DEVELOPPEMENT/ MODERNISME/ DANGERS : des menaces nouvelles et réelles à l’assaut des sociétés modernes et connectées
22 novembre 2019  >  By:   >  A LA UNE, DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL, INFORMATIONS GENERALES, STRATEGIES  >  No Comment   //   42 Views

 

« Piratage bancaire/ comment 100 millions de personnes ont été touchées par un vol de données : Capital One, le numéro trois des cartes bancaires aux Etats-Unis, a été victime d’une attaque informatique conduisant au vol de données de plus de 100 millions de clients ou prospects américains et canadiens. Une ancienne employée d’Amazon Web Services a été arrêtée : elle aurait exploité une faille d’une application web, lui permettant de communiquer avec le serveur sur lequel Capital One stockait ses informations.

Ce qui soulève la question de la sécurité de l’informatique dans les nuages. Les données compromises n’étaient pas bancaires pour la plupart, mais des dizaines de millions de numéros de comptes et de sécurité sociale se sont retrouvés exposés. C’est l’une des plus vastes attaques informatiques touchant le secteur bancaire. »

 

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1 – Les réseaux sociaux, le nouveau terrain de jeu de la prostitution

 

De Facebook à Snapchat en passant par Instagram ou encore Tic Tok, la prostitution est omniprésente sur Internet. Les réseaux sociaux facilitent la dissimulation, l’anonymat et la discrétion qui permettent de développer des activités illicites. “Les deux tiers des activités de la prostitution passent par les nouvelles technologies”. Une méthode qui arrange les proxénètes mais qui n’est pas sans risques” selon la Fondation Scelles.

 

En exerçant via Internet, les travailleurs du sexe ne sont plus embêtés par les forces de l’ordre pour racolage sur la voie publique. Et les clients deviennent, eux, invisibles au regard de la justice. En France, des jeunes filles victimes de l’essor d’un “proxénétisme des cités”, souvent mineures, en rupture familiale et rendues dépendantes à la drogue, ont été repérées sur Snapchat ou Instagram. Certaines mentionnent par des emojis que ces annonces sont réservées au plus de 18 ans, d’autres inscrivent directement leur numéro de téléphone pour obtenir le règlement de leurs offres par virement.

 

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_ Un danger permanent

Mais cette dématérialisation de la prostitution fait effet de trompe œil. Si les proxénètes pensent être en sécurité derrière leur écran en sélectionnant leur client, ce n’est pas tout le temps le cas. Ils sont parfois amenés à recevoir les clients chez eux et peuvent tomber sur des personnes malveillantes. our Sandrine Goldschmidt, représentante de l’association abolitionniste (contre la prostitution), il est facile de repérer les jeunes filles “vulnérables” grâce à leurs profils Instagram, Facebook ou encore Snapchat. “Quand ils ont trouvé leur proie, ils engagent la conversation, instaurent une relation de confiance pour arriver à leurs fins.”

 

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_ Comment lutter contre ce phénomène

“Démanteler de tels réseaux demandent énormément de moyens tels que des filatures et l’exploitation de vidéosurveillance”, explique au Parisien Raphaëlle Wach, substitut du procureur de Créteil. En 2017, 43 individus ont été condamnés en France pour des faits de proxénétisme aggravé. Face à cette situation, la peine encourue est passée de 7 à 10 ans d’emprisonnement. La plateforme Pharos est mise à disposition pour permettre aux témoins et victimes d’alerter les autorités. Instagram tente d’amoindrir la propagation des contenus illicites en les supprimant. Pour certains, seul la légalisation de la prostitution pourrait garantir les droits des travailleurs du sexe et éviter la prostitution par internet. A noter que la prostitution sur internet dépasse même les réseaux sociaux, touchant des milieux comme celui de l’immobilier.

 

_ Le cas Viva Street

En 2017, le site internet Vivastreet avait été soupçonné de prostitution à travers des petites annonces gratuites. La rubrique « Rencontres » du site a été supprimée. L’entreprise avait déjà été visé par une plainte pour « proxénétisme sur une enfant mineure », en novembre 2016 par le parquet de Paris.

 

1 août 2019/

Les réseaux sociaux, le nouveau terrain de jeu de la prostitution

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2 – ALCOOLISME/ JEUNESSE : Les ravages de l’industrie de la bière en Afrique

 

Une population jeune en pleine croissance, un pouvoir d’achat en hausse… Le continent est un eldorado pour les géants du secteur qui ne reculent devant rien. Au Nigeria, une filiale d’Heineken a fait appel à des prostituées pour convaincre les clients de boîtes de nuit de consommer cette marque de bière. Au Kenya, des milliers de sachets en plastique éventrés jonchent constamment les rues de Nairobi, la capitale, comme les fossés des routes qui sillonnent le pays. On peut lire ceci sur l’emballage: «Konyagi, spirit of the nation» («l’esprit de la nation»). Konyagi est une marque de Gin, dont la teneur en alcool est de trente-cinq degrés.

 

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Vendue en bouteille, cette boisson est aussi distribuée en sachet plastique. Une version moins onéreuse et donc très appréciée au Kenya, où le PIB par habitant était de 1.678 dollars en 2017. Le slogan présent sur les sachets ou les bouteilles Konyagi est visible partout et imprègne les esprits. Du bourrage de crâne pour consommateurs et consommatrices d’alcool. C’est exactement cette stratégie que développent les grands groupes de spiritueux en Afrique, continent où la consommation de bière ou d’alcool fort connaît la plus forte croissance.

 

Contrairement à l’Europe ou l’Amérique du Nord, le marché est très loin d’être arrivé à saturation dans la région. Les géants du secteur abreuvent donc les populations de publicité tapageuse et commercialisent des breuvages moins onéreux qu’en occident, pour conquérir un public dont le pouvoir d’achat est en hausse dans les grands centres urbains, mais reste limité.

 

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_ Quatre géants règnent en maîtres

Dans son rapport de 2017 sur les risques sanitaires de l’alcool en Afrique, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’inquiétait de la hausse de la consommation à risque. «Le continent africain fait face à un risque croissant de la consommation nocive d’alcool et ses effets désastreux. Il n’y a pas d’autre produit de consommation aussi largement disponible que l’alcool qui entraîne autant de morts prématurées et de problèmes de santé. Il y a deux caractéristiques majeures qui permettent de décrire le paradoxe de la consommation d’alcool en Afrique: un haut niveau d’abstinence dans certains pays et un haut volume de consommation avec des conséquences sanitaires et sociales sévères dans d’autres pays», note l’OMS.

 

Sur le continent, la consommation d’alcool est bien plus faible dans les pays à forte majorité musulmane où la vente d’alcool est très encadrée, et l’achat d’alcool très mal vu socialement. En Afrique du Nord, en Somalie ou au Soudan, les débits de boissons sont trop faibles pour intéresser les grandes multinationales du marché des spiritueux. C’est plutôt dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne qu’Heineken, Carlsberg, AB InBev et Diageo (propriétaire de la vodka Smirnoff) déploient un marketing agressif pour séduire des millions de consommateurs et consommatrices potentielles.

 

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Ces quatre brasseurs détiennent 93% du marché de la bière sur le continent, écrit le journaliste néerlandais Olivier Van Beemen, auteur du livre Heineken en Afrique (éditions Rue de l’échiquier), tout récemment traduit en français. Dans cette édifiante enquête sur les mauvaises pratiques du brasseur hollandais, il rappelle que Heineken a commencé dès la fin du XIXe siècle à expédier des casiers de bière vers les comptoirs européens le long des côtes.

 

Mais c’est en 2005, avec la nomination du dirigeant van Boxmeer à la présidence du conseil du groupe, que l’entreprise brassicole fait de l’Afrique son nouvel eldorado. À partir de cette date, «Heineken injecta des dizaines de millions dans de nouvelles brasseries, notamment à Lubumbashi (RD Congo), Sedibeng (Afrique du Sud), Addis-Abeba (Éthiopie) et Abidjan (Côte d’Ivoire)».

 

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_ Marketing sauvage

La forte croissance du marché a mis l’eau à la bouche des fabricants de breuvages alcoolisés. «Ils ont soif de nouveaux débouchés, car les marchés en Europe ou en Amérique du Nord deviennent saturés. Les industriels de l’alcool regardent donc en Afrique, en Amérique du Sud, en Asie… où il y a toujours beaucoup de gens qui ne boivent pas et la population y est jeune et en pleine croissance. Dans certains pays de ces régions, le niveau de vie augmente», explique Charles Parry, directeur de l’unité de recherche «Alcool, tabac et autres drogues» à l’université de Cape Town en Afrique du Sud.

 

Parmi ces marchés émergents, l’Afrique est particulièrement ciblée par les géants du secteur. La corruption, la faiblesse de certains États, le manque d’éducation d’une partie de la population permettent aux multinationales de pénétrer le marché à l’aide de campagnes de publicité sans filtre, extraordinairement violentes. Dans Heineken en Afrique, Olivier Van Beemen raconte par exemple qu’en 2006 au Nigeria, une filiale du brasseur de bière industriel a fait appel à 2.500 prostituées pour convaincre des clients de boîtes de nuit ou de bars de consommer leur marque de bière, en leur faisant croire que cette bière augmenterait leur attrait sexuel.

 

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_ «La publicité pour la bière envahit les rues»

Le long des grandes artères de Bamako, Nairobi ou Brazzaville, les pancartes immenses à l’effigie de marques de bières se succèdent et vendent les boissons à l’occasion de compétitions de football ou de concerts qu’elles sponsorisent. En Côte d’Ivoire, «depuis l’arrivée en 2016 du groupe néerlandais Heineken, qui a brisé le monopole détenu depuis soixante ans par la Société des limonaderies et brasseries d’Afrique (Solibra), propriété du groupe viticole français Castel, la publicité pour la bière envahit les rues», rapportait l’AFP en 2016. Ce que nous confirme Alain Tahi, président de la Fédération des associations des consommateurs actifs de Côte d’Ivoire. «La publicité se multiplie dans les rues et il n’y a aucune indication sur le fait que l’alcool est interdit aux mineurs», se désole-t-il.

 

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À Kinshasa, des quartiers entiers sont repeints en bleu, la couleur de la marque Primus. Au Nigeria, nombreux sont les fans de foot qui ne parlent pas de l’UEFA Champions League mais de la Heineken Champions League, raconte Olivier Van Beemen dans son livre. «Chez nous, le nom de la marque est programmé à l’écran pendant la diffusion des matchs. Ça marche de manière fantastique pour eux! Ils profitent qu’il n’y ait pratiquement pas de limitations. On ne peut pas imaginer tout ce qui est possible ici», se désole Ifedapo Adeleye, un spécialiste en marketing nigérian interrogé par le journaliste néerlandais.

 

«En Afrique, les industriels de l’alcool ont même mis au point de nouvelles bières élaborées à partir de plantes locales pour fabriquer des bières sur place. Ils produisent également un marketing qui utilise beaucoup les jeunes femmes et les héros sportifs pour promouvoir leurs bouteilles. Ces groupes sapent aussi les efforts des gouvernements locaux pour mieux contrôler la vente d’alcool», juge Charles Parry.

 

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_ Discours catastrophique

Localement, la résistance s’organise parfois face à ce rouleau compresseur, insensible à la santé des populations africaines. En Côte d’Ivoire, la Fédération des associations des consommateurs actifs soutient l’écriture d’un projet de loi visant à interdire la publicité pour des marques d’alcool dans l’espace public. «Nous sommes conscients que nous nous heurtons à la puissance financière des multinationales.

 

En Côte d’Ivoire, la publicité vante les bienfaits de l’alcool pour la santé. Il y a même un “meilleur consommateur du mois” présenté dans les publicités. C’est complètement aberrant. Si on prouve devant les élus de l’Assemblée nationale que ces publicités sont mensongères, on a espoir de faire passer ce projet de loi», espère Alain Tahi.

 

En plus de la publicité classique, les festivals de bière, sponsorisés et organisés par des marques, se multiplient. «Le prix de la bière y est divisé par quatre et on assiste à des dérives d’alcoolémie très graves, notamment chez les jeunes. Rendez-vous compte qu’aujourd’hui, un spot pour vendre une marque de bière affirme: “Celui qui ne boit pas de bière n’est pas homme”. C’est catastrophique comme discours», s’alarme Alain Tahi.

 

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_ Risque accru de transmission du VIH

Cette hausse de la consommation en Afrique risque de peser lourd sur la santé des habitants et habitantes du continent. En plus des risques de maladies comme la cirrhose, le cancer du pancréas ou du foie, l’alcoolémie non maîtrisée entraîne un risque accru d’infections sexuellement transmissibles. «Le prochain rapport de l’OMS sur l’alcool et la santé en Afrique devrait bientôt être publié, et c’est très probable que les données confirment le haut niveau de corrélation entre consommation d’alcool et transmission de maladies sexuellement transmissibles comme le VIH», note l’universitaire sud-africain Charles Parry.

 

Dans un pays comme l’Afrique du Sud, où la prévalence du VIH atteint 20%, une «cuite» supplémentaire représente un risque de rapport non protégé, et donc une forte probabilité de nouvelle transmission du VIH. Ce que note l’OMS dans son dernier rapport: «L’alcool est la principale cause de comportements sexuels à risque, tels qu’un rapport non protégé, des relations sexuelles avec de multiples partenaires, et augmente le risque d’agressions sexuelles». Et le futur est sombre. En charmant les jeunes, les industriels qui brassent les dollars autant que l’alcool s’assurent la fidélité d’une clientèle immense. Plus de la moitié de la population du continent africain est aujourd’hui âgée de moins de 25 ans.

 

Camille Belsoeur/ 19 septembre 2018/ Mis à jour le 21 septembre 2018/

 

http://www.slate.fr/story/167357/afrique-marketing-industriels-biere-ravages-alcool-population-jeune/

 

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3 – Rapport mondial sur les drogues de 2019 : 35 millions de personnes dans le monde souffrent de troubles liés à l’usage de drogues alors que seulement 1 personne sur 7 reçoit un traitement

 

Des recherches améliorées et des données plus précises ont révélé que les conséquences néfastes de la consommation de drogues sur la santé sont plus graves et plus répandues qu’on ne le pensait auparavant. Selon le dernier rapport sur la drogue dans le monde, publié aujourd’hui par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), 35 millions de personnes seraient atteintes de troubles liés à l’usage de drogues et nécessiteraient des services de traitement. Les estimations plus élevées pour 2017 résultent d’une meilleure connaissance de l’étendue de la consommation de drogues issue de nouvelles enquêtes menées en Inde et au Nigéria, qui font partie des dix pays les plus peuplés du monde.

 

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Le rapport estime également à 53 millions le nombre de consommateurs d’opioïdes, soit une hausse de 56% par rapport aux estimations précédentes [1], et que les opioïdes sont responsables des deux tiers des 585 000 personnes décédées des suites de l’usage de drogues en 2017. À l’échelle mondiale, 11 millions de personnes se sont injectées des drogues en 2017, dont 1,4 million vivent avec le VIH et 5,6 millions avec l’hépatite C.

 

« Les conclusions du Rapport mondial sur les drogues de cette année complètent et compliquent encore la situation mondiale en matière de drogue, soulignant la nécessité d’une coopération internationale plus large pour faire progresser les réponses équilibrées et intégrées en matière de santé et de justice pénale à l’offre et à la demande », a déclaré Yury Fedotov, Directeur exécutif de l’ONUDC.

 

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_ Augmentation de la gravité et de la complexité de la situation mondiale de la drogue

En 2017, environ 271 millions de personnes, soit 5,5% de la population mondiale âgée de 15 à 64 ans, avaient consommé des drogues l’année précédente. Bien que cela soit similaire à l’estimation de 2016, une vision à plus long terme révèle que le nombre de consommateurs de drogues est maintenant 30% plus élevé qu’en 2009. Même si cette augmentation était en partie due à une croissance de 10% du nombre de consommateurs au sein de la population mondiale comprise entre 15 à 64 ans, les données montrent désormais une prévalence plus élevée de la consommation d’opioïdes en Afrique, Asie, Europe et Amérique du Nord et de la consommation de cannabis en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Asie par rapport à 2009.

 

La fabrication illicite de cocaïne estimée dans le monde a atteint le chiffre record de 1 976 tonnes en 2017, soit une augmentation de 25% par rapport à l’année précédente. Parallèlement, la quantité mondiale de cocaïne saisie en 2017 a augmenté de 13%, atteignant 1 275 tonnes, soit la plus grande quantité jamais enregistrée. La crise de surdose d’opioïdes synthétiques en Amérique du Nord a également atteint de nouveaux sommets en 2017, avec plus de 47 000 décès par surdose d’opioïdes enregistrés aux États-Unis, soit une augmentation de 13% par rapport à l’année précédente, et 4 000 décès liés à des opioïdes au Canada, soit une augmentation de 33% par rapport à 2016.

 

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Le fentanyl et ses analogues restent le problème principal de la crise des opioïdes synthétiques en Amérique du Nord, mais l’Afrique de l’Ouest, centrale et du Nord subit la crise d’un autre opioïde synthétique : le tramadol. Les saisies mondiales de tramadol sont passées de moins de 10 kilogrammes en 2010 à près de 9 tonnes en 2013 et ont atteint le niveau record de 125 tonnes en 2017. La drogue la plus largement utilisée dans le monde reste le cannabis, avec une estimation de 188 millions de consommateurs en 2017.

 

Le rapport montre qu’un domaine dans lequel la communauté internationale a eu un certain succès est celui des nouvelles substances psychoactives (NSP), comme en témoigne une diminution du nombre de NSP identifiées et signalées pour la première fois à l’ONUDC. Les NSP n’ont pas été repris sur le marché autant que prévu il y a quelques années, et la communauté internationale a réagi rapidement pour évaluer les dommages causés par les NSP ainsi que pour programmer celles qui nécessitaient un contrôle international.

 

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_ La prévention et le traitement continuent de faire défaut

La prévention et le traitement continuent de faire défaut dans de nombreuses régions du monde, avec seulement une personne sur sept souffrant de troubles liés à l’usage de drogues recevant un traitement chaque année. Ceci est particulièrement frappant dans les prisons. Le rapport de cette année fournit une analyse approfondie de la consommation de drogues et de ses conséquences néfastes sur la santé en milieu carcéral, impliquant que la prévalence de maladies infectieuses telles que le VIH, l’hépatite C et la tuberculose active, ainsi que les risques connexes, sont disproportionnellement plus élevées parmi la population carcérale que parmi le reste de la population, en particulier parmi les consommateurs de drogues injectables en prison.

 

Cinquante-six pays ont déclaré avoir dispensé un traitement de substitution aux opioïdes dans au moins une prison en 2017, tandis que 46 pays ont déclaré ne pas disposer d’un tel traitement en milieu carcéral. Les programmes d’échange des aiguilles et des seringues sont beaucoup moins disponibles en prison : 11 pays ont signalé leur disponibilité dans au moins une prison, mais de tels programmes ont été décrétés « absents » dans 83 pays.

 

Le rapport montre que les interventions thérapeutiques efficaces fondées sur des preuves scientifiques et conformes aux obligations internationales en matière de droits de l’homme ne sont pas aussi disponibles ni accessibles, et les gouvernements nationaux et la communauté internationale doivent intensifier leurs interventions pour combler cette lacune.

 

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Le Rapport mondial sur les drogues et son contenu sont disponibles à l’adresse suivante: https://www.unodc.org/wdr2019/

 

Le Rapport sur les drogues dans le monde de 2019 fournit un aperçu mondial de l’offre et de la demande d’opiacés, de cocaïne, de cannabis, de stimulants de type amphétamine et de nouvelles substances psychoactives (NPS), ainsi que de leur impact sur la santé. Grâce à une recherche améliorée et à des données plus précises, il souligne que les conséquences néfastes de la consommation de drogues sur la santé sont plus répandues qu’on ne le pensait auparavant.

 

[1]  En 2017, environ 53,4 millions de personnes dans le monde avaient consommé des opioïdes l’année précédente, soit 56% de plus que l’estimation de 2016.

 

https://www.unodc.org/unodc/fr/frontpage/2019/June/world-drug-report-2019_-35-million-people-worldwide-suffer-from-drug-use-disorders-while-only-1-in-7-people-receive-treatment.html/

 

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4 – Une nouvelle religion fondée sur l’intelligence artificielle suscite des inquiétudes

 

Aux États-Unis, une organisation religieuse fait la promotion d’une « divinité » basée sur une intelligence artificielle. Il avait déjà fait parler de lui pour d’autres raisons. Anthony Levandowski, le père de la voiture autonome de Google (Waymo), est accusé d’avoir transmis ce secret technologique à la concurrence, en l’occurrence Uber, le géant du VTC.

 

Le procès opposant les deux entreprises, qui devait avoir lieu début octobre aux États-Unis, vient d’être repoussé au 4 décembre. Mais cet ingénieur américain de 37 ans, figure incontournable de la Silicon Valley, s’illustre ces jours-ci dans un autre registre : la fondation d’une « nouvelle religion ». C’est ce qu’a révélé fin septembre le site Internet américain Wired.

 

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_ Religieux, le transhumanisme ?

L’information n’a pas échappé à Natalia Trouiller, directrice de l’association catholique Noé 3.0, qui se veut une présence « priante et moderne sur les réseaux sociaux ». Persuadée « depuis le départ » que le transhumanisme est bien un discours religieux, et non scientifique, Natalia Trouiller dément l’hypothèse selon laquelle Anthony Levandowski n’aurait créé cette religion que parce que celles-ci, aux États-Unis, sont exonérées d’impôts sur les dons qu’elles reçoivent.

 

« Pour moi, le transhumanisme est un délire progressiste et de type religieux, qui a toutes les chances de se poursuivre en France et en Occident », alerte l’ancienne chargée de communication du diocèse de Lyon. « D’abord à cause de la tentation perpétuelle de l’humanité à vouloir se sauver par ses propres forces ; ensuite à cause de l’attrait du gnosticisme dans le monde contemporain, qui consiste à voir le corps comme une entrave et à rêver de s’en débarrasser. »

 

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_ Comment le transhumanisme percute la foi chrétienne

Dorothée Browaeys, biologiste de formation et rédactrice en chef adjointe de Up magazine, site Internet consacré à l’innovation, est, elle aussi, frappée par l’emploi fréquent d’un vocabulaire religieux chez les partisans de l’intelligence artificielle. Elle a par exemple relevé les termes « credo », « communauté » et même « chapitre » dans la charte d’engagement à la Singularity University, think thank californien fondé par le « futurologue » Ray Kurzweil. Ce think-thank a ouvert une première antenne en France cet été, à Bordeaux.

 

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_ « Grand récit » contemporain

La création de cette nouvelle religion intitulée « Way of the Future » est-elle surprenante dans le contexte actuel ? « Pas du tout », assure Dorothée Browaeys, qui se réjouit qu’« au moins, les masques tombent ». Le concept de singularité, auquel adhère Anthony Levandowski et qui désigne chez les transhumanistes le jour où l’ordinateur surpassera l’homme pour le faire entrer dans une nouvelle ère, est déjà selon elle quasiment religieux. « Si ça, ce n’est pas de la verticalité, et l’aspiration à une transcendance… »

 

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_ « Pour les transhumanistes, les technologies vont sauver l’humanité »

Diplômé de l’ENA et en théologie Dominique de Gramont, auteur d’un récent ouvrage sur le sujet (1), voit quant à lui dans ce concept de singularité le pendant de la « Théosis » chrétienne orthodoxe, selon laquelle l’homme aspire à retrouver sa nature divine initiale. Convaincu que le transhumanisme est, avec l’islam, l’un des seuls « grands récits » que propose notre temps, il assure que cette idéologie a « gagné d’avance », en ce qu’elle propose « une espérance et une pseudo eschatologie » auxquelles aspire l’homme du XXIe siècle. 

 

Refusant par ailleurs une diabolisation pure et simple des progrès techniques, ce catholique assure à la fin de son livre que le transhumanisme aurait besoin du christianisme et de sa morale de l’amour s’il veut éviter « l’échec apocalyptique ».

 

(1) Le christianisme est un transhumanisme, 2017, Cerf, 363 p., 25 €

 

Anthony Levandowski/ Mélinée Le Priol, le 05/10/2017 /

 

https://www.la-croix.com/Religion/nouvelle-religion-fondee-lintelligence-artificielle-suscite-inquietudes-2017-10-05-1200882222/

 

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5 – SOCIÉTÉ/ RESEAUX SOCIAUX/ Tinder en Afrique : les 1001 façons de consommer une appli de rencontre

 

Si Facebook reste le réseau social le plus utilisé en Afrique, les applications de rencontre y trouvent aussi leur compte, comme l’hégémonique Tinder, outil de drague qui bouscule les mœurs sur le continent. «Malheureusement, nous ne donnons pas d’interview à l’heure actuelle. » C’est la réponse qu’oppose l’entreprise Tinder quand on la sollicite, ne serait-ce que sur sa stratégie et sur les résultats observés de son application de rencontre sur le continent africain.

 

Après plusieurs mois passés à inonder d’e-mails leur seule adresse destinée à la presse, nous obtenons une réponse guère plus satisfaisante : « Nous n’avons rien de spécifique à dire en ce qui concerne l’Afrique à l’heure qu’il est. Et nous ne communiquons pas sur notre nombre d’abonnés. »

 

 

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Pour vivre heureux, vivons cachés ? Mais comment parler de Tinder en Afrique si Tinder ne lâche rien ? Il faut dire que, ces dernières années, pléthore d’articles, de livres, de séries télévisées s’attachent à clouer l’application, lancée en 2012, au pilori. Pourtant, selon le magazine Business of Apps, nous sommes aujourd’hui 57 millions de personnes à travers le monde à utiliser Tinder – qui, littéralement, signifie, « faire des étincelles », voire « s’enflammer ». (…)

 

04 septembre 2019/ Par Katia Dansoko Touré/ Mis à jour le 12 novembre 2019/

 

https://www.jeuneafrique.com/mag/821885/societe/tinder-loutil-de-drague-qui-bouscule-les-moeurs-sur-le-continent-africain/

 

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6 – Allemagne / Technologies/ Sécurité : Le hacker le plus recherché d’Allemagne interpellé

 

La piste ne menait pas vers la Russie ou la Chine mais vers la région de Francfort. Le hacker le plus recherché d’Allemagne s’est avéré être un lycéen de 20 ans. Depuis sa chambre chez ses parents, il était parvenu à pirater les comptes privés de la quasi-totalité de la classe politique. Soulagement et incrédulité en Allemagne. Le hacker le plus recherché du pays a été écroué dimanche, puis remis en liberté.

 

Mardi, le procureur a estimé qu’il n’y avait pas de risque de fuite de la part du jeune homme, un «nerd» de 20 ans qui vit chez ses parents à Hombourg, dans la région de Francfort, et aurait appris seul l’art du piratage informatique. Deux heures avant la perquisition de son domicile, il avait tenté de détruire son ordinateur, retrouvé par les enquêteurs.

 

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Le hacker aurait agi seul et sans motif politique. «Il dit avoir été agacé par les propos tenus en public par ses victimes, explique le porte-parole du Département de lutte contre la cybercriminalité au parquet de Francfort, Georg Ungefuk. Il a avoué et regretté son geste.» «Avec une équipe de 45 personnes, nous sommes parvenus à l’identifier en 48 heures», précise le chef des services de la police judiciaire BKA, Holger Münch.

Depuis le 3 janvier au soir, le pirate était le hacker le plus recherché du pays. La cheffe du SPD, Andrea Nahles, venait alors de constater une intrusion dans ses messageries.

 

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. Plus d’un millier de personnalités piratées

Au cours des derniers mois, le lycéen était parvenu à mettre la main sur des données privées (adresses personnelles, numéros de téléphone, adresses e-mail) de la quasi-totalité des membres de la classe politique allemande – dans une cinquantaine de cas, les données volées étaient plus sensibles (coordonnées bancaires, photos de famille…). L’homme avait publié une large partie de ces informations entre le 1er et le 28 décembre de l’an dernier, sous forme de calendrier de l’Avent, pour l’essentiel sur un compte Twitter au nom de God.

 

Au total, un millier de personnes – des politiciens mais aussi des acteurs, des animateurs de télévision, des journalistes et des rappeurs – ont été victimes du jeune hacker. Jusqu’au président de la République et à Angela Merkel. Deux adresses e-mail privées de la chancelière ont ainsi été rendues publiques, ainsi que le contenu de quelques achats privés. Aucune information confidentielle n’aurait été publiée, selon les enquêteurs, qui avaient d’abord privilégié la piste de l’extrême droite, puisque aucun membre de l’AfD ne figure parmi les victimes.

 

«A priori, c’est simplement parce qu’il n’avait pas pensé à s’attaquer à ce parti», estiment aujourd’hui les enquêteurs, convaincus que le jeune homme n’a agi ni sous l’influence de l’extrême droite ni sous celle d’un tiers.

 

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. Des débuts sur Twitter

L’affaire remonterait à juin 2017, lorsqu’un youtubeur célèbre, Yannick Kromer, a été purement et simplement expulsé de son compte Twitter par un hacker. Le nouvel occupant rebaptise le compte God ou @_orbit. Jusqu’en août 2018, God alimente les dizaines de milliers de followers de Kromer de messages, essentiellement des informations volées à quatre autres youtubeurs allemands. Mais l’échec est total, l’opération passe inaperçue. C’est à ce moment-là qu’aurait commencé le vol de données de politiciens.

Mais le calendrier de l’Avent de décembre dernier ne suscite pas non plus, dans un premier temps, l’effet escompté. Les publications ne provoquent aucun écho dans le pays. Jusqu’à vendredi dernier, lorsque l’ampleur du piratage apparaît au grand jour.

 

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. Les services de cybersécurité remis en question

Depuis, les services de cybersécurité, placés sous la houlette du Ministère de l’intérieur, sont accusés d’incurie. On leur reproche notamment d’avoir attendu 12 heures avant d’informer l’ensemble des partis politiques de l’ampleur du problème. «Comparée à d’autres cas, comme le vol des données de 500 millions de clients de Marriott Hotels, cette affaire reste de dimension modeste, relativise le chef des Services de la sécurité informatique (BSI), Arne Schönbohm.

Mais nous traitons ce dossier avec énormément de soin compte tenu de la cible visée.» La ministre de la Justice, Katarina Barley (SPD), avait été jusqu’à parler au cours du week-end d’«une attaque contre la démocratie».

 

Le piratage avait été rendu possible par une série de lacunes entre-temps comblées par les opérateurs. Mais toutes les données n’ont pas entièrement disparu de la Toile. Une cinquantaine de serveurs à travers la planète ont été contactés à cet effet. «Nous devons nous en remettre à leur bonne volonté», insiste Holger Münch. 

«Il est impossible de promettre une sécurité absolue, particulièrement sur internet», s’est défendu mardi le très impopulaire ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer (CSU), annonçant l’élaboration d’une loi visant à renforcer le diagnostic précoce de tels piratages. Le jeune «nerd», qui pourrait être jugé par une cour pour mineurs, risque 3 ans de prison et plusieurs centaines de milliers d’euros d’amende.

 

Nathalie Versieux, Berlin/ Publié mardi 8 janvier 2019/ Modifié mardi 8 janvier 2019/

 

https://www.letemps.ch/monde/hacker-plus-recherche-dallemagne-interpelle/

 

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7 – INFORMATIQUE/ SÉCURITÉ : Les 10 plus grandes tendances du piratage informatique en 2019

 

2019 s’annonce comme l’année la plus critique en matière de cybersécurité. Voici les 10 plus grandes tendances, et certaines pourraient bien vous surprendre ! Selon RiskBased Security, 1 903 violations ont été divulguées au public et 1,9 milliard d’enregistrements ont été exposés au premier trimestre seulement. Les risques pour une entreprise de se faire pirater sont plus grands que jamais et les hackers se réinventent constamment. Heureusement, l’exploration des dernières recherches sur les violations de données en 2019 peut révéler des schémas de risques de cybersécurité surprenants et d’autres moins surprenants.

 

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. 10 tendances du piratage dominant 2019

Les pirates aiment les erreurs de configuration

Les mauvaises configurations étaient liées à 43 % des violations de données analysées par X-Force. C’est 990 millions d’enregistrements perdus suite à une erreur humaine, ce qui entraîne des bases de données cloud non sécurisées, des ports de périphérique ouverts et des sauvegardes exposées.

 

. On parle toujours de phishing

29 % des attaques de cybersécurité ont eu recours au phishing, selon go X-Force. Près de la moitié des dernières attaques de phishing impliquent des pirates informatiques qui compromettent des courriels professionnels ou se livrent à des escroqueries de type « whaling scam ».

Les logiciels malveillants d’extraction de pièces de monnaie arrivent à maturité

Les attaques de cryptojacking ont augmenté de 450 % l’an dernier, selon Proofpoint. Les professionnels doivent se préoccuper des appareils corrompus, car les risques associés aux crypto-malwares vont au-delà du vol de ressources informatiques : lorsque les criminels infectent un PC ou un appareil mobile, ils peuvent accéder à votre réseau et exploiter du Bitcoin ou d’autres crypto-monnaies sur vos appareils.

 

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. L’extorsion est le nouveau ransomware

Le ransomware ne représentait que 1 % des courriers électroniques malveillants au quatrième trimestre 2018, selon Proofpoint. Cette tactique a été remplacée par le vol d’informations d’identification, les téléchargeurs et les pièces jointes infectées. On a également observé une augmentation remarquable du nombre de tentatives directes d’exercer un chantage auprès des cadres.

 

. Les mots de passe disparaissent

Près des trois quarts des enregistrements perdus au premier trimestre de 2019 incluaient des adresses électroniques et des mots de passe, par niveau de risque basé sur la sécurité. 10 % contenaient des numéros de carte de crédit ou de sécurité sociale. Les mots de passe volés peuvent également être utilisés lors d’extorsion de fonds. Réfléchissez bien avant de partager et de réutiliser vos informations d’identification en 2019.

 

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. Tout le monde a des vulnérabilités de sécurité des terminaux

Meltdown et Spectre ont été découverts à la fin de 2018. Deux vulnérabilités matérielles de puces informatiques massives ont révélé que pratiquement toutes les puces d’ordinateur fabriquées depuis 2000 étaient vulnérables aux attaques par canaux auxiliaires. Il est officiellement temps de procéder à une évaluation de la sécurité des périphériques finaux, de corriger votre matériel et de mettre à jour les fournisseurs de votre équipement de bureau, le cas échéant.

 

. Les domaines malveillants prolifèrent

Selon X-Force, en moyenne 10 millions de requêtes DNS adressées à des sites malveillants sont bloquées chaque jour. Un pourcentage important de domaines bloqués tente de distribuer des logiciels malveillants via des requêtes DNS et les pirates informatiques sollicitent généralement les clics nécessaires via des spams.

 

. Les chevaux de Troie sont partout

Les chevaux de Troie d’accès à distance (Remote Access Trojans ou RAT) connaissent un pic important. Au quatrième trimestre 2018, les RAT représentaient 8 % des charges utiles malveillantes analysées par Proofpoint. Du point de vue des hackers, les RAT constituent un moyen polyvalent d’effectuer pratiquement tout, y compris de contrôler totalement les terminaux et d’exfiltrer toutes vos données.

 

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. Smishing mène à un malware

Le malware Android appelé TimpDoor a pris de l’importance au début de 2019. Lorsqu’une attaque commence, les utilisateurs sont généralement invités à télécharger une application malveillante via un phishing par SMS ou « smishing », selon McAfee. Ces applications installent une porte dérobée presque invisible qui donne aux pirates un accès caché aux réseaux d’entreprise et domestiques.

 

. La plupart des incidents est minuscule

Au cours du premier trimestre de 2019, 72 % des incidents de sécurité ont entraîné la perte de seulement 1 à 10 000 enregistrements, notes de sécurité basées sur le risque. Les cas où des périphériques physiques sont altérés ou des courriers électroniques compromis sont le plus souvent liés à des violations moins graves.

 

9 octobre 2019/ Publié par AMÉLIE PLAGET

 

https://businessnow.fr/securite/les-10-plus-grandes-tendances-du-piratage-informatique-en-2019/

 

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8 – Piratage bancaire : comment 100 millions de personnes ont été touchées par un vol de données

 

Capital One, le numéro trois des cartes bancaires aux Etats-Unis, a été victime d’une attaque informatique conduisant au vol de données de plus de 100 millions de clients ou prospects américains et canadiens. Une ancienne employée d’Amazon Web Services a été arrêtée : elle aurait exploité une faille d’une application web, lui permettant de communiquer avec le serveur sur lequel Capital One stockait ses informations. Ce qui soulève la question de la sécurité de l’informatique dans les nuages. Les données compromises n’étaient pas bancaires pour la plupart, mais des dizaines de millions de numéros de comptes et de sécurité sociale se sont retrouvés exposés.

 

C’est l’une des plus vastes attaques informatiques touchant le secteur bancaire. Capital One, le troisième plus gros émetteur de cartes de crédit aux Etats-Unis, a annoncé lundi 29 juillet avoir été victime d’un piratage informatique massif concernant les données personnelles de plus de 100 millions de clients ou prospects américains et 6 millions de canadiens. Un peu moins d’un tiers de la population des Etats-Unis (327 millions de personnes) est donc concernée par ce piratage. ‘attaque a eu lieu entre le 12 mars et le 17 juillet de cette année et la brèche a été colmatée le 19 juillet après qu’un utilisateur du site internet GitHub ait contacté la banque via une adresse email, créée spécifiquement par Capital One pour que les internautes puissent lui signaler de potentielles vulnérabilités informatiques.

 

Capital One, dont le siège social est à Richmond, dans l’État de Virginie, a indiqué dans un communiqué de presse qu’un suspect avait été appréhendé lundi à Seattle par le FBI. Il s’agit de Paige Thompson, une ingénieure informatique âgée de 33 ans, ayant notamment travaillé chez Amazon Web Services, la branche de cloud computing (littéralement « informatique dans les nuages ») du géant du e-commerce, dont est cliente Capital One.

 

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. Une ancienne employée d’Amazon Web Services suspectée

Selon les documents judiciaires, la pirate informatique présumée aurait exploité une faille d’un pare-feu sur une application web, lui permettant de communiquer avec le serveur sur lequel Capital One stockait ses informations. Actuellement en détention, elle encourt une peine de prison de 5 ans et une amende de 250.000 dollars. Une audience judiciaire est prévue à Seattle ce jeudi 1er août.

 

Paige Thompson ne cachait pas son « hacktivisme ». Elle était référencée comme animatrice sur le réseau social MeetUp du groupe Seattle Warez Kiddies, dont la page web n’est plus accessible. Ce groupe était décrit comme « un collectif pour tous ceux qui aiment les systèmes distribués, la programmation, le piratage et le cracking », rapporte le New York Times. Le FBI s’est servi de son activité sur MeetUp pour retracer ses autres activités en ligne la reliant à des messages sur Twitter et sur la messagerie professionnelle instantanée Slack où elle se vantait d’avoir collecté ces données, détaille le quotidien américain. La hackeuse, qui évoluait en ligne sous le pseudo Erratic a même fini par déclarer sur Slack : « Je me suis piégée moi-même avec une ceinture d’explosifs ».

 

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. « Peu » de données bancaires touchées

Les données volées l’ont été à partir des demandes de carte de crédit de particuliers et de petites entreprises auprès de Capital One entre 2005 et 2019. Les informations compromises correspondent aux noms, adresses postales, emails, numéros de téléphone, âges et revenus déclarés des personnes et entreprises ayant réalisé ces demandes. La hackeuse présumée a également obtenu des informations partielles sur des détenteurs de cartes de crédit, comme leur scoring de crédit, leurs soldes bancaires et leur historique de paiement.

 

« Aucun numéro de compte bancaire ou de sécurité sociale n’a été compromis à l’exception d’environ 140.000 numéros de sécurité sociale de nos clients détenteurs d’une carte de crédit et environ 80.000 comptes bancaires de nos clients détenteurs d’une carte de crédit sécurisé », indique Capital One dans le communiqué. our les clients canadiens, près d’un million de numéros de sécurité sociale ont été piratés, précise la banque.

 

Aux États-Unis, le Social security number (SSN) constitue une donnée très sensible. Il s’agit d’un numéro à neuf chiffres remis à chaque citoyen, résident permanent ou travailleur temporaire. Même si son but premier est d’identifier les personnes aux fins de la sécurité sociale, le SSN est devenu de facto un numéro d’identification national pour la fiscalité et d’autres activités sur le territoire américain.

 

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. Des données trop longtemps conservées ?

« Il est peu probable que les informations volées aient été utilisées pour commettre une fraude ou aient été disséminées par l’individu. Toutefois, nous allons continuer à enquêter », affirme Capital One. Il n’empêche que ce vol reste d’une ampleur considérable. Son étendue est directement liée à la très longue période de conservation des données volées : 14 ans. Ces données ont-elles été conservées sur une période excessivement longue ?

 

En France, il n’existe pas de durée de conservation maximale prédéfinie, mais des règles de bonnes conduites. « Les données personnelles ne peuvent être conservées de façon indéfinie dans les fichiers informatiques : une durée de conservation doit donc être déterminée en fonction de l’objectif ayant conduit à la collecte de ces données. Une fois cet objectif atteint, ces données devraient être archivées, supprimées ou anonymisées (afin notamment de produire des statistiques) », explique sur son site la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), renvoyant vers l’article 5 du règlement général sur la protection des données (RGPD), qui indique que les données à caractère personnel doivent être « conservées sous une forme permettant l’identification des personnes concernées pendant une durée n’excédant pas celle nécessaire au regard des finalités pour lesquelles elles sont traitées ».

 

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. Le cloud computing en question

Ce piragate remet également en question la sécurité des dispositifs de cloud computing, qui consiste à déporter le stockage de données ou le traitement d’information dans des serveurs situés à distance, accessibles à la demande et en temps réel grâce à une connexion Internet. Cette pratique est très courante outre-Atlantique, mais dans l’Hexagone seules quelques banques ont sauté le pas, notamment Société Générale et BNP Paribas. Elles entendent migrer 80% de leur informatique dans le cloud à l’horizon 2020 pour la première et 2022 pour la seconde. Toutefois, les deux privilégient le cloud privé, c’est-à-dire l’utilisation de serveurs situés dans leurs propres centres de données et non dans les data centers des géants du web (Amazon, Google, Microsoft, IBM). Les deux banques expliquent ne pas vouloir mettre les données sensibles des clients dans le cloud public, pour des raisons de sécurité et d’image.

 

Ces précautions collent à la circonspection de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), adossée à la Banque de France, qui estimait, dans une note de 2013, que le cloud computing présentait des risques supérieurs à l’informatique classique pour les établissements de crédit et les organismes d’assurance. L’Autorité bancaire européenne (EBA) exige d’ailleurs des banques qu’elles respectent un certain nombre de garde-fous et a émis une série de recommandations en mars 2018.

 

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. Des incidents à répétition

Ce n’est pas la première fois que Capital One fait face à des problèmes de sécurité informatique. En 2017, elle avait indiqué à ses clients qu’un ancien employé avait pu avoir accès pendant quatre mois à leurs données personnelles, dont leur numéro de compte, de téléphone, de sécurité sociale et leur historique de transactions, rappelle le New York Times. Une fuite similaire avait eu lieu en 2016. La banque, qui dispose d’une assurance contre les cyberattaques, indique que ce nouvel incident pourrait lui coûter entre 100 et 150 millions de dollars.

 

Hasard du calendrier, la révélation de ce piratage intervient quelques jours seulement après qu’Equifax, l’agence de crédit américaine, a écopé d’une amende pouvant aller jusqu’à 700 millions de dollars pour le vol de données de plus de 147 millions de clients, qu’elle n’avait pas révélé pendant plusieurs mois, en 2017. En France, en vertu du RGPD, les banques, comme les autres entreprises, sont tenues de notifier la Cnil dans un délai de 72 heures si un incident informatique constitue un risque au regard de la vie privée des personnes  concernées. En cas de risque élevé, l’entreprise doit également notifier les personnes concernées.

 

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. L’urgence de la cybersécurité

Pour Zack Whittaker, un journaliste du site américain TechCrunch, l’attaque informatique dont a été victime Capital One n’a rien d’une surprise. C’était même « inévitable », écrit-il. « Sur le plan législatif, rien n’a changé. Equifax demeure une victime aux yeux de la loi comme elle l’était auparavant – techniquement, mais au grand dam des millions de personnes touchées qui ont été forcées de geler leur crédit par la suite », regrette-t-il.

 

A l’échelle mondiale, les établissements financiers sont la cible de cyberattaques de plus en plus récurrentes et sophistiquées. Au cours d’une période de 15 mois à compter de juillet 2017, 66 incidents de sécurité informatique majeurs ont été signalés à la BCE. La première cyberattaque d’ampleur ciblant un établissement bancaire européen remonte à 2016. Les comptes de 40.000 clients de Tesco Bank, filiale de la chaîne de supermarchés britanniques, avaient été piratés, dont 20.000 auraient subi des retraits frauduleux. Il y a deux ans, les données bancaires de 400.000 clients de l’italien UniCredit avaient été piratées. En mai dernier, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, et le patron de la cybersécurité française, Guillaume Poupard, avaient appelé, dans le cadre du G7 finances, à plus de coordination entre les différentes banques pour faire face aux attaques informatiques de plus en plus virulentes et se protéger d’un risque systémique.

 

(avec AFP)/ Par Juliette Raynal/ 30/07/2019/

 

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/piratage-bancaire-comment-100-millions-de-personnes-ont-ete-touchees-par-un-vol-de-donnees-824884.html/

 

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