées dès 2019.

 

Emmanuel Macron a cependant exclu tout rétablissement de l’impôt sur la fortune (ISF), comme le demandaient les Gilets jaunes.

 

Première publication : 10/12/2018/ Dernière modification : 10/12/2018

 

https://www.france24.com/fr/20181210-direct-emmanuel-macron-crise-gilets-jaunes-allocution-annonces

 

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3 – «Gilets jaunes» : à Paris, les forces de l’ordre débordées par des casseurs

 

REPORTAGE – Des voitures brûlées, des vitrines de magasins cassées, l’Arc de Triomphe saccagé… Des heurts, suivis de dégradations, ont émaillé la journée de samedi en marge de la mobilisation des «gilets jaunes» dans la capitale.

Vers 15h, ce samedi, ce sera le premier véhicule retourné, avenue Raymond Poincaré, cette belle artère du XVIe arrondissement qui relie l’avenue Foch au Trocadéro. Visages masqués, les casseurs se mettent ainsi à plusieurs pour renverser cette grosse berline appartenant au corps diplomatique. Sur les trottoirs bondés de «gilets jaunes», on applaudit, on filme avec les portables et on hurle «Macron démission».

 

Aussitôt, d’autres véhicules subissent le même sort avant d’être incendiés comme des dizaines de sapins de noël, volés à un magasin et entassés les uns contre les autres sur la chaussée. Soudain, tout crépite. Les flammes s’élancent dans le ciel, menacent de lécher dangereusement les murs d’une teinturerie qui contient des produits inflammables, des barricades s’embrasent et une fumée noire envahit la rue devenue totalement irrespirable.

Tout autour, les vitrines sont brisées, le matériel urbain saccagé. C’est le chaos, l’insurrection et pas un seul policier. La rue est livrée aux casseurs qui se défoulent dans une violence inouïe. Une heure après, un pompier arrive à pied, son camion étant bloqué plus haut où des barricades avaient été dressées. Une petite fille terrorisée et en pleurs est vite emmenée par son père – un habitant du quartier – qui la tenant dans les bras tente de la rassurer.

Ces scènes de guérilla urbaine se sont répétées tout l’après-midi de ce samedi 1er décembre où les «gilets jaunes» devaient manifester pacifiquement sur l’avenue des Champs-Élysées pour la deuxième fois. Rue de Rivoli, Boulevards Friedland et Haussmann, quartier Opéra, avenue Kleber, les casseurs, mêlés aux «gilets jaunes», ont brûlé des véhicules, dressé des barricades, cassé des vitrines, saccagé l’intérieur des magasins.

Avenue Foch, aussi, a été le théâtre de scènes de violences. Des milliers de manifestants s’y sont trouvés massés, formant une vaste marée jaune bloquée par les forces de l’ordre qui tenaient la place de l’Étoile. Car de l’autre côté, et selon le dispositif de sécurité engagé ce samedi, les Champs-Élysées, saccagés le samedi précédent, devaient être sanctuarisés. Les manifestants devaient y être autorisés à manifester dans le calme, après avoir passé les contrôles d’identité et les fouilles de sac.

 

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«On nous a volé notre manifestation»/ Pierre, 61 ans

 

Or de nombreux manifestants, venus de toute la France, n’ont pu accéder aux Champs-Élysées. Bon nombre d’entre eux en ont été empêchés par les forces de l’ordre. Tous racontent la même scène. Venant de la porte Maillot et arrivant vers l’Étoile, ils ont été refoulés par les policiers et les jets de gaz lacrymogène. «À chaque fois qu’on changeait d’avenue pour rejoindre les Champs-Élysées, on a été gazé», relatent Julien et Thomas, venant de Jura. Arrivant du Berry, Éric raconte comment, il a lui aussi fait le tour de toutes les artères pour tenter de pouvoir défiler dans le calme. En vain. Pierre, 61 ans, esseulé sur une place et ne pouvant pas davantage rejoindre les Champs-Élysées, est désarmé. «On nous a volé notre manifestation».

Ne sachant pas où aller, tous ces manifestants refoulés – parfois dépités, souvent en colère – ont alors suivi dans Paris ceux qui étaient venus pour tout saccager. Ces gros bataillons de gilets jaunes ont, à leur corps défendant, servi de bouclier humain aux casseurs qui, au milieu de cette foule en jaune, ont pu plus facilement se livrer à toutes les violences. Certains manifestants pacifiques ont parfois tenté d’empêcher la casse et de neutraliser ces agitateurs. Peine perdue. D’un geste d’épaule, ceux qui étaient là pour en découdre ont vite retrouvé leur liberté de mouvement.

Débordées, les forces de l’ordre n’ont guère pu reprendre en main la situation. Avec des groupes dispersés, volatils, imprévisibles et frappant à des endroits divers, celle-ci leur a totalement échappée. En début de soirée, des bruits couraient selon lesquels, l’est de Paris pourrait être la cible des casseurs. Un déplacement des «gilets jaunes» vers la Place de la Bastille était redouté.

 

Par Angélique Négroni / Mis à jour le 02/12/2018/ Publié le 01/12/2018/

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/12/01/01016-20181201ARTFIG00180-gilets-jaunes-un-samedi-de-violences-en-plein-paris.php

 

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4 – «Gilets jaunes» : l’hypothèse de l’état d’urgence pas retenue à ce stade

 

Alors que deux membres du gouvernement avaient évoqué la possibilité d’instaurer l’état d’urgence pour éviter de nouvelles scènes d’émeutes, la question n’a pas été abordée à l’Elysée. Macron a demandé à Philippe de recevoir les chefs de partis et des représentants des «gilets jaunes».

 

L’état d’urgence, acte III? Instauré après les émeutes de 2005 et les attentats de 2015, son retour n’était pas exclu samedi soir et dimanche matin par le gouvernement pour éviter de nouvelles scènes de violences. «Il faut réfléchir aux mesures qu’on peut prendre», a déclaré Benjamin Griveaux dimanche sur Europe 1, au lendemain d’une nouvelle mobilisation des «gilets jaunes» à Paris et dans plusieurs points de France.

 

Christophe Castaner n’avait pas non plus écarté cette possibilité: «Je n’ai pas de tabou» avait déclaré samedi soir le ministre de l’Intérieur. «Nous étudierons toutes les procédures qui nous permettront de sécuriser plus encore», avait-il précisé alors que plusieurs syndicats de policiers préconisent le retour de cette mesure 1 an à peine après avoir été levée.

 

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_ «Mouvements insurrectionnels»

«Il nous faut une décision du premier ministre pour déclarer l’état d’urgence sur le territoire national» avait dit le secrétaire national du syndicat Alliance police, Stanislas Gaudon. «Il faut aider nos forces à faire leur travail, sans qu’ils en prennent plein la gueule pendant 10 heures.» Une demande également relayée par le syndicat des commissaires de police nationale (SCPN): «Face à des mouvements insurrectionnels, pour protéger les citoyens et assurer l’ordre public, il y a des mesures exceptionnelles à envisager. L’état d’urgence en fait partie», pouvait-on lire sur le compte Twitter du syndicat.

 

L’exécutif s’est réuni à la mi-journée à l’Elysée et la présidence a fait savoir que la question de l’état d’urgence n’a finalement pas été évoquée. Le chef de l’État a toutefois demandé au ministre de l’Intérieur qu’une réflexion soit menée pour l’adaptation du dispositif de maintien de l’ordre dans les temps à venir.» Il «a en outre demandé au premier ministre de recevoir les chefs de partis représentés au Parlement ainsi que des représentants des manifestants.» Matignon recevra donc à compter de lundi la maire de Paris, puis invitera les présidents des groupes et de partis représentés au Parlement. Le premier ministre invitera également le collectif qui a exprimé dimanche au JDD sa volonté de nouer un dialogue.

 

Par Journaliste Figaro Edouard de Mareschal/ Mis à jour le 02/12/2018/ Publié le 02/12/2018/

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/12/02/01016-20181202ARTFIG00028-gilets-jaunes-au-lendemain-des-violences-l-hypothese-de-l-etat-d-urgence.php

 

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5 – SOCIAL/ Carburants, institutions, taxes : quelles sont les revendications des Gilets jaunes ?

 

Les Gilets jaunes ont des doléances très protéiformes et parfois contradictoires. Une liste de 31 revendications est soumise à un vote en ligne ouvert à tous les citoyens. Plus de 30 000 personnes ont déjà répondu à ce sondage. Voici notre analyse de quelques-unes de ces revendications.

 

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  1. Citoyenneté : Suppression du Sénat

Les Gilets jaunes ne veulent plus des sénateurs. C’est un débat récurrent dans la politique française et certaines personnalités de droite comme de gauche demandent aussi sa suppression ou au moins sa réforme. La chambre haute a pour mission de représenter les territoires, mais son fonctionnement n’est pas toujours compris, de même que son utilité dans la mesure où l’Assemblée nationale a toujours le dernier mot.

 

En revanche, les sénateurs viennent de voter le gel de la hausse de la taxe sur les carburants : les sénateurs sont donc, sur ce vote, très pro-Gilets jaunes !

C’est une vieille revendication des électeurs qui ne se retrouvent pas dans les candidats des partis politiques. Cette doléance des Gilets jaunes montre leur degré de défiance vis-à-vis de la classe politique et des élus de la République.

Les votes blancs et nuls ont longtemps été comptabilisés ensemble. Mais depuis une loi de février 2014, les bulletins blancs sont décomptés séparément et ils apparaissent dans les résultats du scrutin. Ils ne sont pas comptés cependant dans le calcul des suffrages exprimés, comme le réclament donc les Gilets jaunes.

Au deuxième tour de la présidentielle de 2017, plus de trois millions d’électeurs ont déposé un bulletin blanc dans l’urne, soit 8,52 % des votants. La proportion de votants n’ayant opté ni pour Macron ni pour Le Pen atteint 11,52 % si on y ajoute le million de bulletins nuls. C’est un record depuis l’instauration de l’élection présidentielle au suffrage universel direct en 1965.

 

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_ Réduction significative des salaires des membres du gouvernement

Un ministre perçoit actuellement 9940 euros bruts par mois soit environ 8 000 euros nets par mois. Cette rémunération a été baissée de 30% en 2012, quand François Hollande était alors au pouvoir. Mais avec 8 000 euros nets par mois, les ministres figurent parmi les 2% des Français aux plus hauts revenus mensuels.

C’est l’une des prérogatives du président de la République : il promulgue la loi dans les 15 jours qui suivent la transmission au gouvernement de la loi définitivement adoptée.

En revanche, le président de la République ne vote pas la loi : c’est l’affaire du Parlement, composé des députés et sénateurs qui ont été élus par les Français au suffrage universel (direct pour les premiers et indirects pour les seconds).

 

_ Présence obligatoire des élus à l’assemblée

Les Gilets jaunes veulent que leurs députés siègent en continu à l’Assemblée et que leur présence y soit obligatoire. Or toute une partie de leur mission se passe à l’extérieur de l’Assemblée, notamment dans leur circonscription, où ils tiennent des permanences pour rencontrer les électeurs et faire des remontées du terrain à propos des lois votées. Cela fait partie d’une des missions du Parlement qui est le contrôle de l’exécutif.

Les élus sont aussi appelés à se rendre en mission, en France ou à l’étranger, dans le cadre de leurs commissions pour préparer les projets et proposition de lois.

En règle générale, les députés sont moins absentéistes depuis l’entrée en vigueur du non-cumul des mandats.

 

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  1. Transports et écologie : Réduction de la TICPE (taxe sur les produits énergétiques) et de la taxe carbone

A l’origine, la grogne des Gilets jaunes est partie des prix à la pompe, avant de s’étendre à d’autres revendications. La hausse des taxes sur les carburants a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase car elle s’ajoutait à une flambée des cours du pétrole.

Le gouvernement a confirmé la nouvelle hausse des taxes prévue le 1er janvier 2019 mais Emmanuel Macron a fini par lâcher du lest. Le président a annoncé mardi le retour d’une sorte de TIPP flottante, un mécanisme qui permettra d’ajuster les hausses de taxe en cas de pic du prix du baril de pétrole.

La TICPE est la quatrième ressource fiscale de l’État : elle rapporte 31,5 milliards d’euros chaque année. Les Gilets jaunes n’en font pas état dans leur cahier de doléances mais la TICPE est détournée de sa finalité d’origine.

Sur les 3,9 milliards d’euros de recettes supplémentaires attendues en 2018, seulement 184 millions d’euros seront alloués à la transition énergétique et au développement des énergies renouvelables, d’après le rapport du Sénat sur le projet de budget 2019.

_ Abandon du projet de renouvellement du parc automobile français en voiture électrique

Il n’y a pas de projet de renouvellement du parc automobile français mais une prime accordée aux ménages qui veulent rouler plus propre et de débarrasser de leur voitures polluante. Cette prime à la conversion rencontre un grand succès (plus de 100 000 ménages en ont bénéficié dont 70% non imposables).

A partir de janvier 2019, une surprime de 4000 euros sera proposée pour un véhicule thermique neuf ou d’occasion peu polluant. Elle montera à 5 000 euros pour un véhicule électrique ou hybride.

 

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_ Interdiction du glyphosate

Les Gilets jaunes reprennent une des revendications des écologistes qui réclament une interdiction immédiate de l’herbicide, classé comme un « cancérogène probable » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’Union européenne voulait renouveler l’autorisation du glyphosate pour dix ans, mais sur pression de la France et de Nicolas Hulot, il n’a été autorisé que pour cinq ans, jusqu’en 2022. Emmanuel Macron s’est engagé à aller plus vite encore en interdisant le glyphosate dans trois ans. Mais tous les agriculteurs français ne seront pas prêts et le gouvernement a déjà évoqué des dérogations pour ceux qui n’auront pas de solution alternative.

 

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  1. Emploi et formation : Aide au retour à l’emploi ou à la reconversion professionnelle grâce à des formations efficaces et valorisantes

Le gouvernement va investir 15 milliards d’euros pour la formation durant toute la période du quinquennat. Le but est de réintégrer dans l’emploi des personnes qui en sont éloignées. Deux millions de personnes seraient concernées.

Ce plan entre peu en peu en vigueur mais se déploiera vraiment dès 2019, en relation avec les Régions, ce qui explique qu’il ne soit pas très connu des Gilets jaunes.

 

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  1. Précarité : Augmentation des retraites

Les « cheveux blancs » sont nombreux parmi les gilets jaunes. Beaucoup se plaignent d’une baisse de leur pouvoir d’achat depuis la hausse de la CSG qui rogne les pensions de sept millions de retraités. Emmanuel Macron leur a demandé de faire « un effort » et le gouvernement assure qu’ils s’y retrouveront financièrement avec la baisse progressive de la taxe d’habitation.

En réalité, seulement 600 000 retraités voient la baisse de leur pension compensée cette année et la hausse de la CSG fera encore plus de trois millions de perdants en 2020. Le gouvernement a tout de même fait un geste en annulant l’augmentation de la CSG pour 300000 retraités. L’exécutif rappelle aussi qu’il a décidé de revaloriser le minimum vieillesse pour le porter à 903 euros en 2020.

 

_ Diminution de l’assistanat

Cette revendication reprend l’idée du « cancer de l’assistanat » que dénonçait Laurent Wauquiez en 2011. Emmanuel Macron a lui-même créé la polémique avec sa petite phrase sur les aides sociales qui coûtent « un pognon de dingue » sans sortir les gens de la pauvreté.

12 millions de ménages touchent des prestations sociales, soit près d’un foyer sur deux. Des Gilets jaunes en font partie. Ils n’ont probablement pas le sentiment d’être des assistés. Les prestations sociales représentent près de la moitié du revenu des ménages les plus modestes.

Le gouvernement a décidé de mieux rémunérer le travail en diminuant les cotisations salariales mais il a aussi fait le choix de revaloriser certains minima sociaux : le minimum vieillesse sera porté de 803 à 903 euros d’ici 2020 et l’allocation adulte handicapés passera à 900 euros dès 2019.

_ Réévaluation de l’Aide personnalisée au logement (APL)

Les Gilets jaunes ne sont pas à une contradiction près. Ils veulent une diminution de l’assistanat mais en même temps, ils réclament une revalorisation de l’APL, qui a été rognée de 5 euros par le gouvernement en 2017. Ce coup de rabot avait été très critiqué par les travailleurs sociaux. Emmanuel Macron l’avait qualifié de « connerie ».

Près de 6,5 millions de Français touchent l’APL. La Cour des comptes et l’Insee ont soulevé l’effet pervers des aides au logement sur l’inflation des loyers : 100 euros d’APL les ferait augmenter de 50 à 80 euros dans le secteur privé.(…)

 

Source : www.dna.fr/03/12/2018

 

https://www.dna.fr/actualite/2018/11/28/quelles-sont-les-doleances-des-gilets-jaunes

 

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6 – « Gilets jaunes » : on a décortiqué chacune des 42 revendications du mouvement

 

Taxes sur les carburants, Smic, SDF… Les revendications des « gilets jaunes » se nourrissent d’idées venant de tous les partis politiques.

Zéro SDF, abandon du prélèvement à la source, augmentation du smic… Les revendications des « gilets jaunes » dépassent largement le seul prix du carburant. Dans un (très) long communiqué envoyé à quelques médias et aux députés, les « gilets jaunes » ont couché noir sur blanc leurs « directives du peuple ». Ils demandent aux élus de les « transposer » en lois. 

Elles sont issues, disent-ils, d’un sondage mené sur plusieurs groupes de soutien au mouvement. 30.000 personnes y auraient pris part. Logement, fiscalité, retraites… « L’Obs » fait le point sur ce que réclament les « gilets jaunes » (en gras), mais analyse également chaque revendication et ce qu’en pense le gouvernement.

 

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_ Logement

  • Zéro SDF

C’est la première « directive » du communiqué des « gilets jaunes », avant même la baisse de la taxe sur les carburants. Et il s’agit d’un objectif que les « gilets jaunes » partagent avec Emmanuel Macron !

« Je ne veux plus […] avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus », déclarait le  président de la République le 27 juillet 2017,  à Orléans. On est toutefois encore loin du but. La dernière enquête de l’Insee à ce sujet dénombrait 141.500 personnes « sans domicile » en 2012. Soit une augmentation de 50% depuis 2001 selon la Fondation Abbé-Pierre. 

  • Grand plan d’isolation des logements pour faire de l’écologie en faisant faire des économies aux ménages.

Il s’agit là d’un enjeu majeur pour la transition énergétique, puisque les bâtiments résidentiels et tertiaires représentent 45% de la consommation du pays en énergie. Le secteur est aussi à l’origine d’environ 25% des émissions de gaz à effet de serre, selon le ministère de la Transition écologique.

Le gouvernement (Nicolas Hulot, en avril 2018) a d’ailleurs déjà annoncé la mise en route d’un plan quinquennal de « rénovation énergétique des bâtiments », doté de 14 millions d’euros.

  • Limitation des loyers. Davantage de logement à loyers modérés (notamment pour les étudiants et les travailleurs précaires)

Encore une mesure partagée avec le gouvernement ! La loi Elan, promulguée mi-novembre, signe en effet le grand retour de l’encadrement des loyers. Son expérimentation à Lille et à Paris avait été annulée en 2017. Le nouveau texte prévoit la poursuite, pour 5 ans, de « l’expérimentation de l’encadrement des loyers privés, dans les zones tendues et sur la base de propositions des collectivités locales, et y favorise la généralisation des observatoires locaux des loyers ».

L’application de la loi ne se fera toutefois que sur la base du volontariat des communes. Elle n’imposera plus qu’elle soit alors obligatoire dans l’ensemble de l’agglomération. 

 

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_ Fiscalité

  • Davantage de progressivité dans l’impôt sur le revenu, c’est-à-dire davantage de tranches

L’idée figure cette fois dans le programme de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle 2017. Il souhaitait alors réformer l’impôt sur le revenu en le faisant passer de cinq tranches (actuellement) à quatorze. Une idée qu’il a reprise au début du mouvement des « gilets jaunes ».

  • Impôts : que les gros (McDo, Google, Amazon, Carrefour…) payent gros et que les petits (artisans, TPE PME) payent petit.

C’est normalement le principe même de la progressivité de l’impôt. Certaines multinationales pratiquent néanmoins de l’optimisation fiscale à grande échelle, quand ce n’est pas de la fraude pure et simple.

  • Pas de prélèvement à la source

Malgré d’ultimes tergiversations, le prélèvement à la source entrera bien en vigueur le 1er janvier 2019. L’impôt sera donc directement retenu sur les salaires et les pensions reçus, selon diverses options de calcul

  • Fin de la hausse des taxes sur le carburant

C’est la revendication historique des « gilets jaunes ». Depuis le 1er janvier, les taxes sur le gasoil ont augmenté de 7,6 centimes par litre au total, avec notamment la contribution climat énergie (« taxe carbone »). Pour l’essence, l’augmentation a été de 3,9 centimes par litre.

Cette politique devrait être renforcée en 2019, avec des hausses de 6 centimes pour le diesel et 3 centimes pour l’essence, puis à nouveau jusqu’en 2022, l’objectif étant de rendre l’essence moins onéreuse que le diesel, jugé plus polluant. Le gouvernement refuse pour le moment de revenir sur cette réforme.

  • Taxe sur le fuel maritime et le kérosène

C’est l’autre revendication du début du mouvement. Pourquoi n’y a-t-il pas de taxe sur le kérosène des avions ? Cette question a été posée à plusieurs reprises par des députés de La France insoumise. Du côté de la majorité LREM, on met en avant le risque de pénaliser les compagnies françaises.

Pour vous faire une idée, lisez notre « Dissensus » : Climat : faut-il taxer le kérosène des avions ?

  • Fin du CICE. Utilisation de cet argent pour le lancement d’une industrie française de la voiture à hydrogène (qui est véritablement écologique, contrairement à la voiture électrique)

Le CICE de François Hollande, entré en vigueur en 2013 et souvent critiqué depuis, vit ses derniers jours : au 1er janvier 2019, il sera remplacé par des exonérations de charges patronales. 

Quant à la voiture à hydrogène, c’est en effet peut-être le meilleur moyen de « rouler propre » dans les années à venir. Mais pour l’instant, seules 8.852 voitures à hydrogène circulent dans le monde. Une paille par rapport aux 99 millions de voitures neuves (dont 1,7 million de véhicules électriques classiques) qui seront vendues cette année.

  • Interdiction de faire payer aux commerçants une taxe lorsque leurs clients utilisent la Carte Bleue

Cette revendication fait sans doute référence aux commissions interbancaires des commerçants. Mais ils sont payés aux banques, pas à l’Etat.

 

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_ Emploi, salaires et retraites

  • Smic à 1.300 euros net

Le smic est actuellement fixé à 1.150 euros nets mensuels. Le Premier ministre Edouard Philippe a affirmé ce mercredi 28 novembe sur BFMTV et RMC qu’il n’y « aurait pas de coup de pouce supplémentaire »pour le salaire minimum le 1er janvier, mais seulement une « revalorisation légale ».

  • Le système de retraite doit demeurer solidaire et donc socialisé. Pas de retraite à points

La retraite à point est une mesure phare du programme de la réforme des retraites proposée par Emmanuel Macron. Le gouvernement veut refonder notre système actuel, morcelé en une quarantaine de régimes de retraites. Il vise un nouveau système « universel », valable pour tous, le public comme le privé, et calculé en points accumulés tout au long d’une carrière. 

Les critiques (notamment Pascal Pavageau, ex-patron de Force ouvrière) dénoncent un système d’après eux susceptibles de repousser l’âge de la retraite de plusieurs années. 

« On s’en moque, de la retraite par points ! »

  • Pas de retraite en dessous de 1.200 euros

Actuellement, la retraite minimum est fixée à 630 euros par mois. Elle est majorée à 688 euros pour les retraités ayant cotisé au moins 120 trimestres pendant leur carrière. Cela signifierait donc de multiplier ce minimum par deux environ.

  • Les salaires de tous les Français ainsi que les retraites et les allocations doivent être indexés à l’inflation

C’est le cas dans certains pays, comme au Luxembourg. C’était aussi le cas en France jusqu’en 1983, mais aujourd’hui seule la revalorisation du smic est calculée à partir de l’inflation, explique BFMTV.

  • Pour la sécurité de l’emploi : limiter davantage le nombre de CDD pour les grosses entreprises. Nous voulons plus de CDI

Sur ce sujet le gouvernement et le patronat ont surtout défendu cette année le CDII, le CDI intérimaire.

  • Salaire maximum fixé à 15.000 euros

L’idée d’un salaire maximum a été soulevée par Jean-Luc Mélenchon. Il proposait deux mesures distinctes. L’une permettait de fixer le plus haut salaire d’une entreprise à 20 fois le plus bas salaire de la même entreprise. La seconde ne visait pas le salaire perçu mais le revenu : le candidat proposait la mise en place d’un taux d’imposition à 100% pour tous les revenus représentant 20 fois le revenu médian (environ 360.000 annuels). 

  • Que des emplois soient créés pour les chômeurs

C’est l’une des missions que se donnent les gouvernements successifs, avec des méthodes différentes (emplois aidés, baisse des charges…) et plus ou moins de réussite…

  • Apportons du bien-être à nos personnes âgées. Interdiction de faire de l’argent sur les personnes âgées. L’or gris, c’est fini. L’ère du bien-être gris commence

« L’or gris » est le titre d’un livre de François Nénin et Sophie Lapart, qui dénonce la maltraitance des personnes âgées et le « gisement d’or gris » du secteur.

  • Retraite à 60 ans et pour toutes les personnes ayant travaillé dans un métier usant le corps (maçon ou désosseur par exemple) droit à la retraite à 55 ans

L’âge de retraite est actuellement fixé à 62 ans. Il ne devrait pas varier d’ici la fin du quinquennat Macron. 

  • Protéger l’industrie française : interdire les délocalisations. Protéger notre industrie, c’est protéger notre savoir-faire et nos emplois

« Interdire les délocalisations est impossible », regrettait en 2017 Benoît Hamon, à propos de Whirlpool. Mais dans le même temps, celui qui était alors candidat à la présidentielle expliquait qu’on pourrait par contre demain aux entreprises qui délocalisent de rembourser les aides perçues de la part de l’Etat.

  • Fin du travail détaché. Il est anormal qu’une personne qui travaille sur le territoire français ne bénéficie pas du même salaire et des mêmes droits. Toute personne étant autorisée à travailler sur le territoire français doit être à égalité avec un citoyen français et son employeur doit cotiser à la même hauteur qu’un employeur français

Jean-Luc Mélenchon l’avait promis : lui président, le statut de travailleur détaché serait interdit en France. Marine Le Pen était sur la même ligne. En fait, l’opposition à la directive controversée de l’UE, qui permet d’employer un travailleur européen en payant les cotisations de son pays d’origine, rassemblait tous les candidats à la présidentielle… sauf Emmanuel Macron. « Sur ce volet-là, on oublie presque à chaque fois de dire qu’il y a 300.000 Français qui sont travailleurs détachés. Vous irez leur expliquer, les uns et les autres, que dès demain c’est fini pour eux », assurait-il. 

Réciproquement, d’après la Commission nationale de lutte contre le travail illégal (CNLTI), le recours en France au détachement a concerné, en 2015, un total de 286.025 travailleurs (+25% par rapport à 2014).

 

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_ Migrations

  • Que les causes des migrations forcées soient traitées

Le seul exemple de la guerre en Syrie montre à quel point il est difficile d’agir sur les causes des migrations…

L’objectif de l’aide au développement (dons, prêts à taux préférentiel, annulation de dettes…) est toutefois de fournir des ressources à certains pays pour favoriser leur développement économique. Pour certains politiques, c’est un moyen de convaincre les candidats à l’immigration de renoncer. Le député LR Guillaume Larrivé souhaite même conditionner l’octroi de ces aides à « un effort de maîtrise de l’immigration ».

  • Que les demandeurs d’asile soient bien traités. Nous leur devons le logement, la sécurité, l’alimentation ainsi que l’éducation pour les mineurs. Travaillez avec l’ONU pour que des camps d’accueil soient ouverts dans de nombreux pays du monde, dans l’attente du résultat de la demande d’asile

Ouvrir des camps dans les pays frontaliers des pays de départ ou dans les pays d’accueil en Europe, c’était toute l’idée des « hotspots », ces « centres d’enregistrement de migrants », créés en 2015, à l’initiative de l’Union européenne

  • Que les déboutés du droit d’asile soient reconduits dans leur pays d’origine

L’ex-ministre Gérard Collomb aurait, sur ce point, approuvé les « gilets jaunes » : « Ceux qui sont déboutés du droit d’asile doivent être expulsés. C’est plus 14% d’éloignement par rapport aux onze premiers mois de l’année. Donc lorsqu’on veut, on peut avoir des résultats », disait le ministre de l’Intérieur en décembre 2017.

  • Qu’une réelle politique d’intégration soit mise en œuvre. Vivre en France implique de devenir français (cours de langue française, cours d’histoire de France et cours d’éducation civique avec une certification à la fin du parcours)

En février dernier, le rapport du député LREM Aurélien Taché listait 72 propositions pour mieux intégrer les réfugiés obtenant l’asile. Le  gouvernement en « reprendra les grands axes », avait indiqué le Premier ministre Edouard Philippe. Doublement des heures de français, réforme de la formation civique et meilleur accès à l’emploi… le gouvernement avait annoncé ses mesures en juin dernier.

 

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_ Santé

  • Même système de Sécurité sociale pour tous (y compris artisans et autoentrepreneurs). Fin du RSI

Le RSI a été supprimé le 1er janvier 2018, soulevant des critiques à droite, comme à gauche. Une « période transitoire » de deux ans est prévue.

  • Augmentation des allocations handicapés

« Je ne veux plus de personnes vivant en situation de handicap qui soient sans solutions. […] Ce sera l’une des priorités de mon quinquennat. » C’était l’état d’esprit du candidat Macron en mai 2017.

Mais les associations sont aujourd’hui déçues par des « mesurettes » trop légères pour enrayer la précarité de certaines personnes en situation de handicap, les « sans solutions » qu’évoquait Emmanuel Macron. D’après l’Unapei, ils seraient aujourd’hui 48.000 en France. 

  • Des moyens conséquents apportés à la psychiatrie

Transports

  • Favoriser les petits commerces des villages et centres-villes. Cesser la construction des grosses zones commerciales autour des grandes villes qui tuent le petit commerce et davantage de parkings gratuits dans les centres-villes

« Il y a urgence de redonner vie à des centres-villes délaissés, vidés de leurs commerces, de leurs services et parfois de leurs habitants. » Décembre 2017 : Edouard Philippe conclut la Conférence nationale des territoires (CNT) en présentant son plan « Action cœur de ville ».

Doté de cinq milliards d’euros sur cinq ans, celui-ci ambitionne l’ouverture de nouveaux commerces, la rénovation de logements sociaux, la restauration de bâtiments anciens, l’emménagement de nouvelles familles, la création d' »écoquartiers » ou d’espaces publics. Seules 222 villes sont pour l’instant concernées. 

  • L’intégralité de l’argent gagné par les péages des autoroutes devra servir à l’entretien des autoroutes et routes de France ainsi qu’à la sécurité routière

L’entretien du réseau autoroutier et la construction de nouveaux tronçons représentent aujourd’hui environ 30% de l’argent collecté par les péages. L’Etat reçoit 40% de la somme via des taxes qui représentent la « location » des routes par trois sociétés privées (Eiffage, Vinci, Abetis). Elles reçoivent le reste, minoré des coûts d’exploitation (les saleuses qui circulent en hiver par exemple). 

La sécurité routière relève quant à elle d’acteurs de l’Etat, au niveau national et local (ministère de l’Intérieur, de la Santé, de la Justice, collectivités territoriales…). 

  • Fin immédiate de la fermeture des petites lignes, des bureaux de poste, des écoles et des maternités

La fermeture des petites lignes de train était au cœur du débat sur la réforme de la SNCF. Mais le gouvernement, par la voix d’Edouard Philippe l’avait assuré : « Ce n’est pas une réforme des petites lignes. […] On ne décide pas la fermeture de 9.000 km de lignes depuis Paris sur des critères administratifs et comptables. »

  • Favoriser le transport de marchandises par la voie ferrée

Le fret ferroviaire ne représente qu’environ 9% du transport de marchandise en France, contre 85% pour le transport routier (d’après l’autorité de régulation des activités ferroviaires et routières).

L’impact écologique du transport par train est bien moins important que par la route, mais les camions coûtent moins cher aux transporteurs. 

 

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_ Système politique

  • Tout représentant élu aura le droit au salaire médian. Ses frais de transport seront surveillés et remboursés s’ils sont justifiés. Droit aux tickets restaurant et aux chèques-vacances

Avant d’être élu député de la Somme, François Ruffin l’avait assuré : s’il remportait un siège à l’Assemblée, il se rémunérerait au smic. Et il a tenu parole… mais regrette apparemment de ne pas avoir eu l’idée des « gilets jaunes » un peu plus tôt : « Je me suis engagé, donc je le fais. Mais bon, franchement, j’aurais dû dire salaire médian ou salaire moyen… C’est peut-être plus pertinent », a-t-il affirmé en juin à « Marianne ». Le député verse chaque mois 1.100 euros sur son compte bancaire, et donne le reste de sa paie (quelque 3.000 euros) à des associations.

A l’inverse, plusieurs députés ont créé la polémique en affirmant qu’ils ne gagnaient pas assez

  • Retour à un mandat de 7 ans pour le président de la République. L’élection des députés deux ans après l’élection du président de la République permettait d’envoyer un signal positif ou négatif au président de la République concernant sa politique. Cela participait donc à faire entendre la voix du peuple

Des groupes de gauche et de droite ont défendu cette voie en juillet dernier à l’Assemblée, où le gouvernement et LREM y ont opposé une fin de non-recevoir.

  • Fin des indemnités présidentielles à vie

Sans même compter leurs traitements mensuels (environ 6.000 euros), les anciens chefs d’Etat coûtent déjà 6 millions d’euros à l’Etat chaque année.

Valéry Giscard d’Estaing est l’ancien président qui pèse le plus lourd dans le budget de l’Etat, avec 2,5 millions d’euros par an, devant Nicolas Sarkozy (2,2 millions) et Jacques Chirac (1,5 million), d’après une évaluation de l’ancien député PS René Dosière, publiée en 2015.

Les ex-présidents bénéficient en effet chacun d’un appartement de fonction meublé, de deux policiers pour leur protection rapprochée, d’une voiture avec deux chauffeurs, de sept collaborateurs permanents…

 

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_ Education

  • Maximum 25 élèves par classe de la maternelle à la terminale

Les CP à 12 élèves dans l’éducation prioritaire sont le fer de lance de la politique éducative et sociale du gouvernement. D’après un sondage publié en juin 2018, la majorité des 3.880 répondants – soit un peu plus de 10% seulement des professeurs concernés – sont convaincus. 

L’idée d’un maximum de 25 élèves par classe ne date quant à elle pas d’hier. Le pédagogue Célestin Freinet la défendait déjà en 1954. Plus récemment, elle figurait dans le volet éducation du programme électoral de Benoît Hamon. 

  • Un enfant de 6 ans ne se gardant pas seul, continuation du système des aides PAJEMPLOI jusqu’aux 10 ns de l’enfant.

Finances publiques

  • Fin de la politique d’austérité. On cesse de rembourser les intérêts de la dette qui sont déclarés illégitimes et on commence à rembourser la dette sans prendre l’argent des pauvres et des moins pauvres, mais en allant chercher les 80 milliards de fraude fiscale

La dette publique de la France atteint 99% du PIB, soit 2.299,8 milliards d’euros. Lors de la campagne présidentielle, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont proposé d’annuler une partie de la dette.

La dette fiscale, elle, atteindrait les 100 milliards d’euros par an, selon un rapport du syndicat Solidaires-Finances publiques : « De quoi assurer à l’Etat un budget en équilibre puisque les 100 milliards viendraient financer […] les 82 milliards du déficit budgétaire », écrivait en septembre « Marianne ». 

  • Interdiction de vendre les biens appartenant à la France (barrage, aéroport…)

Si les cas de vente d’aéroports sont rares, depuis quelques années l’Etat a pris l’habitude de mettre à la vente des biens immobiliers lui appartenant, pour renflouer ses caisses. En novembre, l’Etat a ainsi annoncé la mise en vente de 1.605 biens (des bureaux, des espaces naturels, des bâtiments sportifs ou d’enseignement…).

Sous pression de Bruxelles, le gouvernement a en outre annoncé la privatisation des 150 plus grands barrages de France d’ici 2022

  • Moyens conséquents accordés à la justice, à la police, à la gendarmerie et à l’armée. Que les heures supplémentaires des forces de l’ordre soient payées ou récupérées

Les lois de finances font immanquablement des gagnants et des perdants. Celle de 2019 a coupé dans les budgets des ministères de l’Economie, de l’Education nationale, du Travail ou encore des Affaires étrangères. Mais ni l’Intérieur, ni la Justice, ni les Armées n’ont subi de perte : ils se sont au contraire vus dotés d’un peu plus de moyens. 

  • Le prix du gaz et l’électricité ayant augmenté depuis qu’il y a eu privatisation, nous voulons qu’ils redeviennent publics et que les prix baissent de manière conséquente.

Le ministre de la Transition écologique l’a confirmé, le prix de l’électricité devrait augmenter en 2019 (+2,3% selon « le Parisien »). Invité sur RMC ce vendredi, François de Rugy a toutefois annoncé qu’il tenterait de limiter des dépenses supplémentaires subies par les ménages en modifiant le mode de fixation des prix et en baissant la CSPE (une taxe qui vise à compenser les surcoûts des opérateurs liés à la réglementation). 

Emmanuel Macron lui aurait demandé de « tout regarder pour que le prix de l’électricité soit maîtrisé ». En pleine crise des « gilets jaunes », il ne faudrait pas, en effet, jeter de l’huile sur le feu…

 

L.D./ Par L’Obs/ Publié le 30 novembre 2018/

https://www.nouvelobs.com/politique/20181129.OBS6307/gilets-jaunes-on-a-decortique-chacune-des-42-revendications-du-mouvement.html

 

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