AFRIQUE/ TECHNOLOGIES DIGITALES : les entreprises et les pays africains s’ouvrent aux opportunités
21 mars 2019  >  By:   >  A LA UNE, ELECTRONIQUE/ NUMERIQUE/ INFORMATIQUE, SCIENCE/ TECHNOLOGIES D’AVENIR  >  No Comment   //   547 Views

 

« Les nouvelles technologies développent le commerce, la santé et l’agriculture en Afrique : En 2025, le commerce électronique pourrait représenter 10% des ventes au détail dans les plus grandes économies africaines, ce qui se traduirait par près de 75 milliards de dollars US de ventes en ligne annuelles. Parallèlement, Internet permettra d’obtenir des gains de productivité et d’efficacité substantiels. Internet a le potentiel, grâce aux diagnostics à distance et la télémédecine de résoudre jusqu’à 80% des problèmes de santé des patients dans les dispensaires ruraux généralement les moins dotés en personnel. Même l’agriculture surfe sur les opportunités qu’offre Internet en termes d’informations de qualité qu’il s’agisse de la météorologie, de la sélection des cultures ou de la lutte antiparasitaire, en passant par la gestion et les finances, tout au long du cycle de vie agricole. On comptait 435 millions d’internautes africains en janvier 2018. Au fil des années, plus de 50 milliards de dollars US ont été investis pour doter le continent en infrastructures de télécommunications indispensables à sa croissance. »

 

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1 – Evolution de la finance digitale en Afrique de l’Ouest

_ De grandes évolutions en Afrique de l’Ouest !

 

Tous les acteurs du développement s’accordent pour dire que les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sont un atout majeur pour mettre sur pied des solutions ultra-efficaces et accessibles qui créent des emplois, génèrent des revenus, attirent plus d’investissements privés et améliorent le bien-être des populations. Certains néologismes en disent long sur l’espoir que suscitent ces nouvelles technologies: « uberisation » (l’utilisation de services permettant aux professionnels et aux clients de se mettre en contact direct et réduire les coûts), « leapfrog » (littéralement saut de grenouille, pour illustrer une accélération extrême) ou encore « M-dorado », le paradis du tout-numérique, où les services financiers numériques (SFN) seraient plus que des solutions, un mode de vietout simplement.

Où en sont les SFN en Afrique de l’ouest, sur la route de ce tout-numérique ?

 

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2017, quel cru pour les services financiers digitaux ?

Dans sonrapport annuel sur les services financiers via la téléphonie mobile – 2016 publié en 2017, la BCEAO reportait 36,5 millions de souscripteurs de compte de portemonnaie électronique dansl’Union…environ 2 millions d’opérations ont été traitées en moyenne par jour… La valeur de ces transactions s’est élevée à 11.500 milliards de francs CFA. Au niveau des fournisseurs de services, même si le marché reste dominé par les offres des opérateurs de téléphonie mobile tels MTN, Orange, Etisalat, les banques régionales insufflent désormais une nouvelle dynamique sur le marché. En effet, les portefeuilles mobiles Xpress Account de Ecobank et Yup de Société Générale, la mise en place de réseaux d’agents, les investissements sur le paiement marchand à travers les technologies sans contact NFC et QR codes, sont autant de signes que les banques ont décidé d’investir un segment de marché – le Bottom of the Pyramide BOP, ou encore les couches vulnérables- qui jusque-là ne figurait pas parmi leurs cibles prioritaires.

 

Même les institutions de microfinance explorent aussi l’utilisation des technologies mobiles pour une meilleure proximité des services qu’ils offrent à leurs clients. Cette nouvelle approche explique l’utilisation de tablettes pour desservir les groupes d’épargne ou encore les partenariats entre institutions de microfinance et émetteurs de monnaie électronique pour digitaliser la collecte de l’épargne et le remboursement des crédits sur le mobile. C’est le cas de CAURIE-MF au Sénégal, ALIDE au Bénin, Advans Microfinance en Côte d’Ivoire… et de l’unique développement d’un réseau d’agents bancaires dans la région par Microcred Sénégal.

 

Et il y a la révolution des fintechs, ces nouveaux acteurs qui déploient la technologie pour améliorer les services financiers. Petits Poucets dans l’écosystème de fournisseurs de SFN, les fintechs sont assurément celles qui innovent le plus, en offrant l’agrégation de paiements et/ou de réseaux de distribution, des plateformes m-Agri d’information et de connexion entre acheteurs et producteurs pour le monde agricole, des plateformes de santé m-health ou encore la m-éducation. Des exemples comme INTOUCH, m-Louma, jokko santé, LIFI-LED, etcse font de plus en plus connaitre en Afrique de l’Ouest.

 

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Quid de l’adoption de ces offres par le client ?

Pour que la révolution des SFN s’accélère en Afrique de l’ouest, il faut d’abord que ceux-ci démontrent leur valeur ajoutée aux usagers, àtous les usagers. Quels sont les points communs entre Khadi,vendeuse de vivres au marché de Fada Ngourma au Burkina Faso, Cheick, petit producteur d’arachides dans les Niayes au Sénégal, Dorcas, vendeuse de tissus au marché d’Antokpa au Bénin, ou encore Fatou, gérante de maquis à Abengourou en Côte d’Ivoire ?

 

Ils disposent d’un téléphone portable -pas forcément le dernier cri de smartphone, fonctionnel et avec lequel ils peuvent communiquer, et faire bien plus grâce aux SFN. Ils sont également des oubliés du système financier traditionnel. Pourtant, Kadi aurait pu, grâce à son portefeuille électronique, payer ses fournisseurs, être réglée par ses clients, verser la traite de son prêt, prépayer sa consommation d’électricité, et payer la course en taxi pour rentrer chez elle. Ces options ne sont-elles pas mieux pour elle que de vieux billets de banques, souvent sales, faciles à perdre ou à voler ?

 

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Chose étrange, même si les usagers comme Khadireconnaissent le potentiel des SFN, ils ne sont pas encore prêts à complètement migrer vers le numériques. Il y a peut-être une raison à cela, et elle tient en un mot : écosystème.  En effet, l’existence d’un écosystème permettant l’accès à des points de vente qui acceptent les paiements numériques est peut-être l’atout qui augmenterait l’adoption des SFN. Le Kenya l’a démontré : avec un écosystème, l’expansion des SFN relève presque du naturel.

 

Les avancées de 2017 sont prometteuses pour l’Afrique de l’Ouest.  Mais nous sommes encore loin du dynamisme des marchés de l’Est. A quand l’épargne et les services financiers bancaires sur le mobile ? Ou encore le crédit digital et l’épargne rémunérée sur le mobile ? A quand le paiement à tempérament de kits solaires, de foyers améliorés, de contenu éducationnel par porte-monnaie électronique ? A quand l’interopérabilité des services dans la sous-région ? La révolution numérique est clairement en marche. Il s’agit maintenant de l’accélérer, grâce à la contribution des régulateurs, des législateurs, des politiques, des chercheurs et des investisseurs et opérateurs privés.

 

Sabine Mensah, Spécialiste Technique Régionale/ Plus d’informations : BeryDieyeKANDJi/ Par Rédaction – 8 mars, 2018/

 

https://www.financialafrik.com/2018/03/08/evolution-de-la-finance-digitale-en-afrique-de-louest/

 

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2 – Les nouvelles technologies développent le commerce, la santé et l’agriculture en Afrique

 

En 2025, le commerce électronique pourrait représenter 10% des ventes au détail dans les plus grandes économies africaines, ce qui se traduirait par près de 75 milliards de dollars US de ventes en ligne annuelles. Parallèlement, Internet permettra d’obtenir des gains de productivité et d’efficacité substantiels, notamment des économies de coûts, un renforcement des chaînes d’approvisionnement et la collecte des paiements numérisés. 75 milliards de dollars US de ventes en ligne annuelles dès 2025 selon une étude réalisée par McKinsey sur le développement des technologies en Afrique. McKinsey estime que les avantages liés à la technologie pour les soins de santé sont estimés entre 84 et 188 milliards de dollars US.

 

Internet a le potentiel, grâce aux diagnostics à distance et la télémédecine de résoudre jusqu’à 80% des problèmes de santé des patients dans les dispensaires ruraux généralement les moins dotés en personnel. Ce qui révolutionnera les soins de santé pour une grande partie de la population, tout en réduisant les coûts et les temps de déplacement. Internet permettra aussi à travers l’automatisation, une meilleure gestion des admissions de patients, des dossiers médicaux et des chaînes d’approvisionnement dans les systèmes de santé publique et les hôpitaux privés.

 

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Même l’agriculture surfe sur les opportunités qu’offre Internet en termes d’informations de qualité qu’il s’agisse de la météorologie, de la sélection des cultures ou de la lutte antiparasitaire, en passant par la gestion et les finances, tout au long du cycle de vie agricole. Dans ce secteur qui fournit 70% de l’emploi du continent et contribue à 30% de son PIB, Internet a permis de rompre avec certaines traditions pour laisser la place aux données scientifiques. Par exemple, iCow au Kenya est une plate-forme agricole développée pour les petits producteurs laitiers avec des vidéos et des vidéos éducatives en ligne et sur téléphone portable. Elle a permis l’augmentation de la production de lait de 30% chez ses utilisateurs. On comptait 435 millions d’internautes africains en janvier 2018.

 

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Au fil des années, plus de 50 milliards de dollars US ont été investis pour doter le continent en infrastructures de télécommunications indispensables à sa croissance. Aujourd’hui, ce sont 43 pays sur 55 qui font déjà l’expérience de la 4G. La 3G est disponible dans près de 90% des marchés du continent tandis que la 5G, récemment lancée au Lesotho s’éveille peu à peu. Aujourd’hui, ce sont 43 pays sur 55 qui font déjà l’expérience de la 4G. La 3G est disponible dans près de 90% des marchés du continent tandis que la 5G, récemment lancée au Lesotho s’éveille peu à peu.

 

Au réseau mobile, il faut associer vingt et un systèmes sous-marins de fibre optique qui relient actuellement le continent au reste du monde. Ces systèmes sous-marins sont d’ailleurs à l’origine des près d’1,5 million de kilomètres de fibre optique déroulés à travers l’Afrique pour mettre le haut débit au plus près des populations. Tout ceci, c’est sans compter les services Internet par satellite fournis par un nombre important d’opérateurs désireux de toucher un plus grand nombre de coins reculés du continent. Grâce à ces investissements combinés, l’Afrique enregistrait déjà 435 millions d’internautes en janvier 2018 sur une population de 1,272 milliard de personnes. Soit un taux de pénétration de 34%, bien mieux que les 110,9 millions d’internautes de 2010. Mais au-delà de l’amélioration de la capacité de communiquer des populations, l’Internet joue surtout un rôle de catalyseur du développement socio-économique de l’Afrique.

 

Source Ecofin/ RD 18 Sep 2018/

 

http://classe-export.com/index.php/actus/24940-nouvelles-technologies-developpent-commerce-sante-lagriculture-afrique/

 

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3 – SITIC AFRICA 2019 : les TIC dédiées à l’Afrique !

 

Le quatrième Salon International des Technologies de l’Information et de la Communication dédié à l’Afrique (SITIC AFRICA 2019) aura lieu du 18 au 20 juin 2019 au parc des Expositions du Kram à Tunis. Il sera organisé par Tunisie Afrique Export en partenariat avec la Fédération Nationale des TIC relevant de l’UTICA, la société des foires internationales de Tunis, l’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers, l’Organisation Arabe des Technologies de l’Information et de la Communication, la CONECT et le club DSI Tunisie.

 

L’objectif est la promotion de l’offre tunisienne en matière de TIC auprès des Petites et Moyennes Entreprises. Cette initiative constitue également une plateforme de partenariat et coopération à l’échelle internationale axée sur le continent africain. Plus de mille visiteurs et professionnels des TIC et 300 décideurs issus de pays africains y participeront avec une dizaine de pavillons représentant des délégations étrangères. Des rencontres B2B avec des décideurs africains, européens et nord-américains sont également au menu.

 

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L’objectif est de mettre en relief le potentiel africain en matière de marché et d’intelligence numérique combiné aux ressources financières et aux compétences des pays occidentaux. L’exploitation ainsi que l’optimisation de ce potentiel permettra de constituer un axe de développement et partenariat triangulaire gagnant-gagnant entre la Tunisie, les pays occidentaux et l’Afrique. Cette édition du SITIC AFRICA est, ainsi, une ouverture pour les entreprises tunisiennes en partenariat triangulaire aussi bien avec l’Afrique qu’avec l’occident.

 

SITIC AFRICA 2019, dépassera en termes d’impact et de problématiques examinées les trois précédentes éditions. La dimension des rencontres B2B permettra aux participants de bénéficier de rendez-vous d’affaires programmés et ciblés et de sélectionner les meilleurs fournisseurs pour leurs projets. En parallèle au déroulement de l’exposition et des Rencontres B2B plusieurs initiatives et Forums seront organisés parallèlement à cette édition du SITIC AFRICA, à l’instar de la 3ème édition du Forum International des Instruments Financiers Numériques Innovants en partenariat avec l’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers et de la 2ème édition du Forum International sur le Numérique au service de la Santé en Afrique.

 

Par Entreprises Magazine/ 22 janvier 2019

 

https://www.entreprises-magazine.com/sitic-africa-2019-les-tic-dediees-a-lafrique/

 

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4 – Startups : 11 incubateurs qui font bouger l’Afrique de l’Ouest

 

StartupBRICS.com effectue actuellement son tour d’Afrique numérique dans le cadre du projet TECHAfrique, pour répondre à une question. A quoi ressemblera l’Afrique digitale dans 10 ans ? Alors que le continent se targue de flirter avec une croissance économique égale à 5% en 2013 (FMI), les économies africaines continuent de tirer la majorité de leurs revenus de l’exploitation des matières premières, ressources souvent très peu inclusives et mal réparties au sein des populations. Les pays africains parviendront-ils à réussir le pari de la transition vers des modèles économiques plus vertueux et davantage connectées à l’innovation, favorisant ainsi le développement du numérique et la création de richesse à très haute valeur ajoutée ?

 

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Même si le chemin sera encore long avant de voir prospérer une véritable “Savannah Valley”, plusieurs signaux positifs sont à noter et à encourager. L’obstacle numéro à la création de startups en Afrique reste l’insuffisance de financements accordés au risque et à l’innovation. Cependant des progrès importants sont à noter au niveau des infrastructures destinées à encourager l’innovation et à encourager les startups. Les choses commencent bel et bien à bouger depuis quelques années : vous trouverez ci-dessous une liste non exhaustive de 10 accélérateurs, centres d’innovation et espace de co-working qui commencent à faire bouger la scène Tech et Startup en Afrique de l’Ouest : Sénégal, Ghana, Togo, Liberia,  Cameroun et  Nigéria. (Top list mise à jour le 13 novembre avec l’aimable contribution d’Afrique ITNews.

 

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_ L’incubateur ActivSpaces (Douala, Cameroun)

La communauté Tech et Startup du Cameroun se regroupe souvent autour de incubateur ActivSpaces. A la fois espace de coworking et incubateur de projets, ActivSpaces Douala encourage l’entrepreneuriat et l’innovation au Cameroun par l’aide au prototypage (Labs et mentorat), la mise en réseau (meet ups) et la confrontation d’idées business. Le centre d’innovation fait souvent appel à des intervenants étrangers ou de la diaspora qui viennent coacher les jeunes startupeurs camerounais en apportant du réseau, des conseils techniques ainsi que de l’inspiration (Storytelling, Success stories, etc.).

 

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(Togo : Le Woelab contribue à positionner les technologies numériques africaines à l’international)/ –

_ Woelab (Lomé, Togo)

“Fablab” de quartier, “petite république numérique”, “espace africain de démocratie technologique”, le Woelab est d’abord et avant tout un lieu d’échanges et de créativité numérique où se mèle esprit collaboratif, goût de l’innovation et volonté de partager le savoir numérique. Le premier volet du Woelab est d’abord lié à l’entrepreneuriat et aux startups : ce centre d’innovation incube plusieurs projets numériques dans le web et les TIC. Et les projets ne manquent pas (dont certains bénéficient de financement complémentaires sur la plateforme de crowdfunding Ulele) : imprimante 3D OpenSource “Made in Africa”, techniques de micro-arrosage automatisé, R&D dans l’agromobile, etc.  Déjà 3 startups innovantes sont incubées au sein du Woelab où ils bénéficient de conseils, d’une aide logistique et de coaching. Par ailleurs, chaque semaine, des enseignements gratuits sur le design, l’opensource, la programmation informatique ou le prototypage sont organisés dans le Woelab, qui se transforme le temps d’une soirée en véritable école gratuite du Web.

 

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_ Incubateur CIPMEN (Niamey, Niger)

Avec le CIPMEN (Centre d’Incubation des PME du Niger), le Niger a fait sortir de terre le premier incubateur de startups de son histoire (épaulé en cela par la RSE D’Orange qui a mis son expertise technique au service de la création de ce nouveau centre d’innovation). L’objectif du CIPMEN est dans un premier temps de stimuler l’esprit d’entreprise au Niger – pays qui rencontre de réels obstacles en matière d’entrepreneuriat : le Niger fait partie des 10 pays où il est le plus difficile de faire des affaires dans le monde selon le classement annuel Doing Business de la Banque Mondiale. Le CIPMEN a ensuite pour mission de sourcer et d’accompagner plusieurs dizaines de startups nigériennes (ou portées par des talents de la Diaspora Tech Nigérienne de retour au pays) dans 3 secteurs principaux : TIC, énergies renouvelables et environnement.

 

_ Jokkolabs (Dakar, Sénégal) 

Espace de CoWorking et d’innovation fondé en 2010 par Karim Sy, Jokkolabs, est d’abord un espace destiné à favoriser la créativité, sur les bases de l’open innovation et du logiciel libre. Jokkolabs a par ailleurs signé en 2012 un accord de partenariat avec Google afin de renforcer l’esprit d’entreprise et la création de startups numériques au Sénégal.

 

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_ Incubateur CTIC Dakar (Sénégal)

Fondé en avril, le CTIC est l’un des incubateurs les plus en vue de la capitale du Sénégal. Spécialisé dans les technologies de l’information (internet, mobile, nouvelles technologies), le CTIC Dakar se définit d’abord comme une pépinière destinée à doper la croissance de ces jeunes entreprises, auxquelles elle fournit de l’accompagnement (coaching, conseils technique, appui marketing, formation business plan) du networking (évènements business startups, sessions pitching) et du service logistique (mise à disposition de bureaux, service téléphonique et postal mutualisé, etc.). Deux formes d’accompagnement à CTIC : tout d’abord un programme d’incubation pouvant aller à 3 ans pour les jeunes startups nouvellement crées. Ensuite un programme de coaching sur 3 mois destinées aux porteurs de projets encore au stade “idées” : challenger le modèle économique, former les équipes, fabrication et optimisation du business plan, etc.

 

_ iLab Liberia (Monrovia, Liberia)

Crée en 2012 dans un pays encore marqué par plusieurs années de guerre civile (1989-1996), iLab Liberia est le premier centre technologique du pays offrant à ses visiteurs un accès privilégié aux services multimédia (internet, applications), des services de formations et de coaching aux jeunes professionnels TIC de la capitale. Des conférences Tech et Startup sont également organisées au sein de cet incubateur. iLab Liberia comprend égalemet 2 labs dédié à la formation et l’appui aux startups dans plusieurs domaines : réseaux sociaux, webmarketing, Google Maps, formation Blogging, sessions de TED Talks Nights, etc.

 

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(Mobile Web Ghana team had the rare privilege of meeting H.E Emmanuel Macron, President of France)

_ Mobile Web Ghana (Accra, Ghana)

Mobile Web Ghana est une organisation à but non lucratif qui sensibilise et forme entrepreneurs et ingénieurs TIC aux enjeux des nouvelles technologies mobiles : création d’applications, business model, études de marché. MWG ainsi propose du coaching et de l’accompagnement aux startups ghanéennes dans le cadre de sessions de 3 semaines, tous les 6 mois. Mobile Web Ghana dispose également d’un réseau de mentors à l’international.

 

_ mFriday (Accra, Ghana)

mFriday a été fondé en 2011 et est spécialisé dans l’accompagnement de jeunes étudiants ghanéens souhaitant acquérir des compéténces techniques dans les applications mobiles. mFriday organise aussi de nombreux meetups entrepreneuriat, où porteurs de projets et mentors essaient de répondre aux besoins locaux et régionaux pouvant être résolus grâce aux technologies mobiles. Le transfert de savoir-faire technique est au coeur de la mission de mFriday qui dispose d’un Lab où jeunes étudiants en commerce et développeurs internet peuvent constituer des équipes et créer de nouvelles applications mobiles de la phase demo au “go to market”, grâce à l’appui de plusieurs mentors.

 

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_ CoCreation Hub Nigeria (Lagos, Nigéria)

Avec ses 150 millions d’habitants, le Nigeria est l’un des pays d’Afrique le plus connecté aux nouvelles technologies : le pays compte 75 millions d’abonnés mobiles, tandis qu’entre 15 et 20% de sa population est reliée à l’internet. Via son programme d’incubation, CoCreation Hub propose aux développeurs et entrepreneurs nigérians les plus motivés qui portent un projet innovant web ou mobile de recevoir du coaching personnalisé, des facilités logisitques et d’avoir accès – via divers évènements business et sessions B2B – à un réseau d’investisseurs et de mentors. L’incubateur de Lagos a noué des partenariats avec plusieurs multinationales technologiques comme Google, Samsung, Blackberry ou Nokia.

 

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_ Incubateur Wennovation Hub (Lagos, Nigéria)

Situé à Lagos, le Wennovation Hub est un accélérateur qui accueille depuis 2011 des startups avec à la clé du mentoring (les mentors sont tous formés en Californie), de l’accès au financement et du soutien technique (prototypage, accès aux locaux, etc.) en échange d’une prise de participation minoritaire, l’accélérateur disposant de son propre fonds. La valeur maîtresse prônée par le Wennovation Hub étant la collaboration, les équipes incubées et qui sont encore au stade “idées” sont souvent incitées à “fusionner” entres elles si des synergies intéressantes entre projets se dégagent. Les principaux partenaires sont Google, Samsung et des réseaux de talents de la diaspora nigérianne.

 

_ Business Incubation Program Africa (Incubateur virtuel couvrant l’Afrique)

Lancé en 2013 depuis l’Europe (l’équipe opérationnelle est basée aux Pays-Bas, en France et en Norvège) est un programme d’accompagnement destiné à sourcer, qualifier et renforcer la capacité des startups africaines. Chaque année, BIP Africa source plusieurs dizaines de business plans portées par des jeunes créateurs d’entreprises africains, via un réseau local de mentors (entrepreneurs, coach business, etc.). Les meilleurs projets sourcés seront ensuite évaluées et bénéficieront de conseils, de mise en relation ainsi qu’une assistance technique sur place avec l’envoi d’experts en création d’entreprises venus d’Europe.

 

Source : https://startupbrics.com/innovation-7-incubateurs-en-afrique-ouest/#.XJOcHsn7SM8

 

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5 – AFRIQUE ÉCONOMIE : L’Afrique, nouveau champ de bataille pour les sociétés de services informatiques

 

Depuis dix ans le marché des services informatiques en Afrique connaît une croissance à deux chiffres. Mobile money, numérisation des administrations, les géants mondiaux du secteur se battent désormais sur le continent. Dans cette bataille les sociétés africaines tentent de se faire une place au soleil. IBM, Accenture, Oracle, SAP ou encore les français Capgemini et Atos, les leaders mondiaux des services numériques sont en Afrique. Les plates-formes de mobile money, de commerce électronique, les logiciels de gestion de fichiers numériques, ce sont eux. Ils proposent des solutions aux entrepreneurs africains. Omar Cissé est le directeur général de Intouch, une société sénégalaise présente dans une dizaine de pays et qui travaille dans les systèmes de paiement électroniques. « Atos héberge notre plate-forme, et assure la gestion de l’exploitation et de la sécurité. Et nous essayons de trouver de nouveaux partenaires technologiques pour nous permettre de faire évoluer notre solution. »

 

Ces dernières années, les entreprises de services du numérique africaines commencent à devenir visibles et souhaitent récupérer une partie de ce marché monopolisé par les Américains et les Européens. C’est le cas du Sénégalais Gaïndé 2000. Née voici seize ans, l’entreprise est spécialisée dans la transition numérique des administrations. Comme l’explique Mor Talla Diop, directeur du développement international de Gaïndé 2000, son entreprise fait valoir sa sensibilité africaine par rapport aux géants mondiaux.

 

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(Seeds for the Future South Africa – Huawei )

« Il est clair qu’aujourd’hui il y a de nombreuses multinationales qui œuvrent dans le domaine des nouvelles technologies, qui ne sont pas forcément toujours adaptées aux réalités africaines. Nous, nous sommes une entreprise qui avons grandi dans l’environnement local, avec une vraie compréhension des logiques métiers. Et c’est ce qui fait aujourd’hui notre vrai avantage, parce que nous ne sommes pas une entreprise qui se contente de donner un logiciel, de le paramétrer et de tourner le dos. Nous vivons au quotidien ces réalités, toutes les difficultés en termes de conduite du changement, d’accompagnement et de formation des usagers, ce qui nous permet aujourd’hui de bien comprendre les dynamiques pour avoir des projets réussis. »

 

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(Samsung Research and Development Center)

Les sociétés africaines bénéficient aussi d’un coup de pouce des institutions internationales qui les soutiennent dans la quête de nouveaux marchés, ainsi Gaïndé 2000 a pu décrocher des contrats en Asie centrale. « Nous sommes quand même reconnus par la Banque mondiale, ce qui nous a permis de pouvoir devenir une entreprise de référence dans les cinq prochaines années. Ce qui fait qu’eux, en tant que prescripteurs, à chaque fois qu’ils ont certains besoins, ils font appel à ces entreprises déjà présélectionnées. » Le made in Africa se développe dans les services du numérique, avec deux atouts reconnus. Une capacité d’innovation importante et une connaissance des modes de consommation plus fine que celle des groupes internationaux.

 

Par Olivier Rogez/ Diffusion : mardi 11 décembre 2018

 

http://www.rfi.fr/emission/20181211-afrique-nouveau-champ-bataille-societes-services-informatiques

 

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6 – Tour du monde des startups : Vive l’Afrique numérique !

 

Le continent Africain est en changement, en pleine transformation numérique et digitale, et ce sont bien sur des startups qui en sont responsable. Le dynamisme Africain est majoritairement entrainé par trois pays que sont le Kenya, l’Afrique du Sud, et le Nigéria, et les enjeux n’ont jamais été aussi grand. Chaque idée, chaque projet, et chaque investissement peuvent provoquer des transformations majeures que ce soit dans l’éducation, la santé ou l‘informatique.  Mais il y’a un domaine où les talents excellent en Afrique, où c’est leur expertise qui changera le monde : Les énergies renouvelables. L’Afrique est donc une terre prometteuse, initiant un écosystème qui grandit chaque jour, où un entrepreneur peut changer des millions de vies, créer des milliers d’emplois, et être un véritable chef de file mondial pour l’énergie de demain.

 

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Comment travaillez-vous ? Quelle est la condition la plus essentielle pour réaliser vos aspirations et exprimer votre fibre entrepreneuriale ?

Si nous le tenons pour acquis dans nos territoires, certaines zones reculées d’Afrique n’ont toujours pas accès à internet, et cela représente une considérable barrière au rayonnement de l’ère numérique africaine. Alors pour briser la barrière, il faut la force la plus puissante, une frappe chirurgicale, il faut un entrepreneur. M Ersman, entrepreneur aguerri, raconte que la première fois qu’il a eu l’idée de réaliser BRCK, un routeur permettant de se connecter à internet de n’importe où, c’était à une conférence en Afrique du Sud où on lui a rétorqué qu’un boitier distribuant internet à l’intégralité de l’Afrique était bien trop compliqué, et bien trop ambitieux. Là où est l’échec terrasse le non initié, chez l’entrepreneur, il est le plus grand facteur de motivation. Et pour cause, nous découvrons aujourd’hui trois ans plus tard le boitier BRCK à 249$. Ce bout de plastique permet (sous conditions de recevoir un signal 3G dans la région), d’assurer une connexion pour 8 heures à une vingtaine d’appareils.

 

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C’est bien le soutien d’importants acteurs internationaux qui est venu aider la construction du boitier magique, notamment grâce à un des cofondateurs d’AOL, ou encore de Bono (U2). Après avoir récupéré 172 000$ sur Kickstarter, près de 47 pays ont participé au soutien, ce qui aidé à constituer un solide dossier pour une première levée de fonds de 1,2 millions de dollars en 2014, quand le produit est commercialisé. Niveau résultat, quand on sait que 90 % des écoles et 30% des hôpitaux n’ont pas internet en Afrique de l’Est, on imagine que c’est l’éducation qui a été pour l’instant le domaine le plus intéressant à exploiter pour la startup.

 

BRCK fonctionne et s’étend, reçoit des propositions des philippines, et aimerait même faire fabriquer ces produits sur le continent Africain (actuellement produits aux Etats-Unis). Ce qui est le plus surprenant, et complètement hors des prévisions des fondateurs (qui sont cinq à ce jour), c’est que la jeune pousse touche même les utilisateurs urbains qui souhaiteraient palier à des coupures de courant pour constituer un «internet de secours».  Vous pouvez ainsi retenir deux choses de BRCK aujourd’hui : Pour qu’un entrepreneur puisse changer le monde, il doit se doter d’une combattivité sans égal, et ne pas oublier de réfléchir sous quels autres emplois son produit ou service pourrait être utilisé.

 

3 janvier 2017/ by epsielActualités/

 

http://www.epsiel.net/tour-monde-startups-vive-lafrique-numerique/

 

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