INTERNET/ RESEAUX SOCIAUX : l’autre Internet, avec ses forces et ses faiblesses
11 avril 2018  >  By:   >  A LA UNE, ELECTRONIQUE/ NUMERIQUE/ INFORMATIQUE, SCIENCE/ TECHNOLOGIES D’AVENIR  >  No Comment   //   553 Views

 

Afrique/ Internet/ Réseaux sociaux/ le continent africain de plus en plus connecté : Facebook, Instagram ou encore LinkedIn, ces réseaux sociaux sont de plus en plus plébiscités sur le continent africain. Le nombre de ses utilisateurs a bondi en 2016 : 146,6 million d’internautes africains possèdent par exemple un compte Facebook, selon une étude réalisée par Medianet, un cabinet tunisien. Etat des lieux. Parmi les pays les plus connectés, l’Egypte est au sommet. Là-bas, trente-trois millions de personnes, soit un peu plus d’un tiers de la population du pays, possèdent un compte Facebook. »

 

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1 – Scandale Facebook : le mea culpa de Mark Zuckerberg devant le Congrès

 

L’audition mardi 10 avril du jeune patron du géant américain était très attendue en plein scandale sur l’appropriation des données privées de millions d’utilisateurs par une société prestataire de la campagne de Donald Trump en 2016. Une audition de plusieurs heures, pour laquelle le PDG de Facebook avait troqué son éternel t-shirt gris pour un costume sombre. Devant deux commissions conjointes, Zuckerberg, mal à l’aise dans cet exercice, s’est à nouveau longuement excusé, a promis plus de sécurité sur sa plateforme en laissant les parlementaires américains visiblement sceptiques.

 

« Seriez-vous prêts à partager avec nous le nom de l’hôtel où vous venez de passer la nuit ? 
– Non, répond Mark Zukerberg, auditionné pour la première fois par le Congrès.
– Voudriez-vous nous dire avec qui vous avez échangé des messages la semaine dernière ?
– Je n’aurais sans doute pas envie de partager cela ici publiquement, répond-il.

 

Sur son réseau social, insinue le sénateur de l’Illinois, ce droit à la vie privée n’a pourtant pas été respecté : pour 87 millions d’abonnés dont les données personnelles ont été siphonnées. Visage tendu, mal à l’aise en costume cravate, seul sur le grill, le PDG de Facebook a subi le feu des questions de deux commissions sénatoriales pendant 4h30. « Je vais vous le dire gentiment : vos règles d’utilisations craignent », lui lance le sénateur John Kennedy.

 

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_ « Arrêtez de vous excuser »

Après le scandale Cambridge Analytica, les parlementaires veulent savoir si Facebook est désormais capable seul de protéger les données de ses usagers et d’éviter leur manipulation politique ou bien s’ils doivent se charger de réguler le réseau social. Les élus veulent aussi des garanties sur l’ingérence russe : « Il y a des gens en Russie dont le travail est de manipuler nos systèmes, c’est une course aux armements », dit Zuckerberg. « L’un de mes plus grands regrets c’est que nous avons été lents pour identifier » les ingérences étrangères via le réseau dans la campagne, a-t-il dit.

 

Le PDG de Facebook s’excuse encore plusieurs fois sans remettre en question son modèle, qui pour oui est « sûr ». Sceptique, une sénatrice finit par lui dire : « Arrêtez de vous excuser et commencez à changer. » Mark Zuckerberg n’en finit plus de s’excuser depuis la révélation du scandale Cambridge Analytica mi-mars, qui a nui fortement à l’image du groupe et fait baisser sa valeur boursière. Le titre a néanmoins fini en nette hausse mardi, de 4,50%. Le multi-milliardaire sera à nouveau interrogé ce mercredi.

 

Par RFI/ Publié le 11-04-2018 / Modifié le 11-04-2018/ Avec notre correspondant à San Francisco,  Eric de Salves

 

http://www.rfi.fr/ameriques/20180411-scandale-facebook-mea-culpa-mark-zuckerberg-congres

 

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2 – Audition du PDG de Facebook, Mark Zuckerberg : une discrète revanche de l’Europe

 

L’approche européenne, qui tente d’imposer des régulations aux grands groupes du numérique, semble gagner du terrain aux Etats-Unis, comme l’ont montré mardi les questions des sénateurs américains. « Les Européens ont raison sur certaines choses », a admis Mark Zuckerberg devant le sénateur républicain Lindsey Graham qui lui demandait si les Européens avaient raison en matière de régulation. Bien sûr, le dirigeant de Facebook cherchait à ne pas donner entièrement gain de cause à ce parlementaire qui, avec 43 collègues, l’a auditionné plus de cinq heures, mardi 10 avril.

Mais entendre le fondateur, président-directeur général et actionnaire du plus grand réseau social du monde, l’un des plus célèbres représentants de la Silicon Valley, concéder du terrain à la logique du Vieux Continent est symbolique. Et résume en partie le changement d’ambiance politique aux Etats-Unis, autour du pouvoir des grandes plates-formes numériques et de leur possible soumission à des lois plus strictes.

 

Mark Scott, journaliste spécialisé en technologies pour le site d’information américain Politico s’est amusé sur Twitter de l’évolution du discours : « En 2017, l’avis des Etats-Unis sur l’approche européenne de régulation des entreprisestechnologique : “C’est un racket protectionniste destiné à nuire à l’Amérique !”  En 2018, l’avis des Etats-Unis après le dernier scandale de Facebook sur les données : “Ne pourrions-nous pas avoir les mêmes protections que l’Europe ?” »

 

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_ L’inspiration du « RGPD » européen

Mardi, lors de l’audition, la sénatrice démocrate Maria Cantwell a renchéri : « Pensez-vous que la régulation européenne [en matière de vie privée] devrait s’appliquer aux Etats-Unis ? », a-t-elle demandé. Réponse de Mark Zuckerberg : « Tout le monde sur la planète a le droit au respect de sa vie privée. […] J’imagine que les choses seraient un peu différentes aux Etats-Unis, où nous avons une sensibilité légèrement différente, mais nous voulons mettre en place partout dans le monde le “consentement éclairé” et d’autres choses qui sont contenues dans le RGPD [règlement général sur la protection des données]. »

 

Le patron de Facebook faisait référence au règlement qui doit entrer en vigueur dans l’Union européenne le 25 mai. Le réseau va-t-il appliquer partout ses principes, qui prévoient par exemple le droit de supprimer ses données ? Probablement pas. Mark Zuckerberg joue un peu sur les mots : le 5 avril, après avoir jugé le RGPD « très positif », il avait promis de mettre à disposition dans le monde entier « les mêmes contrôles et paramètres » sur la vie privée, mais « probablement » pas dans « le même format ».

 

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_ Changement de ton après Obama

Il n’empêche : l’approche moins permissive envers les grandes entreprises du numérique, en vigueur dans l’Union européenne, gagne du terrain. « Ma position n’est pas qu’il ne faut pas qu’il n’y ait pas de régulation. La vraie question est : quelle est la bonne régulation ? », a rappelé Mark Zuckerberg, conformément au nouveau mot d’ordre adopté par l’entreprise en réponse aux pressions politiques.

 

Mardi, quelques sénateurs d’inspiration libérale ont bien rappelé le risque de « surréguler » le secteur technologique. Mais la tonalité a changé depuis l’époque où Barack Obama raillait les enquêtes anticoncurrentielles lancées par la Commission européenne, dans un entretien au site Recode en 2015 : « Pour la défense de Google et Facebook, la réponse européenne est ici surtout guidée par des motivations commerciales. (…) Certains fournisseurs de services qui n’arrivent pas à concurrencer les nôtres essaient en gros de leur mettre des bâtons dans les roues. »

 

« Dans le domaine technologique, les Européens ont parfois l’impression d’être en retard, mais être en retard quand la direction générale n’est pas bonne… Ça peut vouloir dire être en avance », rappelle Cathy O’Neil, autrice d’un livre sur les dangers des algorithmes (Weapons of Math Destruction, Crown, 2016, non traduit), interrogée en marge du sommet sur l’intelligence artificielle organisé le 29 mars à Paris par le gouvernement.

 

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_ Des élans politiques similaires des deux côtés de l’Atlantique

Aux Etats-Unis, de nouvelles réglementations pourraient voir le jour. Mardi, le sénateur démocrate Ed Markey a demandé à Mark Zuckerberg s’il soutiendrait le vote du « consent act », un projet de loi qui impose « comme en Europe » le consentement préalable d’un utilisateur avant de pouvoir utiliser ses données. « En principe oui, mais les détails importent », a esquivé M. Zuckerberg. Récemment, certains ont défendu la création d’une agence américaine de protection des données – un débat qui peut paraître surprenant vu d’Europe et particulièrement de France, où la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) applique depuis 1978 la loi du même nom.

 

Egalement évoqué mardi, le débat autour de la « responsabilité » de Facebook sur les contenus publiés fait écho à des discussions européennes : la révision en cours de la directive européenne sur les services de médias audiovisuels vise ainsi à renforcer les obligations des plates-formes numériques. Dans un autre domaine, Google a annoncé récemment la création de Google News Initiative, qui étend au monde entier son programme de soutien financier au journalisme, né en France en 2013 puis élargi à l’Europe en 2015.

 

Enfin, les attaques répétées de Donald Trump envers Amazon et son patron, Jeff Bezos, accusés de « ne pas payer leurs impôts » peuvent faire penser aux velléités de la Commission européenne d’imposer une fiscalité plus stricte aux grandes plates-formes comme Google et Facebook.

 

Cette petite revanche acquise, la route reste toutefois longue pour ceux qui rêvent d’une régulation complète des GAFA, aux Etats-Unis ou en Europe. Sur Twitter, le député européen et ancien premier ministre belge Guy Verhofstadt a en tout cas assuré mardi ne pas se satisfaire de cette première audition de Mark Zuckerberg : « Dommage que les citoyens européens doivent s’en remettre aux sénateurs américains pour obtenir la vérité sur ce qui s’est passé avec leurs données. J’invite Mark Zuckerberg à venir devant le Parlement européen nous expliquer comment Facebook compte se mettre en conformité avec la législation européenne sur la vie privée. »

 

LE MONDE/ 11.04.2018/ Mis à jour le 11.04.2018/ Par Alexandre Piquard

 

http://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/04/11/audition-de-mark-zuckerberg-une-discrete-revanche-de-l-europe_5283962_4408996.html

 

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3 – Protection des données : Facebook annonce des «mesures supplémentaires»

 

Facebook a annoncé mercredi qu’il prenait des « mesures supplémentaires » pour mieux protéger les données personnelles de ses utilisateurs après le scandale Cambridge Analytica (CA) qui secoue le puissant réseau social. « En plus des annonces faites la semaine dernière par Mark Zuckerberg », le patron de Facebook, « nous prendrons des mesures supplémentaires dans les prochaines semaines pour donner plus de contrôle aux gens sur leurs données personnelles », écrit dans un blogue ce réseau, qui compte plus de deux milliards d’utilisateurs.

 

« Notre constat est le suivant: nous devons rendre nos paramètres de confidentialité plus faciles à comprendre, à trouver et à utiliser », poursuit Facebook dans cette note, intitulée dans sa version française: « De nouveaux outils pour contrôler vos données en toute simplicité sur Facebook ». « La plupart de ces mises à jour sont prévues depuis un certain temps et les événements de ces derniers jours ne font que souligner leur importance », affirme Facebook. Le réseau donne plusieurs exemples des modifications à venir, notamment « un menu unique pour trouver et gérer l’ensemble de vos paramètres de confidentialité » et « des outils simples pour trouver, télécharger et supprimer vos données Facebook ».

 

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Malgré les excuses formulées le 21 mars, Facebook n’a pas réussi à faire retomber la polémique sur la protection défaillante des données personnelles: selon des lanceurs d’alertes, les données de 50 millions d’utilisateurs collectées par Facebook ont fuité vers l’entreprise britannique Cambridge Analytica. La semaine dernière, le patron de Facebook Mark Zuckerberg a expliqué avoir –en 2014– « modifié entièrement la plate-forme pour limiter de façon très importante la quantité de données auxquelles pouvaient accéder ces applications » tierces.

 

AFP / Mercredi, 28 mars 2018/ MISE à JOUR Mercredi, 28 mars 2018 / WASHINGTON

 

http://www.journaldemontreal.com/2018/03/28/protection-des-donnees-facebook-annonce-des-mesures-supplementaires/

 

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4 – Protection des consommateurs : Facebook, Twitter et Google + menacés de sanctions par la Commission européenne

 

La Commission européenne durcit le ton à l’encontre des géants des médias sociaux que sont Facebook, Twitter et Google +, dans son communiqué de presse en date du 15 février 2018. En substance, elle considère que les entreprises du secteur des médias sociaux doivent consentir plus d’efforts pour se conformer pleinement aux règles de l’UE en matière de protection des consommateurs. Cette réponse de la Commission européenne intervient le jour de la publication, par ces trois entreprises, des modifications apportées à leurs conditions d’utilisation pour les aligner sur les règles de l’UE en matière de protection des consommateurs.

 

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On se souvient en effet qu’en novembre 2016 Facebook, Twitter et Google + ont proposé aux autorités de contrôle de réfléchir à différents engagements visant, d’une part à clarifier les conditions d’utilisation de leurs sites et supprimer les conditions illicites ; d’autre part, à éliminer les fraudes et escroqueries qui trompent les consommateurs sur leurs plateformes. A la suite d’une rencontre avec les autorités de contrôle en mars 2017, les représentants de ces trois entités se sont engagés à introduire différentes modifications dans leurs conditions d’utilisation, dans toutes les versions linguistiques, au cours du premier trimestre 2018.

 

C’est chose faite depuis le 15 février 2018 : les conditions générales se voient désormais expurgées de certaines clauses, notamment les clauses totalement exonératoires de responsabilité des plateformes en ce qui concerne l’exécution du service, les clauses attributives de compétence aux juridictions californiennes, les clauses faisant obstacle au droit de rétractation des consommateurs acheteurs en ligne, ou encore les conditions exonérant les plateformes de l’obligation d’identifier les communications commerciales et les contenus sponsorisés comme tels.

 

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Si l’avancée est certes indéniable pour les 250 millions d’usagers de ces médias sociaux, la copie rendue est cependant loin de satisfaire Madame Vera Jourová, Commissaire européenne chargée de la justice, des consommateurs et de l’égalité des genres. Tout d’abord, la Commissaire européenne déplore la lenteur de ces trois géants à se mettre en conformité avec la réglementation de l’UE en matière de protection des consommateurs.

 

Ensuite, elle reproche à Twitter et Facebook de ne pas avoir mis en place des procédures suffisantes pour détecter avec rapidité et de manière proactive les contenus illicites en ligne, les supprimer et en prévenir la réapparition. Google + a, en revanche, fait figure de bon élève en mettant en place un protocole pour répondre aux signalements des autorités nationales de contrôle sur la présence de contenus illicites et les supprimer. Enfin, les trois géants des médias sociaux ont encore du chemin à parcourir dans le domaine du respect de la vie privée des utilisateurs.

 

Elle conclut ses propos par une menace directe en affirmant « la nécessité d’une “nouvelle donne pour les consommateurs” : les règles de l’UE en matière de protection des consommateurs devraient être respectées et, si les entreprises ne s’y conforment pas, des sanctions devraient leur être infligées ».

 

Un point d’attention mérite d’être relevé en guise de conclusion. Dans le communiqué de presse, la Commission européenne relève que les réseaux sociaux doivent respecter pleinement les règles de protection des consommateurs parce qu’ils sont utilisés comme des plateformes publicitaires et commerciales. Au-delà donc de Facebook, Twitter et Google +, chaque entreprise doit s’interroger sur la conformité de ses offres et de ses services au droit de la consommation, ce dernier ayant vocation à régir de très nombreuses situations, hors du secteur économique marchand traditionnel, et sous le contrôle des autorités nationales.

 

Voir le Communiqué de presse : http://europa.eu/rapid/press-release_IP-18-761_fr.htm
Tableau présentant les modifications des conditions générales

 

Par Sabine Desvaux et Guillaume Pezzali/ 23/02/18

 

http://www.fidal-avocats-leblog.com/2018/02/protection-consommateurs-facebook-twitter-google-menaces-sanctions-commission-europeenne/

 

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5 – Réseaux sociaux : le continent africain de plus en plus connecté

 

Facebook, Instagram ou encore LinkedIn, ces réseaux sociaux sont de plus en plus plébiscités sur le continent africain. Le nombre de ses utilisateurs a bondi en 2016 : 146,6 million d’internautes africains possèdent par exemple un compte Facebook, selon une étude réalisée par Medianet, un cabinet tunisien. Etat des lieux. armi les pays les plus connectés, l’Egypte est au sommet. Là-bas, trente-trois millions de personnes, soit un peu plus d’un tiers de la population du pays, possèdent un compte Facebook. C’est environ 15% de hausse en une seule année. L’Algérie se place en deuxième position avec dix-sept millions d’utilisateurs du réseau social de Mark Zuckerberg. Quasiment la moitié de la population algérienne. Viennent ensuite le Nigeria, puis l’Afrique du Sud ou encore le Maroc.

 

Des internautes de plus en plus nombreux en raison de la baisse du prix des smartphones, mais aussi grâce à l’amélioration relative des réseaux télécoms sur le continent africain. Facebook n’est pas une exception. Les autres applications se développent elles aussi notamment Linkedin, le réseau social professionnel, qui a progressé de 25% en un an selon l’étude. Dans le top 5 des pays qui utilisent ce réseau, on trouve l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Egypte, le Maroc ou encore le Kenya.

 

Instagram, ce réseau qui permet de poster des photos, ne compte pour l’instant que vingt millions d’utilisateurs en Afrique, moins de 2% des habitants du continent. Mais d’ici 2018, les experts prévoient un développement important de cette application, comme pour Twitter ou encore Snapchat.

 

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_ La Tunisie, un cas d’école

Les Tunisiens sont pour leur part ultra-connectés. Un phénomène illustre d’ailleurs cela : le nombre d’abonnés au téléphone dépasse le nombre d’habitants. En 2016, plus de 55% de la population détient un compte Facebook. C’est plus d’un habitant sur deux. Un profil majoritairement masculin : 57% d’hommes, contre 43% de femmes. Le cabinet Medianet fournit également une sorte de cartographie des zones d’utilisations de Facebook : sans surprise, c’est la capitale et le grand Tunis qui concentrent la grande majorité des utilisateurs, suivis par des villes côtières comme Monastir, Sousse ou encore Sfax. Des Tunisiens qui se servent donc très fortement de ce réseau social : il est d’ailleurs courant de demander à quelqu’un que l’on vient tout juste de rencontrer son compte Facebook plutôt que son numéro de téléphone.

 

Mais en Tunisie, la révolution s’est aussi faite en ligne. Depuis six ans maintenant, et avec la fin de la censure, les internautes profitent largement de la liberté d’expression. Et un de leurs moyens privilégiés, c’est Twitter, où des milliers de messages en 140 caractères sont postés chaque jour.

 

Par Jihane Bergaoui / Publié le 04-01-2017 / Modifié le 04-01-2017

 

http://www.rfi.fr/afrique/20170104-reseaux-sociaux-facebook-tunisie-technologie-connectes-continent-africain-twitter

 

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6 – Afrique : 69% des internautes préfèrent s’informer sur les réseaux sociaux

 

L’entreprise de sondage français Kantar TNS a récemment publié les résultats de son étude Africascope 2017 sur la période allant de septembre 2016 à juin 2017 sur les usages de la télévision, de la radio et d’Internet. L’enquête qui couvre les principales villes de huit pays africains pays (Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Mali, République Démocratique du Congo, Sénégal, Congo) révèle les habitudes des consommateurs des médias et des nouveaux médias, notamment Internet.

 

Il en ressort de l’étude que plus d’un africain sur quatre se connecte régulièrement, soit une moyenne de 46% d’internautes dont 28% se connectent au moins une fois par semaine. Sur la population connectée, 69% disent privilégier la consultation des réseaux sociaux, 61% l’utilisation des applications de messagerie instantanée, et seulement 33% assurent préférer la consultation des sites d’information.

 

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Le rapport révèle également que l’utilisation d’Internet dans les pays étudiés est également orientée vers le divertissement. Selon l’Africascope 2017, chaque semaine 36% des internautes africains téléchargent de la musique, 28% regardent des vidéos en ligne ou consultent des sites sportifs. Environ 13% seulement des internautes des pays étudiés affirment consulter des sites de marques, 9% disent réaliser des transactions financièresou faire des achats des produits en ligne.

 

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Cependant, les médias dits « traditionnels », notamment la télévision et la radio conservent de grande proportion dans les pays étudiés. Il ressort de l’étude que 16,4 millions d’Africains, soit  90% des individus de 15 ans et plus regardent la télévision chaque jour, pour une durée moyenne de 4h 02 minutes par individu. Le Mali comporte le taux le plus faible avec 86%, et le Gabon le taux le plus élevé avec 93%.

 

Autre indicateur, les téléspectateurs des pays étudiés regardent en moyenne 3,9 chaînes de télévision par jour, soit une progression de 0,5 points par rapport à 2016. Enfin, les chaînes nationales, publiques ou privées représentent 41% des parts d’audience TV, soit une régression de quatre points par rapport à 2016. Pour ce qui est de la radio, elle est écoutée par 12,1 millions d’auditeurs (soit une moyenne de 66% des individus de 15 ans et plus) pour une durée d’écoute moyenne quotidienne par individu de 1h37.

 

4 septembre 2017/ (TIC Mag) – 

 

https://www.ticmag.net/afrique-69-internautes-preferent-sinformer-reseaux-sociaux/

 

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7 – Les réseaux sociaux, redoutables « opposants » en Afrique

 

Alors que Internet reste coupé depuis plus de deux semaines dans les régions anglophones du Cameroun, l’occasion nous est donnée de revenir sur le phénomène que sont les réseaux sociaux, devenus en quelques années, un porte-voix pour les jeunesses africaines et casse-tête pour leurs dirigeants. Depuis plus de trois semaines, la connexion à internet reste perturbée dans les deux régions anglophones du Cameroun (Nord-Ouest et Sud-Ouest). Les réseaux sociaux Facebook, WhatsApp et Twitter, eux, restent une denrée rare dans cette partie du pays. Officieusement, c’est le gouvernement qui aurait suspendu ces plateformes pour taire toute hostilité à son encontre alors que la crise ne semble pas prête de s’arrêter avec le report du procès de trois leaders de la contestation arrêtés il y a plus d’une semaine.

 

Mais, le Cameroun n’est pas un pionnier en la matière. Plusieurs autorités africaines ont dû se séparer de ces outils “gênants” devenus le canal par excellence pour échanger les messages et informations en temps de crise ou d‘élection. Mi décembre 2016, le gouvernement congolais avait suspendu les réseaux sociaux alors qu’avançait à grands pas la fin du mandat du président Joseph Kabila le 19 décembre. L’opération avait déjà été expérimentée en 2015, dans la foulée de violentes manifestations antigouvernementales.

 

Au même mois de décembre, c’est la Gambie de Yahya Jammeh qui coupait les médias sociaux à la veille de la présidentielle remportée par Adama Barrow. Les élections présidentielles au Gabon en août 2016, au Tchad en avril de la même année ou en République du Congo en mars, avaient subi le même processus : suspension des réseaux sociaux. L‘Égypte pour sa part avait connu le plus grand black out jamais orchestré officiellement selon les experts. Pris dans la vague du printemps arabe en janvier 2011, le président d’alors Hosni Moubarak avait demandé à tous les fournisseurs d’accès à internet de couper la connexion dont se servaient les leaders de la contestation antigouvernementale pour coordonner les rassemblements, lançant notamment des appels sur Facebook.

 

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_ Opposants en perte de vitesse

Une étude réalisée à l’initiative de CFI, l’agence publique française d’aide au développement des médias du Sud s’est penché sur l‘émergence des réseaux sociaux sur le continent africain. On y note comment il est aujourd’hui facile d’accéder aux réseaux sociaux en Afrique. “Pas besoin d’un ordinateur ni d’une adresse e-mail pour ouvrir un compte Facebook, un numéro de téléphone suffit”, souligne un des auteurs de l‘étude, Philippe Couve, rappelant qu’un smartphone chinois s’acquiert à partir de 50 dollars en Afrique. Des conditions non-négligeables quand on sait la médiocrité des bandes passantes en Afrique.

 

Aussi, Facebook (également propriétaire de WhatsApp) est souvent gratuit dans plusieurs pays africains en vertu d’un accord conclu par son propriétaire Mark Zuckerberg avec des opérateurs télécoms d’une vingtaine de pays. Mais pour remonter à l’origine de l’impulsion des réseaux sociaux sur le continent, il faut également se tourner vers l’opposition politique qui s‘érode face à certains régimes. Effectivement, ils sont aujourd’hui rares les opposants fort par le charisme que par l’idéologie et qui arrivent à dire non à un pouvoir souvent qualifié de dictatorial et autoritaire. Les opposants politiques dans certains pays ne sont souvent réduits qu‘à leur simple expression, craignant des représailles du régime.

La jeunesse alors en quête d’un espace privilégié d’expression n’a pas hésité à se servir massivement des médias sociaux, où jusque-là la répression est quasi-inexistante, pour exprimer et imposer leur choix.

 

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_ Législation naissante

Toutefois, comme en toute chose, les réseaux sociaux renferment quelques désavantages. La citoyenneté numérique n’est apparemment pas encore perçue par tous les utilisateurs. Bien des fois, les médias sociaux se présentent comme une caisse à résonnance déformante de la réalité. Les rumeurs y sont propagées. Lors de certaines élections sur le continent, des partisans de candidats s‘étaient empressés de salir leurs adversaires sur ces plateformes. Des rumeurs parfois relayées jusque dans les médias conventionnels.

 

Aidés d’un vide juridique, les réseaux sociaux continuent leur course folle, mais peut-être plus pour longtemps. Certains États comme le Cameroun ont engagé des réformes afin de punir les auteurs de fausses informations sur les réseaux sociaux. De quoi faire dire les autorités ont de plus en plus le nez dans le plat. “On en a fini avec la période bénie où les autorités ne comprenaient pas bien ce que nous faisions”, souligne Cheikh Fall, cyberactivistes et fondateur du réseau panafricain de cyberactivistes africtivistes.org (150 membres dans 35 pays).

 

LIRE AUSSI : Le Cameroun va pénaliser les auteurs de fausses informations sur le net

LIRE AUSSI : Éthiopie : l’accès aux réseaux sociaux toujours bloqué

LIRE AUSSI : Cameroun : dix jours qu’internet reste coupé en région anglophone

 

Carole KOUASSI/ 14/02/2017

 

http://fr.africanews.com/2017/02/14/les-reseaux-sociaux-redoutables-opposants-en-afrique//

 

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8 – Donald Trump vante son usage « présidentiel moderne » des réseaux sociaux

 

Incontrôlable sur les réseaux sociaux, le président américain Donald Trump a cru bon de préciser samedi que son usage de Twitter était « présidentiel au sens moderne du terme ». Il critique violemment médias et journalistes depuis plusieurs jours. Donald Trump est sous le feu des critiques pour son usage des réseaux sociaux : il y a laissé libre cours, ces derniers jours, à sa colère envers les médias, auxquels il reproche un traitement défavorable. Dernier exemple en date : la publication sur Twitter, dimanche 2 juillet, d’un montage vidéo où on le voit mettre à terre et frapper un catcheur sur la tête duquel a été ajouté un logo de la chaîne d’information CNN.

 

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_ Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

Interrogé sur une chaîne concurrente, ABC, le conseiller à la sécurité intérieure de la Maison Blanche, Thomas Bossert, a estimé qu’il ne fallait pas voir une menace dans cette vidéo. « Personne ne percevrait cette vidéo comme une menace. J’espère que personne ne la percevrait ainsi », a-t-il hésité, alors même que le post déclenchait une avalanche de critiques sur le réseau social à l’oiseau bleu.

 

Le président américain n’entend pourtant pas modérer sa parole sur ces réseaux sociaux, en particulier Twitter. Il avait justement jugé la veille qu’il n’y avait pas lieu de questionner la présidentialité de son comportement en ligne. « Mon usage des réseaux sociaux n’est pas présidentiel… il est PRÉSIDENTIEL MODERNE. Make America Great Again ! (Rendons sa grandeur à l’Amérique) », avait-t-il défié.

 

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_ Un Donald Trump « à la dérive »

L’un des récents incidents avait opposé Donald Trump à deux journalistes de la chaîne de télévision MSNBC, Joe Scarborough et Mika Brzezinski. Il leur avait reproché, en les baptisant « la folle Mika au faible QI » et « Joe le psychopathe », de donner dans leur émission une vision biaisée de son administration. En retour, les intéressés avaient dénoncé des « insultes de cour d’école », un président « à la dérive » et mis en doute sa santé mentale. « Le fou Joe Scarborough et Mika (Brzezinski) bête comme ses pieds ne sont pas de mauvaises personnes, mais leur mauvaise émission est dominée par leurs patrons de NBC. Dommage ! », avait conclu samedi Donald Trump, chargeant la chaîne dont il dénonce régulièrement la couverture qu’il juge partiale.

 

Le président avait enchaîné par d’autres attaques en direction des médias, dont notamment la chaîne d’information en continu CNN. Il s’est dit « extrêmement heureux de voir que CNN a finalement été exposé pour (ses) #FakeNews et son journalisme de caniveau ». Donald Trump faisait ainsi allusion au fait que CNN a dû retirer un de ses articles qui affirmait que le Congrès américain enquêtait sur des liens éventuels entre l’entourage du président et un fonds d’investissement russe. Trois journalistes de la chaîne ont démissionné après le retrait de cet article erroné. « Je réfléchis à la possibilité de remplacer le nom de #FakeNews (fausses informations) CNN par #FraudNews (informations de charlatans) CNN », a lourdement insisté Donald Trump.

 

« Les MÉDIAS D’INFORMATION FAUX ET FRAUDULEUX travaillent dur pour convaincre les Républicains et les autres que je ne devrais pas utiliser les réseaux sociaux – mais souvenez-vous, j’ai gagné l’élection de 2016 avec des interviews, des discours et les réseaux sociaux », avait également écrit le président sur Twitter, samedi. Un message qu’il a répété à l’oral lors d’un rassemblement à Washington : « Les médias faussaires ont tenté de nous empêcher d’arriver à la Maison Blanche, mais je suis président et ils ne le sont pas », a-t-il déclaré.

 

Avec AFP/ Première publication : 02/07/2017/ Texte par Valentin GRAFF/ Dernière modification : 03/07/2017

 

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