AFRIQUE/ FINANCES/ BANQUES : consolidation et difficultés
10 mai 2019  >  By:   >  A LA UNE, ECONOMIE AFRIQUE, FINANCES ET AFFAIRES  >  No Comment   //   83 Views

 

« AFRIQUE/ BANQUES/ Un secteur à fort potentiel : Ce qui renforce l’analyse de l’agence de notation selon laquelle le secteur bancaire en Afrique a un potentiel de croissance important à long terme. « En effet, la marge est encore grande. Premièrement, le taux de pénétration des banques est toujours faible (actifs bancaires à environ 63 % du PIB, selon le FMI), alors que l’urbanisation est croissante, l’utilisation accrue de la technologie mobile en particulier devrait permettre de libérer le potentiel.

Déjà, les comptes uniques d’argent mobile en Afrique subsaharienne ont atteint le nombre de 280 millions. En outre, l’utilisation de comptes d’argent mobile présente des avantages considérables pour les banques, notamment concernant les frais liés aux transferts… »

 

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1 – Banque : Les perspectives 2018 des banques africaines, selon Moody’s

 

Dans un récent rapport d’analyse qui couvre 41 banques dans 11 pays africains aux économies les plus dynamiques ou importantes en volume, l’agence de notation Moody’s a placé à « négative », les perspectives de 18 banques africaines sur les 41 qu’elle note. Seulement trois banques (opérant notamment au Maroc) sont dans des perspectives positives, tandis que 20 restent dans la stabilité sur le court terme.

 

La Tunisie et l’Afrique du sud concentre le gros des banques aux perspectives négatives. L’Egypte et le Nigéria concentrent quant à eux l’essentiel des banques aux perspectives stables. Dans l’ensemble, Moody’s estime que la rentabilité actuelle du secteur bancaire sera maintenue en 2018. On peut s’attendre selon ses experts, à des rendements moyens sur les capitaux propres de 17% et des redement sur l’ensemble des actifs de 2%.

 

Cette perspective positive prend en compte une projection à la hausse des revenus des banques, soutenus par une amélioration de près de 10% des intérêts qu’elles reçoivent en rémunération des crédits qu’elles accordent à l’économie. A l’exception de certains pays comme le Kenya, où les taux d’intérêts sont plafonnés, le secteur bancaire africain devrait profiter d’une hausse des rendements sur les obligations et bons des trésors émis par les gouvernements.

 

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Les banques africaines devraient aussi tirer profit des investissements réalisés en vue d’étendre l’inclusion financière, à travers notamment des solutions de technologie asociées aux services bancaires, comme le Mobile Banking. Moody’s estime cependant, que la rentabilité effective de ces engagements s’inscrit sur le long terme. Toutefois, ces perspectives positives n’occultent pas le fait que le secteur bancaire évoluera dans un environnement chargé de défis.

 

La reprise observée sur les prix des matières premières demeurera, selon les analystes de l’agence de notation, insuffisante pour améliorer le revenu par habitant et la création des emplois supplémentaires. Aussi, l’analyse relève que les banques devront faire avec un environnement marqué par la hausse de l’endettement et des déficits fiscaux, ainsi que des réglementations qui ne sont toujours pas en harmonie avec les standards internationaux, notamment pour des banques africaines en expansion dans la région.

 

Idriss Linge/ (Agence Ecofin) – Date de création: 27 décembre 2017/ Drnière modification le: 27 décembre 2017/

 

https://www.agenceecofin.com/banque/2712-53165-les-perspectives-2018-des-banques-africaines-selon-moody-s/

 

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2 – Finances publiques : Les emprunts des pays africains auprès des banques commerciales internationales sont annoncés à la baisse au cours de l’année 2019

Le recours des gouvernements d’Afrique à des emprunts auprès de banques commerciales internationales devrait ralentir au cours de l’année 2019, estime Standard & Poor’s. L’agence américaine de notation s’attend à ce que les 18 pays qu’elle note dans la région, sollicitent des prêts commerciaux pour seulement 55 milliards $, soit 10 milliards $ de moins qu’en 2018.

 

« Historiquement, l’Angola et l’Afrique du sud sont deux gros emprunteurs africains. Un faible niveau du rand et du kwanza par rapport au dollar, réduiront leurs besoins par rapport à la devise américaine », explique l’institution. Elle ajoute aussi que la réduction du gap de financement dans le budget du Nigéria devrait limiter ses interventions sur le marché international des prêts. Pareillement, Standard & Poors prévoit que les émissions d’obligations souveraines africaines se maintiendront à un certain niveau, malgré le durcissement anticipé des conditions du marché.

 

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Une hypothèse que partage aussi l’américain Citi, leader sur le marché des capitaux en Afrique subsaharienne, voit sous un angle différent. Le groupe bancaire pose comme réflexion de base que le maintien à un niveau élevé des prix du pétrole permettra à deux des principaux émetteurs d’obligations internationales africaines (Nigéria et Angola), de connaître un renforcement de leurs équilibres budgétaires. Toutefois cela ne devrait pas apporter des changements majeurs à leurs déséquilibres extérieurs, même si c’est dans une moindre proportion pour le Nigéria.

 

Les pays d’Afrique notamment subsaharienne, dont les monnaies sont soumises aux taux des marchés, ont dû puiser dans leurs réserves extérieures ou recourir au FMI, pour limiter de grosses dévaluations. Mais les équilibres retrouvés demeurent fragiles. De ce fait les besoins de financement en devises demeurent importants. Même la capacité à les mobiliser peut être délicate.

 

Idriss Linge/ Date de création : 28 février 2019/ (Agence Ecofin) –

 

https://www.agenceecofin.com/finances-publiques/2802-64331-les-emprunts-des-pays-africains-aupres-des-banques-commerciales-internationales-sont-annonces-a-la-baisse-au-cours-de-lannee-2019/

 

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3 – Les 25 banques africaines à fort impact régional

Une fois n’est pas coutume. Dans ce classement des 25 premières banques en Afrique, nous sortons du dictat du total bilan. Ne serait ce que parce que l’embonpoint n’est pas toujours signe de bonne santé, nous avons pensé que l’envergure d’une banque qu’exprime l’agrégation des actifs mérite d’être complétée par le chiffre d’affaires (PNB), le résultat net et, d’autre part, le réseau pays en Afrique.

 

C’est ce dernier élément qui revêt toute son importance dans notre classement car il est le seul qui porte le projet de développement régional. A l’arrivée, la plupart des institutions bancaires figurant dans les premières marches de ce classement allient à la fois l’envergure nationale et la densité du réseau. Ainsi, la Standard Bank, première de ce classement, avec 163 milliards de dollars d’actifs et un réseau couvrant 20 pays, se présente à des années-lumière du secteur bancaire africain.

 

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Par Rédaction – 9 septembre, 2018

 

https://www.financialafrik.com/2018/09/09/les-25-banques-africaines-a-fort-impact-regional/

 

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4 – Économie/ Banques africaines : des perspectives stables en 2019 mais…

 

Malgré la bonne trajectoire des groupes bancaires et la reprise économique dans les principales économies, les risques sont encore bien présents, avertit l’agence de notation Moody’s. Selon l’agence de notation Moody’s Investor Service, les banques africaines feront preuve de résistance en 2019, en particulier les banques égyptiennes, marocaines et mauriciennes notées par Moody’s, mais le resserrement de la situation financière mondiale représente un nouveau risque qu’elles ne devront pas perdre de vue.

 

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_ Les performances divergent d’une région à l’autre

«  Pour 2019, nous prévoyons que la plupart des banques notées maintiendront une rentabilité stable, accumuleront des réserves de fonds propres et conserveront un financement suffisant en monnaie locale », écrit Moody’s dans ses nouvelles perspectives publiées fin 2018. « Tandis que la croissance en Afrique se redresse, elle reste inférieure au potentiel. Nos perspectives stables pour les banques africaines reflètent les attentes d’une légère accélération de la croissance et d’une réglementation plus stricte qui favorise la stabilité financière, mais les risques sont toujours présents », a ajouté l’agence de notation.

 

Parmi ces risques Moody’s liste ceux liés à l’environnement opérationnel, notamment à cause des taux d’intérêt américains entraînant des sorties de capitaux sur les marchés émergents, conjuguées à la hausse de la dette publique et à la dépréciation de la monnaie, ce qui pourrait nuire considérablement à la qualité des prêts des banques africaines et à leur accès aux devises. Les analystes du rapport s’attendent à ce que plusieurs économies africaines affichent une légère reprise, les perspectives macroéconomiques se renforçant légèrement. L’agence de notation prévoit une croissance du PIB de 3,8 % en 2019, contre 3,1 % en 2018 et 2,7 % en 2017 pour les pays notés.

 

Cette croissance devrait être tirée par les prix relativement stables du pétrole et des produits de base, une production agricole plus forte, des ajustements de la politique intérieure et une demande intérieure forte. La croissance proviendra principalement de l’Afrique de l’Est, de l’Égypte et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui comprend le Bénin, le Sénégal, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Togo et la Guinée-Bissau.

 

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_ Les géants nigérians et sud-africains scrutés

La croissance sera toutefois modérée au Nigeria et en Afrique du Sud, respectivement de 2,3 % et 1,3 %, a déclaré Moody’s, qui s’attend à ce que des prix du pétrole plus stables stimulent l’accélération économique au Nigeria et prévoit une confiance accrue des entreprises et des investisseurs en Afrique du Sud. En effet, la fin de l’année 2018 a été plus bénéfique pour les banques de ces pays.

 

Au Nigeria, Access Bank Plc a racheté l’établissement de crédit Diamond Bank en grande difficulté. Cet accord fera d’Access Bank le leader national face à des géants comme Guaranty Trust Bank (GTBank) et Zenith Bank Plc., qui vont elles aussi se renforcer. Au Kenya, la plus grande banque commerciale privée, Commercial Bank of Africa (CBA) et la National Industrial Credit Bank (NIC) cotée à la Nairobi Securities Exchange (NSE), ont annoncé leur fusion pour devenir la troisième plus grande banque du pays.

 

Le groupe bancaire panafricain Oragroup présidé par Vincent Le Guennou et qui est dirigé par la Malienne Binta Touré Ndoyea levé 56,9 milliards de francs CFA, soit près de 100 millions de dollars. La plus importante opération de tous les temps sur la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), basé en Côte d’Ivoire. Pour Moody’s, les régulateurs ont également intensifié leurs efforts en 2018 en infligeant des amendes aux banques qui ne respectent pas les règles. « Une réglementation plus stricte et une meilleure supervision aideront également à résoudre les problèmes de gouvernance hérités du passé et à soutenir la stabilité financière des banques. »

 

 

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_ Un secteur à fort potentiel

Ce qui renforce l’analyse de l’agence de notation selon laquelle le secteur bancaire en Afrique a un potentiel de croissance important à long terme. « En effet, la marge est encore grande. Premièrement, le taux de pénétration des banques est toujours faible (actifs bancaires à environ 63 % du PIB, selon le FMI), alors que l’urbanisation est croissante, l’utilisation accrue de la technologie mobile en particulier devrait permettre de libérer le potentiel.

 

Déjà, les comptes uniques d’argent mobile en Afrique subsaharienne ont atteint le nombre de 280 millions. En outre, l’utilisation de comptes d’argent mobile présente des avantages considérables pour les banques, notamment concernant les frais liés aux transferts. Cet usage accéléré du mobile money permettra la réduction des coûts, car la technologie mobile utilise des agents à la place des succursales bancaires, et finalement augmentera la pénétration bancaire », dit Moody’s.

 

Toutefois, à court terme, Moody’s s’attend à ce que la qualité des prêts reste sous pression. Cela sera motivé par des problèmes hérités du passé, tels que des pratiques de gestion des risques faibles. « Pour 2019, nous prévoyons que le capital augmentera légèrement, sous l’effet de la génération de capital interne et du versement de dividendes modestes. La qualité du capital restera également solide », ajoute Moody’s. Mais la rentabilité des banques africaines reste globalement stable analyse Moody’s avec un rendement des capitaux propres avant impôts d’environ 16,5 % et un rendement des actifs de 1,9 %.

 

Par Le Point Afrique/ Publié le 06/01/2019/ Le Point.fr/

 

https://www.lepoint.fr/economie/banques-africaines-des-perspectives-stables-en-2019-mais-06-01-2019-2283665_28.php/

 

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5 – BANQUE/ Afrique centrale : les dirigeants de dix établissements bancaires sanctionnés par l’autorité régionale

 

La Commission bancaire d’Afrique centrale (Cobac) à infligé des blâmes aux présidents et directeurs des filiales de six banques et d’un institut de microfinance. En cause, la « détention injustifiée des devises à l’extérieur », mais aussi des violations des règles liées à la lutte anti-blanchiment et le non respect des normes prudentielles. 

Abbas Mahamat Tolli, le président de la Commission bancaire d’Afrique centrale (Cobac), par ailleurs gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), a infligé des blâmes aux dirigeants de dix établissements qui font partie de l’échantillon constitué par le régulateur pour recevoir des contrôles entre juin et juillet 2018.

 

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Ces sanctions administratives, infligées le 22 septembre 2018, viennent d’être rendues publiques. Les filiales des groupes BGFI au Cameroun, au Gabon et en Guinée équatoriale), d’Afriland First Group au Cameroun et en Guinée équatoriale), d’Ecobank au Cameroun et en Centrafrique sont concernées, ainsi qu’UBA Cameroun et Citibank Gabon. 

Le président du conseil d’administration et le directeur général adjoint du Crédit communautaire d’Afrique (CCA), une institution de microfinance à l’époque des faits n’y échappent pas, car les établissements de ce type sont obligés de passer par des banques pour des opérations avec l’extérieur. Mais la nouvelle directrice générale de CCA Bank – qui a entre-temps obtenu un agrément bancaire – est épargnée.

 

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_ Des pratiques qui se sont intensifiées ces deux dernières années

Les responsables de Société générale de Guinée équatoriale reçoivent un simple avertissement, la Cobac ayant reconnu leur bonne foi face aux infractions à la réglementation de change. Il est reproché entre autres aux dirigeants sanctionnés un défaut de rapatriement des devises, une détention injustifiée d’avoirs extérieurs, la non constitution de dossiers de domiciliation au moment des exportations et des importations de fonds ainsi qu’une violation des règles liées à la lutte anti-blanchiment, et le non-respect des normes prudentielles, notamment celles portant sur le contrôle interne et les positions de change. 

Ces pratiques se sont intensifiées ces deux dernières années, au moment où la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) connaissait une tension sur ses réserves de change depuis 2014 et le début de la crise économique.

 

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_ Comportement spéculatif

Ce comportement des banques se double du peu d’empressement des États à rapatrier leurs recettes d’exportation. Une préoccupation soulevée le 25 octobre 2018 par le président de la Cemac, Daniel Ona Ondo, lors du sommet extraordinaire de la Communauté, à Ndjamena. « Le réserves de change se situent en-deçà des trois mois d’importation requis, malgré la remontée des cours du pétrole et les appuis budgétaires reçus des bailleurs », déplorait-il.

Pour faire le point, Halilou Yerima Boubakary, le secrétaire général de la Cobac, a donc envoyé des missions de contrôle dans ces banques durant les mois de juin et de juillet derniers. « Les résultats montrent que toutes sont en infraction, car elles ont profité de cette pression sur les réserves pour adopter un comportement spéculatif », relève une source proche du dossier.

En fait, les établissements ont l’obligation de rapatrier les devises mises à leur disposition par les opérateurs économiques (les exportateurs principalement) et les résidents de la zone dans un délai de trente jours, pour les remettre à la banque centrale. Or les délais n’ont fait que s’allonger, les banques profitant également de l’absence d’un dispositif de surveillance au sein de la Beac.

 

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_ D’autres contrôles en cours

Pour corriger le tir, Abbas Mahamat Tolli a mis sur pied dès octobre une cellule spécialisée au sein de la banque centrale. Et un logiciel dédié est en cours d’acquisition. Par ailleurs, d’autres contrôles sont en cours auprès d’une dizaine de banques, congolaises, tchadiennes et centrafricaines notamment. Entre temps, un règlement communautaire a été adopté le 21 décembre 2018 pour compléter les sanctions administratives à l’égard des dirigeants par des sanctions financières. 

Les effets des premières mesures se ressentent déjà. « Les banques ont fait des efforts pour rentrer dans la norme. Les ressources de notre compte d’opérations évoluent positivement et viennent même d’atteindre 5 milliards d’euros, chose que nous n’avions plus observée depuis trois ans », souligne notre source.

 

11 janvier 2019/ Par Omer Mbadi – à Yaoundé

 

https://www.jeuneafrique.com/702542/economie/afrique-centrale-les-dirigeants-de-dix-etablissements-bancaires-sanctionnes-par-lautorite-regionale/

 

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6 – Le succès du Mobile Banking en Afrique et les perspectives d’avenir

 

Depuis plusieurs années déjà, le pouls économique de l’Afrique s’est accéléré, impulsant au continent une nouvelle dynamique de croissance. Parmi les mutations les plus spectaculaires observées, le secteur bancaire est sans doute l’un de ceux qui ont connu les plus importantes transformations. Pourtant, la majeure partie des africains ne possède toujours pas de comptes bancaires classiques et doit encore trop souvent compter sur des paiements en espèces ou passer par des services informels, afin de réaliser quotidiennement leurs transactions et autres paiements.

 

Face à ce faible niveau d’inclusion financière, une opportunité a vu le jour pour les oubliés du système bancaire : le mobile money ou l’argent mobile. Lancé pour la première fois au Kenya en 2007 par l’opérateur Safaricom (filiale du groupe britannique de télécommunication Vodafone), le mobile money est aujourd’hui un franc succès, dont le modèle est désormais reproduit dans 89 pays à travers le monde. L’Afrique, qui a vu naitre cette solution en reste cependant le fer de lance avec plus de 80% du continent couvert par des services d’argent mobile.

 

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Une innovation née au Kenya

C’est sous la forme d’un projet pilote initié en 2005 au Kenya que l’idée de l’argent mobile voit le jour. À l’origine, ce projet qui a rassemblé 500 personnes avait pour objectif de faciliter le remboursement de microcrédits, octroyés par l’institution de microfinance Faulu Kenya, à l’aide du réseau de revendeurs de crédits de communication de Safaricom. Durant six mois, les deux organisations ont réalisé un test pilote au cours duquel, les clients de l’institution de microcrédits ont utilisé les services de l’opérateur mobile pour rembourser leurs prêts.

 

Pourtant, alors que le projet est encore à l’essai, sa simplicité pousse rapidement les clients à se détourner de l’usage originel, effectuant des opérations qui n’avaient pas été prévues au départ comme des paiements de biens et services entre participants du test pilote ou des reconversions de la monnaie électronique en temps de communication envoyé à des membres de leur famille.

 

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À l’issue du test, Safaricom décide alors de modifier entièrement sa stratégie et de recentrer le service sur la fonction qui est sienne aujourd’hui : le paiement mobile. M-Pesa (M pour « mobile », PESA pour « argent » en langue swahili) est ainsi officiellement lancé en mars 2007 par Safaricom, premier opérateur mobile au Kenya. L’opération connait un succès immédiat et M-Pesa capta rapidement une part significative du marché des transferts d’argent au Kenya. Aujour­d’hui le service compte plus de 18 millions d’utilisateurs qui effectuent près de 8 millions de transactions par jour.

 

Cette success story de l’opération kenyane eût un écho retentissant et les plus importants opérateurs mobiles du continent, accompagnés d’établissements bancaires se sont successivement lancés sur ce qui est considéré aujourd’hui comme l’une des plus importantes innovations africaines de l’histoire. Ainsi, un an après sa cousine kenyane, l’opérateur mobile français Orange lance lui aussi son service « Orange money » présent aujourd’hui dans 14 pays dans le monde dont 11 en Afrique. Comme elle, une liste très longue de groupes de télécommunications propose désormais des services similaires à travers le continent. C’est le cas notamment de l’indien Airtel, de l’Emirati Etisalat, du Sud-Africain MTN et de plusieurs autres opérateurs nationaux et internationaux.

 

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_ Le paiement mobile, une solution adaptée au marché africain

Selon la GSM Association, l’Afrique subsaharienne possède aujourd’hui le record de pénétration du marché, avec 146 millions de comptes mobile money enregistrés, dont près de 62 millions sont actifs (c’est-à-dire plus de 90 jours d’utilisation sur l’année). À titre de comparaison, c’est trois fois plus que l’Asie du sud, dix fois plus que l’Amérique Latine et les Caraïbes et 13 fois plus que l’Asie de l’est et le Pacifique !

 

Plusieurs facteurs expliquent la réussite du business model du mobile money initié en Afrique, au premier rang desquels, la simplicité de la technologie. Si dès le départ le paiement mobile a convaincu et connu le succès escompté, c’est avant tout grâce à la simplicité et au faible coût des technologies sur lesquels il est adossé. En effet, la grande majorité des services de mobile money en Afrique utilise l’USSD (Unstructured Supplementary Service Data) comme technologie. Ce protocole, comparable à celui utilisé pour l’envoi de SMS a pour principal avantage d’être compatible avec 99% des mobiles en circulation, notamment les plus bas de gamme que l’on retrouve en grand nombre sur le marché africain. 

 

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L’USSD permet aux clients d’envoyer des instructions de paiement à leur fournisseur de service de monnaie électronique, qui en retour confirme à ces derniers l’exécution de la transaction souhaitée. Le faible coût de cette technologie simple d’utilisation a été un atout majeur dans le développement du mobile money en Afrique. Pourtant, le marché africain est en train d’évoluer, obligeant les établissements de monnaie électronique à s’adapter aux changements. La baisse du prix moyen des terminaux et le cap mis par de nombreux constructeurs (Alcatel, Samsung, Nokia, LG, etc.) sur le marché africain en proposant des smartphones à bas coûts, a modifié le marché. Aujourd’hui, 16,4% des terminaux en circulation en Afrique subsaharienne sont des smartphones.

 

Progressivement, en plus de l’USSD qui reste par ailleurs encore très majoritairement utilisé, la plupart des fournisseurs de mobile money s’adaptent, rendant désormais leur service accessible via des applications dédiées. Ces applications permettent aux utilisateurs d’effectuer les mêmes opérations qu’avec l’USSD, à savoir des transferts d’argent, transferts vers des comptes bancaires et de comptes bancaires vers un compte mobile Money, des paiements de factures (eau, électricité, téléphone, télévision, éducation, etc.), des achats de crédits téléphoniques, des consultations de soldes, etc. (…)

 

De L’Equipe Esprit Entrepreneur/ 23/05/2018/

 

https://www.espritentrepreneur.net/article/le-succes-du-mobile-banking-en-afrique-et-les-perspectives-d-avenir/332/

 

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7 – Groupe Nsia, une réussite africaine dans les domaines de la banque et de l’assurance

L’Afrique francophone manque aujourd’hui encore d’entreprises de taille suffisante pour créer de la valeur ajoutée, de l’emploi et répondre aux besoins d’un marché intérieur en pleine expansion.

 

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_ Le contexte de la création de NSIA

Une raison à cela : au lendemain des indépendances, le schéma de développement de l’Afrique reposait sur l’exportation de matières premières brutes, créant ainsi, à côté de l’indépendance politique, une dépendance économique et financière vis-à-vis de l’Occident et des bailleurs de fonds. Lors des grandes crises, face à leur incapacité à financer leur propre développement, les États africains ont été contraints, par le FMI et la Banque Mondiale, de mettre en place, dans les années 1990, des politiques d’ajustement structurel (PAS). C’est dans ce contexte que de nouveaux acteurs africains, prenant conscience qu’il ne peut y avoir de développement durable sans un secteur privé et des entreprises africaines. Jean Kacou Diagou, un esprit visionnaire, va alors créer, en 1995, NSIA, une compagnie d’Assurances-Dommages.

 

La volonté de Jean Kacou Diagou est de voir émerger, en Afrique, un secteur privé avec des entreprises de taille suffisante pour attirer les investisseurs. Dès 1996, NSIA réalise ses premières acquisitions en rachetant les filiales Vie et Non Vie des Assurances Générales de France (AGF) en Côte d’Ivoire. En 2018, le groupe NSIA est présent dans douze (12) pays de l’Afrique Centrale et Occidentale avec 1 Holding, 1 Fondation et 29 filiales en Assurances, Banque, Finance, Immobilier et Technologies, et il compte plus de 2 800 salariés.

 

En Côte d’Ivoire, son pays d’origine, le groupe compte 185 agences avec un objectif prévisionnel de 200 d’ici 2020. Le groupe est dirigé selon les standards internationaux de gestion et de bonne gouvernance avec un Conseil d’Administration, un Comité de Direction, un Comité Consultatif, un Comité d’Audit, un Comité de Rémunération et un Comité de Crédit.

 

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_ Itinéraire d’un « capitaine d’industrie »

Jean Kacou Diagou n’est ni un rêveur, ni un « aventurier », l’aventure laisse trop de place au hasard, mais il sait que son destin est d’entreprendre, de créer une société, ce qui demande une volonté, de la rigueur et du travail. Titulaire d’une licence en sciences économiques obtenu à l’Université d’Abidjan, entre 1967-1971. En 1972, il est diplômé du CNAM (Assurances du point de vue juridique et économique) et de l’Ecole nationale d’assurances (ENASS), à Paris. Il va occuper plusieurs postes, dont celui de vice-président du groupe Union africaine. Mais, le désir d’entreprendre est plus fort que tout. Il décide de se lancer.

 

En janvier 1995, il démissionne pour créer la Nouvelle Société Interafricaine d’Assurance, à capitaux africains. Son professionnalisme lui permet de réaliser un chiffre d’affaires de 900 millions FCFA dans la même année. En 1996, NSIA rachète les filiales vie et non vie des Assurances Générales de France (AGF) qui décident de se retirer du marché ivoirien. Le groupe NSIA-AGCI ainsi formé servira de socle à une remarquable expansion qui combine croissance interne et externe.

 

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_ La conquête de l’Afrique

À partir de sa base ivoirienne, Jean Kacou Diagou se lance à la conquête de l’Afrique. 1998, première opération au Bénin ; en 2000, le Gabon ; puis, le Sénégal (2002), le Congo (2004), le Togo (2005). Le groupe étend ensuite ses activités à la branche vie en créant pas moins de quatre filiales en 2005 : Congo, Gabon, Sénégal, Bénin. Courant 2006, l’ensemble des compagnies est regroupé au sein d’une holding dénommée NSIA Participations SA Holding qui pilote désormais les activités du groupe à partir de la Côte d’Ivoire.

 

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_ Ouverture du capital, diversification et consolidation

À la fin de cette première période d’un peu plus de dix ans, les performances du groupe incitent Emerging Capital Partners (ECP), un gestionnaire de fonds d’investissement dédiés à l’Afrique, basé à Tunis, à entrer, en 2008, dans l’actionnariat de NSIA. Sa participation est de 20% dans le capital du groupe ivoirien pour un apport de 22,95 milliards FCFA (49,34 millions USD). Pour accompagner ses activités d’assurance et de banque, le groupe NSIA investit dans les nouvelles technologies. Basée en Côte d’Ivoire, NSIA Technologies démarre ses opérations en 2012.

 

La société se spécialise dans les services informatiques, le conseil en sécurité des systèmes d’information et la gestion de projet. En mars 2015, la Banque Nationale du Canada (BNC) et le fonds de placement français dédié à l’Afrique «Amethis Finance» rachètent pour près de 91,53 millions USD, les parts détenues par Emerging Capital Partners (ECP). La BNC, l’un des plus importants groupes financiers canadiens pesant quelques 165,7 milliards USD en bourse et Amethis ont acquis respectivement 20,9% et 5,4% du capital de NSIA.

 

Les ressources financières générées accélèrent ainsi le développement du groupe et en font un des leaders africains de la bancassurance. L’entrée des nouveaux partenaires se matérialisera par des augmentations successives de capital. Le désormais banquier Diagou fait une autre acquisition le 24 novembre 2017. NSIA finalise l’achat du groupe bancaire ouest-africain Diamond Bank SA, filiale pour l’Afrique francophone du géant nigérian Diamond Bank.

 

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_ Un modèle de réussite en Afrique

Aujourd’hui, le groupe NSIA est un modèle de réussite en Afrique. « J’ai toujours eu envie de faire avancer les choses au plan national et international pour le secteur privé. Ce rôle, je continuerai de le jouer », explique l’homme d’affaires Jean Kacou Diagou qui a vu ses efforts être récompensés, entre autres, par le Prix national d’excellence 2018 du meilleur établissement financier et l’Award 2018 de la meilleure entreprise africaine lors du dernier CEO Forum d’Abidjan. Reconnue, la marque Nsia est le symbole même d’une réussite africaine, avec un développement fondé sur le dynamisme du secteur privé et des entrepreneurs.

 

Alice Ouédraogo, avec DM/ Posté par Afrikipresse 18/10/2018/

 

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8 – Banque : Le Top 100 des grandes banques africaines établi par The Banker est dominé par l’Egypte et le Nigeria

 

Le classement des 100 plus grandes banques africaines en 2016 publié par le magazine financier britannique The Banker fait la part belle aux établissements égyptiens et nigérians alors que les banques sud-africaines sont à la peine. Ce classement a été réalisé en fonction de six  indicateurs  (croissance du capital Tier 1, croissance des actifs, croissance des bénéfices avant impôt, rentabilité des actifs, rentabilité des capitaux propres et ratio coûts/ revenus) en se basant sur les données relatives à l’exercice 2014 (dernières données disponibles, NDLR). L’Egypte place cette année quatre banques dans le Top 10 des  meilleures banques africaines en termes de croissance des actifs. Il s’agit de l’Union National Bank Egypt, NBK Egypt, QNB Ahli Bank et  CIB Bank. 

 

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Quatre banques égyptiennes figurent également dans le Top 10 des meilleures banques africaines en termes de rentabilité des capitaux propres (Banque du Caire, HSBC Bank Egypt, Faisal Islamic Bank of Egypt, CIB Egypt). Dans ce domaine, la Banque du Caire arrive en deuxième position avec une rentabilité de capitaux propres de 72,2%. Le total des actifs des 16 banques égyptiennes figurant dans ce classement a augmenté de 16,7% sur un an, atteignant 204,8 milliards de dollars. La rentabilité globale des actifs de ces banques s’est élevée à 2,39% tandis que la croissance des bénéfices avant impôts s’est établie à 24,9%. La croissance du capital Tiers 1 des 16  banques égyptiennes en question a atteint 13,26% durant la période sous revue, tandis que la rentabilité de leurs capitaux propres a dépassé la moyenne continentale, pour se situer à 38,9%.

 

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Pour leur part, les banques nigérianes ont réalisé des performances remarquables. Union Bank of Nigeria (UBN) et Ecobank Nigeria arrivent en tête du Top 10 africain en ce qui concerne la croissance des bénéfices avant impôt, avec des taux respectifs impressionnants de 614% et 164%. La croissance des actifs des 14 banques du pays le plus peuplé d’Afrique figurant dans le Top 100 des plus grandes banques africaines s’est établie à 14%, tandis que la rentabilité globale de leurs actifs a dépassé la moyenne continentale, à 2,49%. Ces banques ont cependant affiché une croissance du capital Tier 1 de 10,29%,  et leur rentabilité des capitaux propres s’est située à 23,6%, soit quatre points au dessous de la moyenne continentale  (27,6%).

 

D’autre part, les actifs des banques kenyanes figurant dans le classement 2016 ont enregistré une augmentation de 12,5% en 2014 tandis que la rentabilité de leurs actifs s’est établie à 4,81%. Le capital Tier 1 des banques kenyanes a, quant à lui, augmenté de 13,4%, et la rentabilité des capitaux propres a atteint 38%. On notera dans ce cadre que Diamond Trust Bank Kenya figure dans le top 10 des banques africaines en termes de croissance des actifs et de croissance du capital Tier 1.

 

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The Banker souligne, par ailleurs, que les banques sud-africaines demeurent les championnes africaines en termes de taille du capital Tier 1. Standard Bank, FirstRand, Barclays Africa Group et Nedbank Group  occupent toujours les quatre premiers rangs dans ce chapitre. Toutefois, aucune banque sud-africaine ne figure dans le Top 10 des meilleures banques africaines en termes de croissance des bénéfices avant impôt cette année contre quatre établissements dans le classement The Banker 2015.

 

Cela s’explique essentiellement par le ralentissement de l’économie du pays le plus industrialisé du continent, selon le magazine du groupe Financial Times. A noter que le total des actifs des 100 premières banques africaines s’est élevé à 1230 milliards de dollars en 2014, en hausse de 5,03% par rapport à 2013. La rentabilité globale des actifs de ces banques a atteint 2,2%,  tandis que la croissance de leurs bénéfices avant impôt (plus de 27 milliards de dollars) s’est située à 10,32%.

 

Date de création: 20 janvier 2016/ Dernière modification le: 20 janvier 2016/ (Agence Ecofin) –

 

https://www.agenceecofin.com/banque/2001-35251-le-top-100-des-grandes-banques-africaines-etabli-par-the-banker-est-domine-par-l-egypte-et-le-nigeria/

 

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9 – Quelles sont les plus grandes banques d’Afrique en 2017 ?

 

L’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique vient de publier son 19ème numéro hors-série spécial finance, une édition annuelle du classement exclusif des 200 premières banques africaines. L’hebdomadaire Jeune Afrique s’astreint, depuis près de 20 ans, à dresser annuellement un classement des banques africaines, consacrant pour le coup son dernier hors-série à cette 19ème édition du palmarès.

 

«La base de données utilisée pour réaliser les classements comporte 1061 banques africaines (juridiquement basées sur le continent). Chacune a été contactée au moins une fois et jusqu’à cinq fois. Il nous aura fallu cinq mois pour obtenir 447 réponses et réaliser ainsi le palmarès des 200 premières banques africaines, les classements par zone et par critères», détaille Frédéric Maury, responsable du pôle « économie » de Jeune Afrique.

 

Pour concocter son classement général, le groupe s’est concentré sur la détention d’actifs pour chaque institut bancaire, comme le confirme Frédéric Maury: «Le classement général se fait sur la base du total de bilan 2016, converti en dollars au 31 décembre 2016. Tous les éléments financiers sont certifiés par les répondants.» Le hors-série englobe, d’autre part, un classement des banques par leur rentabilité et un autre par leur capacité.

 

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_ Le secteur bancaire africain tient bon

En dépit d’une détérioration très marquée de l’économie de deux de ses fers de lance, à savoir le Nigéria et l’Afrique du Sud, le secteur bancaire africain tient bon contre vents et marées. Si le total de bilan cumulé des 200 premières banques africaines poursuit sa tendance à la baisse, pour passer de 1497,2 milliards de dollars à 1471,4 milliards (-1,7%), le déclin reste moindre par rapport à l’année 2015 qui avait enregistrée un affaiblissement de 5,2%. Le produit net bancaire cumulé recule quant à lui de 2,3%, constate Frédéric Maury. Après des années de très forte croissance, les banques africaines ont vu les conditions d’opération se durcir, d’abord en 2008, puis plus nettement depuis la chute de la croissance sur le continent en 2015.»

 

Si, auparavant, les banquiers africains réfléchissaient principalement en terme de développement, de nouvelles priorités sont, désormais, apparues comme le relève Frédéric Maury: «Les grandes institutions se concentrent aujourd’hui essentiellement sur la réduction des coûts, l’augmentation de l’efficience opérationnelle, la digitalisation, la refonte des réseaux de distribution et la meilleure gestion des risques.»

 

Avec un taux de bancarisation toujours très maigre sur le continent, le groupe Jeune Afrique se veut optimiste pour les opportunités futures: «En raison de la sous-bancarisation (part des plus de 15 ans disposant d’un compte en banque) sur le continent (autour de 25% en moyenne, mais parfois moins de 10% dans certains pays), les perspectives restent excellentes pour le secteur. Toutefois, les contraintes se durcissent: concurrence très forte, durcissement réglementaire et augmentation des risques», note Frédéric Maury.

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_ La primauté sud-africaine et le dynamisme marocain

En terme de résultats, l’Afrique du Sud conserve sa prééminence et reste le premier pays représenté dans le classement des 200, avec 39,7% du total de bilan cumulé, suivi par l’Egypte (10,8%), le Maroc (9,85%) et le Nigeria (7,3%). L’Egypte et le Nigeria enregistrent une baisse considérable en raison de la dévaluation de leur monnaie nationale. Malgré l’apparition dans le classement des banques de la RD Congo, le poids de l’Afrique centrale continue de décroître: «L’Afrique centrale est la région la moins bien représentée dans le palmarès, avec seulement 1% du total de bilan cumulé, un chiffre en recul», reconnaît Frédéric Maury. L’Afrique de l’Est voit à l’inverse son poids se renforcer chaque année, à 6% désormais.

 

Quant à la région du Maghreb, la dynamique marocaine semble en marche: «Les banques marocaines voient en effet leur poids se renforcer d’année en année, en raison d’un programme très actif de déploiement en dehors du Maroc pour les trois plus grandes: Attijariwafa Bank, Banque centrale populaire et BMCE Bank of Africa. Attijariwafa Bank devient d’ailleurs cette année la sixième banque du continent et la première hors Afrique du Sud», conclut Frédéric Maury.

 

Octobre 2017/ PAR MEHDI PICCAND

 

https://www.bilan.ch/finance/quelles_sont_les_plus_grandes_banques_d_afrique_en_2017_/

 

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