ECONOMIE/ TECHNOLOGIES/ USA-CHINE : guerre, compétition et complémentarités
3 novembre 2019  >  By:   >  A LA UNE, ECONOMIE MONDE, STRATEGIES  >  No Comment   //   32 Views

 

« Pour la Chine, l’arme de la dette américaine reste difficile à activer : Dans l’affrontement qui l’oppose à Washington, Pékin, premier créancier des Etats-Unis, ne peut aisément liquider ses bons du Trésor américain en guise de rétorsion. Une arme à plus de mille milliards de dollars… Et si, dans la bataille commerciale qui l’oppose à Washington, la Chine décidait d’appuyer sur le bouton nucléaire en liquidant ses montagnes de bons du Trésor américain ?

Entre les deux puissances, les négociations sont à l’arrêt depuis le 10 mai, et le ton continue de se durcir. Les surtaxes imposées par les Etats-Unis sur les biens en provenance de Chine ont déjà été augmentées et pourraient l’être encore « vraiment énormément et très facilement », a mis en garde Donald Trump, lundi 27 mai. Face aux assauts du président américain, Pékin promet de riposter. Parmi les options sur la table, notent certains analystes, la Chine pourrait menacer de se délester de ses titres de dette américains, un butin de quelque 1 120 milliards de dollars (1 000 milliards d’euros). »

 

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1 – Accord commercial entre la Chine et les États-Unis

 

Cet accord pourrait symboliser le début de la fin de la guerre commerciale qui sévit entre les deux pays depuis plus d’un an et demi. L’accord est incomplet mais il a le mérite d’exister. Donald Trump a confirmé vendredi 11 octobre après-midi à Washington qu’il avait conclu «la phase 1 d’un accord substantiel avec la Chine». Le président des États-Unis estime qu’il faudra cinq semaines pour le rédiger. Une signature formelle de l’accord avec le président Xi Jinping est prévue lors du sommet des pays de la zone Asie-Pacifique au Chili.

 

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 «Nous sommes très proches de mettre fin à la guerre commerciale», a estimé le président américain. L’accord couvre aussi les questions de la protection de la propriété intellectuelle ainsi que l’accès au secteur des services financiers. Le compromis prévoit également 40 à 50 milliards de dollars d’achats de produits agricoles américains et un engagement au respect de «la transparence dans les opérations de change». Il s’agit pour Pékin d’une promesse de ne pas délibérément affaiblir le yuan pour doper les exportations chinoises. Washington va cesser de qualifier la Chine de pays manipulant sa devise.

 

Une fois la «phase 1» signée, doit commencer la négociation de la «phase 2», a expliqué Donald Trump. Il est possible qu’une «phase 3» s’en suive. «Des progrès ont été réalisés sur la question des transferts de technologie, mais il faudra aller plus loin dans la phase 2» a précisé le chef de l’État américain, après avoir reçu dans son bureau ovale le Vice-premier ministre chinois, Liu He, et d’autres membres de sa délégation plus nombreux que d’ordinaire. «Nous avons fait beaucoup de progrès dans de nombreux domaines et nous allons poursuivre nos efforts» a commenté pour sa part Liu He. En échange des engagements chinois, Donald Trump suspend la hausse de droits de douane prévue pour la semaine prochaine. Elle devait porter de 25 à 30% les droits de douane frappant 250 milliards de dollars d’importations chinoises.

 

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Donald Trump n’a pas indiqué à chaud s’il avait aussi accepté d’assouplir les sanctions qui handicapent le géant chinois des équipements téléphoniques, Huawei, et l’empêchent d’acheter librement de la technologie américaine. Bob Lighthizer, le Représentant du Président Trump pour les affaires commerciales, précise que le dossier Huawei ne figure pas dans les questions qu’il a traitées. «Nous parlerons de Huawei plus tard», a indiqué de manière sybilline Donald Trump.

 

Par Pierre-Yves Dugua/ Publié le 11 octobre 2019/ Mis à jour le 12 octobre 2019/

 

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/accord-commercial-entre-la-chine-et-les-etats-unis-20191011/

 

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2 – Les États-Unis et la Chine parviennent à un accord commercial partiel

 

Les États-Unis et la Chine se sont accordés vendredi sur la « phase 1 » d’un accord partiel, censé mettre fin à leur guerre commerciale. Il couvre l’agriculture, la question des devises et des aspects de la protection de la propriété intellectuelle. C’est un répit dans le conflit commercial qui oppose les deux premières puissances économiques mondiales.  

 

Washington et Pékin se sont accordés vendredi 11 octobre sur la « phase 1 » d’un accord censé mettre fin à la guerre commerciale que se livrent les deux pays, conduisant Donald Trump à suspendre une hausse des droits de douane prévue la semaine prochaine. Mais des responsables de l’administration américaine ont souligné que cet accord devait encore être couché sur le papier et qu’il faudrait encore travailler avant de pouvoir le finaliser. Cet accord partiel couvre l’agriculture, la question des devises et certains aspects de la protection de la propriété intellectuelle.

 

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_ Des marchés mondiaux malmenés

Il constitue l’avancée la plus notable sur la voie d’un armistice entre Américains et Chinois, qui se sont mutuellement imposé depuis quinze mois des droits et taxes sur des centaines de milliards de dollars de biens, freinant la croissance économique mondiale et malmenant les marchés financiers. Peu de détails ont été exposés, vendredi, mais Donald Trump a estimé que cinq semaines pourraient être nécessaires pour le mettre par écrit et qu’il pourrait être signé avec son homologue chinois Xi Jinping lors du forum de Coopération Asie-Pacifique (APEC) prévu le 16 novembre au Chili.

 

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_ « Très près d’enterrer la hache de guerre »

Les deux premières puissances économiques de la planète sont « très près » d’enterrer la hache de guerre, a ajouté le président américain, qui s’exprimait après un entretien à la Maison blanche avec le chef de la délégation chinoise, le vice-Premier ministre Liu He. La rencontre entre Donald Trump et Liu He concluait deux journées de discussions à haut niveau à Washington, les premières depuis juillet, pour tenter de résoudre un conflit commercial qui entrave les échanges entre les États-Unis et la Chine et le commerce mondial.

 

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, qui dirige la délégation américaine avec le représentant au Commerce Robert Lighthizer, a annoncé que Trump avait décidé de suspendre l’augmentation de 25 % à 30 % des droits de douanes perçus par les États-Unis sur 250 milliards de dollars d’importations en provenance de Chine, qui était prévue mardi prochain.

 

Avec AFP/ Publié le 12/10/2019/ Modifié le : 12/10/2019/

 

https://www.france24.com/fr/20191012-chine-etats-unis-accord-commercial-partiel/

 

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3 – Huawei : Trump déclare la guerre technologique à la Chine

 

En interdisant au géant chinois Huawei l’accès au marché américain des télécoms, le président américain exacerbe le conflit commercial qui l’oppose à Pékin. Une stratégie de tension que la France et l’Europe refusent de suivre. En pleine tension commerciale avec la Chine, Donald Trump en remet une couche dans la guerre technologique. Le président américain a signé mercredi soir un décret attendu interdisant aux opérateurs américains de télécoms de se fournir en équipements auprès de sociétés étrangères jugées à risque.

 

Une mesure «d’urgence nationale» visant directement la Chine et le premier de ses équipementiers télécoms, le géant Huawei, à la pointe de la nouvelle norme de téléphonie mobile 5G et depuis des mois dans le collimateur des autorités américaines. La Maison Blanche s’est justifiée en déclarant que «des adversaires étrangers exploitent de façon croissante des vulnérabilités dans les services et les infrastructures technologiques de l’information et de la communication aux Etats-Unis».

 

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Ce bannissement a suscité la protestation immédiate de la Chine qui a vivement réagi en dénonçant un stratagème déloyal visant à fausser la concurrence et à bloquer son champion des télécoms. «Nous exhortons les Etats-Unis à mettre fin à leurs actions incorrectes […] pour éviter de nuire davantage aux relations économiques et commerciales», a déclaré un porte-parole du ministère chinois du Commerce. Huawei dénonce pour sa part des «restrictions déraisonnables» qui empiéteront sur «ses droits». Elles ne feront que «cantonner les Etats-Unis à des alternatives inférieures et plus coûteuses» en matière de 5G, avertit l’entreprise, qui se présente comme «le leader sans rival de la 5G».

 

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Un géant en pleine expansion

Le décret présidentiel entend répondre aux «actes malveillants favorisés par Internet, dont l’espionnage économique et industriel au détriment des Etats-Unis et de sa population». Il s’agit de la mesure la plus sévère prise par l’administration Trump contre le secteur technologique chinois. Un secteur en pleine expansion dans le monde entier et qui truste désormais les premières places dans les classements internationaux des télécoms. Seul le coréen Samsung apparaît aujourd’hui en mesure de résister à l’offensive planétaire des Huawei, Xiaomi et consorts.

 

L’enjeu technologique exacerbe de plus en plus la rivalité entre Pékin et Washington. Les deux premières économies mondiales s’affrontent par l’imposition mutuelle de droits de douane accrus depuis que Donald Trump a fait de la Chine une de ses cibles favorites. Interrogées sur l’éventualité d’un tel décret, les autorités chinoises avaient répondu par avance qu’il s’agirait d’un abus de pouvoir visant à écarter leurs entreprises du libre jeu du marché.

 

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«Cela fait un certain temps que les Etats-Unis abusent de leur puissance pour jeter de façon délibérée le discrédit sur les entreprises chinoises et les refouler ainsi à tout prix, ce qui n’est ni juste ni respectable», a commenté Geng Shuang, porte-parole de la diplomatie chinoise qui voit dans cette invocation de la sécurité nationale un «prétexte». Une manœuvre destinée en réalité à bloquer l’avance technologique chinoise en empêchant ses géants d’investir outre-Atlantique et d’y prendre des parts de marché.

 

Les Etats-Unis avec son secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, en première ligne mènent depuis plusieurs mois la charge contre Huawei. Le Pentagone a lui aussi multiplié les mises en garde en évoquant les backdoors (ou «portes dérobées») dont seraient truffés les serveurs de Huawei à des fins d’espionnage. Washington met également la pression sur ses alliés, les invitant à rejoindre les Etats-Unis dans leur politique antichinoise et les menaçant de sanctions dans le cas contraire.

En fournissant une connectivité généralisée à ultra-haut débit qui permettra demain à des milliards d’objets de dialoguer entre eux, la 5G accroît considérablement les risques de piratage, des voitures autonomes aux caméras de sécurité.

 

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«Pas le meilleur moyen» selon Macron

Inaugurant jeudi matin le salon des nouvelles technologies Vivatech à Paris, Emmanuel Macron a réagi en se démarquant de la position américaine. «Lancer maintenant une guerre technologique n’est pas approprié, a-t-il expliqué. Notre perspective n’est pas de bloquer Huawei ou toute autre entreprise mais de préserver notre sécurité nationale et la souveraineté européenne.» Le Président juge que cette stratégie n’est «pas le meilleur moyen» de défendre la sécurité d’un pays ni de faire «baisser les tensions». 

 

Selon lui, la France et l’Europe sont «pragmatiques et réalistes» et souhaitent «développer l’emploi, les affaires, l’innovation» en misant sur «la coopération et le multilatéralisme»Alors que Huawei reste assez peu implanté outre-Atlantique où son activité ne génère que 6,6 % de son résultat annuel, sa part de marché en Asie mais également en Europe ne cesse de progresser. L’Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et demain peut-être le Canada campent sur la ligne américaine tandis que l’Union Européenne est en plein dilemme.

 

Car renoncer à des équipements chinois dans la 5G aurait un coût économique dont s’inquiètent les opérateurs européens et risque au final de retarder son déploiement considéré comme stratégique pour l’activité économique. En mars, la Commission européenne a prôné une «démarche coordonnée de sécurisation des futurs réseaux 5G» en évoquant la fixation de normes communes minimales de sécurité pour la fin de l’année. Mais les Etats restent souverains dans ce domaine.

 

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«Portes dérobées»

La France n’interdira pas Huawei mais une loi déjà adoptée par l’Assemblée nationale prévoit certaines exigences à satisfaire afin d’obtenir l’autorisation d’équiper les nouveaux réseaux 5G. En Grande-Bretagne, le gouvernement a récemment autorisé Huawei à participer à la 5G en l’autorisant à équiper certaines infrastructures réputées moins «sensibles» comme les antennes. Une décision qui a cependant suscité de vives tensions et entraîné le limogeage du ministre de la Défense par la première ministre Theresa May. Et aux Pays-Bas, les services de renseignement (AIVD) auraient, selon la presse, lancé une enquête afin de déterminer si l’un des trois opérateurs mobiles nationaux a été victime de backdoors qui auraient permis à Huawei de favoriser des opérations d’espionnage.

 

Afin de garantir que la bonne application du décret présidentiel, le ministère américain du Commerce, Wilbur Ross, a placé mercredi Huawei sur la liste des entreprises avec lesquels on ne peut passer des contrats qu’une fois obtenu un feu vert des autorités. Une mesure qui rappelle le blocus imposé en 2016 à l’encontre de ZTE. Cet équipementier chinois s’était retrouvé quasiment acculé à la faillite en raison de l’impossibilité de se fournir en puces uniquement disponibles aux Etats-unis.

 

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L’arrestation en décembre dernier à Vancouver (Canada) de la directrice financière et numéro 2 de Huawei à la demande de la justice américaine avait déjà fait monter la tension en envenimant par ricochet les relations diplomatiques sino-canadiennes. Meng Wanzhou est soupçonnée d’avoir menti à plusieurs banques pour que Huawei puisse accéder au marché iranien entre 2009 et 2014, en violation des sanctions américaines.

 

Elle risque une extradition vers les Etats-Unis au terme d’une procédure qui ne devrait pas aboutir avant 2020. Son arrestation avait été suivie par l’interpellation en Chine de deux ressortissants canadiens, un ex-diplomate et un homme d’affaires dont le Canada dénonce le caractère «arbitraire». Ils viennent d’être formellement placés en état d’arrestation pour atteinte à la sécurité nationale.

 

Christophe Alix/ Par Christophe Alix/ 16 mai 2019 / AFP

 

https://www.liberation.fr/planete/2019/05/16/huawei-trump-declare-la-guerre-technologique-a-la-chine_1727421/

 

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4 – Guerre commerciale Chine USA : les terres rares au cœur du conflit

 

Les terres rares sont devenues l’élément clé de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Il y a quelques jours, l’Association chinoise de l’industrie des terres rares a protesté contre les nouvelles taxes douanières imposées par Donald Trump, accusant Washington de « harcèlement ». Pékin a par ailleurs souligné que ces taxes devaient être payées par les consommateurs et le marché américain. Actuellement, environ 80% des métaux précieux utilisés par les États-Unis sont importés de Chine. Même si la production américaine est l’une des plus importantes au monde (15 000 tonnes en 2018 juste derrière l’Australie), elle reste insignifiante par rapport à la Chine (120 000 tonnes par an).

 

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_ Pourquoi les terres rares sont-elles si précieuses ?

Les terres rares sont un groupe de métaux aux propriétés voisines comprenant le scandium 21Sc, l’yttrium 39Y et les quinze lanthanides. « Contrairement à ce que suggère leur nom, elles ne sont pas rares. Elles sont appelées ainsi alors qu’elles abondent dans la nature, comparées à d’autres éléments ou composites comme la pyrite ou l’or« , explique Juan Diego Rodríguez-Blanco, minéralogiste et professeur au Trinity College de Dublin.

 

Présentes dans la croûte terrestre, les terres rares sont prisées pour leur utilisation dans l’électronique grand public et les énergies renouvelables, telles que les éoliennes et les voitures électriques. « Elles sont essentielles à la technologie » indique Rodríguez-Blanco. Cela a créé « une concurrence géopolitique » car ces métaux sont devenus « très précieux » précise-t-il. Le plus grand gisement de terres rares du monde est situé à Bayan Obo, une ville minière du nord de la Chine. Ce site extrait environ la moitié des métaux rares depuis 2005.

 

« L’Holmium est utilisé pour fabriquer des barres de contrôle dans l’industrie nucléaire, les micro-ondes, etc. Le néodyme est utilisé pour fabriquer des aimants très puissants, des robots, des voitures, des disques durs et des éoliennes », explique Rodríguez-Blanco, ajoutant que les terres rares sont également utilisées dans les industries aérospatiales et militaires pour la fabrication de verre résistant, d’additifs pour carburant et de lasers. En plus de la technologie, ces éléments sont également utilisés dans la recherche médicale ainsi que dans certains traitements du cancer du poumon, de la prostate et des os.

 

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_ Utiles mais difficile à obtenir

Bien que ces éléments ne soient pas «rares» comme leur nom l’indique, leur extraction et leur traitement ultérieur sont très complexes et coûteux. Selon l’US Geological Survey (USGS), il est difficile de trouver une quantité substantielle d’éléments prêts à être extraits car ceux-ci sont largement dispersés dans les solsPar conséquent, des méthodes nocives sont utilisées, telles que l’extraction à l’aide de solvants organiques, la séparation magnétique ou l’utilisation de températures élevées d’environ 1 000 degrés. « Ce sont des méthodes très inefficaces et agressives pour l’environnement. Plus de 50% des métaux sont perdus lors du processus de séparation », indique Rodríguez-Blanco.

 

Dans de nombreux cas, les eaux usées de la mine ont une concentration de terres rares supérieure à celle des roches. Mais « il n’existe pas de méthodes efficaces » pour recycler ces eaux. « Elles sont si chères qu’il n’est pas logique de les appliquer», a déclaré le professeur. Seulement 1% des terres rares sont recyclées, et leur extraction a un coût environnemental élevé. Certains procédés utilisent des acides pour la séparation et la combustion à haute température dégage du CO2. «Les éléments de terres rares ont souvent un élément radioactif – le thorium. Ce ne sont pas de fortes concentrations, mais nous ne savons pas en quoi cela peut affecter l’environnement et les habitants des environs », a déclaré le minéralogiste.

 

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_ Un élément clé du commerce international

La Chine est consciente de disposer d’une arme puissante dans la guerre commerciale contre les États-Unis car Washington est fortement dépendante des exportations chinoises de terres rares. La visite du président chinois Xi Jinping dans une usine de production à la fin du mois de mai a suscité toutes sortes de spéculations et stimulé les marchés internationaux. Selon les données du gouvernement américain, la Chine héberge environ 36,7% de la réserve de terres rares connue dans le monde et produit 70,6% du total de ces métaux. Si Pékin mettait un terme aux exportations, les sociétés occidentales manqueraient d’éléments pour leur production.

 

Le Parti communiste chinois a laissé entendre qu’il envisageait de restreindre l’exportation de terres rares. “Ne sous-estimez pas la capacité chinoise de contre-attaquer. Ne dites pas que nous ne vous avons pas prévenu », a-t-il déclaré dans le journal officiel du parti. Mais certains pays qui disposent de grandes quantités d’éléments de terres rares pourraient répondre aux besoins des marchés américains et européens et mettre fin à l’hégémonie chinoise une fois pour toutes. Mais ces extractions impliqueraient « une phase complexe de recherche », a déclaré Rodríguez-Blanco.

 

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« Les terres rares ont la particularité que leurs gisements ont été formés de manière complètement différente, de sorte que les méthodes utilisées pour les extraire ne peuvent pas être exportées vers d’autres pays. » Par exemple, la manière de séparer les minéraux de Bayan Obo serait totalement inutile dans un gisement australien, a expliqué Rodriguez-Blanco.

 

Par Euronews / Dernière MAJ: 16/08/2019

 

https://fr.euronews.com/2019/08/16/guerre-commerciale-chine-usa-les-terres-rares-au-c-ur-du-conflit/

 

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5 – Les Etats-Unis sanctionnent cinq entreprises technologiques chinoises

 

Cette décision, prise par le ministère américain du commerce, s’inscrit dans le contexte de la guerre commerciale entre Washington et Pékin. Le ministère américain du commerce a pris des sanctions, vendredi 21 juin, contre cinq sociétés chinoises. Il a placé Sugon – une importante compagnie électronique –, trois de ses filiales fabriquant des puces ainsi qu’un institut informatique appartenant à l’armée chinoise sur une liste de sociétés auxquelles il est interdit de vendre des technologies.

L’administration Trump considère que ces entreprises « ont agi contre la sécurité nationale ou les intérêts de politique étrangère des Etats-Unis ». Cette décision constitue un nouvel épisode de la guerre commerciale que se livrent les Etats-Unis et la Chine, à quelques jours d’un sommet entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping lors d’un G20 au Japon.

 

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Une escalade commerciale

Les vives tensions commerciales entre les deux premières puissances économiques affectent le secteur technologique depuis que Washington a bloqué en mai l’accès du géant Huawei (numéro deux mondial des smartphones) à la technologie américaine pour des raisons de sécurité. En réaction, Pékin a annoncé la création de sa propre liste noire d’entreprises étrangères « non fiables ». Les Etats-Unis et la Chine ont décidé toutefois de renouer le dialogue au plus haut niveau pour tenter de stopper cette escalade commerciale à l’issue imprévisible.

 

Le Monde avec AFP / Publié le 22 juin 2019/ Mis à jour le 22 juin 2019 /

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/22/les-etats-unis-sanctionnent-cinq-entreprises-technologiques-chinoises_5480067_3210.html/

 

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6 – La Chine et les Etats-Unis se rendent coup pour coup dans leur guerre commerciale

 

Les discussions se sont poursuivies à Washington alors que 200 milliards de dollars de produits chinois viennent d’être surtaxés par l’administration Trump. Malgré les sanctions décidées dans la nuit, les Etats-Unis et la Chine ont repris leurs négociations commerciales, vendredi 10 mai, à Washington. Le vice-premier ministre chinois Liu He, chargé de diriger ces négociations, a été accueilli peu avant 9 h 30 (15 h 30 à Paris) par Robert Lighthizer, le représentant au commerce (United States Trade Representative, USTR), et le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, sur le perron des bureaux de l’USTR, non loin de la Maison Blanche. Le responsable chinois a quitté les lieux deux heures plus tard.

 

Le président Donald Trump a évoqué des discussions « franches » et « constructives », affirmant, sans donner de calendrier, qu’elles allaient se poursuivre. Il a précisé que les tarifs douaniers imposés par Washington à Pékin « pourraient être levés, ou pas », en fonction de l’avancée des « négociations futures ». Il a par ailleurs assuré que sa relation avec son homologue chinois Xi Jinping restait « très forte ».

 

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Négociations éclipsées par l’augmentation des droits de douane

Comme annoncé dimanche 5 mai par Donald Trump, les Etats-Unis ont augmenté, ce vendredi 10 mai, de 10 % à 25 % les droits de douane supplémentaires sur environ 5 700 produits représentant 200 milliards de dollars (178 milliards d’euros) de biens chinois importés. Quelques minutes après l’entrée en vigueur de cette mesure, à 00 h 01, heure de Washington, la Chine a indiqué qu’elle allait prendre les « contre-mesures nécessaires » mais cette fois sans apporter davantage de précisions. Par ailleurs, Washington dit également préparer l’imposition de droits de douane de 25 % sur les biens chinois non encore taxés et dont la valeur se monte à 325 milliards de dollars.

 

Parallèlement à ces sanctions, les négociations sur un accord commercial entre les deux pays continuent. Celles-ci ont repris à Washington, jeudi 9 mai – et non mercredi comme prévu initialement –, et devraient se poursuivre ce vendredi. La Chine qui, dit-on, a hésité à envoyer ses négociateurs une nouvelle fois à Washington après les menaces de Donald Trump du week-end, a décidé de maintenir les négociations. Mais la délégation est non seulement arrivée avec vingt-quatre heures de retard mais elle est réduite de moitié.

Surtout, son chef, Liu He, vice-premier ministre, n’est plus présenté comme « envoyé spécial du président Xi Jinping », ce qui semble indiquer qu’il dispose d’une marge de manœuvre moins importante que lors des neuf rounds précédents de la négociation.

 

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« La Chine ne capitulera pas »

Comme à son habitude, le président américain a soufflé, jeudi, le chaud et le froid, indiquant avoir reçu « une belle lettre » de Xi Jinping avec lequel il allait « probablement » avoir un entretien téléphonique. Mais pour ajouter aussitôt que l’augmentation des droits de douane constitue une « alternative excellente » à un accord puisqu’ils font rentrer, selon lui « plus de 100 milliards de dollars par an » dans les caisses de l’Etat. Liu He s’est, lui, contenté d’indiquer qu’une augmentation des droits de douane était « dommageable » pour les deux parties.

« La Chine ne capitulera pas face à la pression, et nous avons la détermination ainsi que les moyens de défendre nos intérêts », a d’ailleurs prévenu, à Pékin, le porte-parole du ministère chinois du commerce, Gao Feng. Pour justifier de nouveaux tarifs douaniers, l’administration américaine a expliqué que la Chine est revenue, vendredi 3 mai, sur une partie substantielle des accords auxquels avaient abouti les négociateurs.

 

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Selon l’agence Reuters, « dans chacun des sept chapitres du projet d’accord, la Chine a retiré son engagement à légiférer pour répondre aux griefs qui ont amené l’administration Trump à déclencher une guerre commerciale : le vol de propriété intellectuelle et de secrets commerciaux, le transfert forcé de technologies, la politique de la concurrence, l’accès aux marchés financiers et la manipulation de sa devise ». La Chine a démenti un tel recul.

Alors que le Fonds monétaire international a rappelé cette semaine qu’un nouveau conflit commercial ne pouvait que porter préjudice à la croissance mondiale, l’administration Trump se sent en position de force en raison des bons résultats de l’économie américaine au premier trimestre. De son côté, la Chine, dont la croissance semble bénéficier des mesures de soutien à l’économie prises ces derniers mois, affirme ne pas se sentir non plus en situation de faiblesse.

Sans faire explicitement le lien avec les exigences américaines – pas question de perdre la face –, elle ouvre davantage son marché aux banques et aux assurances occidentales et dit vouloir réformer ses entreprises publiques pour donner davantage de poids au management et moins au pouvoir politique. La rivalité entre la Chine et les Etats-Unis va bien au-delà d’une simple guerre commerciale, comme l’illustre le secteur des télécommunications.

Après avoir interdit à Huawei de développer la norme 5G aux Etats-Unis et après avoir fait peser des menaces existentielles sur le fournisseur de composants électroniques ZTE, Washington a refusé, jeudi 9 mai, à China Mobile l’accès au marché américain.

 

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Importations chinoises : Donald Trump maintient la pression sur Pékin

Depuis le début de la semaine, le président américain a oscillé entre signes d’apaisement et menaces envers le géant asiatique. Il n’a pas varié vendredi à l’issue d’une session express de négociations à Washington. Après avoir assuré que les discussions sur le commerce avec Pékin avaient été « franches » et « constructives », il a mis à exécution la menace qu’il brandissait depuis plusieurs mois.

« Le président nous a ordonné de démarrer le processus d’augmentation des droits de douane sur quasiment tout le reste des importations de Chine, évalué à environ 300 milliards de dollars », a rapporté Robert Lighthizer, représentant américain au commerce (USTR), dans un communiqué. La procédure doit démarrer lundi. A présent, plus de 250 milliards de dollars d’importations en provenance du géant asiatique sont frappés par des tarifs douaniers punitifs. Et ces derniers sont passés vendredi de 10 % à 25 % pour 200 milliards de ces importations.

 

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Le lancement de la procédure pour taxer les quelque 300 milliards d’importations restantes doit faire l’objet d’une notification publique. De plus, la décision d’y procéder ou non doit être précédée d’une période de consultations et de commentaires. La mesure ne serait donc probablement pas effective avant plusieurs mois.

Cette annonce est davantage une façon de ne pas desserrer l’étau sur Pékin. Le chef des négociateurs chinois, Liu He, a fait savoir vendredi à Washington que les pourparlers commerciaux allaient se poursuivre à Pékin à une date indéterminée. « Les négociations n’ont pas échoué, au contraire [les obstacles sont] un revirement normal dans les négociations (…), c’est inévitable » entre les deux pays, a précisé Liu He devant les médias chinois.

 

Le Monde avec AFP et Reuters / Publié le 10 mai 2019/ Mis à jour le 11 mai 2019/

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/05/10/la-chine-annonce-des-mesures-de-represailles-a-la-hausse-des-droits-de-douane-americains_5460321_3210.html/

 

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7 – Chine et Etats-Unis de Trump : adversité et connivences

 

Il y a encore quelques années on parlait de la Chinamérique. L’occident vivait avec l’idée qu’il pouvait, grâce à l’intégration économique et commerciale, échapper à la confrontation des géants, à une bipolarisation agressive. Qu’il pouvait organiser une complémentarité financière entre la cigale américaine et la fourmi chinoise. Financière et productive, avec la Chine en atelier des multinationales de l’occident. Ayant pour vocation ultime de devenir un géant par la taille de son marché, mais de demeurer une puissance de second rang, sous contrôle des capitaux étrangers, sur le plan productif.

 

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De puissants effets d’échelle et de réseau

L’illusion a vécu. La planification chinoise a bien saisi le jeu de dupe de la vassalisation déguisée. Elle sait qu’elle possède deux atouts maîtres dans sa manche, similaires mais potentiellement plus puissants encore que ceux des États-Unis. Son complexe militaro-industriel, pour impulser la course technologique. Et surtout la taille de son marché, qui lui permet et surtout lui permettra à terme, de bénéficier d’économies d’échelle et de réseau d’une taille extraordinaire, sans équivalent au plan mondial.

Et ce n’est pas pour rien que la Chine est le seul pays au monde à avoir su contrecarrer l’emprise des GAFA sur son territoire. Face à Google, Baidu ; face à Amazon, Alibaba ; face à Facebook, Tencent ; Face à Apple, Xiaomi. Sur tous les terrains, les entreprises chinoises sont passées à l’offensive, d’abord sur leur propre marché, puis maintenant à l’international. L’État chinois a fait ce qu’il fallait pour bâtir des effets de réseau, préserver sa souveraineté numérique et surtout son emprise sur l’information.

 

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Il organise peu à peu, dans toute une série de secteurs, la réduction de la dépendance chinoise à l’égard des technologies et des composants intermédiaires des pays les plus avancés. Il investit les secteurs de pointes : l’aérospatial, les drones, les ordinateurs, les véhicules électriques, les robots, les applis de smartphones…

La R&D explose et représente déjà plus de 2% du PIB. Le pays occupe désormais le deuxième rang mondial pour le nombre de brevets déposés, juste derrière les Etats-Unis, mais devant le Japon. Et les entreprises numériques investissent aujourd’hui des moyens considérables dans la course à l’intelligence artificielle. Avec un atout considérable : l’éthique, les freins juridiques, et notamment la protection des données personnelles, ne viennent pas brider le mouvement. Et l’on pourrait parler encore des énergies renouvelables…

 

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La coopétition sino-américaine

On comprend dès lors, la tentation d’une stratégie d’endiguement de la Chine par les États-Unis, face à un pays doté naturellement d’effets d’échelle et de réseau plus puissants. Face à cette menace, la présidence Obama n’a utilisé que les armes un peu frêles du soft power pour  appeler au respect de la propriété intellectuelle, de la liberté de circulation, et dénoncer le  pillage cybernétiques chinois aux Etats-Unis. Elle a boosté les accords de libre-échange, notamment trans-pacifique, pour se créer des espaces d’échange préférentiels et tenter de marginaliser commercialement la Chine.

Trump, lui, choisit l’offensive plus frontale. Celui de la guerre commerciale, par l’édification de barrières douanières. À l’égard d’un pays qui à lui seul concentre près de 45% du déficit commercial américain et plus de 60 % du déficit sur les biens et services. Jusqu’où entend-t-il pousser la surenchère ? Loin certainement, comme à son habitude, pour gagner quelques concessions de son adversaire quand le temps du deal viendra. Sauf à considérer, qu’il espère par une offensive plus radicale enrayer la mécanique de rattrapage chinoise.

 

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C’est un scénario à considérer… mais il est peu probable. La vulnérabilité de la Chine est limitée Elle ne dépend pas de l’épargne mondiale. Elle dispose dès à présent de moteurs endogènes autonomes de croissance. Et les barrières tarifaires ne mettront pas un terme à son pillage digital. Les entreprises américaines ont trop d’intérêt en Chine. Elles sont engagées dans de multiples partenariats et ne sont pas prêtes à renoncer au débouché chinois, même en tant que challenger.

Les chinois, de leur côté n’ont pas plus intérêt à une fuite en avant. Leurs avoirs sur l’étranger, entre les mains des oligarques et de la banque centrale, sont massivement libellés en dollars. Ils détiennent en théorie un pouvoir de nuisance, celui de tarir le financement américain. Mais sur le papier seulement. Car il n’existe pas de devise de repli, et que renoncer à ces avoirs, c’est perdre en puissance et en capacité d’acquisition.

Bref, il est déjà trop tard pour rembobiner le fil de l’histoire. Et si la Chinamérque est bien morte, c’est bien l’ère de la coopétition sino-américaine qui s’ouvre, où chacun se concurrence mais se tient.

Par Olivier Passet, Xerfi/ 07/11/2018/

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/chine-et-etats-unis-de-trump-adversite-et-connivences-796547.html/

 

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8 – Pour la Chine, l’arme de la dette américaine reste difficile à activer

 

Dans l’affrontement qui l’oppose à Washington, Pékin, premier créancier des Etats-Unis, ne peut aisément liquider ses bons du Trésor américain en guise de rétorsion. Une arme à plus de mille milliards de dollars… Et si, dans la bataille commerciale qui l’oppose à Washington, la Chine décidait d’appuyer sur le bouton nucléaire en liquidant ses montagnes de bons du Trésor américain ?

 

Entre les deux puissances, les négociations sont à l’arrêt depuis le 10 mai, et le ton continue de se durcir. Les surtaxes imposées par les Etats-Unis sur les biens en provenance de Chine ont déjà été augmentées et pourraient l’être encore « vraiment énormément et très facilement », a mis en garde Donald Trump, lundi 27 mai. Face aux assauts du président américain, Pékin promet de riposter.

 

Parmi les options sur la table, notent certains analystes, la Chine pourrait menacer de se délester de ses titres de dette américains, un butin de quelque 1 120 milliards de dollars (1 000 milliards d’euros). Sur le marché mondial des emprunts américains, sa part ne s’élève qu’à 7 %. Le pays n’en est pas moins, après la Réserve fédérale américaine, le premier créancier des Etats-Unis, devant le Japon. Le géant asiatique représente à lui seul 17 % de la dette souveraine américaine détenue par les investisseurs étrangers.

 

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Relation complexe

De quoi laisser craindre, s’il passait à l’acte, un choc sur les taux d’intérêt qui forcerait une Amérique en plein dérapage budgétaire à payer plus cher pour emprunter. « De nombreux spécialistes débattent de la possibilité de se débarrasser des bons du Trésor américains et de comment procéder précisément », a prévenu dans un tweet, mi-mai, Hu Xijin, le rédacteur en chef du quotidien étatiste nationaliste Global Times. Déjà en janvier 2018, de telles rumeurs avaient fait frémir les marchés.

 

Par Marie de Vergès/ Publié le 29 mai 2019/ Mis à jour le 29 mai 2019/

 

https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/05/29/pour-la-chine-l-arme-de-la-dette-americaine-reste-difficile-a-activer_5469079_3234.html/

 

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Le Japon détenait plus de bons du Trésor US que la Chine en juillet

 

Le Japon a confirmé son statut de premier détenteur de bons du Trésor américain en juillet devant la Chine, selon les chiffres du Trésor publiés mardi. La Chine, en pleine bataille commerciale avec les Etats-Unis, a constamment réduit depuis février son portefeuille d’obligations américaines qui s’est toutefois stabilisé à l’été. Le Japon a lui gonflé ses investissements qui se montent à 1.130,8 milliards de dollars contre 1.110,3 pour la Chine.

 

Globalement, la balance des flux de capitaux investis à long terme aux Etats-Unis a confirmé en juillet un excédent à 62,3 milliards de dollars, après +80,9 milliards le mois d’avant. Cet excédent signifie que les Etats-Unis ont attiré plus de capitaux investis à long terme chez eux qu’ils n’en ont investi à l’étranger. En juillet, les investisseurs privés étrangers ont acquis davantage de bons du Trésor américains qu’en juin. Ces dernières semaines, face aux craintes d’un ralentissement mondial, les investisseurs se sont rués sur les valeurs sûres comme les bons du Trésor américain, faisant grimper leur prix et chuter leur rendement, qui évolue dans le sens inverse.

 

afp/rp/ 17/09/2019/ Washington (awp/afp) –

 

https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Le-Japon-detenait-plus-de-bons-du-Tresor-US-que-la-Chine-en-juillet–29219204//

 

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