ECONOMIE/ PAYS EN DIFFICULTES : croissance et perspectives (Soudan et Sud Soudan, Centrafrique, Libye, Somalie, Burundi, Mali…)
18 mai 2018  >  By:   >  DEMAIN L’AFRIQUE, ECONOMIE AFRIQUE, INFORMATIONS GENERALES  >  No Comment   //   1168 Views

 

«  Economie : Soudan/ parmi les 10 pays les plus riches d’Afrique : S’en suivent, l’Algérie qui  pourrait totaliser 170 milliards $, complétant le quartet de tête, puis l’économie soudanaise qui pèsera au bout de cette année, 124 milliards $. Cette dernière surclasse ainsi le Maroc qui, malgré le dynamisme de son économie marquée par un début accentué de diversification, se retrouve à la sixième place. Porté par une croissance de 4% au moins, le Pib du Royaume chérifien devrait franchir la barre des 121 milliards $ au terme de cette année. »

 

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1 – Mali : Les perspectives macroéconomiques s’annoncent favorables en 2019, selon Zamilatou Cissé

 

Le Mali s’est fixé comme objectif l’amélioration efficiente de l’exécution budgétaire et la qualité de ses dépenses publiques. C’est dans la perspective de la réalisation de cet objectif que l’hôtel Azalai Salam de Bamako a abrité, le mois dernier, la cérémonie de lancement du processus budgétaire 2019 de la Direction générale du budget.

 

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_ Les agrégats économiques du Mali au vert en 2019

Placé sous la présidence de Zamilatou Cissé, SG du ministère de l’Économie et des Finances, le lancement des travaux a été l’occasion d’échanger avec les partenaires techniques et financiers sur la mise en œuvre du budget programme ; la gestion des investissements ; le rôle des acteurs du budget programme et le cadrage macro-budgétaire pour 2019.

 

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Aux dires de Mme Cissé, l’introduction pour la première fois du budget programme au Mali permettra de consolider et renforcer les résultats macroéconomiques à travers une meilleure planification budgétaire. « Dans un contexte économique favorable, avec un taux de croissance de 5,3% en 2017 et une inflation maitrisée à 1%, les perspectives macroéconomiques s’annoncent favorables pour le Mali », a-t-elle déclaré.

 

Selon elle, le budget programme, associé au programme national de la GAR (Gestion axée sur les résultats), permettra de mieux aligner la gestion budgétaire du Mali sur les standards internationaux afin de répondre aux attentes d’amélioration de la performance macroéconomique. « L’année 2018 sera animée d’un double objectif visant à poursuivre l’amélioration de l’exécution budgétaire, ainsi que la qualité des dépenses et des perspectives macroéconomiques pour l’année 2019 qui s’annonce bonne », a-t-elle indiqué.

 

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L’année 2019 affichera par conséquent une bien meilleure tendance en dépit du léger repli du taux de croissance réel projeté à 4,7% contre 5,0% prévu en 2018. L’inflation est prévue à 1,6% en 2019 contre 1,3% en 2018, a révélé Zamilatou Cissé. Rappelons que la reprise de la croissance de l’économie malienne a débuté en 2013, avec un taux de croissance de 2.3 %, et s’est poursuivie en 2014 et 2015 avec des taux de 7.0 % et 6.0 % respectivement. Elle a été robuste en 2016 (5.3 %) et s’est maintenue en 2017 grâce à une forte demande intérieure et à l’implémentation d’un ensemble de réformes économiques et financières.

 

Actualités >NEWS >Bamako >/ Auteur : NGUEYAP ROMUALD / Publié le : 07 mars 2018

 

https://www.afrique-sur7.fr/387586-mali-les-perspectives-macroeconomiques-sannoncent-favorables-en-2019-selon-zamilatou-cisse/

 

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2 – Mali : un pays riche en pétrole, en gaz et en mines d’or

 

Décidément le Mali dispose de ressources du sol fort prometteuses … Lesquelles pourraient conduire encore une fois à une malédiction du pétrole ? Alors que le pays intéresse fortement les majors pétrolières telles que Total pour les immenses ressources énergétiques du bassin de Taoudeni,  situé à cheval sur les  territoires  du Mali donc, mais également de la Mauritanie, du Niger et de l’Algérie, ce sont également  des réserves de gaz  situées à la proximité de la capitale Bamako et  ses mines d’or qui pourraient attirer  les convoitises. Sans  parler  du coltan, matière première fort recherchée rentrant dans la fabrication des téléphones portables.

 

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_ Le Mali, un pays riche en hydrogène, bientôt  exportateur d’électricité ?

La Société d’exploitation pétrolière du Mali (Petroma) vient en effet de découvrir récemment  un gigantesque gisement de gaz à Bourakèbougou, une localité située à 60 km de Bamako et 45 km de Kati, la ville garnison.  Mieux  encore, il s’agit d’hydrogène à l’état pur (98,8 % d’hydrogène et 2 %  de méthane et et de nitrogène), chose très rare  au niveau mondial si l’on en croit Aliou Diallo, l’homme d’affaires à la tête de Petroma. Cerise sur le gâteau : le gaz n’est situé qu’à 107 m de profondeur de107 m.

 

Une découverte qui permet au  patron de la société d’envisager pouvoir produire de l’électricité au Mali à partir de l’hydrogène. Selon lui, son entreprise serait même  en mesure de produire du courant pour toute l’Afrique de l’ouest à moins de 10 F CFA (0,020 centimes d’euros) le kilowatt  contre 106 FCFA à l’heure actuelle. Fort  intéressant quand on sait que la Mauritanie voisine a quant à elle récemment déclaré  vouloir exporter de l’électricité vers le Mali et  le Sénégal,  alors que ce dernier est confronté  à des  difficultés énergétiques structurelles. Mieux encore : Petroma vient d’acquérir une sondeuse en vue  de pousser  ses recherches jusqu’à l’obtention du pétrole dont des indices positifs ont été découverts dans le secteur.

 

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_ Un pays  doté d’importantes ressources aurifères

Récemment, c’est à  l’inauguration de la mine d’or de Kodieran –  détenue également  par Petroma  –   à laquelle  avait participé Aliou Boubacar Diallo, en tant  que  PDG de la compagnie minière « Wassoul’Or-Sa », filiale du Groupe, dans laquelle Pearl Gold détient une participation de 25% . Aliou Boubacar Diallo  étant  parallèlement membre du Conseil de Surveillance de Pearl Gold. Située à Kodieran, Wassoul’Or  est l’une des sociétés minières du Mali les plus prometteuses avec des logistiques et des infrastructures bien développés (300 km de routes au sud de Bamako), si l’on en croit  son site internet.

 

Une usine pilote d’une capacité de 1000 tonnes/jour (matière brute) opérée avec succès   a  été mise  en place pour le projet  en vue de tester le processus de production aurifère et de mettre en évidence la teneur en or. Après avoir débuté par un rendement initial journalier de 5.000 tonnes début 2012,  ce dernier est passé progressivement vers 11.000 tonnes par jour.

 

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_ Petroma  et le Canada pour l’or et le pétrole

Rappelons  à toutes fins utiles que Petroma une société canadienne spécialisée dans la recherche, l’exploitation, le transport et le raffinage des hydrocarbures liquides ou gazeux, est détenue à 98 % par des capitaux maliens et le reste par Petroma Ink (une société canadienne), laquelle a investi plus de 10 millions de dollars dans le projet de Bourakèbougou, qui selon les indicateurs, est doté d’une réserve gigantesque. La construction de la première unité aurifère de Kodierana quant à elle  été réalisée  par les sociétés canadiennes Bumigeme et ABF Mines, et a été entièrement financée par le fonds or Mansa Moussa.

 

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_ Le Nord Mali : une région  dotée au fort potentiel énergétique et minier

S’agissant tout particulièrement du Nord du Mali, là où se situent les principales tensions, précisons  que si cette région contribue très peu – à l’heure actuelle – au PIB du pays,le sous-sol des régions de Gao, Kidal et Tombouctou suscite beaucoup d’espoir : 850 000 km2 de potentiel gazier et pétrolier, selon les études menées par l’Autorité pour la recherche pétrolière (Aurep). Un contexte qui pourrait  expliquer en partie la situation actuelle  et qui pourrait justifier  des velléités de partition du pays. Quoi  qu’il en soit, 4 bassins principaux ont été identifiés dans cette zone : Tamesna (à cheval entre le Mali et le Niger), Taoudeni (qui couvre également une partie de l’Algérie et de la Mauritanie), le graben de Gao et le rift de Nara (vers Mopti).

 

Dès 2005, l’Autorité pour la promotion de la recherche pétrolière (Aurep), organisme sous tutelle du ministère des Mines  malien  a procédé au découpage de ces bassins en 29 blocs exploitables. La plupart d’entre eux ont été remportés par des petites entreprises, mais  également  par le groupe algérien Sonatrach (via sa filiale internationale Sipex) et l’italien ENI. Le pétrolier  français Total étant  également de la partie.

 

Mais l’insécurité dans cette partie du pays limite quelque  peu  les ardeurs des investisseurs, ainsi  que les coûts d’acheminement du matériel. Lesquels devraient grimper compte-tenu de la situation actuelle. Cette  dernière étant même de nature à geler les travaux. Plus  grave, selon Africa Energy Intelligence, trois jours après sa reconduction au gouvernement, le ministre malien des mines Amadou Baba Sy a signé le 18 décembre dernier  un décret stipulant la reprise par l’Etat du bloc 4 du bassin de Taoudeni jusqu’alors opéré par ENI et Sipex (Sonatrach).

 

_ Quand  le Wall Street journal dédiait un article à l’homme  d’affaires malien  Aliou Boubacar Diallo

Mais le Mali  ne dispose  pas que de ressources énergétiques.  Les explorations menées dans l’Adrar des Ifoghas (région de Kidal) ont révélé des sols propices à la présence d’or et d’uranium, tandis que le cercle d’Ansongo (région de Gao) recèlerait du manganèse.

 

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_ Le  véritable enjeu du conflit actuel ?

En tout état de cause, le  célèbre et non moins  prestigieux Wallstreet Journal,  dédiait  le 30  mai dernier un article à Aliou Boubacar Diallo, à  la suite de sa participation, en compagnie de la finance internationale, à la la conférence Africa Business week, à Francfort, en Allemagne. Lors de la conférence dédiée aux ressources naturelles et aux mines, le patron de Wassoul’or était intervenu pour expliquer «comment concilier les intérêts des pays riches en ressources naturelles et les investisseurs étrangers».

 

A cet  égard, Aliou Boubacar Diallo avait souligné “quatre points essentiels” qui, selon lui, “mieux maîtrisés, permettent de concilier les différents intérêts” : “un cadre juridique clair et équitable, une sécurité d’investissement assurée par les codes miniers et pétroliers, s’assurer que les populations africaines profitent du développement minier et pétrolier et, surtout, la stabilité politique“.  CQFD …. ?

 

Sources : Presse africaine/ Elisabeth Studer/ www.leblogfinance.com/ 13 janvier 2013/ Elisabeth Studer/ Actualités, Economie, Energies, Matières premières, Métaux précieux/

 

http://www.leblogfinance.com/2013/01/mali-un-pays-riche-en-petrole-en-gaz-et-en-mines-dor.html/

 

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3 – Perspectives économiques au Burundi

 

_ Performance économique et perspectives

La croissance économique burundaise reste sévèrement affectée par la grave crise politique que traverse le pays depuis 2015, comme le montre le taux de croissance du PIB réel par habitant de -1,6 % en 2016. Avec son cortège d’évènements défavorables, tels que la suspension des aides financières des principaux bailleurs de fonds, l’assèchement des réserves de change, l’inflation des prix des produits d’importation et la baisse des investissements, cette crise a plongé le pays dans un état de fragilité économique, que reflète le taux de croissance toujours négatif en 2017 (-1,3 %). L’économie fortement dépendante du secteur agricole devrait rester en récession (de -0,3 %) jusqu’en 2018, avant de redevenir positive en 2019 (1 %).

 

_ Indicateurs macroéconomiques – Évolution

La suspension des aides extérieures continue d’affecter la situation budgétaire en 2017, avec un déficit estimé à 8,2 % du PIB, malgré une augmentation de la taxation des produits de base. Il devrait encore se détériorer à court terme (projeté à -8,9 % en 2018 et -9,1 % en 2019). De son côté, le déficit du compte courant (-11,6 % du PIB en 2017) reflète à la fois les restrictions imposées aux exportations (café et thé) et l’insuffisance des réserves de change.

 

Bien que légèrement en baisse, il devrait rester élevé en 2018 (-10,4 %) et 2019 (-9,3 %). En plus de ces facteurs défavorables, la tendance fortement baissière du franc burundais devrait contribuer à alourdir la pression déjà forte pesant sur les prix à la consommation, avec une inflation passant de 14,6 % en 2017 à 15,7 % en 2019. L’endettement intérieur devrait demeurer élevé tandis que la dette extérieure resterait relativement stable. La dette publique globale devrait, elle, grimper à 67,8 % du PIB en 2018 et 72,1 % en 2019.

 

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_ Facteurs positifs

Le Burundi a fait des progrès dans l’amélioration de son système éducatif de base et s’apprête à lancer une vaste réforme visant à rallonger le cycle primaire, comme prévu dans les objectifs de développement du millénaire. Elle devrait contribuer, à moyen ou long terme, à renforcer le capital humain. Le pays pourrait également profiter de la timide envolée des cours du thé et du café, qui constituent à eux seuls plus de 80 % de ses recettes d’exportations.

 

L’annulation, en 2009, de 75 % de la dette publique extérieure du pays au titre de l’initiative des pays pauvres très endettés (PPTE) devrait également continuer à porter ses fruits en stabilisant l’endettement extérieur. Enfin, bien que de plus en plus isolé sur la scène politique internationale, le Burundi devrait continuer à tirer parti de son intégration économique à la Communauté de l’Afrique de l’Est ainsi qu’à l’Union africaine.

 

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_ Facteurs négatifs

La crise sociopolitique et sécuritaire que traverse le Burundi est de nature à peser négativement et lourdement sur l’économie et le climat des affaires, comme l’illustre le rapport Doing Business 2018 de la Banque mondiale, qui classe le pays en 164e position sur 190 pays, un recul de 7 places par rapport à 2016. La baisse des aides et financements extérieurs dont dépend fortement l’économie burundaise devrait également affecter négativement la situation budgétaire.

 

Par ricochet, cela devrait peser sur le financement des grands investissements publics avec, à la clé, un ralentissement de la croissance. Enfin, la forte dépendance de l’économie à l’égard du secteur agricole (représentant plus d’un tiers du PIB), des exportations de produits de base, et des importations de combustibles et produits alimentaires rend le pays extrêmement vulnérable aux chocs extérieurs, comme en témoigne l’impact sévère des aléas climatiques et des mesures commerciales restrictives sur les recettes d’exportations et la balance commerciale.

 

Source : Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2018

 

https://www.afdb.org/fr/countries/east-africa/burundi/burundi-economic-outlook/

 

 

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4 – DEVELOPPEMENT : Plan national de développement du Burundi (Il y a encore à faire pour éliminer la pauvreté)

 

Le chef de cabinet du président de la République, le commissaire de police chef, Gabriel Nizigama a procédé au lancement officiel du comité national de pilotage chargé de l’élaboration du Plan national de développement du Burundi (PND Burundi 2018-2027), le mardi 4 juillet 2017. Cela suivra la mise œuvre de deux Cadres stratégiques de lutte contre la pauvreté qui étaient étalés respectivement sur les périodes 2007-2010 et 2012-2016.  Depuis l’accession à son indépendance, le Burundi a connu plusieurs méthodes de planification ayant abouti à deux principaux outils successifs, à savoir les plans quinquennaux et les cadres stratégiques de croissances et de lutte contre la pauvreté, a dit Gabriel Nizigama lors du lancement officiel des travaux du Comité national de pilotage.

 

« Au moment où le Burundi s’est engagé sur la voie de la réalisation de sa vision « Burundi 2025 » de l’Agenda 2063 ‘l’Afrique que nous voulons’ de l’Union africaine et de l’atteinte des Objectifs du développement durable à l’horizon 2030, il a déjà mis en œuvre son premier et deuxième cadres stratégiques de croissance et de lutte contre la pauvreté », a dit M. Nizigama. Il a souligné ainsi l’importance d’articuler tous ces instruments de planification en les inscrivant dans un nouveau Plan de développement du Burundi sur dix ans, « 2018-2027 ».

 

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_ Des constats qui préoccupent sont encore là

Selon lui, les résultats de l’évaluation du CSLP II montrent qu’il subsiste des insuffisances et des défis à relever dans les domaines du développement humain durable, de la prévention des conflits et de la consolidation de la paix, de la gouvernance, de la création de l’emploi, de la croissance économique et de la lutte contre la pauvreté et de la préservation de l’environnement. «Vous comprendrez que tous ces défis doivent être suffisamment redressés afin d’assurer de bonnes conditions de vie à tous les habitants de notre pays», souhaite M. Nizigama.

 

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_ La stratégie va toucher les secteurs clés

Cette nouvelle stratégie de développement aura pour ambition de renforcer la démocratie et la gouvernance politique, judiciaire et administrative y compris la décentralisation et les droits humains ; la maîtrise de la croissance démographique fortement corrélée avec la pauvreté. Il s’agit aussi de développer et valoriser le capital humain ; développer l’agriculture et l’élevage pour assurer la sécurité alimentaire à tous ; d’ériger de nouvelles infrastructures énergétiques pour résorber le déficit dans ce secteur et d’autres infrastructures économiques pour la production. C’est également de développer l’industrie, l’artisanat, le tourisme, le commerce ; de développer un très bon climat des affaires ; faire émerger le secteur minier qui est porteur de croissance et de devise, et de renforcer la résilience aux changements climatiques.

 

Selon le ministre à la présidence en charge de la Bonne gouvernance et du plan, Serge Ndayiragije et secrétaire du Comité de pilotage apprécie le travail confié à ce comité. En effet, dit-il, il s’inscrit dans les misions confiées à son ministère. Il estime que le caractère multidimensionnel des missions de ce comité, la diversité des secteurs et des thématiques qui entrent en jeu exigent un recours aux experts sectoriels et autres ressources humaines de haute technicité tant dans l’orientation que dans la mise en œuvre des actions fixées en vue d’atteindre les résultats escomptés.

 

Alfred Nimbona/

 

https://www.ppbdi.com/index.php/ubum/imibano/7513-developpement-plan-national-de-developpement-du-burundi-2/

 

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5 – La Centrafrique reçoit un prêt pour renforcer la gouvernance de ses ressources naturelles

 

La Banque mondiale (BM) a accordé à la République Centrafricaine un prêt de 5 milliards de francs CFA. Les fonds sont destinés à financer la mise en place d’une bonne gouvernance des ressources naturelles dans le pays. En proie à des conflits armés depuis des années, la Centrafrique doit faire face à l’énorme défi de la gouvernance de ses ressources naturelles. L’institution de Bretton Woods vient d’accorder au pays, un financement de 5 milliards de francs CFA à ce propos.

 

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L’accord de prêt a été signé ce samedi 31 mars 2018 par le représentant de la Banque mondiale en Centrafrique, Robert Bougeaoud et le ministre centrafricain de plan et de l’économie, Félix Moloua. Selon ce dernier, les fonds permettront à son département dans les trois ans à venir, de renforcer la capacité de son personnel mais surtout doter le pays d’un nouveau code minier plus attractif et susceptible d’attirer des investissements.

 

Ce code minier sera très utile à Bangui alors qu’on sait que le pays dispose d’importantes ressources minières dont la plus grande partie reste encore inexploitée. Aussi, le gouvernement aujourd’hui reconnu sur le plan international, ne contrôle pas encore l’intégralité du territoire. Certains territoires pourtant potentiellement riches sont toujours sous contrôle des rebelles.

 

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_ Potentiel immense

La Centrafrique dispose d’un très grand potentiel minier. Selon le ministère centrafricain des mines, du pétrole, de l’énergie et de l’hydraulique, même si aucune prospection systématique ou recherche sérieuse n’a encore été faite sur le sous-sol du pays, le plan minier national établi avec l’appui de la Banque Mondiale en mars 1995 permet de savoir que la Centrafrique compte au moins 470 indices minéraux constitués de substances énergétiques, non métalliques, de métaux non ferreux, de diamant et d’or.

 

Malheureusement, pour le moment, seul le diamant et l’or sont exploités d’une manière artisanale. « Avec une production annuelle de diamant de l’ordre de 500.000 carats, la République Centrafricaine occupe le 10e rang mondial par le volume et se place 5e pour la qualité des pierres », indique le département du gouvernement. « Son diamant qui se présente comme l’un des plus beaux diamants au monde de par sa qualité très recherchée est constitué dans son ensemble 75 à 80% de pierre de joaillerie. Le pays possède également, des substances qu’on considère stratégiques comme l’uranium, le pétrole ainsi que d’autres substances comme le fer, le calcaire, le cuivre… », a-t-il ajouté.

 

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La contribution du secteur minier à l’économie reste encore faible par rapport aux attentes. Le gouvernement centrafricain pense que cela provient d’une faiblesse de la gouvernance en la matière. « Malgré cette immensité de richesse, la contribution du secteur minier dans le développement du pays reste jusqu’à présent en deçà de l’espoir attendu, avec seulement 4% au PIB et 40% de recettes à l’exportation. Il se pose cependant un problème quant à la gestion publique de ces ressources minérales, qui pourraient mieux participer au développement de la société centrafricaine », a déclaré le ministère centrafricain en charge des mines.

 

Par La Tribune Afrique/ 03/04/2018/

 

https://afrique.latribune.fr/afrique-centrale/2018-04-03/la-centrafrique-recoit-un-pret-pour-renforcer-la-gouvernance-de-ses-ressources-naturelles-773928.html

 

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6 – Gouvernance économique : Le gouvernement libyen veut récupérer les prêts accordés par Kadhafi à des pays africains

 

Le gouvernement d’union nationale libyen a mis sur pied un comité regroupant des experts du ministère des Finances et de la banque offshore Libyan Foreign Bank (LFB), en vue de récupérer les prêts accordés par le régime déchu de Mouammar Kadhafi (photo) à plusieurs pays africains, a rapporté le quotidien anglophone libyen Libya Herald, le 12 avril. Ce comité aura pour mission de coordonner avec d’autres institutions libyennes pour intensifier le recouvrement des prêts accordés par l’Etat à des pays africains, en utilisant tous les moyens juridiques et diplomatiques possibles, a-t-on ajouté de même source.

 

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L’intensification des efforts de recouvrement des prêts servis par Kadhafi à des pays africains intervient alors que les caisses de l’Etat libyen se vident à un rythme inquiétant, en raison notamment de la baisse des revenus issus des exportations du pétrole. Pour faire pression sur les autorités libyennes, des milices armées ferment souvent des terminaux pétroliers, causant régulièrement des baisses de la production du brut. Le déficit budgétaire de la Libye a atteint 4 milliards de dollars durant les neuf premiers mois de 2017, selon les dernières statistiques publiées par la Banque centrale libyenne.

 

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Le Conseil national de transition (CNT), une autorité politique de transition créée en 2011 à l’issue du renversement de Kadhafi par une insurrection armée, avait estimé les actifs libyens en Afrique (investissements, actifs immobiliers, comptes bancaires, prêts etc), à environ 35 milliards de dollars. A noter que la Libyan Foreign Bank est détenue à 100% par la Banque centrale. Cette banque offshore possède des participations dans plusieurs institutions financières à travers le monde, dont 84 % dans la British Arab Commercial Bank et 68% dans la banque italienne Banca UBAE.

 

Agence Ecofin/ Mercredi, 18 avril 2018/

 

https://www.agenceecofin.com/gouvernance-economique/1804-56246-le-gouvernement-libyen-veut-recuperer-les-prets-accordes-par-kadhafi-a-des-pays-africains/

 

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7 – Port de Berbera au Somaliland : Mogadiscio tape du poing sur la table

 

Le bras de fer autour du projet portuaire de Berbera au Somaliland se poursuit entre Dubaï Ports World et Mogadiscio. Le gouvernement somalien craint en effet que ce projet ne finisse par acter la légitimité d’un Etat autonome, en quête de reconnaissance internationale. «Nous demandons à DP World de reconsidérer ces accords, en particulier celui du port de Berbera, car le Somaliland prétend être un Etat indépendant de la Somalie», a précisé Ahmed Isse Awad, ministre somalien des Affaires étrangères. Le projet de Dubaï Ports World (DP World) visant à développer une zone économique et un port dans la zone de Berbera située au Somaliland cristallise le mécontentement de Mogadiscio.

 

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_ Rien ne va plus entre Mogadiscio et les Emirats

Pour les autorités somaliennes, ce projet de DP World «contourne l’autorité légitime de la Somalie». Le Somaliland s’est séparé de la Somalie en 1991 et agit depuis comme un Etat de facto, sans pour autant être reconnu internationalement. L’annonce faite en 2017 par l’opérateur émirati de la construction d’infrastructures portuaires au Somaliland et au Puntland (une autre région semi-autonome de Somalie) fait craindre à Mogadiscio un début de reconnaissance pour les deux régions autonomes. Cette sortie de la diplomatie somalienne vient en pleine crispation entre Mogadiscio et les Emirats Arabes Unis. Une brouille qui a débuté avec l’annonce séparée de la fin d’un programme d’entraînement militaire émirati en Somalie, après la saisie de millions de dollars d’un avion sous pavillon émirati à l’aéroport de Mogadiscio au début de ce mois.

 

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_ Un deal déclaré nul par le Parlement

La zone est également déstabilisée par la guerre d’influence que mènent l’Arabie Saoudite et les Emirats d’un côté, et la Turquie et le Qatar de l’autre. C’est dans ce contexte que le Parlement somalien a adopté à l’unanimité une résolution le mois dernier décrétant le contrat entre DP World et le Somaliland comme nul et non avenu vu qu’il avait été conclu avec les autorités de la région et non le gouvernement fédéral. Le gouvernement du Somaliland a de son côté déclaré que ce vote n’aurait aucune incidence sur l’accord de DP World qui inclut le gouvernement éthiopien. Le gouvernement fédéral a par ailleurs souligné que cette politique serait applicable à tous les accords conclus par des pays étrangers avec des Etats membres fédéraux de la Somalie, dont le Puntland.

 

Par Amine Ater/ 24/04/2018/

 

https://afrique.latribune.fr/politique/gouvernance/2018-04-24/port-de-berbera-au-somaliland-mogadiscio-tape-du-poing-sur-la-table-776388.html

 

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8 – Somalie : malgré la conjoncture, le gouvernement parvient à dégager un excédent budgétaire

 

En dépit du ralentissement que connait son économie depuis quelques années, la Somalie a pu enregistrer, en 2017, un excédent budgétaire, révèlent les estimations que vient de rendre public le FMI. La somme est certes faible mais pour un pays qui peine à mettre fin au long cycle d’instabilité politique et sécuritaire et qui fait face à une mauvaise campagne agricole, c’est le résultat d’une politique économique qui commence à porter ses fruits. Sauf que cette fois, l’hirondelle ne fait pas encore le printemps.

 

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Le fait est assez rare pour être souligné, pour une fois que la Somalie fait l’actualité non pas pour des attentats ou une crise humanitaire mais pour l’économie. « Malgré une grave sécheresse et des attaques terroristes sporadiques, la Somalie a évité un important ralentissement économique en 2017 avec le soutien de la communauté nationale et internationale », a constaté le FMI qui vient d’achever le premier examen de son programme dans le pays.

 

Le pays qui connait depuis des années un ralentissement de son économie engendrée par de nombreux chocs exogènes et endogènes, a pu réaliser un excédent budgétaire selon les estimations portant sur les résultats de 2017. A fin septembre d’abord, souligne la même source, un léger excédent budgétaire a été enregistré selon le FMI qui reconnait toutefois que les recettes intérieures n’ont pas atteint l’objectif du programme convenu entre les deux pays.

 

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L’excédent, qui s’est élevé à 3,8 millions de dollars, s’expliquerait en partie par un rythme d’exécution budgétaire plus lent que prévu. A fin décembre, les estimations préliminaires ont fait ressortir que la mise en œuvre de mesures fiscales vigoureuses et de dons bilatéraux plus élevés que prévu, a permis de dégager un excédent budgétaire d’environ 1,8 million de dollars. Les recettes intérieures auraient également atteint l’objectif du programme a poursuivit le Fonds à l’issue des consultations qu’il a mené avec les autorités du pays.

 

« La Somalie a été confrontée à une grave sécheresse et à des attaques terroristes sporadiques. Ces développements ont nui à l’activité économique, en particulier dans le nord du pays et dans les zones rurales, et ont eu un impact temporaire sur les efforts de recouvrement des impôts par le gouvernement fédéral. Cependant, les autorités ont relevé ces défis et, grâce à un soutien communautaire national et international soutenu, le pays a évité une grave crise humanitaire et un ralentissement économique important ». FMI

 

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De bons résultats économiques dans une conjoncture des plus difficiles qui ont satisfait visiblement le Conseil d’administration du FMI même s’ils sont loin de symboliser l’hirondelle qui fait le printemps : « L’activité économique a de manière générale ralenti en 2017 en raison notamment de la sécheresse qui a frappé le pays depuis la fin de l’année 2016 et qui a connu un début d’atténuation, mais l’impact a été déjà considérable, en particulier dans les zones reculées ». La croissance du PIB devrait selon les estimations du FMI, rester modérée à 1,8% en 2017, contre 2,2% en 2016. Par ailleurs, la hausse des prix des produits alimentaires ont fait grimper l’inflation à 5,2% contre une moyenne annuelle de 4%.

 

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_ Stratégie de relance

Le fait important dans cette dynamique qui prend forme, c’est que malgré le contexte difficile, « les autorités somaliennes restent déterminées à réformer la mise en œuvre de leur programme de relance économique convenu avec le FMI ». Le 21 juin dernier, la direction du Fonds a en effet approuvé un deuxième programme de 12 mois couvrant la période de mai 2017 à avril 2018, au titre de la Stratégie de surveillance locale (PSM) cette décision a été prise à la suite de la réussite de la première SMP de la Somalie, « un programme conçu pour aider les efforts de reconstruction économique et aider le pays à établir des stratégies de mise en œuvre de politiques et de réformes ».

 

Le programme SPM est un programme d’assistance technique sans contrepartie financière pour l’heure. « Nous sommes encouragés par l’engagement des autorités et le rythme des réformes visant à rétablir les principales institutions économiques et financières, et nous saluons leurs efforts pour maintenir le programme de réformes difficiles sur les rails », ont d’ailleurs souligné les membres du conseil d’administration du fonds lors de leur dernière réunion en fin de semaine.

 

Le FMI annonce qu’il aidera également la Somalie à alléger sa dette au titre de l’Initiative en faveur des pays pauvres et très endettés (PPTE) dès que le cadre des procédures PPTE sera conclu. Le processus PPTE est conçu pour aider les pays à éviter de retomber dans les arriérés tout en les mettant sur la voie d’une dette durable et de la réduction de la pauvreté afin notamment de permettre aux autorités somaliennes de normaliser leurs relations avec la communauté internationale et d’élaborer des plans de réformes économiques. Le programme du FMI permet donc au pays de continuer à bénéficier de l’aide des bailleurs de fonds avec la garantie que lui offre l’accord avec l’institution de Bretton Woods.

 

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Selon le FMI,  les autorités somaliennes se sont engagés à poursuivre l’amélioration du cadre budgétaire notamment en matière de recouvrement des recettes. Le gouvernement du président Farmajo a déjà pris des mesures pour réformer la monnaie nationale et développer le secteur financier. « Les autorités font également des efforts pour remédier aux insuffisances notables dans la production des données économiques et s’efforcent d’élaborer des programmes sociaux cohérents et de lutte contre la corruption » a relevé le FMI.

 

Par Aboubacar Yacouba Barma/ 26/02/2018/

 

https://afrique.latribune.fr/economie/conjoncture/2018-02-26/somalie-malgre-la-conjoncture-le-gouvernement-parvient-a-degager-un-excedent-budgetaire-769795.html

 

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9 – Soudan du Sud : encore un nouveau ministre pour relancer l’économie

 

Le Soudan du Sud a encore changé cette semaine de ministre des Finances pour tenter de ralentir le déclin inexorable de son économie, mais pour les analystes les perspectives d’amélioration sont minces tant que durera la guerre civile et que règnera la corruption. Le président Salva Kiir a nommé Salvatore Garang Mabiordit, un ancien sous-secrétaire au sein du ministère des Finances, pour occuper les fonctions de ministre, après avoir limogé mardi Stephen Dhieu Dau. « Notre monnaie a perdu de sa valeur (…). C’est le défi qui vous attend et vous allez devoir travailler très dur pour nous sortir de ça », a déclaré le président Kiir lors de la cérémonie d’investiture du nouveau ministre.

 

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Garang est le cinquième ministre des Finances depuis que le pays a fait sécession du Soudan en juillet 2011. Le Soudan du Sud a ensuite plongé dans la guerre civile en décembre 2013. Le conflit, qui a fait des dizaines de milliers de morts et forcé près de quatre millions de personnes, soit environ un tiers de la population, à quitter leur domicile, a provoqué une hyperinflation et l’effondrement de la monnaie sud-soudanaise. L’inflation, provoquée par le recours à la planche à billet pour financer les déficits liés au conflit, a atteint environ 500% en 2016, avant de décélérer à 155% en 2017, selon la Banque mondiale.

 

Dans le même temps, la livre sud-soudanaise (SSP) s’est effondrée: de 5 livres pour un dollar au début de la guerre en 2013, le taux est passé aujourd’hui à 240 livres pour un dollar. Un sac de 50 kg de farine, qui coûtait 120 livres avant le début du conflit, s’échange désormais contre 7.000, soit environ le double du salaire d’un haut fonctionnaire. L’habitude de M. Kiir de remplacer régulièrement ses ministres des Finances n’a pas fait ses preuves, car elle l’a amené à recycler des hommes politiques soupçonnés de corruption et n’a pas permis de régler les vrais problèmes, estiment des économistes. « Si vous voulez contrôler l’économie, il faut gérer les retombées de la guerre, l’insécurité qui débouche sur un manque de confiance du secteur privé et des agences de développement », observe Kimo Adiebo, un professeur d’économie à l’université de Juba.

 

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_ Baisse de la production pétrolière

« La majeure partie du budget est affectée à la sécurité, plus de 50%. Donc même si vous changez (de ministre) et que vous ne vous occupez pas des autres paramètres, c’est difficile de contrôler l’économie du jour au lendemain », dit-il. Le Soudan du Sud est le pays au monde qui dépend le plus de ses revenus pétroliers. Mais son économie a aussi pâti ces dernières années de la baisse des cours du pétrole et de l’impact de la guerre sur sa production pétrolière, de nombreuses infrastructures ayant été endommagées. Avant l’indépendance en 2011, le pays produisait 350.000 barils par jour ‘b/j), selon la Banque mondiale. Ce chiffre est aujourd’hui tombé à 125.000 b/j, d’après les dernières estimations du gouvernement sud-soudanais.

 

Quelque 69% de la population vit désormais dans une situation d’extrême pauvreté, toujours selon la Banque mondiale. Car le conflit a également fortement perturbé l’agriculture et déclenché une crise alimentaire de grande ampleur. En janvier 2018, 5,3 millions de personnes, soit près de la moitié de la population sud-soudanaise, sont en situation de faim extrême, et ce chiffre est en hausse de 40% sur un an, selon l’ONU.

 

Des experts ont expliqué à l’AFP que M. Dhieu avait tenté de lutter contre la corruption au sein même de son ministère, et avait notamment arrêté de distribuer de l’argent à des officiels quand ils voyageaint à l’étranger. Peu avant son renvoi, il avait suspendu un haut responsable du ministère des Finances suspecté d’avoir détourné 317 millions de livres. Augustino Ting Mayay, un analyste au centre de réflexion Sudd Institute, met en garde contre les difficultés qui attendent M. Garang. « Les revenus dont le pays a besoin pour fonctionner ne sont pas là. Vous avez des fonctionnaires qui n’ont pas été payés depuis des mois. Vous avez la corruption qui ronge l’économie et gangrène le ministère du pétrole », constate-t-il.​

 

Dans Soudan du Sud/ 16 mars 2018/ AFP/

 

https://afrique.lalibre.be/16784/soudan-du-sud-encore-un-nouveau-ministre-pour-relancer-leconomie/

 

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10 – Perspectives économiques au Soudan

 

_ Performance économique et perspectives

Entre 2011 et 2016, la croissance du PIB réel était en moyenne de 3,3 %, contre 7,1 % sur 2000–2010, et elle est estimée à 3,5 % pour 2017, suite à la baisse de la demande intérieure causée par la suppression des subventions de l’énergie ainsi qu’à la diminution des importations résultant de la dépréciation du taux de change et des sanctions des États-Unis, définitivement révoquées en octobre 2017. En 2018/2019, elle est projetée à 3,7 % en moyenne, grâce à la consommation privée et publique et aux réformes induites par la levée des sanctions. L’impact immédiat des réformes freinera la croissance, qui devrait reprendre à moyen terme avec l’accroissement de l’offre intérieure et des exportations.

 

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_ Indicateurs macroéconomiques – Évolution

Malgré des pertes de recettes en 2017, les dépenses publiques sont restées constantes ; le déficit budgétaire devrait croître à 2,4 % du PIB, contre 1,8 % en 2016, mais selon le Fonds monétaire international, il serait en réalité plus important (7,7 %), car les subventions liées aux taux de change officiels ne sont comptabilisées que dans le bilan de la Banque centrale. La politique monétaire reste expansionniste pour répondre aux besoins croissants de financement du budget.

 

Combinée aux prêts à l’agriculture, l’augmentation des achats d’or par la Banque centrale (représentant 39 % des exportations) a étendu la réserve monétaire de 27,5 % à la fin 2016 à 52 % en juin 2017. L’inflation est montée en flèche de 17,2 % en septembre 2016 à 35,1 % en septembre 2017. Le compte courant a rétréci, reflétant la baisse des importations. La dette extérieure publique, principalement constituée d’arriérés, reste élevée et non soutenable.

 

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_ Facteurs positifs

L’arrêt définitif, le 6 octobre 2017, de vingt années de sanctions économiques devrait renforcer la compétitivité et stimuler la croissance économique. L’unification du taux de change devrait accroître les recettes de 5,2 % du PIB sur l’exercice, offrant au pays une plus vaste marge de manœuvre pour les dépenses sociales et d’investissement. Elle améliorera également les exportations d’or.

 

Une mise en œuvre rigoureuse du taux de change et les réformes des impôts et des subventions prévues pour 2018 permettront une diversification vers l’agriculture et l’industrie manufacturière. En améliorant les services portuaires, la réhabilitation des corridors commerciaux transfrontaliers fournira au Soudan une base solide pour la mise en œuvre des accords bilatéraux signés en 2016 avec le Tchad, l’Égypte et l’Éthiopie pour stimuler le commerce et la coopération régionale, et incluant des questions de sécurité. Le Gouvernement de consensus national formé en mai 2017 poursuit les négociations avec les États-Unis pour obtenir la suppression du Soudan de la liste des soutiens du terrorisme, capitale pour le très nécessaire allègement de la dette pour le pays pauvres très endettés.

 

En septembre 2017, les États-Unis ont retiré le Soudan de la liste des pays dont les citoyens sont soumis à des restrictions de voyage et ont définitivement levé les sanctions contre lui un mois plus tard. Ce développement positif offre au pays une occasion de s’intégrer dans l’économie mondiale et de stimuler la croissance économique grâce au commerce et à des flux financiers sans entraves.

 

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_ Facteurs négatifs

Le règlement définitif des conflits au Darfour, dans le Nil bleu et au Kordofan du Sud est important pour les profondes réformes macroéconomiques et structurelles requises pour un développement durable du pays. Malgré les réformes du taux de change et des subventions, fondamentales pour la stabilité macroéconomique, l’inflation pourrait significativement augmenter, nécessitant des mesures pour améliorer l’offre et protéger les pauvres.

 

La refonte de l’environnement des affaires reste un défi. Durant la première moitié de 2017, l’investissement direct étranger a chuté à 4,8 milliards de dollars EU contre 5,8 milliards, un an plus tôt. Perdant deux places, le Soudan est 170e sur 190 pays dans le rapport Doing Business 2018 de la Banque mondiale, en raison de faiblesses majeures dans la protection des investisseurs minoritaires, l’accès au crédit, et le commerce transfrontalier.

 

Son score pour l’indice de développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement était de 0,490 en 2016 (moins que la moyenne de 0,497 du groupe des pays à faible développement humain), suggérant que des efforts accrus sont nécessaires pour améliorer les capacités institutionnelles et réduire les inégalités.

 

Source: Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2018

 

https://www.afdb.org/fr/countries/east-africa/sudan/sudan-economic-outlook/

 

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11 – Economie : Les 10 pays les plus riches d’Afrique, selon la BAD

 

En matière de PIB, le Nigeria est, de loin, le pays le plus riche d’Afrique en 2017. C’est ce que révèlent les récents chiffres de la Banque africaine de développement (BAD), publiés à Abidjan, la semaine dernière. Aidé par une forte production pétrolière et le redressement des cours mondiaux des matières premières, le PIB aux prix courants du Nigeria qui  représente plus de 72% de l’ensemble des économies de l’Afrique de l’ouest, devrait atteindre 581 milliards $ cette année contre 519 milliards $, en 2016.

 

Loin derrière, l’Afrique du Sud qui est sortie de récession au second trimestre, arrive en deuxième position. La richesse créée au cours de cette année civile par les résidents sud-africains, pourrait passer la barre des 276 milliards $. Reléguée au troisième rang par la nation arc-en-ciel, l’Egypte dont l’économie est encore convalescente, marque la présence du premier pays nord-africain dans ce classement, grâce à un volume d’activité qui pourrait avoisiner 264 milliards $.

 

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S’en suivent, l’Algérie qui  pourrait totaliser 170 milliards $, complétant le quartet de tête, puis l’économie soudanaise qui pèsera au bout de cette année, 124 milliards $. Cette dernière surclasse ainsi le Maroc qui, malgré le dynamisme de son économie marquée par un début accentué de diversification, se retrouve à la sixième place. Porté par une croissance de 4% au moins, le Pib du Royaume chérifien devrait franchir la barre des 121 milliards $ au terme de cette année. Le Maroc doublerait ainsi la taille de son économie en 12 ans, selon les chiffres consultés par l’Agence Ecofin. Avec 104 milliards $, l’Angola restera le septième pays le plus riche en Afrique en 2017.  Un an plus tôt, la taille de l’économie du deuxième producteur africain de pétrole était de 96 milliards $.

 

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L’Ethiopie, locomotive de la croissance africaine, devrait garder sa 8e place avec 93 milliards $ contre 84 milliards en 2016. Un bond qui confirme les prévisions des institutions internationales. Le pays qui, en 12 ans, a presque sextuplé son Pib, devrait enregistrer cette année la plus forte croissance à l’échelle mondiale, devançant des pays comme Myanmar (7,5%), la Côte d’Ivoire (7,3%) ou l’Inde (7,2%). Enfin, le Kenya (77 milliards $) et la Tanzanie (52 milliards), tous de la sous-région la plus dynamique d’Afrique (l’Est), en termes de Pib, complètent le top 10. Précisons que ce classement fait par l’Agence Ecofin, qui s’appuie sur les données de la Bad, ne prend en compte que la richesse globale créée par l’économie des nations suscitées.

 

Agence Ecofin/ Economie/ Jeudi, 19 octobre 2017/ Fiacre E. Kakpo/

 

https://www.agenceecofin.com/economie/1910-51333-les-10-pays-les-plus-riches-d-afrique-selon-la-bad

 

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