AÉRONAUTIQUE/ COMPAGNIES AERIENNES : technologies, avionneurs, nouveautés et perspectives
30 octobre 2020  >  By:   >  A LA UNE, FINANCES ET AFFAIRES, INFORMATIONS GENERALES, SCIENCE/ TECHNOLOGIES D’AVENIR  >  No Comment   //   124 Views

 

« ENTREPRISES ET MARCHÉS/ COMAC C919, le rival chinois de Boeing et Airbus : Un nouveau géant venu de Chine s’apprête à débarquer sur le marché de l’aviation. C’est un dossier qui ne fait pas vraiment les affaires de Boeing et Airbus, les deux géants actuels du marché de l’aéronautique. Alors qu’ils sont déjà fragilisés par la crise liée à l’épidémie de coronavirus, une nouvelle menace arrive de Chine, sous la forme d’un concurrent de taille, comme le rappelle CNN. Le COMAC (Commercial Aircraft Corporation of China) C919, un avion conçu directement dans le pays, vient d’entrer dans sa phase de tests. Un rival direct de l’A320 d’Airbus et du 737 de Boeing. »

 

The COMAC C919 vs Airbus A320 – An Aircraft Comparison - YouTube

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Boeing expects 737 MAX-9 to fly in April as larger version takes shape | Reuters.com

 

1 – Boeing : 1ère commande en 2020 pour le 737 MAX, pardon 737-8

 

La compagnie aérienne Enter Air a commandé ferme deux Boeing 737 MAX 8 plus deux autres en option, une première cette année pour le monocouloir remotorisé. Que l’avionneur appelle pour la première fois 737-8 dans une annonce de ce type, même si la famille devrait continuer à s’appeler MAX. Basée à l’aéroport de Varsovie-Chopin, la compagnie charter polonaise a signé le 19 aout 2020 pour quatre MAX supplémentaires, sans date de livraison précisée. Enter Air opère déjà 22 737-800 et deux des six MAX 8 commandés depuis 2015 (et entrés en service depuis fin 2018) ; tous ces avions sont configurés pour accueillir 189 passagers. « Lorsque le nouveau contrat d’achat sera pleinement exercé, la flotte de 737 MAX d’Enter Air passera à 10 avions », souligne Boeing dans son communiqué.

 

« Malgré la crise actuelle, il est important de penser à l’avenir. À cette fin, nous avons convenu de commander des appareils 737-8 supplémentaires. Suite aux contrôles rigoureux que subit le 737 MAX, je suis convaincu qu’il sera le meilleur avion du monde pour de nombreuses années à venir », a déclaré Grzegorz Polaniecki, directeur général et membre du conseil d’administration d’Enter Air.

 

Timeline: A brief history of the Boeing 737 MAX | The Seattle Times

 

La compagnie aérienne a en outre « finalisé un accord pour faire face aux impacts commerciaux découlant de l’échouement de la flotte de 737 MAX », accord dont les détails sont confidentiels ; l’indemnisation « sera fournie sous plusieurs formes et échelonnée sur une période de temps », explique cependant le constructeur. « Dans le cadre du règlement avec Boeing, nous avons convenu de réviser le calendrier de livraison des avions précédemment commandés en fonction des conditions actuelles du marché. Les conditions spécifiques du règlement sont strictement confidentielles, mais nous sommes satisfaits de la façon dont Boeing nous a traités comme son client », a ajouté le CEO.

 

Ihssane Mounir, vice-président principal Ventes commerciales et Marketing de Boeing, se dit « honoré par l’engagement d’Enter Air envers la famille Boeing 737. Leur commande de 737-8 supplémentaires souligne leur confiance dans l’avion et les hommes et les femmes de Boeing ». Il a ajouté : « Nous sommes impatients de tirer parti de notre partenariat de dix ans avec Enter Air et de travailler avec la compagnie aérienne pour remettre en toute sécurité toute sa flotte de 737 en service commercial ».

 

Premier recours en justice contre Boeing et ses 737 MAX | L'Echo

 

Cette commande est la première cette année du monocouloir remotorisé, cloué au sol depuis mars 2019 suite à deux accidents ayant fait 346 victimes chez les compagnies aériennes Lion Air puis Ethiopian Airlines. Ce qui pourrait expliquer l’utilisation du nom 737-8, une première dans un communiqué selon The Air Current ; même si Boeing n’a pas officialisé ce changement, il pourrait éloigner dans l’esprit du grand public le rapport du modèle avec les deux crashes.

 

Rappelons que la société de leasing ALC avait en janvier dernier recommandé au constructeur américain d’oublier la dénomination MAX pour des raisons d’image de marque ; elle avait alors reçu 15 des 150 MAX 8 et MAX 9 commandés. Et six mois plus tôt, un des 135 monocouloirs remotorisés attendus par la low cost Ryanair était apparu à la FAL de Renton avec l’inscription 737-8200, référence à la plus grande capacité (197 sièges) de l’appareil qui avait effectué son premier vol en janvier 2019 (l’EASA utilise en fait cette appellation depuis le début).

 

Source : www.air-journal.fr/ Publié le 20 août 2020/ Par François Duclos/

 

https://www.air-journal.fr/2020-08-20-boeing-1ere-commande-en-2020-pour-le-737-max-pardon-737-8-5222185.html/

 

South Korea bans delivery of Boeing 737 Max as US joins grounding - Nikkei Asia

 

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Le nouveau Boeing 777X pourrait effectuer son premier vol en juin - Capital.fr

 

2 – Boeing: 8 commandes, 13 livraisons, 777X et problèmes des 787 et MAX

 

Boeing a enregistré le mois dernier 8 commandes, dont 5 pour le 737 MAX, et livré 13 avions dont neuf à des compagnies aériennes. L’avionneur a trouvé un accord sur l’allongement des livraisons des 777X attendus par Qatar Airways, qui veut toujours les 60 exemplaires commandés, mais il fait face à une enquête de la FAA sur les problèmes de production des 787 Dreamliner. L’EASA a de son côté débuté ses propres vols de recertification du 737 MAX.

 

En aout 2020, le constructeur américain a enregistré pour le 737 MAX deux commandes de la part d’Enter Air en Pologne pour des MAX 8 et trois pour des acquéreurs anonymes, ainsi que trois commandes pour trois 777F de la part d’EVA Air à Taïwan. Depuis le début de l’année, Boeing affiche 67 commandes brutes, mais -378 après annulations et conversions, et -932 commandes nettes en tenant compte des modifications de normes comptables.

 

Bamboo Airways expands fleet with another Boeing 787-9 Dreamliner

 

Côté livraisons, Boeing a remis à ses clients le mois dernier 13 avions, dont deux 787-9 Dreamliner à United Airlines et deux autres à All Nippon Airways (ANA) et Vistara, trois 777F à Lufthansa Cargo en Allemagne, FedEx Express aux USA et DAE 4 Ireland en Irlande, et un 767-300F à FedEx. L’US Navy a reçu deux P-8A Poseidon, et l’US Air Force deux ravitailleurs en vol 767-2C. Depuis le début de l’année 2020, l’avionneur affiche 87 livraisons, lui laissant un carnet de commandes à effectuer (backlog) de 5120 avions dont 4162 737 (3408 MAX), 15 747, 84 767, 371 777 et 526 787 (plus deux BBJ).

 

Une bonne nouvelle est venue d’hier du patron de Qatar Airways Akbar Al Baker, qui a confirmé à AirlineRatings le maintien de sa commande pour 60 777X, cinquante 777-9 et dix 777-8. Les livraisons devraient débuter en 2022 (comme pour les prochains Airbus), mais s’étaleront désormais jusqu’en 2029. « C’est un très bon avion et nous les prendrons tous pour les remplacements de la flotte », a déclaré la dirigeant de Qatar Airways qui se dit « heureux que le 777X a été retardé, sinon nous en aurions pris livraison pendant la pandémie de Covid-19 ». La compagnie a déjà annoncé pour 2024 la sortie de flotte de ses derniers 777-200LR et -300ER.

 

First look: United Airlines shows off its first Boeing 787-10 Dreamliner

 

Le Dreamliner en revanche cause de nouveaux soucis à Boeing : après la découverte fin aout de problèmes de construction à Charleston sur huit exemplaires d’Air Canada, Singapore Airlines et United Airlines, désormais cloués au sol, l’avionneur a révélé hier avoir découvert des cas de « non-conformité » sur l’assemblage des stabilisateurs horizontaux à Salt Lake City. Plus de 900 exemplaires du biréacteur long-courrier pourraient être affectés selon certaines sources, le défaut ne présentant officiellement aucun danger pour la sécurité des vols et étant en cours de rectification sur les appareils non livrés. La FAA a annoncé l’ouverture d’une enquête, et l’avionneur reconnait que cela devrait avoir des conséquences sur le rythme de production du 787.

 

Boeing lands a showstopper deal to sell 200 new 737 Max planes - Los Angeles Times

 

Côté 737 MAX, dont la famille approche le millier d’annulations de commandes depuis les deux accidents qui ont fait 346 victimes chez Lion Air puis Ethiopian Airlines, l’EASA a débuté mardi ses propres vols de certification des modifications apportées par Boeing à son monocouloir remotorisé, suite à ceux effectués par la FAA début juillet et Transport Canada fin aout. Ces vols sont menés depuis Vancouver, où le MAX (7 N7201S) utilisé par les deux autres régulateurs passera par des tests similaires en présence des inspecteurs européens.

 

L’Agence européenne rappelle qu’elle travaille « régulièrement, en étroite coopération avec la FAA et Boeing, pour remettre en service le Boeing 737 MAX dès que possible, mais seulement une fois convaincu de sa sécurité ». Soulignant que Boeing a « encore quelques dernières actions à finaliser », l’EASA estime que « la maturité globale du processus de redesign est désormais suffisante » pour procéder aux essais en vol. 

 

Source : www.air-journal.fr/ Publié le 9 septembre 2020/ Par François Duclos/

 

https://www.air-journal.fr/2020-09-09-boeing-8-commandes-13-livraisons-777x-et-problemes-des-787-et-max-5222581.html/

 

Boeing liefert erste 737NG mit neuer "Sky Interior"-Kabine aus

 

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Transport aérien : le chinois Comac peut-il déstabiliser Boeing ?

 

3 – ENTREPRISES ET MARCHÉS/ COMAC C919, le rival chinois de Boeing et Airbus

 

Un nouveau géant venu de Chine s’apprête à débarquer sur le marché de l’aviation. C’est un dossier qui ne fait pas vraiment les affaires de Boeing et Airbus, les deux géants actuels du marché de l’aéronautique. Alors qu’ils sont déjà fragilisés par la crise liée à l’épidémie de coronavirus, une nouvelle menace arrive de Chine, sous la forme d’un concurrent de taille, comme le rappelle CNN. Le COMAC (Commercial Aircraft Corporation of China) C919, un avion conçu directement dans le pays, vient d’entrer dans sa phase de tests. Un rival direct de l’A320 d’Airbus et du 737 de Boeing.

 

The COMAC C919 vs Boeing 737 - An Aircraft Comparison - Simple Flying

 

Les trois appareils présentent des caractéristiques similaires. Il s’agit d’appareils bi-moteurs, monocouloir et avec la capacité de transporter de 150 à 180 passagers. Ils peuvent à la fois convenir pour des transports régionaux et domestiques. Un profil qui correspond parfaitement aux besoins du marché intérieur chinois. Or, c’est bien là que se trouve le véritable enjeu du marché aérien dans les prochaines années. Si les analystes prédisaient que la Chine serait le plus gros marché à l’horizon 2024, le pays a pris de l’avance en mai dernier, tirant notamment profit de la crise sanitaire.

 

Premier vol réussi pour le Comac C919, rival chinois d'Airbus et Boeing - Le Parisien

 

_ Déjà 815 avions commandés

Mais, la Chine veut se défaire de sa dépendance aux avions étrangers et c’est dans cette situation qu’arrive le COMAC C919. Le pays a en effet lancé un grand plan baptisé Made in China 2025. Si ce nouvel avion n’est pas encore opérationnel commercialement, le fait qu’il soit entré en phase de tests souligne à quel point l’échéance est proche. L’avion aurait un rayon d’action de 5.555 kilomètres et 815 commandes ont déjà été faites, venant de 28 entreprises différentes, surtout des compagnies aériennes chinoises. Si la plus grande partie de l’appareil a été imaginée et conçue en Chine, le Français Safran se charge notamment de la cabine, des toilettes ou encore des nacelles.

 

C919 vs MC21: Which NEWCOMER is BETTER? - YouTube

 

En début d’année 2020, plus de 200 nouveaux aéroports étaient prévus en Chine pour les 15 prochaines années. Des analystes ont aussi estimé que la Chine aurait besoin de plus de 8.000 nouveaux appareils sur les 20 prochaines années. Mais, la situation sanitaire risque de bouleverser la donne. Six appareils sont actuellement en phase de test. Au plus tôt, les opérations commerciales devraient commencer en fin d’année 2021 ou en début d’année 2022.

 

Source : www.capital.fr/ JÉRÉMY JOLY / PUBLIÉ LE 05/09/2020/ MIS À JOUR LE 06/09/2020/

 

https://www.capital.fr/entreprises-marches/comac-c919-le-rival-chinois-de-boeing-et-airbus-1379682/

 

Airbus A320, Boeing 737, COMAC C919: where do the suppliers come from? – The China Aerospace Blog

 

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Boeing and Airbus have 5 new challengers: Photos - Business Insider

 

4 – Les moyen-courriers russe MC-21 et chinois C919 poursuivent méthodiquement leurs essais en vol

 

Pendant que l’immobilisation au sol des Boeing 737 MAX se poursuit, les moyen-courriers russe Irkut MC-21-300 et chinois Comac C919 poursuivent méthodiquement leurs programmes d’essais en vol. Alors que l’immobilisation du Boeing 737 MAX a de fortes chances de se poursuivre pendant de longues semaines, on ne perd pas de temps du côté des constructeurs russe Irkut et chinois Comac. Leurs programmes respectifs de moyen-courriers MC-21-300 et C919 poursuivent méthodiquement leurs essais en vol. Le 27 décembre, le sixième et dernier prototype du Comac C919 a rejoint les essais en réalisant sans encombre son premier vol d’une durée de 2h05 min et durant lequel 30 essais ont été réalisés.

 

Chinese and Russians aim to end Airbus-Boeing duopoly

 

Des tests liés à l’insonorisation et l’éclairage cabine passagers. Deux jours plus tôt, le 25 décembre, le quatrième prototype du futur moyen-courrier russe Irkut MC-21-300 avait rejoint le programme des essais en réalisant son tout premier vol d’une durée de 1h40 min, là aussi sans encombre. Aux commandes, les pilotes d’essai Roman Taskaev et Oleg Mutovin. Le quatrième Irkut MC-21-300 d’essai avait  été transféré de l’atelier d’assemblage final à la division d’essais en vol de l’usine, le 28 novembre dernier. Début décembre, la Comac avait convoyé le cinquième prototype de son C919 à Nanchang dans le sud-est de la Chine, un peu plus d’un mois après que l’avion d’essai a effectué son premier vol.

 

Irkut MC-21-300 | Irkut Corporation | Alex_Eremite | JetPhotos

 

Le Comac C919 « 105 », soit le cinquième avion d’essais, est à Nanchang pour y subir une série d’essais, notamment ceux des freins, de détection d’incendie, ainsi que de l’alimentation électrique. Le 105 doit effectuer une série de vols d’essai en décollant de Nanchang, avec températures et une humidité extrêmes. Cet appareil a réalisé son premier vol le 24 octobre 2019. Le sixième et dernier prototype ou « 106 » est dédié aux essais de commandes de vol, de décrochage et de températures extrêmes. Deux autres avions sont utilisés quant à eux dans le cadre des essais statiques au sol.

 

China and Russia challenging the commercial aircraft incumbents

 

Motorisé par le CFMI Leap-1C, le Comac C919 revendique plus de 800 ventes fermes et engagements d’achats. Du côté d’Irkut, le précédent et troisième MC-21-300 d’essais, MC0004, a effectué de son côté son premier vol le 16 mars 2019. Il est équipé d’une cabine passagers ainsi que d’un équipement d’essai en vol, ce qui lui a permis d’être par la suite présenté à Istanbul, dans le cadre du salon salon Teknofest, qui s’est tenu du 17 au 22 septembre 2019 à Istanbul, cadre de la première démonstration de l’appareil en dehors de la Russie.

 

Source : www.air-cosmos.com/ 31/12/2019/ Yann Cochennec

 

https://www.air-cosmos.com/article/les-moyen-courriers-russe-mc-21-et-chinois-c919-poursuivent-mthodiquement-leurs-essais-en-vol-22317/

 

COMAC transfers fifth C919 jet for flight testing in Nanchang

 

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5 – Après le Su-57, la Russie s’apprête à créer le MiG-41, un chasseur-intercepteur de sixième génération

 

Le PDG du groupe MiG a affirmé que le prochain appareil serait capable d’effectuer des missions dans l’espace et qu’il pourrait arrêter des missiles hypersoniques. Une promesse qui laisse certains experts dubitatifs. “Notre futur avion de chasse le MiG-41 pourra effectuer des missions dans l’espace”. C’est en tout cas ce qu’avait affirmé lors d’une conférence de presse retransmise par Reuters Ilia Tarassenko, le PDG de constructeur aéronautique russe Mikoyan-Gourevitch (MiG).

 

Hypersonic Missile Designed for Su-57 Fighter Jet Ready for Testing - YouTube

 

Depuis, le patron a profité du 65ème anniversaire de l’entreprise pour préciser le projet et décliner les caractéristiques de cet aéronef qui se veut être un chasseur de sixième génération. Plus précisément, l’appareil pourrait voler entre la stratopause et la tropopause : c’est à dire entre 9.000 et 17.000 mètres d’altitude. Il atteindrait également une vitesse de 3.675 kilomètres par heure, soit évidemment davantage que la vitesse du son. Le groupe russe ambitionne que son MiG-41 soit le successeur du Sukhoi Su-57, un avion qui n’est lui-même… pas encore sorti. Ce dernier s’assimile à un chasseur multirôle dernier cri des forces aériennes russes. Il ne sera livré aux armées que d’ici la fin de l’année.

 

Le projet MiG est un peu trop présomptueux selon certains experts de la défense, rappelant que l’entreprise n’a pas produit de nouveaux modèles d’avions depuis le MiG-31 qui date de la guerre froide. Le MiG 1.44, le précédent prototype d’appareil développé par le groupe russe, avait été délaissé au profit de concurrent direct, le Sukhoi Su-47 Berkut à cause d’un manque de financement. “Ce n’est pas un projet mythique, c’est un projet lancé par MiG il y a longtemps. Nous menons intensivement ces travaux sous l’égide du Consortium aéronautique unifié (OAK) et nous présenterons prochainement les résultats au grand public”, a répondu Ilia Tarassenko, face aux critiques.

 

 

_ Le MiG-41 pourra abattre des missiles hypersoniques

En plus de voler à très haute altitude, le MiG-41 pourra abattre les missiles hypersoniques selon l’ancien commandant des Forces aérospatiales russes, Viktor Bondarev. Il sera l’avion le plus rapide de sa classe, abonde-t-il. L’appareil pourrait même être autonome ou être piloté à distance comme un drone. S’il devait initialement sortir des usines début 2020, l’avion ne sera probablement pas déployé avant 2025, puisque le développement et le design final du MiG-41 ne seront terminés que fin 2019. Et encore, il s’agit ici du scénario optimiste, car la sortie des usines pourrait se faire bien plus tard. Vasily Kashin, un expert de la défense russe, a déclaré à Business Insider que l’aéronef ne serait pas livré aux armées russes avant 2035, voire 2040.

 

US experts: No MiG-41 Russia will not appear

 

Un avis partagé par Justin Bronk, un expert militaire au Royal United Services Institute qui indique à Business Insider “qu’il n’y a aucune preuve que le Mig-41 puisse effectuer les missions avancées par son constructeur”. Comprendre que l’engin ne pourra ni voler dans l’espace, ni intercepter des missiles hypersoniques. Il ajoute : “La version modernisée du MiG-31 est déjà un fabuleux intercepteur adapté aux besoins de la Russie. Pourquoi s’embêter avec un nouveau projet farfelu ?”. Et de conclure : “Je croirai à ce projet quand je le verrai voler”. Plus optimiste, Richard L. Aboulafia, un analyste spécialisé dans les marchés de l’aérospatial estime qu’il “ne faut pas enterrer le MiG-41 tout de suite”. “Beaucoup de pays achètent des avions à MiG et personne n’achète des appareils à une entreprise sans futur, surtout dans le domaine de la défense”, a-t-il assuré à Business Insider.

 

Source : www.capital.fr/ AÉRONAUTIQUE/ THOMAS ROMANACCE/ PUBLIÉ LE 13/08/2019/ MIS À JOUR LE 13/08/2019/

 

https://www.capital.fr/economie-politique/apres-le-su-57-la-russie-sapprete-a-creer-le-mig-41-un-chasseur-intercepteur-de-sixieme-generation-1347298/

 

 

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6 – L’US Navy lance le programme « Next Generation Air Dominance » pour remplacer ses F/A-18 Super Hornet

 

Contrairement à l’US Air Force et à l’US Marine Corps, la marine américaine n’a jamais eu l’intention de faire de l’avion de combat de 5e génération F-35 l’épine dorsale de son aviation embarquée, ce rôle devant revenir au F/A-18 Super Hornet, ainsi qu’à la version « guerre électronique » de ce dernier, à savoir l’E/A-18 Growler. Selon les plans actuels, au total, l’US Navy compte en effet commander 273 F-35C auprès de Lockheed-Martin. Seulement, la question du remplacement des F/A-18 et des E/A-18 finira par se poser tôt ou tard. D’où la mise en place d’une structure qui aura à définir ce que sera son prochain avion de combat, qui serait de sixième génération. C’est en effet ce qu’a annoncé, la semaine passée, James Geurts, le secrétaire adjoint à la marine chargé de la recherche, du développement et des acquisitions.

 

Navy Developing America's New Fighter Jet: 6th Generation Fighter

 

Ainsi, le Naval Air Systems Command [NAVAIR], rapporte USNI News, vient de créer un bureau qui supervisera le programme Next Generation Air Dominance [NGAD], autrefois appelé programme F/A-XX. Cela étant, des études sur l’avenir de l’aviation de combat ont d’ores et déjà été conduites durant ces dernières années. La DARPA, l’agence de recherche du Pentagone, a ainsi conduit le programme « Air Dominance Initiative », avec l’objectif d’identifier les technologies susceptibles d’être utiles pour une nouvelle génération de chasseurs-bombardiers.

 

En outre, aussi bien Lockheed-Martin que Boeing ou Northrop Grumman ont également eu l’occasion de développer leur vision de ce que pourrait être un avion de combat de 6e génération… Mais sans forcément être en phase avec les besoins susceptibles d’être exprimés par l’aéronavale américaine ou l’US Air Force. En 2016, Northrop Grumman avait estimé que, pour un tel appareil, la vitesse et la maniabilité ne seraient pas des facteurs déterminants, contrairement au rayon d’action, à l’autonomie, à l’informatique embarquée et la furtitivité. Et d’avancer que la présence à bord d’un équipage ne serait pas forcément nécessaire. « Gardez-vous l’homme ou la femme dans l’avion ou gardez-vous l’homme ou la femme dans la mission? », avait en effet demandé Tom Vice, alors responsable de la branche aéronautique du groupe.

 

 

Quoi qu’il en soit, l’US Navy n’a rien dit sur les capacités qu’elle attend du successeur du F/A-18 Super Hornet, si ce n’est que ce sera un appareil de 6e génération. En clair, cela signifie qu’il sera au centre d’un « système de systèmes », c’est à dire qu’il aura la capacité d’évoluer aux côtés d’effecteurs déportés, de drones et d’autres plateformes au sein d’un « cloud de combat ». Une autre certitude est que cet avion issu du programme NGAD aura une autonomie plus importante que les actuels F/A-18 Super Hornet et F-35C… afin de maintenir le porte-avions qui le mettre en oeuvre au-delà de la portée des armes anti-navire. Il est question d’un rayon d’action 50% supérieur.

 

Autre élément qui semble acquis : l’US Navy veut un avion avec un équipage à bord et qui ne soit pas le dérivé d’un appareil qui existe déjà, l’idée étant de développer un chasseur-bombardier correspondant exactement à ses besoins. Cependant, selon l’analyste Bryan Clark, chercheur à l’Hudson Institute, ce F/A-XX pour intégrer de nombreuses capacités du F-35C, mais avec une technologie mise à jour et une portée plus grande. « L’idée serait de faire progresser ces mêmes capacités et de les intégrer dans une architecture conçue autour d’un modèle du 21e siècle. Vous obtiendrez ainsi une fusion et une intégration plus fluides de tous les capteurs, de meilleures façons d’interagir avec le pilote et une plus grande intégration des opérations autonomes », a-t-il confié à USNI News.

 

ArtStation - Sixth Generation F/A-XX Fighter, Rodrigo Avella

 

De son côté, s’appuyant sur une étude publiée en 2018 par le Center for Strategic and Budgetary Assessments [CSBA], un centre de réflexion basé à Washington, Forbes pense que le futur appareil embarqué de l’US Navy devrait être « capable d’intercepter des avions ou des missiles de croisière ennemis et de les engager avec des missiles air-air ou des armes à énergie dirigée ». Et de l’imaginer « rapide et maniable », doté de contre-mesures, étant attendu que la furtivité ne sera pas forcément un élément déterminant en raison de l’évolution des radars et des capteurs passifs fonctionnant en en réseau.

 

« Si l’US Navy suit les conseils du CSBA, écrit Forbes, son futur F/A-XX pourrait être très différent du F/A-18 non furtif à courte portée et du F-35 furtif à courte portée. En effet, un chasseur de nouvelle génération rapide, aux longues jambes et raisonnablement maniable pourrait finir par ressembler beaucoup au dernier chasseur rapide, aux longues jambes et raisonnablement maniable » [de l’aéronavale américaine]. Nous parlons, bien sûr, du légendaire F-14. »

 

Reste que le coût d’un tel programme s’annonce faramineux. Selon un étude publiée récemment par le Congressional Budget Office, il en coûterait 67 milliards de dollars pour remplacer les F/A-18 Super Hornet entre 2032 et 2050 et 22 milliards pour en faire de même avec les E/A-18 Growler. Et cela, alors que l’US Navy espère que son prochain avion embarqué sera rapidement mis au point.

 

Source : www.opex360.com/ PAR LAURENT LAGNEAU/ 24 AOÛT 2020/

 

http://www.opex360.com/2020/08/24/lus-navy-lance-le-programme-next-generation-air-dominance-pour-remplacer-ses-f-a-18-super-hornet/

 

 

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7 – Etats-Unis : l’US Air Force fait voler un nouveau chasseur, développé en secret, qui pourrait succéder aux F-35

 

L’avion de combat du futur de l’US Air Force, destiné à épauler ou à succéder aux actuels F-22 et F-35 dans la mission de supériorité aérienne, a déjà volé dans le plus grand secret, a révélé un haut responsable du Pentagone, cité par des médias américains. Le prototype de cet appareil de nouvelle génération a été réalisé en un temps record, grâce au dessin numérique moderne, a indiqué mardi le secrétaire adjoint à l’Air Force chargé des acquisitions, de la technologie et de la logistique, Will Roper, lors de la conférence annuelle organisée par l’Air Force Association (AFA). Roper a affirmé que les États-Unis ont, en secret, développé et fait voler le démonstrateur d’un nouvel avion de combat, dans le cadre du programme « Next Generation Air Dominance » (NGAD] de l’US Air Force, selon les magazines ‘Air Force Time’, indépendant de la force aérienne américaine, et ‘Defense News’.

 

The US Air Force's radical plan for a future fighter could field a jet in 5 years

 

_ Nous sommes prêts à construire l’avion de nouvelle génération avec une approche inédite

Le NGAD vise à mettre au point un « système de systèmes » autour d’un avion de combat dit de sixième génération appelé « Penetrating Counter Air » (PCA) et destiné à remplacer les actuels F-15C Eagle et F-22A Raptor. Cet appareil serait placé au centre d’un réseau comprenant des drones, des effecteurs et d’autres capteurs avancés. « Nous avons déjà construit et fait voler un démonstrateur du programme NGAD. Nous avons battu des records en le faisant […].

 

Nous sommes prêts à construire l’avion de nouvelle génération avec une approche inédite », a déclaré Roper. Il faisait référence à la « Digital Century Series initiative », qui repose sur les avancées de l’ingénierie numérique qu’il promeut depuis son entrée en fonction. Cette initiative doit permettre de développer plus rapidement de nouveaux avions de combat, afin de garantir la supériorité opérationnelle de l’aviation militaire américaine, laquelle disposerait ainsi d’appareils toujours à la pointe de la technologie. Cette approche avait déjà été utilisée dans les années 1950/1960.

 

Source : www.rtbf.be/ Belga/ Publié le mercredi 16 septembre 2020/ Publié le mercredi 16 septembre 2020/

 

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_etats-unis-l-us-air-force-fait-voler-un-nouveau-chasseur-developpe-en-secret-qui-pourrait-succeder-aux-f-35?id=10585923/

 

 

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8 – Calendrier avancé pour le drone S-70 « Okhotnik »

 

United Aircraft (UAC) est en passe d’accélérer son programme de drone sans pilote (UAV) S-70 « Okhotnik » (Hunter) avec une avance de 12 mois sur le calendrier initial. Le Ministère russe de la Défense espère une livraison avancée à 2024 au lieu de 2025. Le calendrier de livraison accéléré a été reconnu publiquement pour la première fois lorsque le président russe Vladimir Poutine a rencontré le directeur général de l’UAC, Yuri Slyusar, pour une mise à jour des plans de développement de produits de la société le 3 août dernier.

 

Conçu par Sukhoi, filiale de l’UAC, le prototype S-70 a décollé pour la première fois en août 2019. Le drone est conçu pour transporter une charge utile de 6’000 kg et dispose d’un rayon d’action de 6’000 km et un plafond opérationnel de 59’000 pieds. Le drone est capable de transporter des missiles air-air et du matériel de reconnaissance et d’attaque au sol. Le S-70 est « notre drone d’attaque lourd aux capacités sans précédent, ayant le plus grand rayon de combat, la plus large gamme d’armes et la plus large gamme d’équipements », explique Yuri Slyusar.

 

Le S-70 a une apparence similaire aux drones de type aile volante construits par plusieurs pays, dont le chinois Sharp Sword, le français Dassault/Saab avec le Neuron, le BAE Systems Taranis du Royaume-Uni et le Northrop Grumman X-47B des États-Unis. La forme de l’aile volante a intrinsèquement une section transversale radar inférieure.  La Russie affirme que son S-70 est également recouvert d’une peinture absorbant les ondes radar.

 

Actu] Premier vol du drone S-70 Okhotnik – Red Samovar

 

_ Le drone Sukhoi S-70 Okhotnik :

Le drone S-70 Okhotnik (Udarno-Razvedyvatelnyi Bespilotnyi Kompleks), ou « complexe de frappe sans reconnaissance » produit par l’avionneur Sukhoi dispose d’une signature basse, un schéma aérodynamique d’aile volante et une masse au décollage de 20 tonnes. Il est composé de matériaux composites et d’un revêtement absorbant les radars. Le drone dispose des équipements de reconnaissance des plus avancés. Les travaux de développement datent de 2011. L’Okhotnik est assemblé à l’usine d’aviation de Chkalov, située à Novossibirsk. Le drone serait doté d’un réacteur Klimov RD-33MK sans postcombustion.

 

Le gouvernement russe a signé un accord de développement avec le bureau de design Sukhoi en 2011, date à laquelle le drone était décrit comme un « aéronef de sixième génération ». L’Okhotnik aurait une vitesse maximale de 1’000km à l’heure. Selon un porte-parole de Sukhoi, le drone est prévu pour détruire les systèmes de défense aérienne, les communications, le commandement et le contrôle de l’ennemi.

 

L’Okhotnik sera un drone totalement autonome. Autrement dit, il pourra décoller, accomplir sa mission et atterrir sans ingérence humaine. L’utilisation d’armes nécessitera l’approbation de l’homme, en maintenant un « homme, un expert » capable d’analyser de manière critique une situation de combat et, si nécessaire, d’abandonner une attaque. L’Okhotnik sera le pionnier dans la mise au point d’un système d’intelligence artificielle de combat qui sera éventuellement utilisé par les chasseurs russes de la sixième génération. tel le Su-57 « Felon ».

 

Source : //psk.blog.24heures.ch/tag/aviation+russe/ Octobre 2020/

 

http://psk.blog.24heures.ch/tag/aviation+russe/

 

 

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9 – Israël prévoit un achat «massif» de drones pour contrer l’Iran et ses alliés

 

Israël mise sur l’achat et le développement « massifs » de drones afin d’accroître sa supériorité militaire sur ses ennemis, l’Iran et ses alliés, et mener des opérations en zone urbaine, a annoncé jeudi l’armée en dévoilant les grandes lignes de son plan quinquennal. Ce plan 2020-2024 a été approuvé par le ministre de la Défense Naftali Bennett, présenté au premier ministre Benyamin Nétanyahou et sera « approuvé » par le Conseil des ministres, ont indiqué les militaires.

 

Il « améliorera la létalité de l’armée, en termes de précision et de réduction de la durée des campagnes » militaires, a déclaré dans un communiqué le chef de l’armée israélienne Aviv Kohavi. L’armée israélienne voit le Hezbollah libanais, le Hamas palestinien et les forces iraniennes Qods comme ses principaux ennemis. Ces organisations « ont une capacité et une structure dignes d’une armée » et se préparent à un « barrage massif et sans précédent de roquettes et de missiles contre la population civile d’Israël et des infrastructures », a déclaré le porte-parole de l’armée Jonathan Conricus.

 

New Israeli UAV - The IAI "Super Heron" - YouTube

 

L’attaque pourrait venir de « deux à trois fronts » et ce, « simultanément », voire inclure des missiles de plus longue portée, a-t-il précisé lors d’une conférence téléphonique. Israël mise pour l’heure sur son bouclier antimissile « Dôme de fer » pour intercepter les roquettes tirées pour l’essentiel de la bande de Gaza, enclave palestinienne contrôlée par le mouvement islamiste armé Hamas qui a livré trois guerres à l’État hébreu depuis 2008. Deux ans plus tôt, Israël avait livré une guerre au Hezbollah, considérée comme la « première de l’histoire » où le nombre d’heures de vol des appareils sans pilote était « supérieur » à celui des avions avec pilotes, selon une étude de l’université de Tel-Aviv. 

 

À l’époque, les drones étaient essentiellement israéliens. Or l’État hébreu a vu depuis ses rivaux se doter de drones, réduisant, selon certains experts, l’écart technologique entre Israël et ses ennemis. « Nous voulons créer un plus grand écart entre nos capacités et celles de nos ennemis », a indiqué M. Conricus, en terme défensif, comme les systèmes antidrones, mais aussi offensif, avec le développement de drones capables de mener des frappes en « milieu urbain ».

 

« Nous allons acquérir un nombre massif-acquérir, développer, ajuster et remettre à neuf — de drones afin d’être en mesure de mener des frappes très précises… contre des ennemis qui se terrent ou se retranchent dans des zones urbaines », a ajouté M. Conricus. Israël est déjà l’un des premiers producteurs de drones au monde, avec les États-Unis et la Chine. L’armée n’a pas dévoilé jeudi les sommes nécessaires à la mise en œuvre de ce plan qui garde une constante : la menace, selon l’État hébreu, posée par l’Iran.

 

Source : www.lapresse.ca/ Publié le 13 février 2020/ AGENCE FRANCE-PRESSE

 

https://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/2020-02-13/israel-prevoit-un-achat-massif-de-drones-pour-contrer-l-iran-et-ses-allies/

 

 

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Revenue and passenger losses in Middle East and African airlines continue in free fall | Atalayar - Las claves del mundo en tus manos

 

10 – L’impact de l’épidémie de Covid-19 sur le secteur aérien

 

Les compagnies aériennes du monde entier ont fait les frais de l’épidémie de coronavirus, que ce soit en termes d’emplois ou, plus globalement, de fonctionnement. Ainsi, par exemple, la compagnie italienne Alitalia a reçu trois milliards d’euros sous forme de prêt bancaire garanti par l’État, celui-ci devenant, de fait, le propriétaire de l’entreprise. En Allemagne, l’État entend acquérir 25 % du capital de la compagnie Luftansa, tandis que la compagnie Air France-KLM se montre peu optimiste sur les mois à venir. Alors que l’épidémie se poursuit en automne et que le nombre de voyageurs reste au plus bas, les transporteurs et les aéroports sont toujours en difficulté, annonçant qui des licenciements, qui une réduction du trafic.

 

Emirates' Tim Clark: Coronavirus is a black swan event for the airline industry - The National

 

Octobre 2020

 

Qatar Airways plans major layoffs due to coronavirus crisis | Atalayar - Las claves del mundo en tus manos

 

Septembre 2020

 

► Retrouvez les articles des mois précédents dans Archive – L’impact de l’épidémie de Covid-19 sur le secteur aérien

 

Source : www.veilleinfotourisme.fr/ Publié le 30 octobre 2020

 

https://www.veilleinfotourisme.fr/entreprises-et-clienteles/transports/l-impact-de-l-epidemie-de-covid-19-sur-le-secteur-aerien/

 

How safe is air travel during COVID-19? | Science| In-depth reporting on science and technology | DW | 29.10.2020

 

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Les fortunes diverses des compagnies africaines face au Covid 19. Dossier.

 

11 – AFRIQUE/ Les compagnies aériennes africaines en zone de turbulence

 

Malgré les difficultés liées à la Covid-19, ces compagnies s’apprêtent à reprendre leurs vols. Mais il leur sera difficile de rester compétitives. Depuis le début de la pandémie du nouveau Coronavirus, le trafic aérien a considérablement baissé dans le monde. En Afrique également, on a observé peu de mouvements dans le ciel. Mais la plupart des compagnies aériennes africaines ont désormais repris leurs vols régionaux, même si certaines comme South African Airways en faillite, sont dans une mauvaise posture. 

 

Le coronavirus cloue au sol 95 % des compagnies aériennes africaines

 

Cette compagnie aérienne était l’une des plus puissantes sur le continent avec Ethiopian Airlines et Kenya Airways qui a également subi des pertes importantes et est en cours de nationalisation. La plus solide financièrement, la compagnie aérienne éthiopienne, s’est déjà plainte d’une perte de 550 millions de dollars début avril. Les compagnies aériennes africaines risquent de perdre six milliards de dollars de revenus et trois millions d’emplois par rapport à 2019, selon l’association internationale de l’aviation.

 

Top 10 Airlines that are on Egypt's Favorite Airlines List | by Travel | Medium

 

_ Redécollage et mesures de protection

 Alors que la pandémie reste d’actualité, les vols long-courriers sont de nouveau à l’ordre du jour mais avec tout de même des horaires de vol réduits. Mais, si avec le redécollage des vols, certains s’inquiètent de la propagation de la Covid-19, Phuthego Mojapelo, expert en aviation en Afrique du sud se montre plutôt rassurant :
« Le gouvernement sud-africain a mis en place des mesures extrêmes en ce qui concerne ce qui doit arriver aux compagnies aériennes qui opèrent dans le cadre de la situation Covid-19. Cela signifie que tous les passagers qui monteraient à bord devraient être soigneusement contrôlés et fournir un historique de leurs voyages. La plupart de nos avions en Afrique sont équipés de HEPA, un filtre qui empêche le virus de survivre dans les avions. »

 

Flying doctors in Africa mobilise for Covid-19 medevacs

 

_ Le trafic a largement baissé dans les aéroports africains

Dans les aéroports, la température des passagers est contrôlée et le port du masque recommandé. Le système de climatisation permet également l’aération.

 

 Tribune] Et si le coronavirus était une opportunité historique pour l' aviation africaine ? – Jeune Afrique

 

_ Economie en berne

Sur le plan économique, il faudra un certain temps pour que les compagnies retrouvent leurs niveaux d’avant la pandémie. Cela pourrait avoir un impact sur le prix des billets qui sont restés jusqu’à présent inchangés. Selon Cord Schellenberg, expert de la navigation aérienne, « de nombreuses compagnies aériennes africaines auront du mal à survivre à la concurrence. Elles ont besoin du soutien du gouvernement, comme on peut le voir en Europe, aux États-Unis et en Asie ». Schellenberg pense que le prix d’un billet d’avion est important. Il s’attend à des prix moins élevés pour les particuliers afin de stimuler la demande. En revanche, les personnes qui se déplacent pour les affaires devront creuser plus profondément dans leurs poches si le marché se redresse.

 

Source : www.dw.com/fr/ Date 07.07.2020/ Auteur Martina Schwikowski, Carole Assignon/

 

https://www.dw.com/fr/les-compagnies-a%C3%A9riennes-africaines-en-zone-de-turbulence/a-54084446/

 

Evacuation D'urgence Sur Le Vol AT750 : Les Précisions De Royal Air Maroc

 

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Covid-19: menace sur les commandes d'Airbus et Boeing - Challenges

 

12 – Covid-19 : Boeing reste confiant dans l’avenir, malgré les difficultés financières des compagnies aériennes

 

Le constructeur américain estime que les secteurs de l’aviation commerciale et de la défense sortiront renforcés de l’épreuve du coronavirus. Pour un peu, Boeing n’aurait pas vu passer la crise. A l’occasion de la publication de ses prévisions à dix ans, l’avionneur américain « évalue le marché de l’aviation commerciale et de la défense à 8 500 milliards de dollars [environ 7 222 milliards d’euros] d’ici à 2028. » Une prévision très proche de celle établie en 2019, avant la survenue de la pandémie de Covid-19, qui tablait sur un marché de 8 700 milliards de dollars pour la prochaine décennie.

 

Covid-19] Airbus et Boeing foudroyés, la production d'avions pourrait chuter de moitié en 2020 - L'Usine Aéro

 

« Nous sommes convaincus que les secteurs de l’aviation commerciale et de la défense surmonteront ces défis immédiats, retrouveront leur stabilité et sortiront renforcés de cette épreuve », a déclaré, mardi 6 octobre, Marc Allen, directeur de la stratégie de Boeing. Toutefois, la pandémie aura quand même une incidence sur les ventes d’avions. Boeing prévoit que, pour les dix ans à venir, les compagnies n’auront besoin que de 18 350 appareils neufs, évalués à 2 900 milliards de dollars.

 

Une baisse de 11 % par rapport aux prévisions établies en 2019. Les choses devraient rentrer dans l’ordre à plus long terme. D’ici à 2040, l’avionneur de Seattle envisage les besoins des compagnies à plus de 43 000 avions neufs. Il y a un an, il tablait sur 44 000 appareils d’ici à 2038… Moins optimiste ou peut être plus prudent, Airbus n’a pas souhaité réactualiser ses prévisions de 2019. Avant l’avénement de l’épidémie, l’avionneur tablait sur 39 210 avions d’ici 2038.

 

COVID-19: The role of the airport operator in customer experience management | ACI World Blog

 

. « 300 000 dollars par minute »

L’allant de Boeing semble à l’opposé des difficultés, principalement financières, des compagnies aériennes, les clientes des avionneurs. Selon l’Association du transport aérien international (IATA), le pire pourrait rapidement survenir, à savoir les premières faillites. Car les caisses des compagnies vont rapidement être vides. En moyenne, leurs trésoreries ne leur permettront pas de tenir plus de 8,5 mois. A en croire la CGT, Air France « a de quoi tenir jusqu’au début du troisième trimestre 2021 ». Elles brûlent leur cash à grande vitesse : 77 milliards de dollars rien que pour le second semestre, estime IATA. Chaque mois, elles consomment 13 milliards de dollars, précise Alexandre de Juniac, directeur général de IATA. Soit « 300 000 dollars par minute », ajoute-t-il.

 

Et ce n’est pas fini. L’année 2021 s’annonce meurtrière pour nombre de compagnies. Selon IATA, elles auront besoin de 60 milliards à 70 milliards de dollars, car la crise s’installe durablement. Le petit rebond observé au début de l’été a vécu. Dès la mi-août, l’activité a replongé. « Les réservations ne sont pas au niveau. La saison d’hiver, qui court d’octobre à mars 2021, ne sera pas bonne », a estimé, mercredi 7 octobre, le cabinet de conseil Archery Strategy Consulting. Selon lui, « aux Etats-Unis, certaines compagnies sont en train de mourir, faute d’argent ».

 

Source : www.lemonde.fr/ Par Guy Dutheil/ Publié le 07 octobre 2020/ Mis à jour le 08 octobre 2020/

 

https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/10/07/covid-19-boeing-reste-confiant-dans-l-avenir-malgre-les-difficultes-financieres-des-compagnies-aeriennes_6055171_3234.html/

 

Covid-19: la Royal Air Maroc va se séparer de 900 salariés dont 180 pilotes | Financial Afrik

 

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MRO Industry Highlights 2018 | Proponent

 

 

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