ECONOMIE/ MARCHES FINANCIERS : croissance et incertitudes
1 mars 2019  >  By:   >  A LA UNE, ECONOMIE ET FINANCES, FINANCES ET AFFAIRES  >  No Comment   //   212 Views

 

« Marchés financiers/ Bilan 2018 et Perspectives pour 2019 : Les marchés ont vécu un mois de décembre particulièrement chahuté et la plupart des actifs financiers terminent l’année sur  une performance négative en 2018, en particulier les actions mais aussi les obligations d’Etat américain, les obligations émises par les entreprises européennes et américaines, le pétrole et l’or notamment. Conséquence, aucun actif n’a pu jouer le rôle de valeur « refuge » sur cette période.

En parallèle, les politiques monétaires des différentes banques centrales, qui avaient soutenu les marchés ces dernières années, adoptent désormais une attitude moins accommodante : la FED (Banque Centrale Américaine) prévoit de relever ses taux directeurs, tandis que la BCE (Banque Centrale Européenne)  a mis fin à son programme d’achats d’actifs en décembre. Ce retrait de liquidité dans le système financier a pour conséquence une plus forte volatilité des marchés financiers. »

 

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Santiago city/CHILE

1 – ÉCONOMIE/ Marchés financiers : une année 2019 sous le signe de la volatilité

 

Après presque une décennie de hausse, 2018 a marqué une rupture et l’année qui débute s’annonce agitée sur les places boursières mondiales. On aurait pu encore croire, à quelques semaines de Noël, que l’indice Nasdaq des valeurs technologiques américaines allait finalement reprendre presque toutes les pertes enregistrées depuis octobre. Mais Noël 2018 fut sanglant sur les marchés boursiers et malgré un rebond spectaculaire des actions américaines, c’est bien dans le rouge que s’est terminée l’année. Après presque une décennie de progression, 2018 a marqué une véritable rupture. « Les marchés entrent dans une nouvelle phase, où l’inflation est à la hausse et où les banques centrales offrent moins de soutien », notent Alex Tedder et Simon Webber, gérants chez Schroders.

 

En 2018, il n’y a guère que l’indice ibovespa de la Bourse brésilienne qui soit resté dans le vert, les autres ont connu des baisses plus ou moins marquées. L’indice Nasdaq de la Bourse américaine a terminé l’année avec une baisse de 5,3 %, ses aînés le Dow Jones et le S&P 500 perdant respectivement 6,03 % et 7,01 %. En Europe, les reculs sont beaucoup plus importants, les marchés d’actions ont cédé sur un an entre 17,97 % pour le DAX allemand et 10,55 % pour le CAC 40, l’indice phare de la Bourse de Paris. En Asie, l’indice chinois de la Bourse de Shanghaï et de Shenzhen CSI 300 a plongé de 26,34 %, tandis que la Bourse japonaise a reculé de 14,85 %.

 

Pourtant, l’année 2018 avait bien commencé à Wall Street. Si Donald Trump, le président des Etats-Unis, était sous le feu des critiques, il vivait une véritable lune de miel avec les investisseurs. Sa politique fiscale allait doper les résultats des entreprises, pour le plus grand bonheur des porteurs de leurs actions. Malheureusement, la flamme entre les boursiers et le président s’est progressivement éteinte. C’est Donald Trump lui-même qui a soufflé le froid en déclenchant une guerre commerciale avec la Chine, qui pourrait peser sur la croissance chinoise, mais, à terme, sur l’ensemble du monde.

 

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_ Le pire n’est pas sûr

Aux Etats-Unis, l’horizon s’est assombri. Les résultats des élections de mi-mandat font que le président n’a plus les coudées franches pour conduire sa politique, comme en témoigne son épreuve de force avec le Congrès sur le financement de la construction du mur à la frontière mexicaine, qui a plongé les administrations fédérales dans un « shutdown ». Nombre d’entre elles ont, en effet, fermé partiellement depuis le 22 décembre à minuit. Quant à la Réserve fédérale (Fed), en dépit des mises en garde répétées de Donald Trump, la banque centrale américaine a continué à durcir sa politique monétaire en remontant ses taux directeurs.

 

Par Joël Morio/ Publié le 02 janvier 2019/ Mis à jour le 02 janvier 2019/

 

https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/01/02/marches-financiers-une-annee-2019-sous-le-signe-de-la-volatilite_5404252_3234.html

 

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2 – Marchés financiers : Bilan 2018 et Perspectives pour 2019

 

Les marchés ont vécu un mois de décembre particulièrement chahuté et la plupart des actifs financiers terminent l’année sur  une performance négative en 2018, en particulier les actions mais aussi les obligations d’Etat américain, les obligations émises par les entreprises européennes et américaines, le pétrole et l’or notamment. Conséquence, aucun actif n’a pu jouer le rôle de valeur « refuge » sur cette période. A l’origine de cette baisse se trouvent, avant tout, des inquiétudes concernant le cycle de croissance mondiale. En effet, les indicateurs mesurant la santé des économies européennes et chinoises ont été décevants ces derniers mois. Par ailleurs, l’économie américaine – qui se porte très bien jusqu’à présent – pourrait être impactée par le ralentissement du commerce mondial lié en partie aux tensions commerciales.

 

En parallèle, les politiques monétaires des différentes banques centrales, qui avaient soutenu les marchés ces dernières années, adoptent désormais une attitude moins accommodante : la FED (Banque Centrale Américaine) prévoit de relever ses taux directeurs, tandis que la BCE (Banque Centrale Européenne)  a mis fin à son programme d’achats d’actifs en décembre. Ce retrait de liquidité dans le système financier a pour conséquence une plus forte volatilité des marchés financiers.

 

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A ces inquiétudes, s’ajoute un certain nombre de risques, très présents à l’esprit des investisseurs :

  • En dépit d’une légère accalmie, les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine persistent. Rappelons que les sanctions américaines et les représailles chinoises provoquent des répercussions sur d’autres pays, y compris en Europe ;
  • Le ralentissement de la croissance en Chine ;
  • Les inquiétudes sur le budget italien ;
  • L’absence d’accord sur le Brexit.

Néanmoins, il ne faudrait pas tomber dans un excès de pessimisme. Tout d’abord, certaines tensions géopolitiques pourraient déboucher sur une issue favorable dans les prochains mois, c’est le cas en particulier des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.

 

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Ensuite, plusieurs des indicateurs économiques importants sont au vert :

  • Résultats positifs des entreprises,
  • Création d’emplois aux Etats-Unis,
  • Inflation maîtrisée dans les pays développés,
  • Baisse des cours du pétrole au 4ème trimestre 2018.

Aussi, rappelons qu’investir sur les marchés financiers, en particulier sur les marchés actions, doit s’inscrire dans un horizon long terme et qu’un portefeuille diversifié reste le meilleur rempart pour limiter l’impact de fortes fluctuations. La fin d’année 2018 a été difficile pour les investisseurs/épargnants, et même si l’année 2019 commence sur une tendance un peu meilleure, prudence et patience restent de mise pour le moment. Pour autant, rappelons que les perspectives économiques restent favorables à moyen/long terme.

 

MARCHÉS FINANCIERS/ 14/01/2019/ DELPHINE DI PIZIO-TIGER/

 

https://www.amundi-ee.com/epargnant/Actu-et-Videos/Actualites/Actualites/Marches-Financiers/Marches-financiers-Bilan-2018-et-Perspectives-pour-2019

 

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National Stock Exchange of India

 

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3 – Enquête : Les fonds ont augmenté la part du cash en février

 

La part des liquidités dans les portefeuilles des grands fonds mondiaux a augmenté en février pour atteindre son plus haut niveau depuis trois ans tandis que celle des actions était ramenée au plus bas depuis près de deux ans, montre jeudi l’enquête mensuelle de Reuters auprès des gérants. Si plusieurs grands indices boursiers ont enregistré leur meilleur début d’année depuis plusieurs décennies, les dernières semaines ont été marquées par de multiples signes de ralentissement économique et par la prolongation des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, deux facteurs qui incitent les investisseurs à la prudence. L’enquête menée auprès de 43 gestionnaires de fonds du monde entier entre le 14 et 27 février montre que la part des liquidités a atteint 7,2%, le pourcentage le plus élevé enregistré depuis juin 2015, contre 6,2% en janvier.

 

Les gérants ont revu à la baisse leurs recommandations en matière de pondération des actions à 45,9% contre 48,5%, le niveau le plus faible depuis mars 2017. Celle des allocations obligataires a légèrement augmenté à 39,3% contre 39,1% en janvier. Près des deux tiers des gérants qui ont répondu à une question supplémentaire ont estimé que le principal risque menaçant les actions d’ici la fin du premier semestre était celui d’une forte baisse. L’approche plus défensive des investisseurs de long terme interrogés dans le cadre de cette enquête est en ligne avec celle qui ressort d’une autre enquête de Reuters menée auprès de stratèges actions, qui ont revu en baisse leurs prévisions pour les grands indices boursiers à l’horizon de la fin 2019 et aboutissent à la même conclusion en matière d’évaluation des risques.

 

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_ ESPOIRS PRUDENTS SUR LES TAUX ET LE COMMERCE

« Au début de l’année, nous avons identifié des opportunités en matière d’augmentation de l’exposition au risque, en commençant par les marchés émergents et le crédit, désormais partiellement exploitées, et désormais, nous prenons des bénéfices. Nous nous attendons à ce que cette année soit assez volatile, le sentiment de marché oscillant entre la crainte et l’avidité », a dit Pascal Blanqué, directeur des investissements d’Amundi Asset Management.

 

Près de la moitié des gérants qui ont répondu à une question sur le sujet ont dit s’attendre à ce que le niveau de prise de risque reste inchangé sur les 12 prochains mois. « Les marchés ont entamé 2019 dans un climat sombre et menaçant après la chute des grands indices en 2018. Si les principaux risques auxquels est confronté le marché – la hausse des taux d’intérêt et une guerre commerciale à grande échelle – sont évités, les actions pourront inscrire de nouveaux records », estime Alan Gayle, président de Via Nova Investment Management. « Les risques de taux d’intérêt ont nettement diminué et les négociations commerciales semblent s’acheminer vers une solution. Ces évolutions sont très positives pour les marchés actions. »

 

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Au sein des portefeuilles d’actions, la part des titres nord-américains a atteint son plus haut niveau depuis au moins le début 2013 alors que celles de la zone euro et du Royaume-Uni diminuaient. Pour les prochains mois, de nombreux gérants voient des opportunités d’achat sur les marchés émergents dans l’hypothèse où une guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine est évitée.

 

(Rahul Karunakar, avec Sujith Pai à Bangalore ; Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)// BANGALORE, 28 février (Reuters)/ REUTERS/ 28/02/19/ MIS À JOUR LE 28/02/19

 

https://investir.lesechos.fr/marches/analyses-opinions/enquete-les-fonds-ont-augmente-la-part-du-cash-en-fevrier-1831044.php

 

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4 – GESTION : La dette émergente reprend des couleurs, souligne Schroders

 

La dette émérgente repart après une année 2018 difficile. Les banques centrales plus accommodantes, le dollar moins fort. Les craintes pour l’économie mondiale menacent le rebond. Frappée de plein fouet l’an dernier par la contraction de la liquidité à l’échelle mondiale, la dette émergente offre à nouveau des opportunités aux investisseurs à la condition qu’ils se montrent prudents et sélectifs, dit-on chez Schroders. Cette classe d’actifs a souffert en 2018 parce que les trois principaux moteurs de la création monétaire, à savoir les banques centrales, les banques privées et la circulation des flux de capitaux, sont tombés en panne, a expliqué mardi Abdallah Guezour, directeur de l’équipe dette émergente à performance absolue et matières premières de la société de gestion, lors d’une conférence à Paris.

 

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Les flux de capitaux ont été contrariés l’an dernier par les tensions entre les Etats-Unis et leurs principaux partenaires commerciaux et par la vigueur du dollar américain, qui paraît s’estomper, a-t-il précisé. « Un point d’inflexion s’est dessiné à la fin de l’année dernière et le rebond se confirme en ce début d’année », a-t-il dit. « Les gros nuages provenant de la contraction de la liquidité ont commencé à se dissiper ». L’une des raisons principales de l’amélioration du climat est le changement de ton des banques centrales, notamment aux Etats-Unis, où la Réserve fédérale a limité la vigueur du dollar en freinant sur la voie du resserrement, mais aussi en Chine, où les décideurs monétaires rouvrent le robinet du crédit, a-t-il ajouté.

 

« Un autre motif d’optimisme vient de l’évolution des flux de portefeuilles vers la dette émergente, avec un rebond fin 2018 et une accélération cette année, principalement au profit de la dette locale », a-t-il dit. Dans ce contexte, Schroders reste prudent sur la dette en devise forte mais souligne des opportunités en devise locale sur certains marchés comme le Brésil, le Mexique, la Russie, l’Inde ou l’Indonésie.

 

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_ LES MENACES DEMEURENT

La société de gestion invite à se méfier du Venezuela mais aussi de la Turquie, qui ne parvient pas à dégager un excédent commercial malgré la forte dévaluation de sa devise. Les devises émergentes dans leur ensemble offrent des valorisations attractives, notamment le peso argentin, fortement dévalué l’an dernier après une crise ayant conduit à des ajustements qui pourraient porter leurs fruits, un constat qui vaut aussi pour le Brésil, a poursuivi Abdallah Guezour. L’embellie actuelle pourrait être un faux signal, l’amélioration de la situation étant déjà largement intégrée dans les cours et une aggravation des inquiétudes sur la croissance mondiale étant susceptible de conduire à une nouvelle contraction de la liquidité, a-t-il prévenu.

 

La croissance globale synchronisée louée par les investisseurs début 2018 a en effet cédé la place à des révisions à la baisse de manière agressive des prévisions de croissance un peu partout, dans les économies émergentes mais aussi en Europe, les Etats-Unis échappant jusqu’à présent à la tendance, a-t-il souligné. Ce phénomène représente une menace mais il est également porteur d’espoir, selon Abdallah Guezour. « Il suffit de pas grand-chose pour créer des surprises à la hausse », a-t-il fait valoir.

 

PARIS, 19 février (Reuters)/ REUTERS/ 19/02/19/ MIS À JOUR LE 19/02/19/

 

https://investir.lesechos.fr/marches/analyses-opinions/gestion-la-dette-emergente-reprend-des-couleurs-souligne-schroders-1828652.php

 

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5 – GESTION 2019 : EDRAM parie sur les émergents, forte conviction sur la Chine

 

Edram neutre sur les actions après le rallye. Reste confiant pour les actions en 2019, surtout émergentes. Les conditions de liquidité vont s’améliorer. De la dette turque et vénézuélienne en portefeuille. Une inflexion de la contraction de la liquidité mondiale et une croissance en ralentissement mais encore solide sauf en Europe devraient bénéficier aux actions cette année, prévoit Edmond de Rothschild Asset Management qui privilégie les actifs émergents, y compris la dette, avec une conviction forte sur la Chine.

 

Les marchés actions continuent en général de bien se comporter dans les périodes de début de fin de cycle comme celle que nous connaissons actuellement, a rappelé Christophe Caspar, directeur général délégué en charge de l’asset management de la société de gestion. Il a ajouté que la surperformance attendue des émergents s’expliquait par l’anticipation d’une stabilisation de l’économie chinoise, la fin du cycle haussier du dollar et un retour des flux sur cette classe d’actifs encore sous-évaluée.

 

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Attribuant la forte correction des marchés d’actifs risqués en fin d’année dernière principalement à la contraction de la liquidité mondiale liée à la normalisation des politiques monétaires des grandes banques centrales, Benjamin Melman, responsable de l’allocation d’actifs et des dettes souveraines d’EDRAM, a souligné que le pire en la matière était passé. « Les conditions de liquidités, sans être bonnes, ne vont plus se dégrader et devraient même s’améliorer dans la deuxième partie de l’année », a-t-il dit, soulignant que le rallye des marchés du début de l’année avait été déclenché par les déclarations du président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, sur un possible infléchissement du rythme de réduction du bilan de la Fed.

 

Il note par ailleurs que la dernière réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne a confirmé son biais toujours accommodant et ouvert la perspective de nouvelles opérations de refinancement à long terme (LTRO), sans doute en juin. Pour EDRAM, si l’économie mondiale ralentit, elle demeure bien orientée avec une croissance attendue à 2,7% cette année aux Etats-Unis, toujours au-dessus du potentiel, et soutenue par une croissance des salaires réels et un effet positif sur le pouvoir d’achat des ménages de la baisse des cours du pétrole.

 

Si la société de gestion est pessimiste sur l’Europe, « en perte de compétitivité par rapport au reste du monde, y compris l’Allemagne, et plombée par une accumulation de risques politiques », elle est beaucoup plus confiante sur la Chine. Les autorités chinoises ont une capacité assez forte de contrôle de leur économie et ont mis en oeuvre d’importantes mesures de relance budgétaire et des mesures ciblées de soutien monétaire qui ne remettent pas en cause la réussite obtenue dans la réduction de l’endettement et l’endiguement de la finance parallèle (shadow banking), a fait valoir Benjamin Melman.

 

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_ NEUTRALITE SUR LES ACTIONS APRES LE RALLYE DE DEBUT D’ANNEE

La poursuite de la croissance mondiale à un rythme ralenti est compatible avec une croissance des profits des entreprises des pays développés de l’ordre de 5%, inférieur au consensus de ce début d’année, et une performance des indices de l’ordre de 10%. Au vu de la vigueur du rallye des Bourses mondiales déjà intervenu et de marchés boursiers correctement valorisés, EDRAM, dont le dernier comité de gestion s’est tenu vendredi, a pris des profits et est revenu à neutre sur les actions.

 

La société de gestion reste néanmoins constructive sur la classe d’actifs sur l’année et privilégie les émergents, notamment la Chine, en mettant en avant trois facteurs. « Un changement de perception très important sur la Chine pourrait intervenir en cours d’année si l’économie chinoise se maintient et si un accord commercial avec les Etats-Unis, auquel les deux pays ont intérêt, est conclu », a dit Benjamin Melman. Les actifs émergents devraient aussi bénéficier de la fin prochaine du cycle de resserrement monétaire aux Etats-Unis et de l’arrêt de la hausse du dollar qui les a pénalisés. Enfin, les actions émergentes demeurent décotées et si elles ont bénéficié d’un retour de flux d’investissement, les investisseurs demeurent encore sous-exposés à cette classe d’actifs.

 

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_ EXPOSITION SUR LES DETTES VENEZUELIENNE ET TURQUE

EDRAM recommande aussi une exposition à la dette émergente et a notamment maintenu au sein de son fonds EdR Emerging Bonds des positions sur les dettes vénézuélienne et turque en dépit de fortes turbulences. « Au Venezuela, la situation de Maduro (le président en exercice défié par le président du Parlement Juan Guaido, NDLR) est intenable, le régime se délite même s’il est impossible de dire quand et comment il va tomber », a dit Benjamin Melman. Mais la dette vénézuélienne en devise se traite à 30% du pair et le pays, qui était très peu endetté avant la crise avec une dette publique de l’ordre de 40% du PIB, dispose des plus importantes réserves de pétrole au monde, a-t-il rappelé. Il juge qu’un réaménagement de la dette vénézuélienne devra sans doute intervenir tôt ou tard mais qu’il pourrait se limiter à une restructuration « soft » sous forme d’un rééchelonnement.

 

Les actifs turcs ont beaucoup souffert des tensions entre Ankara et Washington qui ne sont pas réglées, mais « le pays reste économiquement fort, le déficit courant s’est résorbé avec la dépréciation de la livre turque et la crédibilité de la politique économique commence à s’installer », a dit Benjamin Melman en référence notamment aux pressions exercées par le président turc Tayyip Recip Erdogan sur la banque centrale. « Si la relation avec les Etats-Unis ne devient pas hostile, ce qui semble devoir être le cas, ce pays qui a beaucoup souffert doit bénéficier d’un retour en meilleure grâce sur le marché. »

 

(Marc Joanny, édité par Blandine Hénault)/ PARIS, 29 janvier (Reuters)/ REUTERS/ 29/01/19/ MIS À JOUR LE 29/01/19

 

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6 – Afrique francophone : Le marché financier remplit-il son rôle en Afrique francophone

 

Trois bourses de valeurs mobilières couvrent les 14 pays de l’Afrique francophone. Celles de Douala et de Libreville, en Afrique Centrale, sont cependant quasiment virtuelles, empêtrées dans leur concurrence, leur très modeste consistance et la rareté de leurs transactions. A l’Ouest, la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) est au contraire une réalité tangible. Elle revient cependant de loin. Née en 1998 en se substituant à la Bourse des Valeurs d’Abidjan (BVA). Elle visait à développer l’épargne de  long terme  pour faciliter le financement des  investissements productifs et la croissance économique de la zone.

 

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Grâce à son approche régionale, unique au monde, la BRVM éliminait aussi l’obstacle de l’étroitesse des économies nationales et des marchés financiers correspondants, et laissait espérer un niveau d’activité significatif. Les déceptions se sont d’abord accumulées Les privatisations, censées soutenir le marché dès sa mise en place, n’ont pas eu lieu ou se sont passées pour l’essentiel en dehors de la Bourse.

 

Les coûts élevés et les lourdes exigences administratives ont peu encouragé les entreprises privées à faire appel au marché : en 15 ans, seules 8 sociétés se sont ajoutées aux 30 entreprises héritées de la BVA, et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) est restée longtemps le principal animateur du marché obligataire. Des charges de fonctionnement excessives ont pesé dès l’origine sur le compte d’exploitation de la Bourse et généré des pertes significatives.

 

Ces difficultés initiales ont été effacées. Les meilleurs résultats des entreprises ont généré des dividendes en hausse et rendu les actions plus attractives pour les investisseurs. L’accroissement correspondant des activités et les économies issues de la refonte de l’organisation  ont rendu la Bourse bénéficiaire. La BRVM est devenue, derrière le système bancaire, un élément important du paysage financier de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et le sixième plus important marché financier du continent.

 

De nouveaux risques sont toutefois apparus. Depuis l’arrêt de leurs possibilités de refinancement auprès de la Banque Centrale, les Etats de l’Union se sont notamment tournés vers la BRVM et sont aujourd’hui, et de très loin, les principaux émetteurs en représentant près de 70% du volume des obligations côtées. Ces opérations, toutes placées facilement, assurent une réelle profondeur du marché. Elles pourraient cependant assécher celui-ci, vu leur volume en fort accroissement, et introduisent des disparités préjudiciables aux émetteurs privés, en raison des avantages fiscaux dont elles bénéficient.

 

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Elles peuvent aussi, faute de règles suffisamment contraignantes, recevoir des affectations non optimales  ou conduire à un endettement excessif des Etats : un défaut de remboursement compromettrait alors pour longtemps la crédibilité du marché. Une plus grande vigilance est donc souhaitable et la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a engagé le suivi global de ces endettements publics pour réduire les risques systémiques qu’ils pourraient provoquer.

 

Pour les émetteurs privés, les adoucissements intervenus en matière de coûts supportés et de garanties exigées n’ont eu pour l’instant que des effets modérés. Les titres additionnels et les augmentations de capital restent rares et l’offre demeure inférieure à une demande « boostée » par la hausse depuis deux ans de nombreuses valeurs, surtout bancaires et de télécommunications.  Cette évolution attractive, comme la rareté des choix alternatifs pour les  investisseurs institutionnels, expliquent que les émissions d’actions et d’obligations nouvelles soient toutes aisément souscrites jusqu’ici, malgré la concurrence croissante des titres d’Etat. Les instruments financiers disponibles doivent donc à l’évidence être multipliés. Pour franchir une nouvelle étape et atteindre les ambitieux objectifs des Autorités francophones, trois évolutions semblent indispensables.

 

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A la BRVM, il faut d’abord développer et diversifier l’offre en accroissant l’intérêt de la cotation. A cette fin, l’effort devra continuer à porter simultanément sur de nouvelles réductions des coûts d’accès, une plus grande souplesse des réglementations et une intense promotion commerciale.

 

Des signaux positifs se manifestent :

. annonce de la prochaine introduction des actions de quelques grandes sociétés, accroissement du nombre des Organismes de Placements Collectifs à Valeurs Multiples (OPCVM),

. amorce de titrisation de certains créances  hypothécaires.

 

Ils restent pourtant encore modestes, alors que le recours aux emprunts obligataires ne  parait pas progresser du côté des sociétés privées. De plus, la prochaine création d’un compartiment réservé aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) répond sans doute peu aux besoins des sociétés concernées et pourrait s’avérer décevante. Il faut aussi renforcer au maximum la liquidité des titres du marché, par exemple en diminuant les valeurs nominales unitaires des actions, en multipliant les fonds de liquidité des titres cotés et en mettant l’accent sur l’information et la formation des acteurs et du public. C’est seulement ainsi que le comportement patrimonial actuel des épargnants pourra s’estomper, ce qui rassurerait les grands investisseurs et amènerait un fonctionnement plus proche de celui des bourses anglophones.

 

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Enfin, il importe de combler au plus vite le vide existant en Afrique Centrale, pour doter celle-ci d’un véritable marché financier répondant aux mêmes objectifs que dans l’UEMOA. Les pistes possibles sont diverses : unification des deux bourses existantes, arrêt de l’une d’elles ; rapprochement avec la BRVM. L’impulsion aura en tous cas à être donnée par une forte volonté politique régionale, qui parait encore faire défaut.

 

Impulsée avec vigueur par la BCEAO il y a 15 ans, la BRVM a fait la preuve de sa viabilité et de son rôle, tant pour le financement de la croissance que pour l’intégration régionale. Elle doit maintenant, d’urgence, accélérer ses réformes structurelles pour maitriser ses faiblesses et  exploiter pleinement son potentiel. Tout ne sera pas possible à court terme : l’essentiel est d’avancer, régulièrement et toujours dans la bonne direction.

 

Paul Derreumaux/ Mars 2019

 

http://www.paul-derreumaux.com/le-marche-financier-remplit-il-son-role-en-afrique-francophone/

 

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7 – Afrique/ Finance : Le Top 20 marchés financiers africains en 2018, selon Absa Group et l’OMFIF

 

L’Afrique du Sud reste en tête du classement des marchés financiers africains, élaboré par le groupe bancaire sud-africain Absa Group et le Forum officiel des institutions monétaires et financières (OMFIF), un think tank spécialisé dans le domaine de la finance. Le classement «Absa Africa Financial Markets Index 2018» se base sur six critères : la profondeur du marché ; l’accès aux devises ; le contexte fiscal et réglementaire et la transparence du marché ; la capacité des investisseurs locaux ; l’opportunité macroéconomique ; et la force exécutoire des contrats financiers, des positions relatives aux garanties et des cadres d’insolvabilité.

 

Le marché financier sud-africain obtient un score de 93 points dans  l’édition 2018 de ce classement, qui note 20 marchés financiers africains sur une échelle allant de 0 à 100 points. Ce marché demeure en effet profond et liquide malgré la détérioration des indicateurs macro-économiques de la nation-arc en ciel. Le Botswana gagne un rang dans le classement par rapport à la précédente édition,  pour occuper la 2è position, grâce notamment aux efforts déployés par les autorités pour élargir la base des investisseurs.

 

Le Kenya (3è rang) progresse de trois places par rapport à 2017 grâce à ses bonnes performances en matière d’ouverture du marché financier aux investisseurs étrangers. L’Ile  Maurice (4è) perd 2 rangs comparativement à la précédente édition du classement. Le Nigeria gagne en revanche une place et passe du 6è rang en 2017 au 5è rang en 2018. Viennent ensuite la Namibie, le Ghana, la Zambie et le Maroc. L’Ouganda ferme le Top 10.

 

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  • Voir le classement complet des 20 marchés financiers étudiés ci-dessous.

Ce classement «ouvre la voie à un débat constructif sur la maturité et l’accessibilité des marchés financiers africains. Il s’agit d’une contribution importante qui aide les décideurs, les investisseurs, les organismes de réglementation et d’autres acteurs du marché à identifier les domaines et les initiatives qui permettront d’apporter les améliorations les plus significatives»,  a déclaré Maria Ramos, présidente-directrice générale du groupe Absa.

 

«Il est encourageant de constater les progrès réalisés par les pays africains, mais  il reste encore beaucoup à faire en ce qui concerne la solidité des infrastructures de marché et des cadres réglementaires dans toute l’Afrique et nous sommes impatients de suivre les progrès annuels»,  a souligné de son côté le président de l’OMFIF, David Marsh.

 

1-Afrique du Sud (93 points)

2-Botswana (65 points)

3-Kenya (65 points)

 

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4-Maurice (62 points)

5-Nigeria (61 points)

6-Namibie (57 points)

7-Ghana (55 points)

8-Zambie (53 points)

9-Maroc (50 points)

10-Ouganda (50 points)

11-Rwanda (49 points)

12-Seychelles (45 points)

13-Côte d’Ivoire (44 points)

14-Sénégal (44 points)

15-Tanzanie (43 points)

 

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16-Egypte (42 points)

17-Cameroun (41 points)

18-Mozambique (36 points)

19-Angola (34 points)

20- Ethiopie (26 points).

 

(Agence Ecofin) – vendredi, 19 octobre 2018/

 

https://www.agenceecofin.com/finance/1910-60980-le-top-20-marches-financiers-africains-en-2018-selon-absa-group-et-l-omfif

 

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Johannesburg Stock Exchange

 

8 – Bourses : Classement des Bourses africaines en termes de capital flottant, selon le cabinet RisCura

 

Le Johannesburg Stock Exchange (JSE) occupe le premier rang dans le classement des Bourses africaines en termes de pourcentage de capital flottant, selon le rapport «Bright Africa 2018» publié par le cabinet  d’analyse et de conseil en investissements RisCura.

 

Le capital flottant, appelé également le flottant dans le jargon boursier, est la partie du capital d’une société cotée en bourse qui n’est pas détenue par des actionnaires stables (fondateurs, Etats, actionnaires de contrôle, investisseurs stratégiques, etc). C’est donc la part du capital de la société qui est susceptible de faire l’objet d’une négociation effective à la bourse. Le capital flottant d’un marché boursier représente l’addition des parts de capital flottant des diverses sociétés qui y sont cotées. Il est exprimé en pourcentage de la capitalisation boursière totale. A noter que plus le capital flottant d’une place boursière est important, meilleure est sa liquidité. La place boursière sud-africaine affiche un capital flottant de 73%.

 

La Bourse d’Accra (Ghana Stock Exchange) arrive en 2è position avec un flottant de 66%, devant le Namibian Stock Exchange (61%).  Viennent ensuite le Botswana Stock Exchange (55%), le Nigerian Stock Exchange (46%), Dar es Salaam Stock Exchange (42%), le Stock Exchange of Mauritius (41%),  le Nairobi Securities Exchange (38%) et l’Uganda Securities Exchange (31%). Avec un flottant de 27%, la Bourse de Casablanca ferme le Top 10. 

 

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Botswana Stock Exchange

 

  • Classement de 16 Bourses africaines en termes de capital flottant :

1-Johannesburg Stock Exchange (73%)

2- Ghana Stock Exchange (66%)

3- Namibian Stock Exchange (61%)

4-Botswana Stock Exchange (55%)

5-Nigerian Stock Exchange (46%)

6- Dar es Salaam Stock Exchange (42%)

7- Stock Exchange of Mauritius (41%)

8-  Nairobi Securities Exchange (38%)

9-Uganda Securities Exchange (31%)

10-Bourse des valeurs Casablanca (27%)

 

Image associée

 

11-Malawi Stock Exchange (27%)

12-Egyptian Exchange (25%)

13-Bourse des valeurs mobilières de Tunis (25%)

14-Zimbabwe Stock Exchange (21%)

15- Lusaka Stock Exchange (8%)

16- Bourse régionale des valeurs mobilières d’Abidjan (3%).

 

(Agence Ecofin)/ vendredi, 21 septembre 2018/

 

https://www.agenceecofin.com/bourses/2109-60161-classement-des-bourses-africaines-en-termes-de-capital-flottant-selon-le-cabinet-riscura

 

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Ghana Stock Exchange

 

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