ELECTRONIQUE/ INFORMATIQUE : l’Afrique et les nouvelles technologies…
21 mars 2019  >  By:   >  A LA UNE, DEMAIN L’AFRIQUE, SCIENCE/ TECHNOLOGIES D’AVENIR  >  No Comment   //   359 Views

 

_ « Investir dans le capital humain : Conformément à l’Agenda du travail décent de l’Organisation internationale du travail, la création d’emplois formels est la meilleure mesure à adopter pour cueillir les fruits des mutations technologiques. Dans de nombreux pays en développement, la majorité des travailleurs restent confinés dans des emplois peu productifs, souvent informels et peu exposés à la technologie. Faute d’emplois de qualité dans le secteur privé, des jeunes pétris de talent ont peu de chances de trouver un emploi salarié, conclut-on. »

 

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_ « Le numérique, une affaire d’innovation/ Les ingénieurs adaptent les technologies aux besoins spécifiques du continent : Il y a 40 ans, lorsque le monde a basculé de l’analogique vers le numérique, l’Afrique n’apparaissait pas dans le paysage.  Aujourd’hui, l’époque des postes de travail et des lignes fixes semble révolue et le continent a rattrapé son retard dans l’utilisation des téléphones portables et l’accès à Internet. Près de 80,8% des Africains possèdent un téléphone portable, d’après les données fournies en 2016 par l’Union internationale des télécommunications (UIT), l’agence des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication, soit un bond de 10% par rapport à 2014. Le marché des téléphones portables connaît, en Afrique, la plus forte croissance au monde et le continent devrait compter, en 2020, 725 millions d’utilisateurs, selon un rapport de l’Association GSM (Association du réseau de téléphonie mobile mondial). »

 

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1 – ECONOMIE/ LES NOUVELLES TECHNOLOGIES, MENACE OU OPPORTUNITÉ POUR L’EMPLOI ?

 

Le Rapport sur le Développement dans le monde 2019 (WDR) sur la Transformation de la nature du travail de la Banque mondiale, insiste sur l’importance d’investir dans le capital humain. Selon ledit rapport, si les travailleurs chargés de tâches routinières sont les plus faciles à remplacer, les technologies créent de nouveaux emplois et augmentent la productivité.

 

C’est un secret de polichinelle ! Le recours aux nouvelles technologies suscite des inquiétudes sur la menace des NTIC sur le monde de l’emploi.  Ainsi, les habitants des économies avancées appréhendent l’impact considérable de la technologie sur l’emploi considérant que la montée des inégalités, à laquelle s’ajoutent les effets de l’économie des petits boulots ou « gig economy » (dans le cadre de laquelle les organisations recrutent des travailleurs indépendants pour des missions de courte durée), favorise la dégradation rapide des conditions de travail. C’est ce qui ressort du Rapport sur le Développement dans le monde 2019 (WDR) sur la Transformation de la nature du travail de la Banque mondiale.

 

Toujours est-il que selon le même rapport, ce scénario inquiétant est globalement injustifié. « Certes, les emplois manufacturiers sont de plus en plus automatisés dans un certain nombre d’économies avancées et de pays à revenu intermédiaire, les travailleurs chargés de tâches routinières « codifiables » étant les plus faciles à remplacer, mais les technologies offrent la possibilité de créer de nouveaux emplois, d’accroître la productivité et de fournir des services publics efficaces. À travers l’innovation, les technologies créent de nouveaux secteurs d’activité et de nouvelles tâches », souligne la Banque mondiale.

 

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Aussi, le numérique bouleverse-t-il les modes de production traditionnels et redéfinit la structure des entreprises en permettant à ces dernières d’accroître ou de réduire rapidement leur activité. On note ainsi que dans les nouveaux modèles économiques, les entreprises ou plateformes numériques, souvent construites autour d’un nombre réduit d’employés et d’immobilisations, passent du statut de start-up locale à celui de géant mondial. Selon le rapport, cette nouvelle organisation industrielle suscite des interrogations sur les politiques applicables en matière de confidentialité, de concurrence et de fiscalité. Les actifs productifs sont virtuels par nature, ce qui limite la capacité des pouvoirs publics à accroître les recettes, constate-t-on.

 

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La multiplication des plateformes d’échanges permet plus que jamais aux technologies de toucher plus rapidement un plus grand nombre d’individus, assure le rapport. Ce modèle économique fondé sur des activités à grande échelle sans actifs massifs offre des possibilités d’emploi à des millions de personnes vivant hors des pays industrialisés, voire des zones industrielles, poursuit le rapport. La bonne nouvelle est que ces mêmes personnes sont confrontées à la demande de nouvelles compétences. Ainsi, l’automatisation rehausse la valeur des compétences cognitives d’ordre supérieur dans les économies avancées et les pays émergents.

 

Toujours est-il, le rapport de la Banque mondiale insiste qu’il faut impérativement investir dans le capital humain si l’on veut tirer le meilleur parti de l’évolution des perspectives économiques. « Trois types de compétences prennent de plus en plus d’importance sur le marché de l’emploi : les compétences cognitives comme la résolution de problèmes complexes, les compétences socio comportementales comme l’aptitude au travail d’équipe et la combinaison de différents types de compétences qui permettent de prédire la capacité d’adaptation comme le raisonnement et l’efficacité personnelle. Pour développer ces compétences, les pays ont besoin d’asseoir leur capital humain sur des bases solides et de promouvoir l’apprentissage permanent », informe le rapport.

 

Il est relevé cependant, que les autorités des pays en développement n’accordent pas une place prioritaire au développement de la petite enfance, et l’incidence de l’enseignement de base sur le capital humain est loin d’être optimale. Le nouvel indice de capital humain mis au point par la Banque mondiale et décrit pour la première fois dans le présent rapport souligne le lien entre les investissements dans la santé et l’éducation et la productivité de la main-d’œuvre de demain.

 

Conformément à l’Agenda du travail décent de l’Organisation internationale du travail, la création d’emplois formels est la meilleure mesure à adopter pour cueillir les fruits des mutations technologiques. Dans de nombreux pays en développement, la majorité des travailleurs restent confinés dans des emplois peu productifs, souvent informels et peu exposés à la technologie. Faute d’emplois de qualité dans le secteur privé, des jeunes pétris de talent ont peu de chances de trouver un emploi salarié, conclut-on.

 

4 décembre 2018/

 

https://www.ecoactu.ma/les-nouvelles-technologies-menaces-ou-opportunite-pour-lemploi/

 

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2 – Rwanda : combler la fracture numérique par satellite

 

Le pays des Mille collines compte désormais sur Icyerekezo, son satellite lancé depuis la Guyane, pour couvrir les régions isolées qui n’ont pas accès à Internet. Une solution venue du ciel. Pour fournir Internet aux écoles situées dans les zones reculées du pays, les autorités rwandaises ont la solution : un satellite. Le pays s’est en effet associé à une société britannique spécialisée dans le secteur, a annoncé la semaine dernière le ministère rwandais des Technologies de l’information et de la communication (TIC) et de l’Innovation. L’engin, surnommé Icyerekezo, Vision, a quitté la terre dans la nuit du 27 février 2019 vers 23 h 30 heure rwandaise, depuis la base de Kourou.

 

L’initiative a pris corps dans le cadre d’un partenariat avec le programme américain One Web, qui effectuait ce jour son premier lancement de six satellites dédiés aux communications internet. D’ici à 2021, la société éponyme devrait en lancer au total plus de 600. Le satellite rwandais, lui, a été construit à Toulouse et fournira Internet en haut débit au groupe scolaire de Saint-Pierre Nkombo, situé sur l’île Nkombo du lac Kivu.

 

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_ Lutter contre la fracture numérique

Si la démarche est inédite pour le Rwanda, elle colle en revanche parfaitement avec la stratégie numérique dans laquelle le pays s’est lancé depuis quelques années : celle d’un pays « hyperconnecté ». « Sans accès à Internet, les économies stagnent, l’éducation prend du retard, et le développement est considérablement plus lent que dans les régions connectées », estime d’ailleurs le ministère dans un communiqué. Pour lutter à tout prix contre la fracture numérique, le pays promeut la politique du « Rwanda Digital Talent », un projet du ministère des TIC lancé en juin 2016. Le but : renforcer les capacités des citoyens dans le domaine du numérique, et réduire l’inadéquation entre l’offre du secteur et la demande, croissante.

 

Pour cela, le gouvernement mise sur la jeunesse, et surtout sur la formation des Rwandais. Le 22 février, le pays a d’ailleurs inauguré sa toute première école de code informatique, dans le district de Nyabihu, à l’ouest. « Nous commençons avec soixante étudiants, mais l’objectif est de pouvoir déployer au moins cinq académies de codage. Il est prévu dans chaque province, chaque année, l’inscription d’environ trois cents étudiants qui peuvent se spécialiser pour devenir des experts », a déclaré Paula Ingabire, la ministre des TIC.

 

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_ Rwanda : combler la fracture numérique par satellite

Le pays des Mille collines compte désormais sur Icyerekezo, son satellite lancé depuis la Guyane, pour couvrir les régions isolées qui n’ont pas accès à Internet. Une solution venue du ciel. Pour fournir Internet aux écoles situées dans les zones reculées du pays, les autorités rwandaises ont la solution : un satellite. Le pays s’est en effet associé à une société britannique spécialisée dans le secteur, a annoncé la semaine dernière le ministère rwandais des Technologies de l’information et de la communication (TIC) et de l’Innovation. L’engin, surnommé Icyerekezo, Vision, a quitté la terre dans la nuit du 27 février 2019 vers 23 h 30 heure rwandaise, depuis la base de Kourou en Guyane française.

 

L’initiative a pris corps dans le cadre d’un partenariat avec le programme américain One Web, qui effectuait ce jour son premier lancement de six satellites dédiés aux communications internet. D’ici à 2021, la société éponyme devrait en lancer au total plus de 600. Le satellite rwandais, lui, a été construit à Toulouse et fournira Internet en haut débit au groupe scolaire de Saint-Pierre Nkombo, situé sur l’île Nkombo du lac Kivu.

 

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_ Lutter contre la fracture numérique

Si la démarche est inédite pour le Rwanda, elle colle en revanche parfaitement avec la stratégie numérique dans laquelle le pays s’est lancé depuis quelques années : celle d’un pays « hyperconnecté ». « Sans accès à Internet, les économies stagnent, l’éducation prend du retard, et le développement est considérablement plus lent que dans les régions connectées », estime d’ailleurs le ministère dans un communiqué. Pour lutter à tout prix contre la fracture numérique, le pays promeut la politique du « Rwanda Digital Talent », un projet du ministère des TIC lancé en juin 2016. Le but : renforcer les capacités des citoyens dans le domaine du numérique, et réduire l’inadéquation entre l’offre du secteur et la demande, croissante.

 

Pour cela, le gouvernement mise sur la jeunesse, et surtout sur la formation des Rwandais. Le 22 février, le pays a d’ailleurs inauguré sa toute première école de code informatique, dans le district de Nyabihu, à l’ouest. « Nous commençons avec soixante étudiants, mais l’objectif est de pouvoir déployer au moins cinq académies de codage. Il est prévu dans chaque province, chaque année, l’inscription d’environ trois cents étudiants qui peuvent se spécialiser pour devenir des experts », a déclaré Paula Ingabire, la ministre des TIC.

 

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Une stratégie africaine

Ailleurs sur le continent, les initiatives du même genre fleurissent. L’Afrique du Sud, l’Égypte, le Nigeria, ou encore l’Algérie et prochainement la RDC, de nombreux pays africains comptent désormais sur les satellites pour développer leurs télécommunications. Moins vulnérables que les câbles sous-marins, les engins spatiaux restent pour une majorité d’entre eux, de fabrication étrangère. Mais quelques pionniers de la conquête spatiale africaine tirent leur épingle du jeu. Comme au Ghana, où des étudiants de l’université All Nations ont conçu eux-mêmes GhanaSat-1, sous la houlette de Richard Damoah, chercheur ghanéen de la Nasa. De quoi donner des idées aux spationautes africains en herbe.

 

Le Point Afrique/ Boubacar Diallo  mars 12, 2019  Technologie, Télécom

 

http://www.afrikatech.com/fr/technologie/rwanda-combler-la-fracture-numerique-par-satellite/

 

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3 – Commerce électronique : La Tunisie, 4ème en Afrique, selon le rapport 2018 de la CNUCED

 

La Tunisie vient d’être classée 4ème en Afrique et 79ème au monde, par le dernier rapport (2018) de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED). Le Top 10 des performances en matière de e-commerce en Afrique, sont, selon ce rapport, L’Ile Maurice (55e mondial), le Nigeria (75ème au monde), l’Afrique du Sud (78ème), la Tunisie (79e), le Maroc (81e), le Ghana (85e), le Kenya (89e), l’Ouganda (99e), le Botswana (100e) et le Cameroun (101e).

 

La Tunisie doit sa performance à son taux de pénétration d’Internet estimé à 66% grâce à un nombre d’abonnés qui s’élève à 7,65 millions (Mai 2018)”. Son classement est aussi expliqué par l’évolution du nombre des sites marchands qui a atteint 1423 sites en 2017 contre 1202 en 2016. Le pays est aussi évalué sur la base du nombre des transactions commerciales en ligne qui ne cessent d’augmenter. Ce nombre a atteint en 2017, une valeur de 166 258 241 TND, dont un montant de 36 130 960 TND de transactions internationales, selon la Direction du développement du Commerce Electronique et de l’Economie au ministère du commerce.

 

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Auparavant, la Tunisie était classée en tête du classement des pays africains de l’internet mobile. Elle affiche la connexion mobile la plus rapide sur le continent mais se positionne au 70ème rang mondial, sur un total de 124 pays, selon Speedtest Global Index, sur le site www.speedtest.net/global-index (données de Juin 2018), un classement qui se base sur la vitesse de téléchargement, dont la moyenne mondiale et de 23.54 Mbps. L’internet mobile en Tunisie enregistre une vitesse proche de cette moyenne, soit 18.54 Mbps. Selon, l’indice de la CNUCED, qui mesure la capacité d’une économie à soutenir les achats en ligne a été élargi à 151 économies, soit sept de plus que l’édition 2017.

 

15 janvier 2019/ Par WMC avec TAP/

 

https://www.webmanagercenter.com/2019/01/15/429750/commerce-electronique-la-tunisie-4eme-en-afrique-selon-le-rapport-2018-de-la-cnuced/

 

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4 – Comment les technologies numériques peuvent-elles transformer le système alimentaire de l’Afrique ?

 

Il ne fait aucun doute que l’agriculture joue un rôle crucial dans la réalisation des grands objectifs de développement de l’Afrique. Ce secteur est en effet essentiel pour faire reculer la pauvreté, pour permettre la croissance économique et pour promouvoir un environnement durable. Le marché de l’alimentation continue de s’étendre en Afrique. On estime que sa valeur actuelle (300 milliards de dollars) sera multipliée par trois pour atteindre 1 000 milliards de dollars d’ici 2030. La part de l’agriculture dans l’emploi total est de 60 % en Afrique subsaharienne, et celle du système alimentaire est encore plus élevée : d’après les projections, ce dernier créera entre 2010 et 2025 davantage d’emplois que le reste de l’économie en Éthiopie, au Malawi, au Mozambique, en Ouganda, en Tanzanie, et en Zambie.

 

Pourtant, le secteur agricole africain reste confronté à des défis majeurs. Sa productivité est inférieure à celle des autres régions, une personne sur quatre en Afrique subsaharienne souffre de sous-alimentation chronique, et la croissance démographique accentue les pressions qui s’exercent sur le système alimentaire. En outre, on s’attend à ce que l’insécurité alimentaire s’aggrave sous l’effet du changement climatique, qui mettra en péril les cultures et l’élevage. En l’absence de mesures d’adaptation, la production de maïs — l’une des cultures de base en Afrique — pourrait diminuer de 40 % d’ici 2050. À l’évidence, il faut trouver des approches nouvelles si l’on veut transformer l’agriculture et exploiter pleinement son potentiel. Une partie de la solution pourrait venir des technologies numériques. Mais comment celles-ci peuvent-elles contribuer à la transformation du système alimentaire africain ?

 

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Il est intéressant de se pencher sur les start-up, qui s’imposent comme des acteurs de plus en plus importants dans le paysage agricole de l’Afrique. L’une des plus connues est Hello Tractor (a). Cette entreprise met en relation des propriétaires de tracteurs dits « intelligents » et des agriculteurs qui souhaitent louer ce type de machine. Ce modèle est susceptible de changer la donne en Afrique, où on dénombre 13 tracteurs pour 100 000 km2 (contre 200, en moyenne, dans le monde).

 

Citons également l’application 2KUZE, qui fait le lien entre agriculteurs, intermédiaires, acheteurs et banques au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie. Grâce à cette plateforme mobile, les petits exploitants peuvent contacter directement les acheteurs et les intermédiaires pour obtenir le meilleur prix pour leurs produits et recevoir au moyen de leur téléphone portable des paiements sécurisés, sans avoir à effectuer à pied un trajet de plusieurs heures pour se rendre jusqu’au marché.

 

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Au Kenya, Illuminum Greenhouses, une autre start-up, construit des serres et installe des dispositifs d’irrigation goutte à goutte automatisés qui permettent aux petits agriculteurs d’optimiser leur production pour un coût abordable. À ce jour, elle a aidé plus de 3 450 d’entre eux à accroître leurs revenus. Le potentiel des technologies numériques pour la transformation du système alimentaire africain s’exerce de trois manières :

. Premièrement, ces technologies peuvent améliorer l’accès des agriculteurs au capital et aux ressources : aujourd’hui, il suffit à un agriculteur de se connecter avec son téléphone portable pour louer une machine, comme un tracteur, dont l’achat serait trop coûteux.

Deuxièmement, elles peuvent faciliter l’intégration des petits agriculteurs dans la chaîne de valeur, du fait des économies d’échelle. Par exemple, les plateformes de commerce électronique mettent directement en relation les consommateurs et les producteurs, même lorsque ces derniers ont une exploitation de taille modeste.

Troisièmement, les technologiques numériques peuvent apporter des outils de précision qui révolutionnent la gestion des ressources naturelles en contribuant durablement à l’augmentation de la production de denrées alimentaires. En assurant une plus large diffusion des informations sur la terre, les sols et d’autres ressources, elles permettent une utilisation plus précise des intrants, tels que les engrais ou l’eau.

 

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La Banque mondiale commence déjà à renforcer son aide aux start-up qui opèrent dans l’agriculture. Récemment, la Banque mondiale a exploré avec plus de 35 start-up kenyanes et éthiopiennes les possibilités de partenariats pour l’innovation agricole. Elle travaille aussi avec des sociétés comme Digital Green, qui conçoit des tutoriels vidéo à l’intention des petits exploitants en Éthiopie, au Ghana, au Malawi et au Niger. Par ailleurs, le nouvel Observatoire de l’agriculture qu’elle vient de créer recueille et communique des données agro-météorologiques de haute résolution qui permettent de détecter suffisamment tôt les chocs alimentaires et de prendre ainsi des mesures pour éviter la survenue d’une famine.

 

Dans la province du Kasaï, en République démocratique du Congo, ce dispositif a montré que l’insécurité alimentaire et les mauvaises récoltes étaient dues à des facteurs autres que le changement climatique, ce qui nous a permis de repenser rapidement notre projet de manière à prendre en compte les facteurs pertinents. À l’heure où les pouvoirs publics et les entrepreneurs explorent des utilisations du numérique qui pourraient transformer le système alimentaire de l’Afrique, demandons-nous quelles devraient être leurs priorités. Je propose quatre domaines d’action.

 

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  • Premièrement, il est essentiel de développer un écosystème numérique pour la vulgarisation, afin qu’un plus grand nombre d’agriculteurs aient accès à des informations pouvant améliorer leurs pratiques.
  • Deuxièmement, il est impératif de promouvoir une plus grande transparence des prix du marché. Il existe aujourd’hui des services et des applications qui permettent aux agriculteurs de s’informer sur les prix sans faire appel à un intermédiaire, qui favorisent la concurrence et qui améliorent les revenus agricoles.
  • Troisièmement, parce que l’agriculture de précision change la donne, il faut rendre ces technologies plus accessibles et financièrement plus abordables. Les drones, les capteurs et autres outils peuvent contribuer à accroître la productivité agricole, et il faudrait que davantage d’agriculteurs y recourent.
  • Quatrièmement, les instituts technologiques agricoles doivent accorder une place accrue aux approches entrepreneuriales : les générations futures doivent se former au design thinking, aux processus d’incubation et, plus généralement, aux méthodes qui leur permettront d’élaborer les solutions, les outils et les technologies qui assureront l’avenir du système alimentaire et de l’agriculture en Afrique.

 

Simeon Ehui’s picture/ SOUMIS PAR SIMEON EHUI/ LE LUNDI, 16/07/2018

 

http://blogs.worldbank.org/voices/fr/comment-les-technologies-numeriques-peuvent-elles-transformer-le-systeme-alimentaire-de-l-afrique/

 

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5 – Commerce électronique : l’Île Maurice en tête des achats en ligne en Afrique

 

L’Ile Maurice a été classée comme le pays le mieux préparé en Afrique pour faire des achats en ligne, selon l’indice du commerce électronique de la CNUCED pour 2018. Ce document, publié en marge des travaux de la CNUCED sur le commerce en ligne qui se tiennent du 10 au 14 décembre à Nairobi (Kenya), montre que la nation insulaire se classe tout de même au 55ème rang mondial. Selon cette agence onusienne basée à Genève, les pays africains accusent d’ailleurs un retard par rapport au reste du monde en termes d’indice de commerce électronique de détail. En effet, quarante-trois pays africains figurent dans l’indice des 151 pays mais constituent jusqu’à neuf des dix derniers pays. L’Ile Maurice, premier au classement, ne s’est classé qu’au 55e rang de l’indice mondial dominé au sommet par les Pays-Bas suivis de Singapour et de la Suisse.

 

« L’Afrique est en retard par rapport au reste du monde dans sa préparation à s’engager dans l’économie numérique et à en tirer profit. Les trois quarts de la population africaine n’ont pas encore commencé à utiliser Internet », a admis le Secrétaire général de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED). « Cependant, le continent montre des progrès en ce qui concerne les indicateurs clés liés au commerce électronique de détail. Depuis 2014, l’Afrique subsaharienne a dépassé la croissance mondiale avec trois des quatre indicateurs utilisés dans l’indice », a déclaré Mukhisa Kituyi.

 

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Maurice a un score considérablement supérieur de 12 points à son poursuivant sur le continent africain. Ce petit pays insulaire en développement affiche des résultats relativement élevés selon les critères de la CNUCED, mais particulièrement dans la proportion de la population ayant un compte bancaire ou des services financiers par téléphone mobile (90%).  Les trois principaux pays africains de l’indice ont chacun une force distincte dans l’un des quatre domaines mesurés par l’indice, qui non seulement compte le nombre de clients en ligne, mais mesure également la facilité de paiement et de livraison.

 

Le Nigéria, pays africain le plus peuplé, occupe le deuxième rang, en grande partie grâce à une augmentation significative de la fiabilité de ses services postaux, telle que mesurée par l’Union postale universelle (UPU). L’Afrique du Sud est au troisième rang, à égalité avec plusieurs autres pays africains – Cap-Vert, Gabon, Maurice et Maroc – pour ses taux de pénétration d’Internet, avec environ six habitants sur dix en 2017 utilisant internet en 2017.

 

« Nous estimons qu’il y avait au moins 21 millions de clients en ligne en Afrique l’année dernière, moins de 2% du total mondial, avec trois pays – le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Kenya – représentant près de la moitié de ce total sur le continent », a ajouté le chef de la CNUCED. Néanmoins, le nombre d’acheteurs en ligne africains a augmenté de 18% par an depuis 2014, ce qui est supérieur au taux de croissance moyen mondial de 12%. Alors que les pays africains doivent accroître leur taux de pénétration de l’Internet pour développer le commerce électronique, nombre d’entre eux doivent également faire en sorte que davantage d’utilisateurs d’Internet actuels fassent confiance au marché en ligne pour leurs achats. Contrairement aux marchés dans les pays développés, comme dans l’Union européenne, où 68% des utilisateurs d’Internet ont effectué un achat en ligne en 2017, le chiffre correspondant en Afrique n’était que de 13% en moyenne en 2017.

 

Décembre 10, 2018/

 

https://intellivoire.net/commerce-electronique-lile-maurice-en-tete-des-achats-en-ligne-en-afrique/

 

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6 – « Enseigner le code et les algorithmes, c’est investir dans l’avenir de l’Afrique »

 

Pour Cina Lawson, ministre togolaise de l’économie numérique, il faut adapter le système éducatif aux débouchés de demain. Du 9 au 12 janvier, le Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas a, une nouvelle fois, retenu l’attention du monde sur les nouveautés en matière d’innovation numérique. Sur des centaines de stands ont été dévoilées les nouveautés qui feront progressivement évoluer notre quotidien dans les années à venir.

 

Il est intéressant de constater que, les années passant, l’Afrique est en passe d’acquérir une place prépondérante au CES, avec un pôle qui lui est entièrement consacré. La vitrine technologique du monde est maintenant aussi la vitrine du développement africain en matière de numérique, à travers des initiatives toujours plus nombreuses et de qualité. Les téléphones portables jouent un rôle majeur, pour communiquer évidemment, mais également pour s’informer, payer, se soigner, etc. Le mobile est le catalyseur des innovations, alimenté par l’accélération de la couverture des réseaux haut débit 3G et 4G. C’est le fondement des innovations majeures actuellement à l’œuvre en Afrique.

 

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_ Les emplois de demain

Derrière ce développement rapide se cachent évidemment des disparités entre les pays du continent. Mais la tendance est la même partout et le rattrapage technologique avance à grand pas. L’Afrique fait depuis quelques années figure de pionnière dans certains secteurs. Ainsi, en matière de paiement mobile, 52 % des transactions mondiales sont africaines. Plus de la moitié des utilisateurs de portables utilisent ce moyen de paiement au Kenya et en Tanzanie et plus d’un quart en Afrique du Sud, au Sénégal ou au Togo – alors qu’en Europe, ce mode de paiement demeure balbutiant dans de nombreux pays. Dans le domaine de la santé, l’Afrique est également capable d’être à la pointe, par exemple avec la mise en place de carnets de vaccination électroniques qui ont permis d’optimiser considérablement les campagnes de vaccination.

 

Appuyés par un volontarisme politique fort, de plus en plus de plate-formes d’innovations et d’incubateurs se développent sur l’ensemble du territoire. Au-delà de la désormais célèbre « Silicon Savannah » au Kenya, des hubs s’organisent dans la plupart des pays. Le Togo, par exemple, réunit autour de Lomé de nombreux incubateurs comme Woelab ou Innov’up, une structure dévolue à l’entrepreneuriat féminin inaugurée il y a un an. C’est là que naissent les services et les emplois de demain. Ce sont ces pôles qu’il nous faut renforcer pour permettre au continent africain de construire l’avenir.

 

Et pour y parvenir rapidement et de la manière la plus efficace, il nous faut investir massivement dans l’enseignement et dans la vulgarisation des nouvelles technologies. Si nous voulons donner à notre jeunesse les armes pour être compétitive demain sur le marché mondial de l’emploi et pour participer à la croissance africaine, il est impératif de donner la priorité à l’enseignement du code dès le primaire, mais avec un accent particulier sur l’apprentissage technique.

 

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_ Une école gratuite de codeurs

L’enseignement que l’on pourrait qualifier de traditionnel est évidemment un socle indispensable pour notre jeunesse, mais c’est notre devoir d’adapter le système éducatif aux débouchés de demain. Pour l’instant, les initiatives en la matière sont peu nombreuses. Mais il en existe heureusement quelques-unes ! Particulièrement celle d’Andela au Nigeria ou bien celle de We Think Code, une ONG sud-africaine qui a ouvert la première école gratuite de codeurs, ouverte aux pays limitrophes, sur le même modèle que l’école 42 créée à Paris par Xavier Niel [actionnaire du Monde].

 

Les efforts gouvernementaux ainsi que l’investissement direct étranger devraient, à mon sens, privilégier ce type d’initiatives pour éviter de pérenniser un fossé technologique entre l’Afrique et les pays développés. En investissant dans la formation, nos Etats seront en mesure d’accompagner le développement en pensant à l’avenir, et non en voulant rattraper notre retard. Favoriser l’enseignement du code, de la programmation et des algorithmes, c’est investir dans notre jeunesse et dans l’avenir de notre continent sur le long terme.

 

J’en suis convaincue : le développement de l’Afrique passera par le numérique et les nouvelles technologies. Et le continent propose sans cesse de nouveaux projets, de nouvelles innovations, faisant la preuve du potentiel incroyable en matière d’innovation numérique. C’est une opportunité sans précédent pour l’Afrique de confirmer et d’étendre son leadership dans de nombreux secteurs d’activités ; nous devons la saisir, et exploiter l’ensemble des leviers à notre disposition.

 

Publié le 19 janvier 2018 / Mis à jour le 19 janvier 2018 / TRIBUNE/ Cina Lawson/ Cina Lawsonest ministre togolaise des postes et de l’économie numérique.

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/01/19/enseigner-le-code-et-les-algorithmes-c-est-investir-dans-l-avenir-de-l-afrique_5243862_3212.html

 

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7 – La BAD lance un programme de sélection de leaders africains en Informatique

 

L’Institut africain de développement de la Banque africaine de développement (BAD) annonce le lancement du prochain programme africain des leaders mondiaux en informatique. L’appel à candidatures, qui prend fin le 9 avril 2019, entre dans le cadre du programme de partage connaissances (KSP) de la coopération économique Corée-Afrique (KOAFEC).

 

« L’objectif du programme est de créer sur le continent africain une masse critique d’experts informatiques internationaux : des professionnels hautement qualifiés en TIC. Il permettra aux professionnels des pays africains, à mi- carrière, d’être outillés aux dernières techniques et connaissances dans le cadre d’études supérieures dans des établissements d’enseignement supérieur en Corée. Une fois leurs études terminées, les universitaires devraient retourner dans leur pays d’origine pour appliquer et diffuser leurs connaissances et compétences nouvellement acquises afin d’améliorer le développement de leur pays », précise l’institution dans un communiqué.

 

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Ce programme de maîtrise en technologies de l’information dure deux ans. Il propose des cours intégrés axés sur les technologies de l’information et les stratégies commerciales coréennes. Il offre également des possibilités de mise en réseau avec des entreprises coréennes du secteur de l’informatique par le biais de cours et de séminaires.

 

Les candidats intéressés peuvent postuler en lien sur : https://apply.kaist.ac.kr/intergradapply avant 17h00 le 9 avril 2019 (heure de Séoul).

 

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE/ 22 février 2019/ [Digital Business Africa]

 

https://www.digitalbusiness.africa/%EF%BB%BFla-bad-lance-un-programme-de-selection-de-leaders-africains-en-informatique/

 

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8 – Le numérique, une affaire d’innovation : les ingénieurs adaptent les technologies aux besoins spécifiques du continent

 

Il y a 40 ans, lorsque le monde a basculé de l’analogique vers le numérique, l’Afrique n’apparaissait pas dans le paysage.  Aujourd’hui, l’époque des postes de travail et des lignes fixes semble révolue et le continent a rattrapé son retard dans l’utilisation des téléphones portables et l’accès à Internet. Cette révolution numérique réussie en Afrique tient principalement à la capacité d’innovation des ingénieurs qui ont su adapter la technologie aux besoins spécifiques du continent plutôt que de l’imposer. Près de 80,8% des Africains possèdent un téléphone portable, d’après les données fournies en 2016 par l’Union internationale des télécommunications (UIT), l’agence des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication, soit un bond de 10% par rapport à 2014.    

 

Le marché des téléphones portables connaît, en Afrique, la plus forte croissance au monde et le continent devrait compter, en 2020, 725 millions d’utilisateurs, selon un rapport de l’Association GSM (Association du réseau de téléphonie mobile mondial). La majorité des utilisateurs en Afrique n’utilise pas de smartphones. Dans sept pays – Ghana, Kenya, Nigéria, Sénégal, Afrique du sud, Tanzanie et Ouganda – seuls 15% des personnes interrogées indiquaient posséder un smartphone lors d’une enquête réalisée en 2014, par le Pew Research Center, un groupe de recherche américain. Il y a peu, beaucoup d’Africains utilisaient encore des téléphones de “seconde catégorie” aux capacités limitées. Ces téléphones ne représenteront d’ici 2019 que 27% du marché en Afrique. Le marché des smartphones ne cesse quant à lui de croître.

 

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Un rapport publié récemment par la société de conseil technologique internationale, International Data Corporation, prédit que plus de 155 millions d’appareils seront livrés en Afrique et au Moyen-Orient d’ici la fin 2017 – après une hausse de 66% des importations au cours du premier trimestre 2017.  Les téléphones de seconde catégorie permettent les appels,  l’envoi de messages, et disposent d’applications de base, qui sont généralement conçues pour répondre aux besoins spécifiques d’une communauté. M-Pesa, le système de paiement à distance très populaire au Kenya  permet par exemple aux utilisateurs d’effectuer des paiements et des transferts d’argent sécurisés par SMS.

 

Parmi les applications innovantes, on trouve aussi Livestock Wealth, lancée en Afrique du Sud, qui permet d’acheter et de vendre des vaches à distance, ou M-Kopa, une variante de M-Pesa, utilisée au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, pour produire de l’électricité solaire à usage domestique, et, bien sûr, recharger les téléphones. Selon l’Association GSM, les services de téléphonie mobile représentaient 6,7% du PIB africain en 2015, notamment grâce à leur effet sur le développement économique. Les agriculteurs peuvent maintenant, par simple message, obtenir les prix de vente des produits avant de se rendre au marché, explique Ernest Acheampong, chercheur pour le Réseau africain d’étude d’orientation technologique basé à Nairobi. Selon lui, “les téléphones portables ont véritablement changé la manière de faire des affaires”.

 

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_ L’accès à Internet

La capacité des téléphones portables à transformer l’Afrique s’explique principalement par la connexion à Internet qu’ils permettent et dont bénéficie aujourd’hui 29,3% du continent selon les chiffre de l’UIT. Grace aux câbles sous-marins le long des côtes, l’accès à Internet est devenu moins onéreux et a gagné en qualité depuis 2002, date de la pose du premier cable. Les câbles sous-marins à haut debit ont permis le passage de la technologie 2G à la 3G, voire à la 4G/LTE à Addis-Abeba et Nairobi. L’Association GSM estime que d’ici à 2022, 80% du continent disposera de la 5G.   

 

La mutiplication du nombre de téléphones portables a permis aux gouvernements de développer des services en ligne et de numériser leurs archives. Le Rwanda se targue d’être le premier pays africain à avoir mené cette numérisation. Depuis quinze ans, cette transformation a lieu dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’économie, et  le pays cherche désormais à ce que son secteur public soit le premier à fonctionner sans argent liquide. Les salaires des fonctionnaires sont déjà versés électroniquement.  

 

Fin 2015, le gouvernement rwandais a mis en place Irembo, une plateforme électronique considérée par les Rwandais comme l’unique portail d’accès à une liste de 44 services gouvernementaux, dont l’enregistrement des certificats de naissance, des permis de conduire, et des demandes de passeport. Différents moyens de paiement sont disponibles. Dans un rapport de 2014, la Banque mondiale notait que la numérisation des économies facilite la croissance économique, renforce les capacités financières individuelles et l’inclusion financière.

 

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_ Défis

Le principal obstacle auquel se heurte la numérisation en Afrique est d’ordre financier. Le prix des smartphones a beau avoir chuté en-dessous des 100$ en 2015, il demeure élevé pour les plus pauvres et le coût des abonnements est souvent prohibitif. Les régions les plus isolées pâtissent des difficultés que peuvent susciter l’installation d’Internet en raison du délabrement des infrastructures et du manque de financement. Les investisseurs sont réticents à financer l’expansion des réseaux en zones rurales où les rendements seront moindres comparés aux zones urbaines. Suveer Ramdhani, responsable en chef du développement chez Seacom, fournisseur d’accès à Internet pan-africain basé à l’Ile Maurice, estime que les partenariats entre secteurs public et privé sont le meilleur moyen de lutter contre ce problème, car ils obligent les entreprises privées à reproduire, dans les zones isolées, les infrastructures mises en place dans les zones urbaines. 

 

Les téléphones et plateformes sont également devenus des outils efficaces de promotion de la démocratie lors des élections. Ils peuvent être utilisés pour communiquer rapidement, signaler les endroits où des violences peuvent éclater et donner des informations générales sur le processus electoral, une manière de favoriser la transparence. Les experts s’accordent sur le fait que ces outils sont cruciaux pour organiser efficacement des manifestations et activités politiques.

 

Le pouvoir de l’information n’échappe pas à certains gouvernements africains qui n’hésitent pas à couper l’accès à Internet ou à fermer certains sites web lors d’élections ou à d’autres moments sensibles. En 2016, les gouvernements du Cameroun, du Tchad, de la République démocratique du Congo, du Gabon, de la Gambie, du Congo et de l’Ouganda ont bloqué l’accès aux réseaux sociaux alors que l’Ethiopie, Madagascar ou la Tanzanie, ont fait voter des lois de censure.

 

Pour contourner ces blocages, des initiatives ont vu le jour tel le Tor Project, créé par une ONG, qui propose gratuitement des logiciels de communication protégée. Son application mobile, OONIProbe, détecte les blocages et permet d’avoir accès, de façon anonyme à des contenus contrôlés. Si la révolution numérique en Afrique n’a pas encore pleinement abouti, le continent progresse. “Les perspectives sont gigantesques. Les personnes qui cherchent à innover en matière technologique suscitent beaucoup d’intérêt”, declare M. Acheampong.  

 

Eleni Mourdoukoutas/ Technologie/ Afrique Renouveau :  Mai – Juillet 2017

 

https://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/mai-juillet-2017/le-num%C3%A9rique-une-affaire-d%E2%80%99innovation

 

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