AFRIQUE/ BANQUES ET ETABLISSEMENTS FINANCIERS : restructuration, consolidation et difficultés
21 juin 2018  >  By:   >  A LA UNE, ECONOMIE AFRIQUE, FINANCES ET AFFAIRES, STRATEGIES  >  No Comment   //   641 Views

 

«  Le mobile va rapporter 51 milliards de dollars à l’économie ouest africaine en 2022 (rapport GSMA) : 51 milliards de dollars, telle sera la contribution annuelle du secteur de la téléphonie mobile à l’économie ouest africaine d’ici 2022, rapporte le dernier rapport de GSMA rendu public ce 11 avril à Abidjan à la faveur de la rencontre « Mobile 360 – Afrique de l’Ouest ». Intitulé « L’économie mobile : Afrique de l’Ouest 2018 », le document relève que l’écosystème mobile a rapporté, fin 2017, 37 milliards de dollars de revenus dans la région, soit 6,5% du PIB, un chiffre qui devra croître de près de 38% à « 51 milliards de dollars » dans 5 ans, soit en 2022. 72 millions d’abonnés supplémentaires en 2025 : cette forte progression attendue s’explique par l’importante marge de manœuvre dont dispose les opérateurs dans la région… »

 

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1 – Orange Bank précise son plan de déploiement en Afrique

 

Le géant français des télécoms Orange annonce qu’elle lancera successivement sa banque mobile, Orange Bank, à Madagascar et au Mali au premier semestre 2018, suivie de la Côte d’Ivoire et du Sénégal dans la seconde moitié de l’année. Selon Bruno Mettling, Président-directeur général d’Orange pour le Moyen-Orient et l’Afrique, qui en a fait l’annonce, les activités bancaires d’Orange s’étendront au Niger et en Guinée au courant de l’année 2019.

 

La banque en ligne offrira aux utilisateurs en Afrique des services comprenant des produits d’épargne simples, l’accès aux services de crédit et l’assurance. Et M. Mettling d’annoncer qu’Orange Bank opérera dans les pays sélectionnés avec un partenaire encore anonyme et qu’elle s’appuiera sur les offres d’Orange Mobile Money, disponibles en Afrique depuis 2008 et qui compte plus de 12 millions d’utilisateurs actifs dans 18 pays.

 

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Selon le groupe, le lancement de la banque Orange est une illustration de son ambition de diversification de ses services, notamment dans les services financiers mobiles, qui, selon elle, offrent des perspectives de croissance significatives. Le Groupe vise à atteindre 400 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018 dans le secteur des services financiers mobiles, sur l’ensemble de ses marchés. Pour rappel, c’est en 2016, qu’Orange a pris une participation majoritaire dans Groupama Banque, devenue Orange Bank en 2017. Orange Bank a officiellement été mise en service en novembre dernier lorsqu’elle est devenue disponible en France métropolitaine.

 

Par Amadjiguéne Ndoye/ 12 avril, 2018

 

https://www.financialafrik.com/2018/04/12/orange-bank-precise-son-plan-de-deploiement-en-afrique/

 

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Le mobile va rapporter 51 milliards de dollars à l’economie ouest africaine en 2022 (rapport GSMA)

 

51 milliards de dollars, telle sera la contribution annuelle du secteur de la téléphonie mobile à l’économie ouest africaine d’ici 2022, rapporte le dernier rapport de GSMA rendu public ce 11 avril à Abidjan à la faveur de la rencontre « Mobile 360 – Afrique de l’Ouest ». Intitulé « L’économie mobile : Afrique de l’Ouest 2018 », le document relève que l’écosystème mobile a rapporté, fin 2017, 37 milliards de dollars de revenus dans la région, soit 6,5% du PIB, un chiffre qui devra croître de près de 38% à « 51 milliards de dollars » dans 5 ans, soit en 2022.

 

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. 72 millions d’abonnés supplémentaires en 2025

Cette forte progression attendue s’explique par l’importante marge de manœuvre dont dispose les opérateurs dans la région. Il est en effet estimé que près de la moitié de la population ouest n’est pas encore connectée au mobile. « À la fin de l’année 2017, il y avait 176 millions d’abonnés uniques en téléphonie mobile dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest (qui comprend les 15 membres CEDEAO, ndlr). Cela équivaut à un taux de pénétration de 47 % de la population de la région, contre seulement 28 % au début de la décennie », souligne le rapport.

 

Aussi, « 72 millions d’abonnés supplémentaires à la téléphonie mobile » sont-ils prévus en Afrique de l’Ouest d’ici 2025, ce qui augmentera le taux de pénétration des abonnés à 54 %. Une évolution expliquée par la dynamique démographique africaine, « plus de 40 % de la population dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne est âgée de moins de 16 ans ».

 

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. 94% de haut débit en 2025

Parallèlement, le secteur est engagé dans une transition vers la téléphonie mobile à haut débit sous l’effet de « l’expansion des réseaux 3G et 4G, la baisse des tarifs de données et l’accessibilité croissante aux téléphones intelligents (smartphones) ». La 3G couvre déjà les « deux tiers » de la population régionale, et l’adoption de la 4G est en progression rapide.

 

« Les réseaux 3G et 4G représentaient ensemble 36 % des connexions mobiles en Afrique de l’Ouest en 2017 et devraient atteindre 94 % du total d’ici 2025 » souligné le rapport. Et aux cours des deux prochaines années, les opérateurs locaux ont prévus de dépenser 8 milliards de dollars pour « construire et mettre à jour leurs réseaux ».

 

GSMA est une association qui regroupe près de 800 opérateurs et constructeurs du secteur du mobile dans 220 pays. L’organisation réunie ces 11 et 12 avril les plus importants acteurs du mobile d’Afrique de l’ouest et du centre au cours l’événement « Mobile 360 Series – West Africa » pour discuter des efforts de numérisation mis en place dans tous les secteurs économiques de l’espace CEDEAO.

 

Par Jean-Mermoz Konandi/ 12 avril, 2018

 

https://www.financialafrik.com/2018/04/12/le-mobile-va-rapporter-51-milliards-de-dollars-a-leconomie-ouest-africaine-en-2022-rapport-gsma/

 

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2 – L’Afrique subsaharienne domine le marché mondial du Mobile Money

 

Pionnière du transfert d’argent mobile, l’Afrique subsaharienne est toujours le leader mondial du secteur avec 19,9 milliards de dollars de transactions en 2017, soit 63% du chiffre mondial, et représentent les deux tiers du volume total des transactions. Avec ce chiffre la zone enregistre près de la moitié de tous les clients enregistrés dans le monde, selon les chiffres que vient de publier la GSMA, association qui représente près de 800 opérateurs et constructeurs de téléphonie mobile à travers 220 pays du monde.

 

En 2017, l’industrie mondiale du transfert d’argent mobile a traité des transactions d’une valeur de 1 milliard de dollars Us par jour et généré des revenus directs de plus de 2,4 milliards dollars. L’Afrique subsaharienne a été identifiée comme un marché leader à cet égard. A la même année, l’Afrique de l’Ouest et du Centre ont été les régions à la croissance la plus rapide du continent, entraînées par une forte croissance des comptes enregistrés dans les pays comme le Cameroun, la Côte d’Ivoire et le Ghana.

 

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Cette expansion fulgurante témoigne de la maturité du secteur dans cette zone du continent, comme l’illustrent les nouvelles tendances comme la croissance accélérée de l’interopérabilité des banques, l’adoption croissante des smartphones, la prolifération des entreprises FinTech, la numérisation de nouveaux secteurs de l’économie, et les efforts renouvelés des entreprises et des gouvernements pour atteindre les plus vulnérables et les moins bien desservis.

 

Par Amadjiguéne Ndoye / 15 mars, 2018

 

https://www.financialafrik.com/2018/03/15/lafrique-subsaharienne-domine-le-marche-mondial-du-mobile-money/

 

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3 – Côte d’Ivoire : le secteur bancaire affiche de bonnes performances

 

En Côte d’Ivoire, le secteur bancaire a enregistré 9 500 milliards de francs CFA de ressources collectées pour 9 000 emplois au cours de l’année dernière, a déclaré ce mardi le président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers de Côte d`Ivoire. Une performance qui représente 20% de croissance pour le secteur.

 

Le secteur bancaire de la Côte d’Ivoire est en pleine croissance. D’après M. Guy Koizan, président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers de Côte d`Ivoire (APBEF-CI), le secteur a réalisé une performance de 9500 milliards de Fcfa de ressources collectées pour 9 000 emplois au cours de l’année 2017, soit une croissance annuelle de 20%. Le responsable qui intervenait dans le cadre de la traditionnelle cérémonie de «Rentrée officielle 2018» de l’Association, a expliqué que même si le taux de bancarisation dans le pays reste très faible (16%, selon les données officielles de l’APBEF-CI), l’industrie bancaire en Côte d’Ivoire se porte plutôt bien.

 

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Concernant la bancarisation, selon les chiffres communiqués par le directeur exécutif de l’APBEF-CI, Serge Kouamelan, le secteur a enregistré, à fin 2016, 2,9 millions de comptes ouverts dans les banques en Côte d’Ivoire. Quant à l’effectif du personnel des banques à la même période, il était de 8 126 agents pendant que le nombre des banques passait de 25 à 30. Pour remédier au faible taux de bancarisation, le président de l’APBEF-CI a révélé qu’une grande campagne d’éducation financière sera organisée prochainement dans le pays en collaboration avec la Direction du Trésor ivoirien.

 

. 1 300 milliards en faveur des PME

Illustrant ses propos, M. Koizan a déclaré que sur une promesse de 1 300 milliards de financements en faveur des PME, dans le cadre de la «Finance s’engage», le secteur bancaire a affiché en novembre 2017 un taux de réalisation de plus de 70%. Pour le président de l’APBEF-CI, cette performance prouve la volonté ferme des banques en Côte d’Ivoire de soutenir le développement économique du pays.

 

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«Nous allons donner encore plus de moyens aux PME et aux populations afin de permettre la poursuite du développement économique du pays», a déclaré M. Koizan. Selon lui, au-delà du financement des PME, le secteur bancaire est toujours disponible une fois sollicité par l’Etat pour la mobilisation de ressources sur le marché local. M. Assahore Konan Jacques, directeur général du Trésor et de la comptabilité publique, a précisé de son côté que sur la période visée, le gouvernement a mobilisé sur le marché local pas moins de 1 000 milliards de Fcfa grâce au concours des banques et établissements financiers installés dans le pays.

 

Le patron du Trésor ivoirien n’a d’ailleurs pas manqué d’encourager les institutions financières à céder 80% des recettes d’exportation à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Cette opération représente un important défi pour la Côte d’Ivoire qui n’enregistre que 40% en termes de taux de rapatriement des recettes d’exportation.

 

Par Sylvain Vidzraku/ 25/04/2018/

 

https://afrique.latribune.fr/finances/banques-assurances/2018-04-25/cote-d-ivoire-le-secteur-bancaire-affiche-de-bonnes-performances-776642.html

 

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4 – BANQUE : Pourquoi les entrepreneurs africains investissent dans les banques

 

Ayant fait fortune ailleurs, les entrepreneurs africains investissent depuis quelque temps dans le très rentable secteur bancaire. Les défis sont énormes, et le succès n’est pas garanti. Éclairage. Plus qu’un frémissement, l’arrivée dans le secteur bancaire de plusieurs entrepreneurs africains ayant fait fortune ailleurs tend à se muer en lame de fond. L’Afrique de l’Ouest constitue l’épicentre de ce bouillonnement au regard du nombre d’agréments accordés ces dernières années.

 

Le 27 septembre 2017, la Commission bancaire de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) octroyait le précieux sésame à deux hommes d’affaires burkinabè. Fondateur du groupe de BTP Bonkoungou Mahamadou et fils (Ebomaf), Mahamadou Bonkoungou prend le contrôle de la Banque de l’habitat du Burkina Faso, tandis que son compatriote Apollinaire Compaoré, à la tête de Planor (assurance, téléphonie, négoce, distribution et transport), crée Wendkuni Bank International. Deux mois plus tard, la famille de l’assureur Jean Kacou Diagou reprenait 97,07 % du capital de Diamond Bank SA, filiale pour l’Afrique francophone du nigérian Diamond Bank.

 

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_ Au Sénégal, l’effervescence

L’effervescence s’est surtout emparée des chefs d’entreprise sénégalais. Le négociant en hydrocarbures Abdoulaye Diao, patron d’International Trading Oil and Commodities (Itoc), a concrétisé un projet vieux d’une décennie en lançant officiellement les activités de la Banque Outarde (LBO), en janvier. Kabirou Mbodje attend l’accord des autorités togolaises et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) pour s’emparer de la Société interafricaine de banque (Siab), jusque-là détenue par le holding Libyan Foreign Bank. Pour l’heure, il a rejoint son compatriote Babacar Ngom, PDG de Sedima Group (aviculture, minoterie, immobilier), au tour de table de Mansa Bank, basée à Abidjan.

 

En comparaison, l’Afrique centrale s’est surtout illustrée par l’octroi de licences bancaires à des groupes étrangers, si l’on excepte le cas du Camerounais Albert Nkemla. Présent dans l’assurance, l’immobilier, l’agro-industrie, les plantes médicinales, le fondateur d’Afrigroupe a obtenu il y a un an le feu vert de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) pour transformer sa société de microfinance, le Crédit communautaire d’Afrique (CCA), en banque.

 

Cependant, le peu d’empressement des autorités camerounaises à délivrer l’agrément a échaudé ses partenaires, le capital-investisseur AfricInvest et la société belge d’investissement pour les pays en développement BIO. Seul NSIA poursuit l’aventure. Cette réserve s’explique par un déficit d’expertise. « Neuf dossiers sur dix font l’objet d’un rejet parce qu’ils sont mal montés. Ils émanent souvent des locaux.

 

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_ Trouver de nouveaux relais de croissance

À cela s’ajoute l’omniprésence des politiques dans les tours de table, qui fait craindre à terme d’éventuels conflits d’intérêts », se justifie un cadre de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Ce fut notamment le cas de Fortuna International Bank for Development and Commerce, porté par le député camerounais Jean‑Claude Feutheu, qui essuya un refus au début de la décennie du fait entre autres de la présence dans le capital de l’actuel président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yéguié Djibril, ou du sénateur et ancien Premier ministre Simon Achidi Achu.

 

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« AVEC UN TAUX DE BANCARISATION OSCILLANT ENTRE 15 % ET 20 %, IL Y A DES SEGMENTS DE LA POPULATION, NOTAMMENT LES CATÉGORIES À FAIBLE REVENU ET LES ACTEURS DU SECTEUR INFORMEL, À CAPTER »

 

Cet intérêt pour la banque se justifie par la volonté de trouver de nouveaux relais de croissance. En cela, le secteur bancaire africain, en proie au retrait de grands groupes internationaux – à l’exception du français Société générale –, tout en bénéficiant de la montée en puissance de leurs homologues panafricains, offre des opportunités inespérées. « Avec un taux de bancarisation oscillant entre 15 % et 20 %, il y a des segments de la population, notamment les catégories à faible revenu et les acteurs du secteur informel, à capter. Connaissant le milieu, ces entrepreneurs peuvent permettre d’atteindre plus facilement ces cibles que dédaignent plus souvent les banques traditionnelles », relève Pierre-Antoine Balu, responsable des activités des services financiers en Afrique chez PwC.

 

Le secteur attire également par la forte rentabilité qu’il continue de dégager. « À titre de comparaison, la rentabilité sur fonds propres (ROE) est de l’ordre de 15 % en moyenne sur le continent, alors qu’on se situe autour de 8 % à 10 % en Europe », confirme Pierre-Antoine Balu.

 

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_ Démarche d’hybridation

Cet attrait s’explique également par la nécessité de trouver des synergies entre la banque et d’autres entités du groupe. L’entrée de Jean Kacou Diagou dans Diamond vise à consolider la logique de bancassurance du groupe NSIA. En ciblant la togolaise Siab, Kabirou Mbodje entend probablement développer une passerelle avec sa fintech Wari, une plateforme de transfert d’argent. Au Burkina Faso, Apollinaire Compaoré cherchera à déployer une stratégie de convergence entre le secteur financier et celui des télécoms, dont le premier jalon sera le lancement de Telecel Money, un service de transfert d’argent et de paiement de factures.

 

Une logique d’ouverture de la banque (open banking) qui séduit d’ores et déjà les analystes. « La tendance doit être une démarche d’hybridation qui amène la banque à devenir une espèce d’agrégateur de différents acteurs », reconnaît le responsable de PwC. De manière générale, emprunter le train de la digitalisation qui parcourt le secteur bancaire africain actuel, en s’insérant dans des canaux précis, comme le mobile banking, constituera l’une des clés de la réussite.

 

Mieux, la banque sert d’abord à financer les structures commerciales de l’entrepreneur. « Ces acteurs viennent de l’économie réelle et se sont quelquefois heurtés à un plafond de verre dans l’octroi du crédit. Ils comprennent que la propriété du capital, y compris bancaire, compte énormément en la matière », rappelle Serge Thiémélé, associé dans la société ivoirienne de conseil First Capital.

 

Fort utile, cette pratique a par le passé conduit à une concentration des risques préjudiciables à la banque. « Par le phénomène des prête-noms et des structurations subtiles, les promoteurs ont souvent accordé des prêts à des entités non bancaires du holding familial qui interrogent sur la moralité et la qualité des dirigeants quant au respect de l’orthodoxie financière », prévient le banquier Alain Nounke pour attirer l’attention des régulateurs.

 

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_ Capacité d’influence

L’un des facteurs, et non des moindres, réside aussi dans le pouvoir que confère le fait de détenir une banque. « Cela permet de choisir les projets à financer et dote les promoteurs d’une capacité d’influence considérable », soutient un analyste qui prend exemple sur des pionniers comme Paul Kammogne Fokam au Cameroun, Henri Claude Oyima au Gabon ou Bernard Koné Dossongui en Côte d’Ivoire. Un aspect qui n’a pas échappé aux nouveaux venus.

 

Encore faut-il survivre dans un environnement aussi encadré par les normes prudentielles et surveillé par des régulateurs qui ne cessent d’accroître leurs exigences. La clé réside dans le respect des canons du métier. « Le piège serait de reproduire le modèle de gestion qui certes a fait ses preuves dans d’autres secteurs, mais ignore que la banque a ses propres standards. Le choix approprié des équipes dirigeantes agréées par les régulateurs et l’instauration en interne de dispositifs de contrôle et de gestion du risque s’avèrent déterminants », estime pour sa part Alain Nounke. Une réserve qui ne semble pas insurmontable pour Serge Thiémélé. « S’ils ont su s’imposer dans l’assurance, l’immobilier ou les télécoms, il n’y a pas de raison pour que ce ne soit pas le cas dans la banque, pour peu que les règles soient respectées », assure-t-il.

 

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_ Une rentabilité inégalée

Selon McKinsey, la rentabilité des capitaux des banques africaines en 2017 a atteint 14,9 %, autant qu’au Moyen-Orient et dans les économies asiatiques émergentes. Plus du double de ce qu’offrent les marchés des économies développées. Et alors que les marges du secteur bancaire mondial sont restées stables, à 3,8 % en moyenne entre 2012 et 2016, celles des établissements africains ont gagné près d’un point de pourcentage, pour atteindre 6,8 %.

 

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Partenariat, la voie du salut

 

Choix stratégique ou exigence imposée par la Commission bancaire de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ? Toujours est-il que la Wendkuni Bank International d’Apollinaire Compaoré bénéficiera du partenariat de la Banque régionale de marchés (BRM Bank). De son côté, Mahamadou Bonkoungou, repreneur de la Banque de l’habitat du Burkina Faso à travers son groupe Ebomaf, est accompagné par la Banque de l’habitat du Sénégal (BHS).

 

Les entrants sollicitent de plus en plus le soutien d’acteurs mieux aguerris dans une industrie complexe et régulée. « C’est la voie à suivre, tout au moins dans le cadre d’un accompagnement initial. Et les régulateurs africains seraient mieux avisés de suivre l’exemple kényan », acquiesce le banquier Alain Nounke. Dans ce pays, la Banque centrale n’octroie d’agrément que si la nouvelle entité est contrôlée à 25 % minimum par une banque plus ancienne.

 

21 mars 2018 / Par Amadou Oury Diallo et Omer Mbadi/ Mis à jour le 21 mars 2018/

 

http://www.jeuneafrique.com/mag/540956/economie/banque-pourquoi-les-entrepreneurs-africains-investissent-ils-dans-les-banques/

 

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5 – Banque : L’Afrique est le 2ème marché bancaire mondial en matière de croissance et de rentabilité, selon McKinsey

 

L’Afrique est le deuxième marché bancaire à l’échelle mondiale, en matière de croissance et de rentabilité, après l’Amérique latine, selon une étude publiée le 28 février, par le cabinet d’audit et de conseil McKinsey. « Tiré par les services mobiles et l’attitude digitale très prononcée des Africains, le paysage bancaire du continent est parmi les plus excitants au monde », a souligné la firme américaine dans son rapport. Et d’ajouter : « Dans la plupart des régions du monde, le secteur bancaire est confronté à des rendements décevants et à une croissance atone. Mais le secteur bancaire africain offre un contraste saisissant dans la mesure où il connaît une croissance rapide et offre une rentabilité deux fois supérieure à la moyenne mondiale ».

 

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McKinsey révèle, dans ce cadre, que le nombre d’Africains bancarisés est passé de 170 millions, en 2012, à près de 300 millions, en 2017. Ce chiffre devrait atteindre 450 millions, dans les cinq prochaines années. Les revenus du secteur à l’échelle continentale devraient, quant à eux, passer de 86 milliards de dollars en 2017 à 129 milliards, en 2022. « Entre 2012 et 2017, les revenus du secteur bancaire africain ont progressé à un taux annuel de 11% par an, à taux de change constant. Et nous nous attendons à ce que ces revenus enregistrent un taux de croissance de 8,5% par an, au cours des cinq prochaines années, soit le niveau de croissance le plus élevé à l’échelle mondiale », souligne le cabinet.

 

Cette croissance appréciable n’est cependant pas équitablement répartie entre les divers sous-régions et pays du continent. Cinq pays africains seulement  (l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Egypte, l’Angola et le Maroc) représentent actuellement 68% des revenus bancaires globaux enregistrés sur le continent. De même, environ 60% de la croissance totale des revenus, prévue dans le secteur de la banque de détail, au cours des cinq prochaines années, proviendra de l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Nigeria, le Maroc et le Ghana. McKinsey souligne, par ailleurs, que le secteur de la banque de détail en Afrique a connu de nouveaux modèles commerciaux innovants qui ont représenté une réponse adéquate à de nombreux défis tels que le faible taux de bancarisation, l’utilisation massive du cash et la faiblesse des réseaux d’agences et de guichets automatiques de billets.

 

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« En Afrique, la transition vers les transactions bancaires digitales bat déjà son plein. Le volume de ce genre de transactions a augmenté de 13% par an sur le continent, entre 2014 et 2016, grâce à l’amélioration de la disponibilité, de la fiabilité et de la sécurité des canaux électroniques. Cela a fait de l’Afrique, le deuxième marché ayant la croissance la plus rapide au monde, en matière de paiements électroniques, après l’Asie-Pacifique », soulignent les auteurs du rapport, indiquant qu’environ 40% des Africains préfèrent aujourd’hui utiliser les canaux numériques pour effectuer des transactions bancaires.

 

Au rang des faiblesses du secteur bancaire africain, McKinsey cite notamment les coûts élevés du personnel, les processus dominés par le papier et la forte intensité en main-d’œuvre. La firme estime également que le risque de crédit demeure préoccupant, avec des prêts improductifs représentant plus de 5% des portefeuilles des banques africaines.

 

Jeudi, 01 mars 2018 / (Agence Ecofin) –

 

https://www.agenceecofin.com/banque/0103-54813-lafrique-est-le-2eme-marche-bancaire-mondial-en-matiere-de-croissance-et-de-rentabilite-selon-mckinsey

 

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6 – Banque : Les perspectives 2018 des banques africaines, selon Moody’s

 

Dans un récent rapport d’analyse qui couvre 41 banques dans 11 pays africains aux économies les plus dynamiques ou importantes en volume, l’agence de notation Moody’s a placé à « négative », les perspectives de 18 banques africaines sur les 41 qu’elle note. Seulement trois banques (opérant notamment au Maroc) sont dans des perspectives positives, tandis que 20 restent dans la stabilité sur le court terme. La Tunisie et l’Afrique du sud concentre le gros des banques aux perspectives négatives. L’Egypte et le Nigéria concentrent quant à eux l’essentiel des banques aux perspectives stables. 

 

Dans l’ensemble, Moody’s estime que la rentabilité actuelle du secteur bancaire sera maintenue en 2018. On peut s’attendre selon ses experts, à des rendements moyens sur les capitaux propres de 17% et des redement sur l’ensemble des actifs de 2%. Cette perspective positive prend en compte une projection à la hausse des revenus des banques, soutenus par une amélioration de près de 10% des intérêts qu’elles reçoivent en rémunération des crédits qu’elles accordent à l’économie. A l’exception de certains pays comme le Kenya, où les taux d’intérêts sont plafonnés, le secteur bancaire africain devrait profiter d’une hausse des rendements sur les obligations et bons des trésors émis par les gouvernements.

 

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Les banques africaines devraient aussi tirer profit des investissements réalisés en vue d’étendre l’inclusion financière, à travers notamment des solutions de technologie asociées aux services bancaires, comme le Mobile Banking. Moody’s estime cependant, que la rentabilité effective de ces engagements s’inscrit sur le long terme.

 

Toutefois, ces perspectives positives n’occultent pas le fait que le secteur bancaire évoluera dans un environnement chargé de défis. La reprise observée sur les prix des matières premières demeurera, selon les analystes de l’agence de notation, insuffisante pour améliorer le revenu par habitant et la création des emplois supplémentaires. Aussi, l’analyse relève que les banques devront faire avec un environnement marqué par la hausse de l’endettement et des déficits fiscaux, ainsi que des règlementations qui ne sont toujours pas en harmonie avec les standards internationaux, notamment pour des banques africaines en expansion dans la région.

 

Idriss Linge/ Mercredi, 27 décembre 2017 / (Agence Ecofin) –

 

https://www.agenceecofin.com/banque/2712-53165-les-perspectives-2018-des-banques-africaines-selon-moody-s

 

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7 – Afrique/ Création d’une Banque centrale africaine : Les experts planchent sur la feuille de route

 

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a abrité, hier, la réunion ordinaire du bureau de l’Association des banques centrales africaines. Au cours de cette rencontre, les participants vont examiner les actions engagées par ladite association et la Commission de l’Union africaine dans le projet de création de la Banque centrale africaine. 

 

Le processus de création de la Banque centrale africaine suit son cours. Ce point figure en bonne place dans l’ordre du jour de la réunion du bureau de l’Association des banques centrales africaines (Abca). Selon un document remis à la presse, ladite association et la Commission de l’Union africaine vont mettre en œuvre, à partir de 2018, des actions visant la création de la Banque centrale africaine. La Commission de l’Union africaine a inscrit dans son budget 2018 les ressources nécessaires à la création de l’Institut monétaire africain. «L’Institut monétaire africain sera créé pour entreprendre toute la préparation technique, statistique, institutionnelle et juridique pour la création de la Banque centrale africaine », renseigne le document.

 

Le commissaire aux affaires économiques de l’Union africaine, Victor Harison, absent mais dont le discours a été lu par son représentant, René Kouassi, a rappelé que la création des institutions financières de l’organisation figure dans son acte constitutif. Mais le processus risque de prendre du temps puisque l’Union africaine, constituée de 55 pays, doit prendre en compte 55 différentes réalités , a confié M. Harison.

 

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Il a salué la volonté de l’Association des banques centrales africaines d’aller de l’avant en organisant des réunions périodiques, des symposiums pour échanger, partager les expériences et mettre en œuvre le projet commun de « la convergence macroéconomique ». Il a annoncé la signature d’un accord de siège avec le Cameroun pour le Fonds monétaire africain. «Même si les choses n’avancent pas aussi rapidement que nous le souhaiterions ; aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous annoncer que l’accord de siège du Fonds monétaire africain sera signé le 5 mars prochain à Yaoundé entre le gouvernement camerounais et la Commission de l’Union africaine », a déclaré M. Harison.

 

Il a ajouté qu’une rubrique budgétaire est inscrite au budget 2018 de l’Union africaine pour amorcer la mise en œuvre de la stratégie conjointe Union africaine et Association des banques centrales africaines. A cet effet, poursuit-il, la Commission de l’Union africaine est en train d’élaborer un projet d’accord de siège qui sera négocié avec le Nigéria, pays hôte et surtout avec sa Banque centrale. «Dès lors que ce projet d’accord de siège sera conclu, la Commission, en coopération avec l’Association des banques centrales africaines, tentera d’installer l’Institut monétaire en recrutant, dans les plus brefs délais, les ressources humaines appropriées lui permettant de traduire, en la réalité, la feuille de route que constitue notre stratégie conjointe », a-t-il dit.

 

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La rencontre a été présidée par Lesetja Kganyago, gouverneur de la South african reserve bank et président en exercice de l’Association des banques centrales africaines. Le gouverneur de la Bceao, Tiémoko Meyliet Koné, a également pris part à la réunion. Au cours de cette rencontre, le bureau de l’Association des banques centrales africaines se penchera également sur le Programme de coopération monétaire en Afrique et l’intégration des systèmes de paiement. Il examinera aussi les actions initiées dans la coopération entre la Banque centrale européenne et la Federal reserve bank of New York.

 

24 FÉVRIER 2018/ Le Soleil (Dakar) / Par Aliou Kande

 

http://fr.allafrica.com/stories/201802240182.html

 

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