AFRIQUE/ SANTE : Ces maladies qui continuent de faire des ravages en Afrique (SIDA, malaria, Ebola…)
22 juin 2019  >  By:   >  A LA UNE, INFORMATIONS GENERALES, SANTE PUBLIQUE/ TECHNOLOGIES MEDICALES  >  No Comment   //   187 Views

 

Afrique/ EDC/ Ebola en RDC/ plus de 1 100 morts, des centres de traitement attaqués, l’ONU dénonce le « délire total » des rumeurs : L’épidémie de fièvre hémorragique, qui sévit actuellement en RDC, est la deuxième plus grave après celle qui avait touché l’Afrique de l’Ouest en 2014. Plus de 1 100 morts, de nombreuses attaques contre des centres de traitement, des « acteurs politiques qui instrumentalisent la maladie »… La République démocratie du Congo (RDC) est touchée depuis le mois d’août par une épidémie du virus Ebola. La deuxième plus grave après celle qui avait touché l’Afrique de l’Ouest en 2014. »

 

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1 – SANTÉ/ Rapport Onusida 2018 : plus de personnes atteintes mais moins de morts

 

Selon le rapport mondial du Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida (Onusida), rendu public jeudi 22 novembre à Abidjan, le nombre de personnes vivant avec le VIH est passé de 36,3 millions en 2016 à 36,9 millions en 2017, tandis que le nombre de décès a été réduit de 990 000 à 940 000. 

 

Le nouveau rapport de l’Onusida pointe globalement des avancées, en dépit de la légère hausse du nombre de personnes vivant avec le Virus de l’immunodéficience humaine (VIH) – 36,9 millions, dont 35,1 millions d’adultes et 1,8 million d’enfants de moins de 15 ansCette augmentation est liée principalement à de nouvelles infections, estimées à 1,8 million de nouveaux cas (à titre de comparaison, ils étaient 1,9 million en 2016 et 2,8 millions en 2000).

 

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Parmi les patients infectés, 21,7 millions ont eu accès à la thérapie antirétrovirale en 2017, soit 2,3 millions de plus depuis 2016. Grâce aux dépistages, 75 % des malades savaient qu’ils vivaient avec le VIH en 2017 – ce qui fait tout de même 9,4 millions qui n’en étaient pas conscients.

 

C’est ce qui explique en partie le nombre encore élevé de décès liés au sida, à savoir 940 000 personnes (contre 990 000 en 2016 et 1,5 million en 2000). Depuis le début de l’épidémie, 35,4 millions de décès ont été enregistrés des suites de maladies liées au sida, pour un total de 77,3 millions d’individus infectés, soit une mortalité d’environ 50%.

 

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_ L’importance de la thérapie antirétrovirale

Le rapport, intitulé « Savoir, c’est pouvoir », a été présenté par Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida, en présence d’Eugène Aka Aouélé, le ministre ivoirien de la Santé et de l’hygiène publique. Selon le texte, « bien que le nombre de personnes vivant avec le VIH dont la charge virale est supprimée, eut augmenté d’environ 10 points de pourcentage ces trois dernières années, pour atteindre 47 % en 2017, 19,4 millions de personnes vivant avec le VIH ne bénéficient toujours pas de traitement ».

 

Le document insiste sur le fait que la charge virale de la personne infectée « doit être ramenée à des niveaux indétectables ou très faibles, grâce à une thérapie antirétrovirale permanente. En outre, pour surveiller efficacement la charge virale, les personnes vivant avec le VIH doivent avoir accès à un dépistage de la charge virale tous les douze mois », ce qui n’est pas encore le cas, dans de nombreux pays du monde, particulièrement en Afrique, continent qui concentre le plus grand nombre de personnes infectées (25,7 millions). 

« La surveillance de la charge virale doit être tout autant disponible à Lilongwe qu’à Londres, a ajouté M. Sidibé. Les dépistages du VIH et la charge virale doivent être également accessibles à toutes les personnes vivant avec le VIH, sans exception », a plaidé le responsable onusien.

 

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_ Objectif : fin de l’épidémie en 2030

Le dépistage précoce reste la meilleure possibilité de contrôler la propagation du virus, étant donné que celui-ci permet de faire bénéficier à la personne infectée d’un traitement antirétroviral. L’Onusida mise donc, au cours des prochaines années, sur l’importance d’une approche dite des « 5 C », à savoir consentement, confidentialité, conseil, conformité des résultats du dépistage et connexion à la prévention, aux soins et au traitement.

 

Aussi, Michel Sidibé conseille-t-il « des approches innovantes telles que l’auto-dépistage, qui peut donner aux personnes le sentiment que leur vie privée est respectée », notamment pour les populations clés que sont les homosexuels, les transgenres, les travailleurs du sexe, les consommateurs de drogues, les détenus dans les prisons et dans d’autres lieux fermés, ainsi que les migrants. 

L’Onusida espère ainsi, en collaboration avec ses partenaires dont la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), concrétiser sa vision « Zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida », avec pour objectif de mettre un terme à l’épidémie à l’horizon 2030.

 

23 novembre 2018/ Par André Silver Konan – à Abidjan

 

https://www.jeuneafrique.com/669991/societe/rapport-onusida-2018-plus-de-personnes-atteintes-mais-moins-de-morts/

 

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2 – Afrique/ Santé : Le VIH/SIDA

Bien que le VIH affecte désormais tous les pays du monde, il a atteint des proportions épidémiques dans de grandes parties de l’Afrique. Sur le lieu de travail, c’est un enjeu majeur de développement car l’épidémie constitue une menace grave pour la santé et les moyens de subsistance des femmes et des hommes qui travaillent. Elle a de graves conséquences pour les entreprises , ainsi que pour les économies nationales et régionales.

 

La riposte mondiale au VIH et au sida est à un tournant critique. Cela est évident dans la région de l’Afrique sub -saharienne. Sur 34 millions de femmes et d’hommes vivant avec le VIH aujourd’hui dans le monde, la grande majorité d’environ 23,5 millions ou 69 pour cent, vivent en Afrique sub-saharienne . En outre, l’écrasante majorité de 92 pour cent de toutes les femmes enceintes vivant avec le VIH et 90 pour cent des enfants vivant avec le VIH vienntent de cette sous-région.

 

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Les femmes sont particulièrement touchées , représentant près de 58 pour cent des personnes vivant avec le VIH dans la sous-région . La majorité 71per – cent – de tous les décès liés au sida dans le monde en 2011 ont été enregistrés en Afrique sub -saharienne. Des défis importants continuent de mobiliser les Etats membres africains dans le but d’ atteindre les objectifs de l’ « Appel d’Abuja » et les OMD d’ici 2015 .

Cette année , l’OIT entend faire la preuve d’une réduction substantielle des nouvelles infections du VIH et une augmentation du niveau de la résistance au VIH et le sida chez les hommes et les femmes vulnérables, les travailleurs et leurs familles .

 

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La réponse de l’OIT au VIH et au SIDA dans Africa
Ces dernières années , l’ OIT et ses mandants en Afrique ont mis l’accent sur la promotion du Code de conduites pratiques du BIT sur le VIH / sida et le monde du travail . Cela s’est avéré un élément important dans la sensibilisation accrue des moyens de prévenir la propagation de l’épidémie , en soutenant les personnes vivant avec et affectées par le virus , la lutte contre la stigmatisation et la discrimination , et l’extension du traitement.

 

L’accent mis par l’OIT sur la génération de données pour combler l’écart de connaissances est entrain de porter ses fruits. Une gamme d’interventions est en cours pour réduire les nouvelles infections du VIH et augmenter l’accès aux services de traitement du VIH pour les travailleurs . Cet objectif est également en ligne avec l’objectif de l’Union africaine qui est d’élargir l’appropriation du pays et de soutenir la responsabilité mutuelle. 

 

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La nouvelle stratégie de l’OIT permettra d’élargir les actions de lutte contre le VIH par le biais des systèmes nationaux de sécurité et de santé , l’inspection du travail , les conditions de travail et la sécurité sociale . La stratégie mettra davantage l’accent sur les femmes et les filles, les jeunes et les travailleurs dans l’économie informelle . Elle ciblera les secteurs des transports , des mines , du commerce et du tourisme , les PME et les coopératives .

 

https://www.ilo.org/ juin 2019

 

https://www.ilo.org/africa/areas-of-work/hiv-aids/lang–fr/index.htm/

 

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3 – Afrique/ Santé publique : la lutte contre le paludisme s’essouffle, selon l’OMS

 

Les dix pays d’Afrique les plus touchés ont enregistré une importante hausse de cas. En parallèle, les moyens alloués à la lutte contre la maladie restent insuffisants. La lutte contre le paludisme, l’une des premières causes de mortalité au monde, stagne alors que 219 millions de cas ont été enregistrés en 2017, soit deux millions de plus que l’année précédente, selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié lundi.

 

«Nous devons changer de cap», prévient le directeur-général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. «Nous ne sommes pas sur la bonne voie pour atteindre deux objectifs», à savoir «réduire de 40% l’incidence du paludisme et la mortalité associée par rapport aux niveaux de 2015», ajoute-t-il. «Premièrement, certains des pays les plus durement touchés par le paludisme ont rapporté une hausse des cas (…) et deuxièmement le niveau d’investissement dans la lutte contre le paludisme reste inadéquat», poursuit-il.

 

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La grande majorité (91%) des 219 millions de cas de paludisme survenus en 2017 ont été enregistrés en Afrique, et les dix pays du continent les plus durement touchés par la maladie «auraient enregistré 3,5 millions de cas supplémentaires par rapport à 2016», selon l’OMS. Parmi ces pays figurent le Nigeria, Madagascar, la République démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda.

 

Le paludisme, transmis par des moustiques infectés, est responsable de plus de 435.000 décès par an, majoritairement en Afrique. Le fait qu’«un enfant de moins de cinq ans meurt toutes les deux minutes de cette maladie évitable et guérissable est inacceptable», estime Tedros Adhanom Ghebreyesus. L’OMS met en cause «l’accès et l’utilisation des interventions et outils antipaludiques essentiels» qui sont «insuffisants».

 

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_ Baisse des financements

«Même si le financement de la lutte contre le paludisme est relativement stable depuis 2010, les investissements consentis en 2017 sont loin d’atteindre le niveau requis (…) pour réduire d’au moins 40% l’incidence du paludisme et la mortalité associée au plan mondial par rapport à 2015», estime l’agence de l’ONU. Les investissements dans la recherche ont atteint 588 millions de dollars en 2016, soit 85% des besoins annuels estimés.

 

«Dans 24 des 41 pays où le paludisme sévit le plus, lesquels dépendent en grande partie des financements externes pour lutter contre le paludisme, le niveau moyen de financement disponible par personne à risque a diminué sur la période 2015-2017 par rapport à 2012-2014», regrette l’OMS. «Parallèlement, l’émergence continue de la résistance du parasite aux médicaments antipaludiques et la résistance du moustique aux insecticides menacent les progrès futurs», prévient encore l’OMS.

 

Par Journaliste Figaro / AFP agence/ Mis à jour le 20/11/2018/ Publié le 19/11/2018/

 

http://sante.lefigaro.fr/article/la-lutte-contre-le-paludisme-s-essouffle-selon-l-oms/

 

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4 – Afrique/ Paludisme/ Perspective : « Nous avons les moyens d’en finir avec le paludisme »

 

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme, Olivia Ngou, de l’ONG Impact Santé Afrique, estime dans une tribune au « Monde » qu’il faut intensifier le combat contre la maladie. 

Tribune. Je devais avoir 3 ans lorsque j’ai contracté le paludisme pour la première fois, mais je n’oublierai jamais lorsque j’ai été frappée de nouveau, à l’âge de 8 ans. J’entendais des voix et tout résonnait très fort dans ma tête. J’ai ensuite rencontré dans ma ville des personnes rendues infirmes à cause du paludisme. Je n’aurais jamais pensé qu’une simple piqûre de moustique pouvait avoir de telles conséquences. Depuis, je n’ai cessé de me battre contre ce fléau.

 

D’immenses progrès ont été réalisés entre 2000 et 2015, quinze années au cours desquelles la mortalité liée au paludisme chez les enfants de moins de 5 ans a diminué de moitié sur le continent africain. Mais, aujourd’hui, la maladie connaît une recrudescence inquiétante, du fait surtout de la résistance aux antipaludiques et aux insecticides, et de la prolifération de faux médicaments. Nous avons pourtant les moyens d’en finir avec le paludisme. Voici quatre propositions.

 

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  • Impliquer les acteurs communautaires

En Afrique, le paludisme est par excellence une maladie que l’on soigne d’abord en communauté, avec des remèdes maison, la médecine traditionnelle ou encore via le vendeur de médicaments de rue. La maladie est tellement présente qu’elle est parfois banalisée. Ce n’est que lorsque la fièvre ne diminue pas que l’on se résout à aller dans un centre de santé, qui se trouve généralement à des heures de marche en zone rurale.

 

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Cet isolement est un facteur de progression de la maladie. C’est pourquoi le déploiement d’agents de santé communautaire dans chaque village est essentiel pour prévenir et éliminer la maladie. Ces volontaires rapprochent les services de santé au plus près des communautés isolées et garantissent l’accès à des médicaments fiables. Leur travail est remarquable.

 

On estime ainsi qu’au Cameroun, 70 % des cas de paludisme ont été rapportés par les agents de santé communautaire contre 30 % par le secteur public en 2018. Pour accélérer la lutte contre la maladie, il est impératif de renforcer leur action en les associant à l’élaboration des politiques publiques de santé en tant qu’acteurs, et non plus en tant que simples prestataires de services.

 

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  • Soutenir la recherche

Les outils dont nous disposons aujourd’hui ont permis de faire de la lutte contre le paludisme l’un des plus grands succès du XXIe siècle. Les campagnes de distribution de moustiquaires financées par le Fonds mondial et ses partenaires, couplées aux tests de diagnostic rapide, ont fortement contribué à freiner la maladie et à sauver des millions de vies.

 

Des moustiquaires nouvelle génération seront distribuées très prochainement au Burkina Faso pour contrer la menace grandissante de la résistance aux insecticides. Les recherches en cours, telles qu’un traitement concentré en un seul comprimé au lieu de trois actuellement, les organismes génétiquement modifiés comme mesure complémentaire de lutte antivectorielle ou encore l’émergence possible d’un vaccin, portent de belles promesses.

 

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  • Agir à l’échelle du continent

Eliminer le paludisme dans un pays est un accomplissement certain, mais insuffisant dans le cadre d’un combat contre une pandémie qui demeure par définition transfrontière du fait des mouvements de populations. Pour éviter que la lutte ne se transforme en mythe de Sisyphe, il faut envisager un combat commun à l’échelle du continent et inviter les pays africains à redoubler d’efforts pour investir dans la santé de leurs communautés.

 

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  • Intégrer l’élément culturel

Il existe encore certaines croyances et normes socioculturelles qui nuisent au combat contre la maladie. Ainsi, la moustiquaire garderait la chaleur et serait associée à la mort. Dans les zones reculées, la santé des femmes passe souvent au second plan. Elles sont en charge des tâches ménagères et des enfants et, dans certains cas, n’ont pas les moyens financiers de se rendre dans un centre médical. Or, les femmes enceintes sont l’une des populations les plus vulnérables au paludisme. 

 

A l’image de la lutte contre le sida, la société civile pourrait jouer un rôle crucial et demander la prise en compte des normes socioculturelles dans l’élaboration des programmes. Ceci impliquerait une forte participation et appropriation des communautés, chefs communautaires, religieux et traditionnels dans l’élaboration des stratégies afin de garantir le progrès.

 

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C’est dans cette perspective que nous avons créé le CS4ME, le premier réseau mondial de communautés et d’organisations de la société civile pour l’élimination du paludisme, qui vise à promouvoir des programmes plus inclusifs, efficaces, axés sur les communautés et fondés sur les droits sociaux et les droits humains. On peut prévenir et guérir le paludisme. Il est donc inacceptable que cette maladie, vieille de cinquante millénaires, tue encore un enfant toutes les deux minutes.

Chaque jour, je suis témoin des progrès concrets que nous réalisons et cela forge ma motivation à continuer le combat. L’élimination est possible. Surtout, ne relâchons pas nos efforts.

 

TRIBUNE/ Olivia Ngou / Publié le 25 avril 2019/ Mis à jour le 25 avril 2019/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/04/25/nous-avons-les-moyens-d-en-finir-avec-le-paludisme_5454598_3212.html/

 

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5 – Ebola en RDC : plus de 1 100 morts, des centres de traitement attaqués, l’ONU dénonce le « délire total » des rumeurs

 

L’épidémie de fièvre hémorragique, qui sévit actuellement en RDC, est la deuxième plus grave après celle qui avait touché l’Afrique de l’Ouest en 2014. Plus de 1 100 morts, de nombreuses attaques contre des centres de traitement, des « acteurs politiques qui instrumentalisent la maladie »… La République démocratie du Congo (RDC) est touchée depuis le mois d’août par une épidémie du virus Ebola. La deuxième plus grave après celle qui avait touché l’Afrique de l’Ouest en 2014.

 

Pour le moment, les autorités congolaises et les organisations non gouvernementales (ONG) ne parviennent pas à freiner l’épidémie à cause notamment de la présence de groupes armés et des résistances d’une partie de la population. Ce qui rend compliqué les opérations sanitaires pour tenter d’endiguer le virus. Un centre de traitement a ainsi de nouveau été attaqué dans la nuit de dimanche 12 à lundi 13 mai à Katwa, dans l’est du pays. L’Organisation des Nations unies (ONU) regrette d’ailleurs le « délire total » des rumeurs qui sont propagées en RDC sur le virus Ebola. Le point sur la situation.

 

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  • En RDC, l’épidémie fait plus de 1 100 morts

Déclarée il y a neuf mois dans l’est du pays, l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola a tué plus de 1 000 personnes, selon les autorités du pays, qui ont communiqué un bilan en début de semaine : « Depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 1 680, dont 1 592 confirmés et 88 probables. Au total, il y a eu 1 117 décès (1 029 confirmés et 88 probables) et 450 personnes guéries. » Le virus Ebola a également coûté la vie à 34 agents de santé.

 

Cette épidémie est d’ores et déjà la deuxième plus grave après celle qui avait touché l’Afrique de l’Ouest en 2014 qui avait fait plus de 11 000 morts en Guinée, Sierra Leone et au Liberia principalement. Si plus de 111 000 personnes ont déjà été vaccinées, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a demandé au début de mai une importante augmentation de la campagne de vaccination sur place. Le groupe des experts de l’OMS a recommandé « de développer la population éligible pour la vaccination ».

 

Les experts souhaitent que le vaccin soit transmis aux contacts des malades mais aussi aux habitants du voisinage et aux villages où des cas ont été signalés au cours des derniers vingt et un jours. Mais comme le mentionne l’OMS dans son texte, les autorités sanitaires font face à des attaques régulières dans les centres de traitement. « Le nombre de nouveaux cas [d’Ebola] continue à augmenter, en partie à cause d’incidents violents répétés qui affectent la capacité des équipes pour identifier et créer des centres de vaccination pour toutes les personnes qui risquent de contracter Ebola. »

 

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  • Des centres de traitement attaqués

Plus de 1 100 personnes sont mortes du virus Ebola. BAZ RATNER / REUTERS

L’attaque dans la nuit de dimanche à lundi d’un centre de traitement d’Ebola (CTE), à Katwa dans l’est de la RDC – au cours de laquelle un assaillant a été tué –, est la dernière d’une longue liste. « Les forces de sécurité ont empêché ces assaillants de franchir un périmètre de 40 mètres autour du CTE, épargnant ainsi les malades et les installations du CTE », a précisé Sylvain Kanyamanda, maire de Butembo (Nord-Kivu).

 

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Parmi les autres attaques ces dernières semaines :

  • fin de février-début mars, les centres de traitement d’Ebola ont été attaqués à Butembo et dans la localité voisine de Katwa, déjà ;
  • le 19 avril, un médecin camerounais de l’OMS a été tué à Butembo par des hommes armés alors qu’il dirigeait une réunion d’une équipe anti-Ebola.
  • dans la nuit du 7 au 8 mai, un agent congolais de l’équipe de riposte contre Ebola a été assassiné à Vuhovi, qui est située dans la province du Nord-Kivu. Dans cette zone, un infirmier avait été enlevé puis tué par des forces armées.

 

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Le 8 mai toujours, des hommes armés ont lancé des attaques dans la ville de Butembo faisant une dizaine de morts, assaillants et forces de sécurité confondus. Ces violences ont de nouveau perturbé les activités sanitaires dans cette ville considérée aujourd’hui comme le principal foyer de l’épidémie.

 

Depuis le début du mois de mai, « c’est la cinquième journée consécutive durant laquelle les équipes de riposte ne sont pas en mesure de réaliser toutes les activités » nécessaires à Butembo, telles que la recherche active des cas dans la communauté, la vaccination et les enterrements sécurisés, a regretté le ministère de la santé.

 

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  • L’ONU dénonce le « délire total » des rumeurs 

Outre ces attaques, les autorités sanitaires sont également confrontées à la méfiance de la population : déni de la maladie, refus de la prévention, des soins… La chef de la Mission de l’ONU au Congo (Monusco), Leïla Zerrougui, a qualifié le 10 mai « cette histoire de délire total » qui consiste à dire « qu’il n’y a pas de maladie, qu’on veut nous empoisonner par ce qu’on est en train de gagner de l’argent sur nous ».

 

« Nous sommes ici pour travailler avec les autorités, mais nous sommes aussi ici pour dire aux populations que c’est vraiment incroyable qu’on puisse s’attaquer à celui qui vient vous soigner », a ajouté la responsable onusienne en déplacement à Butembo. De son côté l’OMS a dénoncé la « manipulation politique » de responsables locaux, visant à créer un sentiment d’hostilité contre le personnel luttant contre le virus.

 

Un reproche formulé également par le ministre de la santé congolais, le docteur Oly Ilunga : « A Butembo, nous étions optimistes après avoir conféré avec le patronat, la jeunesse, etc. Mais, les acteurs politiques, qui ont instrumentalisé la maladie, ont contribué à la désinformation de la population qui paie le prix fort. »

 

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A la fin de décembre 2018, Ebola a servi de prétexte à la Commission électorale nationale indépendante (CÉNI) pour annuler l’élection présidentielle dans la région de Beni-Butembo. Cette décision avait provoqué la colère des électeurs. « Suite à l’annonce de la CÉNI, 32 centres de santé ont été attaqués dans la ville de Beni », avait témoigné une responsable des urgences de Médecins sans frontières (MSF) au Monde. Alors, « en plus de la lutte au quotidien contre le virus », l’ONG a dû faire face à cet enjeu électoral et « dépolitiser Ebola », ajoutait-elle.

 

Dans cette région, la population se méfie des autorités, qui n’ont pas su mettre fin aux massacres de civils attribués aux miliciens ougandais des ADF (Forces démocratiques alliées). « La riposte dans sa conception et dans son pilotage ne tient pas compte de cette méfiance grandissante des populations », déclare à l’Agence France-Presse le professeur Godefroid Ka Mana, chercheur à Pole Institute, spécialisé des questions de paix dans la région des Grands Lacs.

 

Le Monde avec AFP / Publié le 16 mai 2019/ Mis à jour le 16 mai 2019/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/05/16/ebola-en-rdc-plus-de-1-100-morts-l-onu-denonce-le-delire-total-des-rumeurs_5462905_3212.html/

 

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